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Message Publié : Sam Août 20, 2016 11:27 pm 
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Cartagina
Capitale de la Ligue de Montalvo et capitale provinciale de Nazalie


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Le Corso dei Vincitori, principal boulevard de Cartagina. A droite, la basilique Sant'Agostino-di-Nazaglia. A gauche, des immeubles de gouvernement.


Cartagina est une ville de 740 000 habitants (2030), 1 210 000 avec les communes agglomérées limitrophes, située dans la Provincia di Nazaglia en Algarbe, dans la partie nord du territoire et sur la côte Est.
Elle a été fondée en -435 par des colons venus des îles de la Dytolie médiane ou orientale, sur un site déjà au moins habité depuis -12 000.

La civilisation de commerçants, pêcheurs et éleveurs à l'origine de la ville s'étendait sur des comptoirs situés tout autour du bassin, du Marquaz à l'Algarbe et à la Dytolie, et a ainsi rayonné par ses produits manufacturés et ses colonies jusqu'au premier siècle avant Jésus-Christ, où le déclin la frappa et d'autres empires thalassocratiques y mirent un terme.

La ville intégra l'empire latin, avec son arrière-pays, et émit de nombreux combattants, et hommes politiques pour cette force alors mondiale. Elle fut ensuite parmi les premières provinces christianisées, et offrit quelques Saints célèbres à la religion chrétienne puis catholique, penseurs renouvelant la tradition philosophique ancienne bien souvent.

Al-Qartaj fut bientôt conquise par les Mahométans, et subit une colonisation arabe de plusieurs siècles, toujours à la merci des incursions chrétiennes au rythme des croisades qui devaient mener à la libération de la ville, et à nouveau à l'installation de colons dytoliens venus de l'ancien cœur de l'empire latin.

Cartagina renaquit de ses cendres au début du Moyen-âge central, avec l'installation permanente d'un noyau de populations chrétiennes et maintenant italophones, qui refirent de cet antique lieu un endroit participant de la culture occidentale. Durant le Moyen-âge et la Renaissance, Cartagina et d'autres ports jumeaux de la province sous son influence constituèrent autant de têtes de ponts de la "Civilisation", face aux pirates, aux barbaresques, et aux arabo-algarbiens tombés en décadence dans cette région éloignée du Marquaz...

La Renaissance fut aussi l'occasion de l'assimilation, de la christianisation et de l'italophonisation des populations côtières et intérieures qui ne furent pas d'ascendance dytolienne majoritaire.

Comme ville ayant joué un grand rôle historique dans le rayonnement de la culture, puis un pôle économique efficace au XXème siècle parmi les différentes provinces italophones réunies du pourtour marin, Cartagina est choisie en 1950 pour être la capitale de la Lega di Montalvo, qui réunit la Provincia di Nazaglia, la Provincia d'Arovachia, et la Provincia d'Alileia.


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Message Publié : Sam Sep 03, 2016 4:13 pm 
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Miliameni
Capitale de la Province d'Alilée


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Porto vecchio di Miliameni ou Porto dei Opliti, en hommage aux soldats de la Démocratie de Neopoti qui libèrent la ville des Persiques en -80.


Miliameni est un port de 310 000 habitants en comptant la couronne périurbaine, qui occupe les fonctions de capitale de la Provincia d'Alileia, sur l'île d'Amarantine. C'est une ville qui possède des origines antiques, engagée dans plusieurs guerres entre cité-états dès le 8ème siècle avant Jésus-Christ, et membre tantôt de ligues de cités démocratiques, et de ligues de cités aristocratiques ou tyranniques.

Miliameni a été occupée par des turco-musulmans à plusieurs reprises dans son histoire médiévale, libérée par des armées chrétiennes occidentales, ou occupée par des monarques slaves à l'époque moderne.

A la faveur des Croisades et de la pacification du bassin à l'intérêt des Chrétiens, des marchands italophones lui redonnent une force commerciale et l'intègrent dans une cohérence de relations avec d'autres ports, occidentaux ou orientaux.

Miliameni est choisie comme capitale de l'Alilée en 1873, dans le cadre du processus de discussion qui conduit la République d'Alilée à intégrer le Royaume italophone unifié dont la capitale était située en Dytolie occidentale.


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Message Publié : Sam Sep 03, 2016 4:13 pm 
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Dovernico
Capitale de la province d'Arovaquie


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La Luca-di-Dovernico, le quartier du port et de la vieille-ville.


