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Message Publié : Ven Août 19, 2016 5:44 pm 
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Encyclopédie Royale du Royaume de Vonalya :



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Sommaire :

I. Généralité

II. Histoire du Vonalya
III. Lois du Vonalya

IV. Organisation intérieure
V. Religion
VI. Géographie
VII. ... (en construction)

Note : Ici ne sont présentés que les grands traits généraux du Vonalya. Pour consulter des textes plus précis sur l'une ou l'autre considération culturelle, sociétale, religieuse ou autre, on se reportera à la collection "Culture et Société au Royaume de Vonalya".

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Message Publié : Ven Août 19, 2016 6:01 pm 
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I. Généralités sur le Royaume de Vonalya :

Le drapeau national :

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D'azur au renard polaire d'argent, qui est de la Maison Royale des Naraven de Vonalya.

Nom officiel de royaume : Le Royaume de Vonalya
Nom courant du royaume: Le Vonalya
Gentilé: Vonalyan/Vonalyanne

Langue officielle du royaume : Vonalyan (langue scandinave, influences lapone)
Autres langues reconnues : Vieux-Vonalyan (langue scandinave pure), Kylirosien (langue lapone)

Devise nationale du Vonalya : « Mais le Vonalya perdurera ! »
Devise du règne de Sa Majesté Royale Alwin XV Patte-De-Foudre : « L'éclair et le tonnerre montreront la voie ! »
Hymne national : « Le Rugissement des Glaces », l'antique hymne des marins et des nobles vonalyans

La monnaie : La Couronne Vonalyanne
La capitale : Narvarion
Les plus grandes villes du royaume : Vihreanil (grande cité agricole, portuaire et commerciale du sud du pays), Narvarion (capitale, port de mer du centre du pays), Sunivard (cité agricole du sud du pays), Borghilorg (cité portuaire et agricole du sud du pays), Bjardal (cité portuaire, centre de la pêche dans le centre-nord du pays)
Superficie du pays : 324 828,24 km²

Régime national : Monarchie de droit divin
Chef de l'état : Sa Majesté Royale Alwin XV Patte-De-Foudre
Religion d'état : Le Saint Vonatur Vonalyan


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Message Publié : Ven Août 19, 2016 9:04 pm 
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II. Histoire du Royaume de Vonalya :

A. Le premier Royaume de Vonalya (Ve siècle-617) :

Le premier Royaume de Vonalya ne concerne tout d'abord que l'Île de Vonaborg, la plus méridionale des îles composant l'actuel état vonalyan, et plus précisément dans la partie nord de celle-ci, que les insulaires appelaient alors « les terres froides ». Les sagas racontent comment le légendaire guerrier Vonalynor Fils-Des-Glaces, après avoir vécu de nombreuses aventures, combattu des monstres marins de toutes sortes, massacré ses vils ennemis, pillé les biens de ceux qui avaient ourdis des complots contre lui et percé le secret de ses origines, en se révélant au passage comme un demi-dieu, fils de Thor lui-même, bref, après avoir remplis toutes les conditions pour entrer définitivement dans la légende, retourna dans « les terres glacés de sa naissance » et, avec les braves compagnons qu'il avait rassemblé dans l'ensemble de ses combats à travers les îles scandinaves, fonda le Royaume de Vonalya et la cité de Narvarion, après quoi il la rendit définitivement viable en se faisant acclamer Roi par les clans voisins, d'une part, et en lançant un raid sur les villages du sud de l'île duquel il ramena des femmes pour ses guerriers, d'autre part.

L'archéologie moderne n'a bien entendu retrouvé aucune preuve directe d'une telle aventure, et a même plutôt mis en lumière que les descriptions les plus glorieuses des sagas, notamment celles de la « Narvarion des origines », étaient largement exagérées. Néanmoins, ce que la vérité historique met bel et bien en valeur c'est que, aux alentours du Ve siècle de l'ère chrétienne, les clans locaux – représentés dans la légende par Vonalynor lui-même et les chefs de clans qui l'acclament – profitèrent d'un apport de guerriers venus des autres îles scandinaves – représentés dans la légende par les compagnons du héros – sans doute chassés par un conflit, ou en quête de nouvelles terres, et ensemble ces deux composantes constituèrent un groupe puissant dont on retrouve les traces des pillages vers le sud de l'île, notamment. Si on a bel et bien retrouvé des traces de l'occupation du site de Narvarion que l'on a daté de cette époque, il ne s'agissait à cette époque que d'une occupation rudimentaire, avec des habitations traditionnelles plus ou moins regroupées autour d'un temple non-identifié, mais probablement dédié au dieu soleil ou à la terre mère, comme souvent en ces époques reculées, bien que certains aient voulu y voir, en rapport avec la légende, un temple du dieu de la foudre.

Quoi qu'il en soit, au fil du temps, les clans établis dans le nord de l'île finirent par se fédérer totalement, et – « portés par la vigueur de leur rude vie dans le froid, qui fortifie l'homme plus que toutes les ripailles de ceux pour qui la terre produit en abondance », comme le disent les sagas – par conquérir peu à peu le sud de l'île, une conquête à la fois politique et culturelle, sans que l'on puisse savoir précisément quelle composante est venue avant l'autre. Au final toutefois on se retrouva avec une entité politiquement unie, quoique de structure encore fort clanique, et avec des mœurs de pillage très guerrière. Au milieu du VIe siècle, on commence à voir apparaître les premiers rois considérés comme historiquement confirmés, non pas par des inscriptions directes bien entendu, l'écriture étant largement inconnue à l'époque dans ces régions, mais bien plutôt par des listes précises et cohérentes qui, transmises oralement au fil des ans, collent parfaitement avec les traces archéologiques et les noms en rune retrouvés gravés dans la pierre sans que l'on puisse en attester exactement l'époque. Cette suite de rois, néanmoins, présente encore des lacunes et parfois des incohérences.