Dovernico est une ville de 300 000 habitants qui accueille les fonctions de gouvernement de la Provincia d'Arovachia. Elle se divise entre son quartier du port et de la vieille-ville, son quartier de collines urbanisées, et son front de mer partagé entre zones résidentielles de logements collectifs et villas.

Elle a été fondée par des marchands venus de cités-états italophones au Moyen-âge, sur le territoire d'un port de pêche de la tribu slave des Arovaques. Aujourd'hui les Arovaques sont évidemment des citoyens italophones ayant pour une majorité des origines aussi bien occidentales que slaves.

Dovernico est une capitale politique officielle, et une ville touristique importante, mais c'est la ville portuaire de Suresisca plus à l'Ouest qui attire et possède tout le capital, les structures et la force industrielle nécessaires à la Province, grande exportatrice de bois et de céréales pour le reste de la Ligue de Montalvo.


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Message Publié : Ven Sep 09, 2016 7:14 pm 
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Melulech
Province de Nazalie - ville de 80 000 habitants


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Le Castello-Giaffaro, qui surplombe le front de mer.


Bien qu'elle n'est que la sixième ville de la Province en termes d'habitants, et arrive bien derrière la capitale régionale (Région des Riaggiadi) Lebira, la cité de Melulech offre un cadre plus intime que les grandes villes et demeure depuis plusieurs décennies la destination de choix des hommes et femmes d'affaires, des classes aisées supérieurs en quête d'un meilleur cadre de travail, pour un séjour temporaire.
Vivant de son patrimoine historique barbaresque, de l'accueil de congrès et surtout de ses rentes touristiques, elle se trouve de plus en plus en concurrence avec d'autres cités du Montalvo comme Clisto (Alilée), Miliavoni (Alilée), Dabaro (Arovaquie), ou même Duzzo sa voisine moins septentrionale.
Elle héberge ainsi une proportion élevée de cadres supérieurs des entreprises touristiques, qui malgré les restrictions municipales pour la consommation d'eau à usages récréatif dans les jardins, ont grignoté quelques collines environnantes, donnant sur la mer... ou le désert.

Le Castello-Giaffaro domine la ville et sert de jonction entre un hyper-centre patrimonial vétuste possédant quelques beaux immeubles colorés du XVIème siècle, et le bâti touristique occupant le front de mer. Un des trois centres de congrès de la ville se trouve dans le château, daté du XVème siècle, une construction portant le nom de son supposé bâtisseur : le sultan musulman Giaffaro VI Il Bastardo, qui lança depuis Melulech plusieurs attaques meurtrières contre les Chrétiens plus au nord de la côte. La ville fut prise par les Croisés en 1533, et mise sous tutelle des édiles de la République de Cartagina.


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Message Publié : Mar Sep 20, 2016 11:56 am 
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Filipiada
Province d'Alilée - ville de 540 000 habitants


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Un transporteur arrive en port de Filipiada


Troisième ville de la Ligue en terme de population, Filipiada doit sa taille et sa croissance à sa position idéale entre le Canale Nostro et la Mare degli Opliti, portion de la Province la plus proche de l'Arovaquie qui lui fait face, avec Suresisca, principal port industriel de la Ligue, et Dovernico la capitale provinciale.

Sa situation dans une crique dominée par plusieurs monts, a fait de Filipiada un territoire d'où il était possible de voir la menace, tout en étant protégé par la géographie et au contact de la mer. Cité-Etat remarquable durant l'Antiquité et la fin du Moyen-âge, Filipiada se distingua toujours du reste de l'Alilée par sa latitude et ses liens avec le continent, ou la côte nord de l'île. Intégrée brièvement à la Ligue Amarantine au XIXème siècle, elle fut reconquise lors de la Guerre des Lupercales (Février-Mars 1892) entre des milices italophones pilotées depuis l'étranger et les Amarantins.

Malgré sa forte population, son accès facilité à l'économie générale, Filipiada n'est pas parvenue jusqu'alors à être un centre touristique attractif, et souffre encore d'une configuration urbaine très tourmentée due à la longue autonomie de la municipalité et aux constructions anarchiques ayant dessiné, au prisme aussi d'une forte croissance ce dernier siècle, un schéma urbain chaotique.

Elle dispose de fortes communautées arovaque, amarantine et slave du sud.


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Message Publié : Sam Sep 24, 2016 3:23 pm 
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Dabaro
Province d'Arovaquie - ville de 60 000 habitants


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L'amphithéâtre de Dabaro, là où Marcus Serenus tua le Sénateur Tanacècle en 234


Dabaro est la plus orientale des cités portuaires de toute la Ligue. Orientale, elle n'en est pas moins profondément occidentale par l'histoire et les mœurs, puisque son patrimoine repose en grande partie sur de très importants vestiges latins venant témoigner de l'identité ancienne du territoire.

Avec son amphithéâtre, ses trois arcs de triomphe, ses termes, son théâtre antique et les fameuses colonnes du dictateur Tanacècle, Dabaro est aujourd'hui une cité qui regagne des parts du marché touristique grâce à ce passif remis de plus en plus en valeur, et aux chantiers de fouilles qui ouverts parfois il y a plus d'un siècle continuent de révéler des trésors de la civilisation latine.

Peu peuplée, avec 60 000 habitants permanents, elle est également riche de son histoire médiévale, alors place centrale de l'exportation du sel de mines et des fourrures en provenance du monde slave. Ayant appartenu consécutivement à l'empire latin, aux royaumes barbares des Baldorghiens et Slaromans, à la famille de Siracuzzio et à la dynastie des Hohenfrizolen, elle fut longtemps une perle multiculturelle entre mer et continent, avant d'être annexée à l'Arovaquie en 1773.

Dès lors, la décadence de Dabaro lui fit perdre son ascendant commercial, et elle ne constitua jamais la force industrielle qui eût été nécessaire à sa reconnaissance en tant que grande ville. Ce n'est que depuis la remise à jour de son héritage antique, sous l'ère fasciste, que Dabaro reconquiert péniblement l'image d'une ville attractive. Depuis quelques années, elle concurrence Melulech, Clisto ou Miliavoni comme ville à capacités et intérêts touristiques. En Arovaquie déjà, elle est synonyme de villégiature et de plaisance, une cité plus intellectuelle que la capitale Dovernico.

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Message Publié : Mer Oct 05, 2016 10:15 am 
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Spena di Cartagina
Province de Nazalie - site antique de Cartagina-Ouest


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Voûtes impériales de la Reine Dalamone (IIème s. av. J-C)


On trouve à Cartagina de nombreux vestiges architecturaux datant de la période antique, davantage encore que du moyen-âge arabe ou latin. La cité antique se comprenait avec une vaste couronne péri-urbaine agricole et artisanale, où étaient transformées la plupart des matières premières importées tantôt de l'intérieur de l'Algarbe (des montagnes nord-algarbiennes ou du grand détroit), tantôt des côtes environnantes en contact avec d'autres civilisations.

Spena-di-Cartagina est une commune de 2500 habitants se situant à l'Ouest de la ville, et qui dispose de près de 35 hectares de ruines et vestiges de la période punique, bâtiments construits entre le 5ème et le 2ème siècle avant J-C. On y trouve voûtes, colonnes, dallages, fours, mosaïques et poteries aujourd'hui présentées en partie sous formes de reproductions quand les originaux se trouvent au Musée punique de Cartagina.

Le public déambule au milieu des salles de bains, des hôtels particuliers, des villas ayant appartenu à une aristocratie militaire et commerciale installée loin des côtes afin d'éviter les pillages, à une époque où Cartagina était encore sous la menace d'autres thalassocraties. Le site est également doté de vestiges latins, quand dans le cadre de l'Empire et après la chute de Cartagina, les élites urbaines tentèrent de réinvestir l'ancien site alors que la ville côtière étouffait par sa croissance et l'augmentation du nombre de ses habitants.

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Message Publié : Jeu Oct 13, 2016 11:24 am 
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Daro-di-Suresisca
Province d'Arovaquie - Chantiers navals de Suresisca


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Principales surfaces des Chantiers, port de Daro-di-Suresisca au sud de Suresisca


Les premières traces de constructions navales datent, dans le golfe de Suresisca, du Vème siècle avant J.-C., alors que la côte arovaque envoie ses navires mener des raids dans les îles hellènes. A l'époque, les populations protoslaves dominent le Canal entre l'actuelle Alilée et le continent dytolien. Elles sont vite dominées par les navires puniques, puis latins.