Ce que l'on peut établir toutefois c'est qu'à cette époque il n'y avait pas de succession claire et directe : le nouveau roi était parfois le fils ou le parent du précédent, mais pouvait aussi être un parfait inconnu, soit un descendant d'un autre souverain à la lignée écartée au part avant, soit un « nouveau venu » se légitimant par le rattachement à un personnage mythique, généralement Vonalynor ou ses compagnons. Primitivement, aux tout début du Royaume, le monarque était sans doute élu par l'acclamation de l'ensemble du clan, d'une façon toute naturelle : si le candidat convenait, on l'acclamait, et en cas de candidature multiple on tranchait l'affaire par un affrontement, soit de popularité – par acclamations interposées – soit, au pire, de force brute, par un combat des deux guerriers. Un mode de désignation simple, qui convenait bien à l'époque où la communauté des hommes libres, ou tout au plus des guerriers les plus éminents, était encore « à taille humaine », si l'on peut dire.

Avec l'agrandissement du Royaume sur toute l'île, et les premiers établissements en-dehors de celui-ci, le processus devint plus représentatif : seuls les chefs de clans et leurs meilleurs guerriers votaient, au cours de rassemblements qui devinrent de plus en plus codifiés. Cela entraîna d'une part une certaine sur-représentation de ceux qui accueillaient de tels rassemblements, et pouvaient venir plus nombreux, et d'autre part certaines frictions quand ceux qui assumaient la réalité du pouvoir entre la mort du roi et l'acclamation du suivant se trouvaient écartés. Néanmoins, ces problèmes étaient atténués par la forte indépendance des chefs de clans eux-mêmes, qui se contentaient de suivre les grandes lignes décidées par le roi : c'était lui qui décidait des orientations guerrières, comme la direction des pillages ou les objectifs de conquêtes, lui qui tranchait les litiges entre les clans ou encore lui qui gérait le clergé au niveau de l'état, mais les chefs disposaient de pouvoirs étendus dans la gestion concrète du quotidiens, pouvoirs qui ne faisaient que s'étendre avec l'éloignement entre le roi et les chefs en questions.

Malgré cette organisation fort lâche, ou peut-être grâce à elle, le Royaume de Vonalya n'en poursuivit pas moins son expansion, débordant l'Île de Vonaborg pour englober les territoires alentours. Parfois, il s'étendait en fédérant les clans rencontrés sur leur chemin, parfois ils soumettaient des territoires par la force, parfois aussi ils chassaient les premiers occupants et implantaient des colonies propres... et souvent s'était un mélange de tout cela. Les premières conquêtes se firent non pas vers le nord, comme ce serait le cas plus tard, mais dans les « terres chaudes », au sud, à l'est et à l'ouest, sur des territoires qui ne font aujourd'hui plus partie du Vonalya. Et ainsi, le pouvoir royal grandit de plus en plus jusqu'à ce que, vers 617, Thorbulf Hache-De-Sang, sous l'influence notamment de certains contacts avec les peuples du sud, ne se proclame « grand roi de Vonalya », constituant ce que les historiens appelèrent, en grande partie après-coup, l'Empire de Vonalya.


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Message Publié : Ven Août 19, 2016 9:52 pm 
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II. Histoire du Royaume de Vonalya :

B. L'âge d'or de Empire de Vonalya (617-1104) :

Le début de l'Empire marque certes en partie l'ambition de son souverain, mais aussi et surtout, en premier lieux, le début d'une période rayonnante pour les guerriers scandinaves vonalyans. Jusqu'ici le but du royaume avait été une assise plus ou moins solide, mais avec le temps l'idée devint en fait de plus en plus celle d'une fédération lâche, à cause principalement de l'étendue des territoires concernés. Les historiens débattent encore pour savoir avec précision quel territoire était effectivement contrôlé par l'Empereur de Vonalya, et quel était effectivement son pouvoir sur ce territoire : les historiens du Vonalya actuel lui-même ont tendance à voir cet ensemble comme un Empire vaste et unifié sur laquelle l'autorité indirecte du souverain s'exerçait toujours comme sur l'Île de Vonaborg, par une délégation directe aux chefs de clans qui en retour élisaient le souverain, mais les historiens des territoires considérés comme « faisant partie de l'Empire » ont parfois une autre lecture, décrivant une autorité beaucoup plus théorique.

Quoi qu'il en soit, l'Empire du Vonalya exerça bel et bien une autorité sur un territoire « méridional » beaucoup plus vaste qu'actuellement. Il généra, du point de vue des historiens vonalyans notamment – alors que leurs adversaires prétendent qu'il se contenta d'y participer, avec un rôle des plus actifs, certes, mais sans pour autant avoir une réelle position de commandement, et encore moins être à l'origine du phénomène, dans une belle opposition entre experts – des raids guerriers et commerciaux qui touchèrent les terres du sud, principalement en Dytolie. Cette époque est marquée par une montée du prestige de la fonction impériale mais aussi par un réel dynamisme des populations, qui apparaissent souvent comme impossibles à arrêter efficacement et durablement pour les populations du sud, dépourvues face à la capacité des navires de guerre scandinaves à frapper à des endroits parfois très éloignés et à des rythmes irréguliers, rendant les attaques difficiles à prévoir et donc la défense très difficile à organiser.