La construction navale en bois connait cependant son véritable essor au Moyen-âge, encouragé par les investissements d'une bourgeoisie tantôt slave, tantôt latine. Les capacités structurelles du site vont encourager l'immigration d'ingénieurs et savants latins, munis de connaissances récupérées grâce aux Croisades. Au XIVème siècle, la ville de Suresisca parle principalement le latin, et comporte une population importante d'environ 10 000 personnes dont un tiers d'ouvriers des Chantiers.

La marine en bois périclite jusqu'aux grands travaux de la fin du XIXème siècle, alors que l'Arovaquie indépendante veut jouer sur l'atout de ses capacités industrielles (charbon de bois, chemins de fer, chantiers) entravées par l'insécurité, pour s'affilier à la métropole italophone.

Par la suite, les Fascistes développent énormément les Chantiers, en les déplaçant notamment à Daro, au sud de la ville, qui est annexée à Suresisca sous le nom de Daro-di-Suresisca. Ils deviennent un pôle majeur au service de la marine militaire, mais aussi un concurrent dangereux pour la marine marchande nord-dytolienne. La ville est massivement bombardée entre 1948 et 1950, détruite à 40%, puis reconstruite au début des années 1950. Elle attire alors une nouvelle génération d'Arovaques et d'Aliléens, main-d’œuvre qui relance une construction navale désormais essentiellement civile.

Les Chantiers ont continué d'être modernisés entre les années 1990 et 2010, s'adaptant aux NTICs et à la robotisation des tâches. Le site connait des grèves structurelles régulières, mais continue d'employer directement 15 000 personnes, et indirectement plus de 100 000 à Suresisca (soient un sixième de la population urbaine), grâce aux retombées sur l'économie, le tourisme, le BTP, l'urbanisme, les aciéries.

Avec ses six portiques, ses trois cales de montage à sec, son bassin de montage à flots, son port de containers et ses terminaux gazier et pétrolier, Daro-di-Suresisca reste la perle industrielle du Montalvo contemporain, mais son carnet de commande souffre de la concurrence du Skogurjördin et du Yanlei, principalement.


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Message Publié : Lun Oct 31, 2016 9:46 pm 
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Lebira
Province de Nazalie - ville de 280 000 habitants


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Hauteurs de Lebira


Avec sa population de 280 000 habitants, Lebira est tout de même la 9ème ville de la Ligue, mais en terme de richesse elle se trouve véritablement au fin fond du classement...
Lebira est la ville la plus méridionale de Nazalie, mais aussi du Montalvo. Potentiel ancien site portuaire utile à l'Empire latin pour pénétrer l'Algarbe et commercer, particulièrement, avec la province d'Hypthate, la ville n'a pas réussi à être cette plateforme au Moyen-âge et au temps des grandes découvertes, alors que des pôles situés sur les îles et la rive sud du détroit lui étaient clairement préférés.

Entrée tardivement en relation avec la Nazalie centrée autour de Cartagina, elle-même liée à la Dytolie plus qu'à la côte d'Algarbe, Lebira est demeurée plus longtemps sous le joug musulman et n'a longtemps été qu'une petite ville de bergers et de commerçants peu fortunés. Les grands travaux qui l'ont doté de fortes capacités de logements datent des années 1900 à 1940, à l'époque où les Fascistes voulaient en faire une tête-de-pont pour la colonisation du détroit et de l'Algarbe et surtout mieux intégrer ses populations enfermées dans un provincialisme parfois obscur.

Les projets de rénovation urbaine ont été en partie arrêtés, retardés et paupérisés par la guerre, puis par la timidité de la Ligue de Montalvo à partir de 1950 à ce sujet. Lebira est restée une ville fortement peuplée, mais n'a jamais eu des activités à la mesure de sa population qui souffre d'un des taux de chômage urbains les plus élevés (voire le plus élevé) de toute la Ligue.
Les alentours de Lebira, dont les campagnes sont peu fertiles et très sujettes au stress hydrique, n'ont eu de cesse d'encourager l'accroissement de la ville, dont l'urbanisation est comme d'autres secteurs parasitée par le rôle des Mafias qui empêche toute vision claire sur le sujet.

"Lebira est une ville mal dessinée, mal peuplée, mal administrée, mal située et malchanceuse" résumait déjà le géographe Gerardo Capuccino Maur en 1967.

Aujourd'hui la principale économie de Lebira est souterraine, liée à la frontière et aux Mafias qui ont souvent bénéficié de la corruption des politiciens locaux, parfois eux-mêmes membres des réseaux du crime organisé. L'explication géographique longtemps donnée est que la jeune Ligue de Montalvo n'a jamais pris conscience de l'existence d'une grande ville à cet endroit, alors qu'elle se pensait autour d'une dorsale allant de la Zémélie arovaque aux Riaggiadi nazaliennes dont la capitale économique serait Melulech.

Malgré les politiques de peuplement sous le Fascisme, Lebira a conservé un substrat démographique essentiellement peu métissé, c'est à dire visiblement très algarbio-arabe de souche malgré une latinisation et italianisation depuis plusieurs siècles ; cette analyse est aujourd'hui condamnée par de plus en plus d'observateurs qui y voient une justification déterministe des difficultés de la ville montalvéenne à exister et à progresser, alors que d'aucuns ont correctement montré que les facteurs étaient historiques, structurellement liés à la politique urbanistique et économique de la Ligue dytolo-centrée et non algarbo-centrée.

Lebira se constitue d'un petit port de pêche, d'importants terrains d'usines désaffectées (la ville a longtemps vécu dans l'ombre de la menuiserie et de la sylviculture ponançaise de l'autre coté de la baie, puis a souffert il y a un demi-siècle des troubles politiques centre-algarbiens mettant à mal l'exportation du bois), et principalement en surfaces de logements HLMs et cités plantées en arc de cercle autour de la baie. La vie dans ses quartiers de tours est difficile, s'organise souvent autour de l'économie de la drogue tenue par les mafias, qui procure néanmoins aux foyers dont les membres participent des revenus qui tiendraient à eux seuls la viabilité de la ville, qui n'a pas connu d'émeutes significatives depuis 2024.

Faute de structures et d'utilité, les cargos provenant du centre de l'Algarbe ne passent pas par Lebira. Cette dernière, entourée par la pinède tendant au désert, puis par une mer très vite ponançaise (héritage historique), et dont l'autoroute finie à la hâte qui serpente jusqu'à elle au milieu de dunes de remblais enherbées, fait figure d'ile pauvre perdue au milieu d'un monde inhospitalier. De plus, il est fréquent qu'une xénophobie à l'égard des Lébiriens et plus largement des ressortissants des Riaggiadi (la région de Lebira) soit perceptible dans le reste de la Nazalie, et a fortiori dans le reste du Montalvo. Mais alors que Bumerdi et Melulech se développent et gagnent une bonne image, les Lébiriens concentrent toujours plus le rejet de leurs compatriotes les moins fins.

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Message Publié : Dim Nov 20, 2016 1:13 pm 
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Primonica
Province d'Arovaquie - ville de 290 000 habitants


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Vieille-ville de Primonica, autour du Carré Dioclétien


Primonica est une bonne ville résidentielle par excellence, elle fait partie des cités les plus peuplées de la Ligue du Montalvo, sa population y vit en grande partie grâce au tertiaire et à l'économie de résidence. Insérée dans le réseau national, malgré une excentration, elle fait office d'une seconde Dovernico dans l'Ouest de l'Arovaquie.

Elle peut néanmoins s'appuyer sur le dernier grand port de pêche d'Arovaquie, avec sa criée et son débarcadère pour chalutiers, dont les infrastructures ont été en partie revue dans la décennie 2010. Alors que la Mer d'Amarantie reste la chasse gardée de la Ligue du même nom, les Primoniques doivent effectuer deux à trois heures de voyage supplémentaire pour aller pêcher au large ; cette situation n'a pu être outrepassée que grâce aux importantes subventions municipales, permises grâce à une mairie riche qui vit des impôts, notamment fonciers, de ses classes supérieures travaillant parfois en journée jusqu'à Suresisca ou Dovernico.

Capitale de la région de Carasnie, possède chez elle un certain nombre d'emplois administratifs, et ne manque pas d'un dynamisme qu'elle tente de mettre au service de l'émergence d'une Costa carasnena qui viendrait concurrencer l'attractivité balnéaire de la Côte arovaque traditionnellement identifiée à l'Est du cap de Suresisca.

Ville riche, pour combien de temps ?
Les incertitudes sur le prix du pétrole, sur l'avenir de l'automobile, sur le vieillissement des infrastructures, et la pression mise par la découverte de nouvelles destinations touristiques plus exotiques, fragilisent le présent autant que les perspectives d'évolution de la cité de Primonica, fondée par les Latins en 8 après J-C pour concentrer les acheminements de peaux venus du nord.