Ce fut aussi une époque où les explorateurs et les colons du Vonalya s'engagèrent le plus loin sur les mers, cherchant toujours de nouveaux territoires à une époque où la démographie n'était pas contrôlée et, de fait, plutôt encouragée par les mœurs locales – incitation à se reproduire à chaque fois qu'on revenait à la maison, mais aussi à ramener des pillages d'éventuelles concubines qui produisaient à leur tour de nouveaux rejetons – ainsi que par les objectifs guerriers – car plus on était nombreux, plus on pouvait mener de combats et plus on avait de chance de les remporter – mais où le territoire ne pouvait pas pour autant absorber une infinité de nouveaux venus, que du contraire même. Il était donc nécessaire pour les enfants surnuméraires qui survivaient de prendre la mer pour trouver de nouvelles terres où ils pourraient se bâtir une vie. Certains, surtout les plus proches, restaient dans l'orbe de l'autorité impériale tandis que d'autres préféraient s'en détacher complètement.

Une des preuves du rayonnement réel de l'Empire de Vonalya, au-delà des simples aspirations des historiens locaux, est d'ailleurs sans doute la présence de ces colons se réclamant du Vonalya jusque dans les plus lointain centres de peuplement scandinaves, en Déchinésie, dans ce qui formera plus tard l'Empire du Skogurjördin, qui commence à recevoir des colons dès le VIIe siècle environs, et deviendra finalement un des plus importants centres de peuplement scandinaves en terme de démographie. Quoi qu'il en soit, quelque soit l'étendue réelle de l'autorité impériale, c'est un âge d'or pour les peuples scandinaves et aussi un âge d'or culturel pour le cœur du Vonalya qui, stimulé par les richesses ramenés des échanges et des pillages, voit sa classe intellectuelle se développer. On voit aussi les premières tentatives de lignées monarchiques, mais sans grand succès, celles-ci finissant toujours par se laisser détrôner au bout de quelques successions par de nouveaux venus à l'ambition plus vaste.

Néanmoins, en ayant des contacts de plus en plus suivis avec les peuples du sud, les scandinaves, vonalyans en tête, furent soumis à leurs influences. C'est de cette époque que vient le système nobiliaire parallèle entre le Vonalya et les monarchies continentales, permettant encore aujourd'hui de traduire facilement les titres de l'un à l'autre. Néanmoins si beaucoup d'influences étaient bienvenues, il y en avait une que les vonalyans accueillaient moins volontiers : celle de la religion. En effet, les chrétiens commencèrent peu à peu une œuvre d'évangélisation de ces « peuples barbares » à leurs yeux, venus du nord. Commençant par ceux qui s'étaient établis chez eux, directement à leur portée, ils remontèrent peu à peu vers le nord, pointant là une faiblesse de l'organisation du pouvoir nordique : sa décentralisation poussée. En effet, il était difficile voir impossible à un chef scandinave du grand nord d'empêcher les chefs du sud de se faire convertir et, peu à peu, à prendre leur indépendance au fil que se nouaient les alliances avec les peuples chrétiens du sud, notamment.

Que l'on soit pour l'hypothèse d'un empire vaste et fort ou plus réduit et plus faible, dans tous les cas ce pouvoir s'effrita ainsi peu à peu après l'an mil environs. Alors que certains territoires se convertissaient et se détachaient, d'autres profitèrent de cette grande faiblesse effective, avec l'impossibilité de créer de grands mouvements contre eux, pour prendre leur indépendance. C'est ainsi qu'à une date mal déterminée, mais peu avant 1100, l'Empire du Skogurjördin, bien que restant païen, profita de cette faiblesse pour prendre son indépendance tandis que, dans des zones plus proches, des royaumes chrétiens prenaient leur pleine indépendance également, et n'hésitaient plus à combattre l'influence du Vonalya dont le territoire se réduisait de plus en plus. La situation semblait de plus en plus désespérées aux vonalyans, qui refusaient farouchement de tomber dans l'orbe de ce qui était maintenant la « religion ennemie », celle qui renversait toutes les œuvres de leurs pères pour instituer un ordre nouveau, qui leur semblait mauvais.

Finalement, vers 1104, un nouveau souverain monté sur le trône du Vonalya décida de prendre un tournant majeur : plutôt que de se laisser lentement assimilé dans le monde chrétien, il choisi de faire volte face et, rassemblant les guerriers encore fidèles à la « vraie foi » ainsi que les habitants de l'Île de Vonaborg, abandonna toute prétention impériale et, se proclamant Roi de Vonalya, lança un mouvement vers le grand nord et les « îles froides » qui jusque-là n'avaient attiré que peu d'intérêts de la part des vonalyans, bien que, dans les faits, l'élan colonisateur se porte autant sur le nord-ouest que sur le nord proprement dit.


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Message Publié : Sam Août 20, 2016 4:48 pm 
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II. Histoire du Royaume de Vonalya :

C. La construction du Vonalya moderne (1104-1456) :

Avec le règne de Naraven Bras-De-Géant commence ainsi une période d'abandon des derniers territoires du sud pour construire un Royaume plus cohérent vers le nord, conquérant l'un après l'autre les territoires qui composent encore aujourd'hui le Vonalya moderne. Là encore, les conquérants utilisèrent plusieurs biais : la force brute était bien entendu le plus évident, mais il y eut également des ralliements plus pacifistes, généralement en échange d'une technologie plus aboutie en matière de guerre mais également de chasse et de pêche, plus rarement par des alliances. Rarement car, en fait, pendant la période de construction du Royaume de Vonalya tel qu'il existe encore de nos jours, il n'y eut pas vraiment de mélange de populations : on intégrait de nouveaux territoires mais, en raison principalement d'un manque de goût de la plupart des scandinaves pour les terres froides nouvellement conquises, on ne mélangeait guère les populations, l'assimilation fonctionnant par la mise en place de chefs locaux soumis au pouvoir royal plutôt que par des colonies de peuplement comme cela avait pu se faire par le passé.