La Carasnie (Carasna) demeure une région d'agriculture simple mais prospère, autour de ses oliveraies, d'agrumes se distinguant par leur moindre acidité, de ses vins doux qui font le régal de la petite bourgeoisie qu'est la classe moyenne, familiale et tertiaire peuplant sa capitale et au-delà.


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Message Publié : Lun Déc 12, 2016 9:28 pm 
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Situation et transports collectifs - Cartagina
Capitale de la Ligue de Montalvo et capitale provinciale de Nazalie


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Le tramway électrique est une arrivée récente à Cartagina, une ville souvent pointée du doigt pour ses embouteillages et son manque de places de stationnement


L'aire urbaine stricte de Cartagina, organisée autour d'une métropole, comporte 740 000 habitants (2030). Si l'on inclue la plupart des communes rurales alentours dont la population a des liens de travail avec la cité, on peut atteindre le chiffre de 1 210 000 usagers quotidiens de la ville. Elle est située dans la Provincia di Nazaglia en Algarbe, elle est à la fois capitale provinciale et générale.

Installée au creux d'une baie, depuis l'époque punique puis latine, la ville a été un important centre antique mais est tombée dans l'anarchie durant près d'un millénaire, sous l'effet des invasions, des razzias, et de l'hégémonie d'autres villes ou puissances régionales. Lors de ses périodes de recul, nombreux sont ses anciens quartiers qui laissèrent place au retour de la pinède. Durant la période musulmane, Cartagina n'était qu'une ville secondaire dépendant d'un sultanat aux centres économiques et politiques plus méridionaux.

Depuis le XIXème siècle, la surface urbaine de la ville a considérablement augmentée. Si la vitesse de son accroissement a diminué ces trente dernières années, il demeure aujourd'hui principalement sous l'effet de l'extension individuelle de l'aire pavillonnaire. Depuis peu, la municipalité a étendu ses pouvoirs à certaines communes voisines, de même qu'elle en a annexé d'autres, afin de maîtriser un schéma urbain pénalisé par les reliefs sur lesquels a dû se développer la ville.

Étendue au gré des vaux, elle est peu dense, et comporte en son sein de nombreux espaces naturels abandonnés (falaises, éboulements, anciennes terrasses boisées). Cartagina est très sensible aux pluies fortes, occasionnelles dans la région, qui érodent des sols pauvres et sans véritable capacité d’absorption. Son bâti s'est développé aussi sous la contrainte, et au caractère anarchique des ruelles du Vieux-port, ont répondu des plans d'urbanisme peu orthodoxes du fait du relief accidenté de l'actuel centre-ville dans les terres, puis des grands ensembles urbains et enfin un grignotage émietté de l'habitat pavillonnaire dans les hauteurs. Le développement de Cartagina a été relativement spontané jusqu'en 1920, puis durant trente ans l’État a prévu d'importants travaux et une réorganisation complète de la ville mais s'est heurté localement à la petite bourgeoisie foncière et généralement au doute quant à l'intérêt industriel de la ville alors concurrencée très sérieusement par d'autres cités, en Dytolie. Dans les années 1950, certains projets aboutiront et la ville reprendra la construction de grands ensembles pendant près de cinquante ans. Depuis une vingtaine d'année, l'époque est davantage à la réorganisation du centre économique et à la recherche d'une ergonomie avantageant touristes et habitants résidents, plutôt qu'à la poursuite de la construction de logements.

La ville est donc riche d'une diversité de fonctions (administrative, restes industriels, touristique, voire balnéaire) et de paysages (côtes, collines, vaux), mais ces atouts sont autant de contraintes (indécisions politiques sur l'orientation à privilégier, embouteillages, quartiers HLMs délabrés, incohérences spatiales). Sa mixité sociale se perpétue mais dans un éclatement spatial encouragé par sa géographie naturelle : les côtes sont touristiques ou patrimoniales, les centres en dehors des fonctions économiques sont essentiellement populaires et paupérisés, les périphéries sont aisées et servent de dortoirs.

[+] Schéma des arrondissements et transports
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Message Publié : Mer Jan 04, 2017 5:35 pm 
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Aquae Quintiae
Province de Nazalie - site antique de Maghila sud


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Ruines de la cité antique d'Aquae Quintiae


Au sud-est de la ville moderne de Maghila, le site latin antique d'Aquae Quintiae demeure face à la mer, près de 20 siècles après sa construction sous la forme qui est demeurée jusqu'à nos jours.

Si les vestiges autour de Cartagina sont connus pour leur caractère punique et ancien, le site d'Aquae Quintiae a été directement fondé par les Latins au cours du Ier siècle avant J-C., puis modernisé un siècle après avec des constructions spectaculaires comme son théâtre utilisé à l'époque pour d'importants divertissements culturels et demeuré en service jusqu'au Haut Moyen-âge et à l'invasion arabe.

Si elle était originairement un camp militaire, la colonie d'Aquae Quintiae faisait partie d'un ensemble plus grand qui connut un important développement durant un siècle et demi au point de participer à la mise en valeur agricole des côtes. La ville, grossie des colons enrichis ou des commerçants venus des quatre coins de l'Empire, devint une porte d'exportation de produits tels que les agneaux et le vin allant approvisionner jusqu'à la capitale, ou les légions combattant au Marquaz et aux confins de la Dytolie du nord.

À mesure que le Haut-Empire mit en valeur le nord de la Nazalie et ses campagnes alors d'autant plus verdoyantes, Aquae Quintiae n'exporta plus ses vins et la ville tomba en décadence. Durant tout l'Empire et surtout avant sa christianisation, la ville conserva un caractère surtout pour les habitants de la région continuant d'y voir un modèle de la paix et de la civilisation latines. Ceci n'empêcha pas une certaine décadence sourde, si bien que la ville ne fut pas reconstruite après plusieurs tremblements de terre au cinquième siècle.

Lorsque les cavaliers arabes et les immenses hordes de leurs poursuivants passés par les détroits de l'Iskrabhiya (Scriabiglia) arrivèrent, un matin de novembre au-dessus d'Aquae Quintiae, cela faisait déjà un siècle que les trois quarts de la cité étaient recouverts de la terre et du sable portés par les vents, servant déjà à la pâture des troupeaux d'ovins. Ce manteau de poussière, qui ne serait retiré qu'au XXème siècle pour laisser entrevoir le plan orthogonal des anciennes rues et leurs prolongements dallés jusqu'aux collines alentours, protégea la ville durant toutes les péripéties guerrières de l'occupation musulmane et de la reconquête chrétienne.


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Brooktown (Boroctone)
Britonnia - Briton's Commonwealth


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La Clevedon's bay depuis les hauteurs de Brooktown


Sur le chemin du retour, en rentrant du marché le jeudi matin, les mères racontent des histoires aux enfants qui ont froid, dans leur manteau, à cause du vent marin qui vient lacérer de plein fouet les ruelles de Brooktown et ses rubans de petites maisons de briques, côte à côte, s'étendant face à face, séparées par la route sur laquelle se succèdent voitures, charrettes, et autocars rouges. Parmi ces histoires, on raconte la glorieuse fondation de Baractonia, cité latine, construite sur les marécages achetés par les légionnaires à la Fée Galawdyth, maîtresse des lieux et de la Baie.

Nul ne sait si le mythe de Baractonia est bien réel, ou même si Baractonia, éminente cité latine fondée quelque part dans les îles celtes de l'Antiquité, est bien la Brooktown d'aujourd'hui - peu probable -, cette petite cité portuaire ex-maîtresse de la maroquinerie britonnique, qui attirait dès le début du XXème siècle des vagues entières d'immigrants du sud et, surtout, des provinces pauvres de la Cérulée italophone.

Aujourd'hui, près de 42% des habitants de Brooktown sont montalvéens ou italophones, ou d'origines. Dans les rues froides et venteuses de la cité, là où les bas-quartiers se gorgent d'eau en cas de mauvaise tempête, on trouve de nombreuses pizzerias, des restaurants de pâtes, des traiteurs que l'on sollicite pour les dimanches et les mariages, des épiceries fines et des entrepôts qui attirent la population y cherchant un peu de soleil pour compenser les longues semaines, venant parfois chercher leurs mets de toutes la région.

Entre eux, et dans les familles mixtes qui sont nombreuses, ils parlent aussi de Boroctone, le nom que donnaient les marchands du Bas-moyen-âge à cette lointaine cité, où ils pouvaient acheter les fourrures et les peaux d'Olgarie et les rapporter dans leur pays, bravant les tempêtes le long des côtes de l'Occident.