Ce fut aussi une occasion de mutation du pouvoir, justement, allant vers un renforcement de plus en plus grand. Il y eut tout d'abord une lutte pour instaurer une seule lignée régnante et mettre ainsi fin aux luttes de pouvoir qui avaient souvent desservit l'idée d'une « unité impériale » par le passé. Plusieurs lignées s'affrontèrent alors pour obtenir le rang de « maison royale », dont certaines existent encore aujourd'hui aux plus hauts rangs de la noblesse vonalyanne, mais finalement, après avoir été plusieurs fois délogée du pouvoir, ce fut la Maison de Naraven, le premier roi qui avait impulsé l'élan vers le nord, qui fini par s'installer durablement sur le trône de ce nouveau Royaume de Vonalya que leurs efforts avait bâtit. Cela tenait en partie de la reconnaissance de ce rôle historique et en partie des efforts fournis très tôt, dès Bras-De-Géant, pour construire une puissance assise territoriale autour même de l'antique capitale de Narvarion, dont la famille était originaire, lui permettant d'ailleurs de brandir la carte de « l'atout mythologique » avec un rattachement supposé à la figure mythique de Vonalynor Fils-Des-Glaces.

Ce fut en 1284 que Naraven III Roc-Des-Tempêtes pu asseoir définitivement la position royale de sa famille par la soumission formelle des plus grands nobles du royaume, au par avant ses concurrents, qui devinrent ses vassaux. Il établit ainsi la Maison Royale des Naraven, qui règne encore aujourd'hui, et fut, au passage, le dernier de la lignée à porter lui-même ce nom qui devint ensuite applicable à toute la famille. Néanmoins, il y eut encore fort à faire pour consolider le pouvoir royal, et, du fait des concessions qui avaient dû être faites par les Naraven pour s'emparer définitivement du pouvoir, il ne fut jamais réellement absolut : il fallut toujours, et plus encore en ces temps plus anciens compter avec la haute noblesse qui poursuivait ses propres buts et avait ses propres aspirations. Néanmoins, cette famille royale bien établie sur un trône stable favorisa indéniablement la solidification du pouvoir vonalyan.

Pendant ce temps, la conquête s'était poursuivie, et le territoire moderne du Vonalya était plus ou moins réunis dans l'orbe royal, au-delà de quelques modifications qui touchèrent parfois l'étendue exacte des territoires arctiques par la suite. Néanmoins, l'intégration des divers peuples n'était pas idéale, comme on l'a déjà mentionné, et cela fit peu à peu monter, au cours du XIVe siècle, certaines grognes de la part des peuples du nord, qui se trouvaient fortement sous-représentés au niveau du pouvoir par rapport à ceux du sud, car l'immense majorité de la haute noblesse était du sud et que les habitants du nord n'étaient encore vu que des habitants de seconde zone, qui n'avaient pas la même valeur que les puissants guerriers du nord du pays, qui avaient après tout conquis ces nouvelles terres glacées les armes à la main.

Finalement, au début du XVe siècle, cela déboucha sur une série de troubles qui finirent par se rejoindre et par donner la Grande Révolte des Glace, une guerre civile qui déchira le Vonalya pendant plusieurs dizaines d'années dans la première moitié du XVe siècle, et où les inuits et les lapons mirent de plus en plus en danger les scandinaves et le pouvoir royal. Finalement, en 1454, alors momentanément en position de force après une grande victoire navale sur les rebelles, le roi Alwin III le Sage tendit la main à ses sujets et réunis le Grand Conseil de Vonalya, recevant des représentants de « tous ses peuples », nobles ou délégués de telle ou telle bande rebelle, pour mettre au point un accord qui devait restaurer la paix au Vonalya. Les discussions furent longues, puisqu'elles prirent près de deux ans, et parfois émaillées de violences, mais elles n'en débouchèrent pas moins, en 1456, sur un accord qui fut formulé par Alwin le Sage dans l'Édit des Trois Peuples, lequel accordait un poids plus égal aux nobles du nord, formalisait de nombreux points de coutume jusque là non-écrit et, peut-être surtout, ouvrait la voie à plus de circulation entre les territoires tout en abolissant les interdits tacites pesant autour du métissage.


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Message Publié : Lun Août 22, 2016 2:19 pm 
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II. Histoire du Royaume de Vonalya :

D. L'épanouissement culturel du Royaume de Vonalya (1456-1920 ) :

Après la Grande Révolte des Glaces et l'Édit des Trois Peuples, le Vonalya prit peu à peu un autre visage, dans une mutation qui, passée ces événements fondateurs spectaculaires, se fit plus lente, mais d'autant plus profonde. Tout d'abord, après cette date commença de plus en plus le mélange entre les différentes parties du territoire, et la construction d'une culture qui soit véritablement vonalyanne, du moins à l'échelle de l'ensemble du Royaume. De fiers guerriers des tribus du nord vinrent s'installer parmi les peuples du sud, des scandinaves du sud envoyèrent des colons dans le nord et, au final, le brassage des trois populations qui avaient formés le Royaume commença véritablement à partir de cette période. Cela eut une double influence sur la culture : d'une part cela participa à construire une véritable culture nationale, avec un tronc majoritairement scandinave, mais profitant également des apports lapons et inuits, et d'autre part cela mena chaque partie du Vonalya, de moins en moins définie ethniquement au fur et à mesure du brassage des populations, à se définir à travers des noms et certains sous-ensemble de traditions en fonction d'une certaine base culturelle qui, plus que le reste, déterminait l'appartenance aux groupes maintenant essentiellement culturels eux aussi qu'étaient les scandinaves, les lapons et les inuits.