Parfois certains grands enfants quittent Boroctone, non à bord d'une caravelle mais en prenant l'autoroute en car puis l'avion, afin de gagner Cartagina, Suresisca ou Miliameni, y trouvant du travail avec l'aide de vagues et lointains cousins, trop heureux d'y gagner quelques cadeaux ramenés du froid au passage. À Brooktown, on ne fait plus grand chose quand on ne tient pas un commerce, qu'on ne travaille pas à l'hôpital, et qu'on ne possède aucune plage où grandissent, marées après marées, moules et couteaux.

Il y a bien quelques pêcheurs, plus amateurs qu'autre chose, un club nautique, le BTP, quelqu'éleveurs d'abeilles, un bûcheron qui laisse conduire ses camions revenant de Blackwood. On travaille surtout dans les boutiques, dans les agences, de voyage ou de banque, dans le nettoyage des rues, un peu dans les champs l'été, vers Caerwyh et Haersdin. On attend surtout : le retour de la croissance, la presse du mercredi, les appels internet des pionniers partis au Nunakya, la venue des cousins, l'indemnité chômage, une bourde de Spencer qui l'empêcherait de remporter les élections, un rayon de soleil même tardif, le soir, quand le Dieu du ciel a fini d'arroser sa terre, et disparait pour laisser place à la nuit.


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Message Publié : Sam Fév 18, 2017 2:09 pm 
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Inscription : Dim Nov 23, 2008 6:25 pm
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Bragopola
Province d'Arovaquie - ville de 430 000 habitants


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Au cœur de la ville, la cathédrale Santa-Gievona, qui domine le fleuve


Située à la limite de la grande forêt de Vélicha ("Foresta Velicha") et chef-lieu de la région du même nom, Bragopola est une cité née au IXème siècle de la volonté du Roi païen Brodovo II, qui pour mieux contrôler sa frontière et les intrusions de populations hostiles venues du nord, fonde cette cité au bord d'un fleuve, qui va devenir rapidement un pôle marchand et bientôt une tête de pont de la christianisation des slaves, puis de la reconquête latine.

Aujourd'hui, de nombreux géographes avançent que Bragopola est la capitale implicite de l'Arovaquie, car la ville qui fait la véritable jonction entre les périphéries du nord (régions plus pauvres des Divogiache, de Granica, Vuchovi et Ravoniche), et la côte anthropisée, développée, tourisfiée et industrielle. Bragopola est le lieu de rencontre, choisi par toujours plus d'entreprises, qui leur permet d'être à égale distance des différentes régions du pays.

Mais la ville tient une bonne part de sa richesse des impôts qu'elles tirent de la sylviculture, dans une région couverte majoritairement par la forêt et exploitée massivement par des entreprises de coupe, des charbonniers et menuisiers industriels. C'est à Bragopola que dorment souvent les entrepreneurs, que sont établis concessionnaires et métiers de l'outillage, qu'on réserve les bois, les charpentes et les meubles qui vont alimenter toute la Ligue par camions sur l'autoroute ou TGV les ports de Daro-di-Suresisca ou Dovernico.

La ville, aux murs blancs pour capter la lumière de cette région de plateau souvent étouffé par la brume venant des bois alentours, est d'une clarté rafraichissante si le soleil consent à offrir ses rayons. Les rues lumineuses du centre-ville, décorées de fontaines, les grands immeubles décorés de bas-reliefs témoignent de la prospérité passée et présente de la ville aux grandes heures de ses recompositions cadastrales. La population, venue des marches les plus enclavées de l'Arovaquie, est d'une blondeur atypique et son fort accent donne à sa langue une connotation étrangère. De longues artères piétonnes, sans trottoirs, accompagnent le relief du plateau arovaque en débouchant tantôt sur les péniches du fleuve, tantôt sur la périphérie industrielle et commerciale, où les travailleurs se rendent à pieds et à bicyclette de par la faible superficie de l'agglomération.

Dans un rayon de 5 à 10 kilomètres, les maisons indépendantes et villas ponctuent la forêt et le bocage, où un élevage bovin se perpétue. Elles viennent renforcer la population de la ville, autour de 400 000 habitants, qui fait de cette riche ville, la quatrième de toute la Ligue.


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