Alors que, avec la perte progressive des territoires du sud au profit des chrétiens pendant les siècles précédents et la fin des raids de pillage vers le sud, essentiellement due au fait que le rapport de force s'était inversé en faveur du nouvellement formé « bloc chrétien », le besoin de faire la guerre à l'extérieur s'était amenuisé, la nouvelle harmonie entre les différents peuples composant l'ensemble vonalyan diminua également le besoin de se faire la guerre à l'intérieur des frontières, favorisant le basculement du Vonalya d'une culture purement guerrière, tournée vers les pillages et la conquête, vers une culture rayonnant plutôt dans les domaines de l'art, du savoir et de la spiritualité, cependant que les voyages continuaient vers l'extérieur, mais cette fois essentiellement dans un but marchand plutôt que guerrier, les marins vonalyans échangeant des biens et des savoirs dans l'ensemble des mers du grand nord et descendant parfois plus au sud comme leurs ancêtres le faisaient au part avant pour mener leurs raids et leurs combats.

Même si elle ne fut plus exempt de conflits avec ses voisins en diverses occasions, notamment suite à certaines tensions religieuses avec les chrétiens à l'occasion, l'histoire vonalyanne se fit plus paisible avec les siècles, voyant l'éclosion de la science et de la culture vonalyanne. Cela fut aussi l'occasion pour la religion vonalyanne, qui avait évolué au cours des siècles, de se synthétiser sous les premières formes du Vonatur, le culte scandinave tournant autour de dix dieux principaux qui est toujours en vigueur au Vonalya et qui se sépara clairement à cette époque des autres branches de la religion scandinave, telle par exemple de celle, fortement influencée par la culture celte et d'autres éléments plus anciens, qui avait prit sa propre voie en Skogurjördin. Vers 1587 fut ainsi élu officiellement le premier Haut Prêtre du Vonatur, ou Grand Prêtre de Tous les Dieux, qui fut confirmé par le roi comme le chef de la foi vonalyanne, marquant le début d'une formalisation de la religion qui ne devait pas empêcher celle-ci de continuer à vivre et à évoluer pendant les siècles qui suivirent.

Finalement, tout en gardant une grande excellence dans les sciences plus anciennes, comme l'astronomie ou la géographie, deux sciences développées très tôt en raison de leurs habitudes de grands voyageurs, et poussées ensuite à l'excellence par les savants royaux, le Vonalya marqua un retard dans le développement des grandes révolutions dans le cadre des technologies les plus nouvelles. Ce ne fut pas du Vonalya que partirent les grandes avancées en mécanique ou en électricité, entre autres, bien que le pays parviennent à rester plus ou moins à niveau en tant que suiveur, avec le temps d'adaptation nécessaire pour chaque nouveauté dans un peuple qui n'était pas connu pour apprécier aveuglément tout ce qui venait de l'extérieur. Bien que manquant de rayonnement international dans le domaine des sciences modernes, le Vonalya continua de s'illustrer pour ses productions culturelles, notamment ses sculptures, ses peintures et ses écrits, qui continuaient de briller depuis le nord de la Dytolie, d'abord sur le reste du Vieux Continent pour sur le reste du simpomonde.

La toute fin du XIXe siècle vit peu à peu la fin des persécutions religieuses passagères qui, au part avant, entachaient parfois de siècle en siècle les relations entre chrétiens et tenant de l'ancienne foi au Vonalya, en grande partie grâce au fait que le catholicisme s'était fait un partenaire beaucoup moins conquérant au niveau mondial, mais aussi du fait des relations entre le Vonalya et certains états chrétiens. La situation religieuse se stabilisa alors plus ou moins, entre la grande majorité des croyants du Vonatur et les minorités chrétiennes et païennes qui subsistaient encore, cependant que, parallèlement, les différences ethniques marquées appartenaient plus que jamais au passé et que, tout en ayant toujours maintenu des éléments de sous-culture entre les trois « peuples » la composant, l'identité vonalyanne s'était faite universelle sur le territoire national, la noblesse étant maintenant implantée dans toutes les parties du Royaume cependant que la culture était devenue assez stable et forte pour ne plus craindre l'acculturation.


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II. Histoire du Royaume de Vonalya :

E. Le Vonalya au sein du monde moderne (1920-2029 ) :

En 1920, la crise mondiale frappa le Vonalya comme le reste du simpomonde. Si l'économie intérieure fut éprouvée, le rude caractère des vonalyans et la modestie du marché intérieur, empêchant les grands mouvements négatifs, évitèrent le complet effondrement du vieux modèle. Néanmoins, cela ne fut qu'un maigre réconfort pour les vonalyans, car la crise pulvérisa surtout, de leur point de vue, le commerce mondial : les vonalyans, qui se reposaient encore grandement sur le commerce non pas seulement proche mais également très lointain, n'hésitant pas à envoyer des vaisseaux jusqu'à l'autre bout du monde, littéralement – s'y établissant parfois, comme cela arrivait depuis toujours dans la culture vikings, comme le prouvent les familles qui, encore aujourd'hui, s'identifient comme de souche vonalyanne en Aleka, à l'extrême sud des terres habitées – virent cette source de revenus s'effondrer brutalement avec la fin du grand commerce international, d'autant que l'envoi des vaisseaux devint rapidement bien plus difficile de leur côté.

Pour autant, si la période fut dure, le Vonalya, peut-être en raison de sa faiblesse démographique, ou peut-être de l'affaiblissement de l'idée de « rayonnement par les armes » au fil du temps, s'impliqua assez peu dans les grandes guerres qui se déclenchèrent au cours du XXe siècle : le royaume garda généralement une attitude défensive, réussissant à préserver son territoire mais sans chercher les grandes conquêtes la plupart du temps, sans doute aussi du fait du caractère des différents monarques qui se succédèrent sur le trône, attachés principalement à préserver le Vonalya hérité de leurs ancêtres que de tenter de poursuivre un rêve de croissance territoriale. De ce fait, il fut relativement épargné par les ravages, mais le climat de conflit n'aida pas les vonalyans à pouvoir reconstruire leur puissance commerciale, que du contraire même, entraînant un certain recul du pays, et un attachement d'autant plus fort aux traditions, à la culture et à la religion, ainsi, à défaut de pouvoir briller dans le commerce, qu'à la recherche de l'excellence spirituelle.

Ainsi, fort de sa propre culture et confiant en sa propre manière de voir le monde, le Vonalya entra également assez peu dans la logique de tension, d'affrontement par groupe idéologique, qui s'installa après la période de guerres la plus active, mais participa à cette époque à retrouver peu à peu une certaine prospérité, quoique le pays ne se retrouve à nouveau loin de la première ligne dans les innovations technologiques qui naquirent sur la fin du XXe siècle, suivant les avancées assez mollement, mais profitant de la nouvelle concorde mondiale pour, sans s'intégrer vraiment au système global qui était mis en place depuis l'orient, retrouver une certaine forme de prospérité commerciale qui permit aux vonalyans d'augmenter leur niveau de vie au-dessus de ce que l'on pouvait trouver dans nombre d'autres pays de par le monde, sans pour autant figurer parmi les ultra-riches.

Même s'il fut assez peu impliqué dans le fonctionnement concret du système qui s'étendit sur le monde dans les débuts du XXIe siècle, le Vonalya fut, comme les autres, entraîné dans ses secousses puis dans sa chute, se retrouvant finalement, alors que le simpomonde repartait sur de nouvelles bases, dépourvu de relations internationales solides, mais avec de nombreuses potentialités de nouvelles ouvertures et de réactivation de liens anciens...

F. Le renouveau du Vonalya (2029-... ) :

Après avoir retrouvé une pleine stabilité, le Vonalya commença à se rebâtir une place sur la scène internationale, commençant par stabiliser ses relations à l'échelon régional avant de s'élancer plus loin encore, vers une fortune et des concrétisations qui restent encore à découvrir, même si le royaume aborde ces nouveaux défis avec espoirs et énergie, confiants que sont ses citoyens en la force de leur culture et de leur spiritualité qui leur garantit une identité forte qu'ils ne demandent qu'à faire rayonner sur le simpomonde...


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III. Lois du Royaume de Vonalya :

Majorité civile : 16 ans
Majorité sexuelle : 14 ans

Droits fondamentaux :

Liberté d'expression : garantie
Liberté de culte : garantie
Liberté de rassemblement : garantie
Liberté d'association : garantie
Droit de grève : garantie sous condition (interdiction des grèves sauvages et interdiction de recourir à la grève sans d'abord avoir essayé le dialogue via les Guildes)
Droit d'entreprendre : garantie (obligation pour chaque travailleur de s'enregistrer dans une Guilde qui peut ensuite soutenir ou non certains projets, mais liberté d'entreprendre de son côté avec ou sans soutient)
Droits des femmes : garantie
Droits des enfants : garantie
Droits des animaux : aucune loi (toute maltraitance animale est néanmoins très mal vue socialement)
Droit d'héritage : garantie

Législation sur les mœurs

Métissage : autorisé
Divorce : autorisé
Relation sexuelle hors-majorité (sexuelle) : interdite
Relation sexuelle hors-mariage : autorisée
Relation extra-conjugale : interdite entre un homme et une femme mariés chacun de leur côté, autorisée dans les autre cas
Relation et mariage consanguin : aucune loi
Polygamie : interdite
Concubinage : autorisé
Contraception : autorisée
Avortement : interdit
Euthanasie : autorisée sous conditions
Homosexualité : aucune loi (socialement, vivre dans un couple homosexuel est mal accepté, mais avoir des relations homosexuelles à côté de son mariage est toléré)
Mariage homosexuel : inexistant
Adoption homosexuelle : aucune loi
Transsexualisme : interdit
Exhibitionnisme : interdit
Prostitution : autorisée
Pornographie : autorisée mais encadrée
Jeux de hasards : autorisé
Consommation d'alcool : autorisée
Consommation de tabac : autorisée
Consommation de drogue : autorisée
Sectarisme : encadré (toute minorité religieuse peut être reconnue, même s'il s'agit d'une secte)

Législation sécuritaire

Arme à feu : autorisée (mais demande de posséder un permis)
Espionnage domestique : interdit
Torture : droit réservé à la Couronne et à ses représentants
Peine capitale : pratiquée


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IV. Organisation intérieure et institutions du Royaume de Vonalya :

A. La Royauté :

La monarchie, qui était autrefois une institution purement élective, est devenue depuis 1284 purement ancrée au sein d'une seule et même famille royale, celle des Naraven, du nom à la fois du père du Vonalya « moderne », Naraven Ier Bras-De-Géant, et de celui qui assit définitivement le pouvoir royal dans cette famille, Naraven III Roc-Des-Tempêtes. Pour autant, l'héritage électif n'a pas entièrement disparu de l'institution royale, loin de là. Aux débuts de la monarchie des Naraven, on procédait à une élection dans les rangs de la famille, tout simplement : le Naraven qui obtenait le plus de soutiens s'emparait du trône... ou, si les soutiens étaient trop dispersés, on assistait à quelques conflits. Avec le temps, le système évolua encore, pour reconnaître les droits à l'héritage des enfants du souverain de préférence aux autres, puis de ses frères de préférence aux cousins, puis, dans un second temps, pour reconnaître le droit des femmes à régner, qui n'était au par avant ravis que par les femmes d'exceptions, celles qui savaient convaincre les nobles et l'assemblée des guerriers qu'elles valaient mieux que leurs concurrents masculins, généralement.

C'est ainsi qu'à l'époque contemporaine, le monarque du Vonalya est élu, après la mort du monarque régnant, au sein d'un « degré de parentèle », c'est à dire parmi le groupe des personnes ayant les mêmes liens de parenté avec le défunt : en priorité ses enfants – et éventuels petits-enfants voir arrière-petit-enfants, qui sont pour le coup groupé dans un seul et même degré – puis ses frères et sœurs, puis ses neveux et nièces – et petit-neveux ou petites-nièces éventuels – ses cousins germains et ainsi de suite de degré en degré. Cette élection se fait par les membres du Haut Conseil, c'est à dire par la haute noblesse vonalyanne : en cas d'égalité, ou si les nobles ne parviennent pas à s'accorder, on peut demander l'élargissement de l'assemblée à tous les nobles du Royaume, mais c'est une procédure rare. Enfin, en dernier recours, si véritablement l'assemblée de la noblesse ne parvient pas à se prononcer, ce serait au Haut-Prêtre, le chef du Vonatur, la religion du Vonalya, qui trancherait entre les candidats, pour permettre, en transmettant le jugement des Dieux, d'éviter la guerre civile au Vonalya. Notons enfin que si une personne est seule dans son degré de parentèle, elle hérite automatiquement de la couronne.

Une fois en place, le monarque le reste à vie, mais peut abdiquer. Il existe également une possibilité de lui faire renoncer au trône en cas de folie ou de sénilité avérée, qui doit alors être confirmée par le Haut Conseil. Néanmoins, le peuple veille aussi toujours de prêt sur un tel processus, et le monarque doit être prouvé sénile ou fou avant qu'elle ne soit réellement activé, le clergé servant de garant au près du reste de la nation de la réalité de cet état, rendant, dans les faits, la caution du Haut Prêtre également nécessaire pour une telle destitution, bien que non mentionnée directement dans le droit du Vonalya. Cet état de fait, de coutumes non-écrites et non-proclamées mais non moins réelles, se retrouve dans l'ensemble de la fonction royale. Ainsi, en théorie, le roi est un monarque absolut de droit divin : il dispose de tous les pouvoirs, qu'ils soient législatifs, exécutifs ou judiciaires, et d'une autorité directe et absolue sur l'ensemble du territoire. Néanmoins, dans les faits, cette réalité est largement tempérée.

Ainsi, le Roi est limité non seulement par la coutume elle-même, mais également par un certain nombre de contre-pouvoirs. Ainsi, le gros du pouvoir judiciaire est en fait entre les mains du clergé et de la noblesse, le Roi ne conservant pour lui-même que le rôle de juge suprême et garant de tous les jugements : en dernier recours, tout jugement, qu'il soit le fait des prêtres ou des nobles, peut toujours être cassé par la Couronne. En théorie, elle peut aussi juger directement, mais en pratique et de façon coutumière le monarque agit rarement de la sorte. Pareillement, si en principe le monarque peut décider seuls des édits royaux, de la paix, de la guerre et des traités internationaux, dans les faits, il est nécessaire de par le poids de la coutume que le Haut Conseil valide les textes, qu'il peut très bien refuser de valider. Le Haut Conseil peut également proposer ses propres lois, même si le Roi peut lui aussi refuser de les valider. Il est très rare qu'un monarque passe outre de tels avis, car les risques de désordres sont grands.

Enfin, sur le plan exécutif, l'autorité n'est pas absolue : non seulement elle est déléguée à un Gouvernement, mais en plus le Haut Conseil peut toujours « casser » un Ministre, sans compter que les nobles possèdent également un pouvoir fort sur leurs terres. Au final, le monarque vonalyan, absolut « sur papier », est fortement limité par une série de contre-pouvoirs, dont les premiers sont le Haut Conseil et le Haut-Prêtre, qui obligent le souverain à composer avec les forces vives du Royaume.


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IV. Organisation intérieure et institutions du Royaume de Vonalya :

B. Le Haut Conseil :

Le Haut Conseil est composé de l'ensemble des « Hauts Nobles » c'est à dire les nobles qui sont vassaux directs du monarque, et non les vassaux d'autres nobles. Les membres du Haut Conseil sont en principe en place jusqu'à ce qu'ils perdent le titre de noblesse qui correspond à leur siège, mais ils peuvent également se faire représenter, généralement par un membre de leur famille ou un conseiller de confiance. Cela nécessite néanmoins beaucoup de confiance, justement, car le vote exprimé par leur délégué vaut le leur et qu'ils ne peuvent nullement le rétracter par la suite. De fait, le mode de désignation varie d'un noble à l'autre, en fonction de la façon dont le titre est attribué, néanmoins l'hérédité simple reste la plus répandue, quoiqu'elle ne soit pas exclusive. Nul, pas même le monarque, ne peut déchoir un noble de son siège, sauf à réussir à le priver de son titre de noblesse lui-même, toutefois on a parfois vu au cours de l'histoire le souverain ou une coalition de puissants nobles forcer plus ou moins un noble à se faire représenter par un proche parent pour l'exclure officieusement des rangs du Haut Conseil, une entreprise qui reste ardue, ceci dit.

Le Haut Conseil est la plus haute instance du pays après la royauté lui-même, et il dispose de vastes pouvoirs. Au premier chef, bien entendu, c'est lui qui élit le monarque au sein du degré de parentèle le plus proche du souverain défunt, et, de ce fait, c'est souvent lui qui choisi le dirigeant. Aucune règle précise ne gouverne ce choix, et chacun peut choisir en son âme et conscience : de ce fait, s'il arrive que les nobles choisissent en fonction de l'intérêt du pays, comme ils sont sensé le faire normalement, il arrive aussi souvent qu'ils agissent en fonction de leurs propres intérêts, en favorisant un candidat favorable à leurs idées, voir se laissent corrompre par l'un des candidats, donnant parfois lieux à des intrigues au sein du Haut Conseil. Et si d'autres instances peuvent trancher si le Haut Conseil ne parvient pas à se mettre d'accord, à savoir d'abord un conseil élargit à l'ensemble des nobles du Royaume et ensuite, en dernier recours, le Haut-Prêtre, nul ne peut contester la décision du Haut Conseil, qui seul fait le Roi ou la Reine, pouvoir donc crucial, surtout quand le choix est réellement clivant.

Par ailleurs, ce n'est pas le seul pouvoir du Haut Conseil, puisque celui-ci, au cours du règne, a également d'importantes prérogatives. Ainsi, traditionnellement, c'est lui qui vote les lois, valide la guerre et la paix, ainsi que les traités internationaux. Sur papier, le monarque pourrait passer outre mais dans les faits cela n'arrive jamais ou presque, et si le souverain s'y risque ce n'est qu'exceptionnellement et avec de solides raisons. Les membres du Haut Conseil peuvent aussi proposer des lois qui, si elles sont votées, ne sont soumises qu'à l'approbation du souverain. En plus de ce rôle législatif fort, ils disposent aussi de pouvoirs dans les autres sphères : ainsi, en cas d'une affaire entre deux nobles, le Haut Conseil peut demander à juger le cas, même si c'est le Haut-Prêtre qui accède ou non à leur demande. Plus concrètement, ils peuvent à n'importe quel moment refuser ou déchoir n'importe quel Ministre du Gouvernement, leur donnant un pouvoir indirect important sur l'organe exécutif.

Enfin, il faut aussi prendre en compte le fait que chaque Haut Noble, à titre individuel, possède des pouvoirs propres dans tous les domaines de l’exercice du pouvoir, en tant que délégué du pouvoir royal sur son propre territoire. Ils gèrent ainsi la réalité du pouvoir exécutif et législatif local, chacun selon les modalités propres à son territoire une fois encore, mais toujours avec une certaine marge de manœuvre, et ont également des pouvoirs judiciaires sur les affaires internes à leur territoire, les Juges Royaux n'intervenant que sur les questions religieuses ou ce qui dépasse le pouvoir d'un noble donné. D'ailleurs, chaque noble dirige selon les modalités locales la Police Noble, ou Milice, c'est à dire l’échelon local des forces de l'ordre vonalyanne, lui donnant un pouvoir militaire propre. La plupart d'entre eux n'en répond que devant le monarque et, dans une certaine mesure non directement contraignante, devant le reste des membres du Haut Conseil, donnant des pouvoirs individuels qui, cumulés, permettent sans doute de mieux comprendre la puissance et l'importance du Haut Conseil dans le système interne du Vonalya.


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Message Publié : Jeu Août 25, 2016 12:02 am 
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IV. Organisation intérieure et institutions du Royaume de Vonalya :

C. Le Gouvernement Royal :

Le Gouvernement Royal est l'émanation du pouvoir du monarque dans le domaine exécutif. Des trois organes auxquels sont délégués une partie du pouvoir au niveau national, c'est sans doute le plus soumis au souverain, puisque les Ministres Royaux sont nommés et révoqués par le Roi à volonté : c'est lui seul qui décide de quelle personne assumera quel poste, même s'il peut bien entendu écouter des recommandations, et quand il choisi de retirer un portefeuille, c'est également de façon souveraine. Chaque Ministre Royal est choisi avec soin pour ses compétences dans un domaine précis, et a pour tâche de gérer tout ce qui se rapporte à ce domaine concrètement, en rendant compte devant le monarque et devant le Haut Conseil. Les Ministres Royaux, ensemble ou séparément, peuvent également proposer des lois et des amendements, qui devront toutefois être validés par le monarque et par le Haut Conseil avant de pouvoir entrer en application.

Le pouvoir du Gouvernement Royal connaît un limitateur principal, celui de la haute noblesse, que les Ministres Royaux évitent généralement de confronter de front. La raison en est que le Haut Conseil peut, à tout moment, refuser la nomination d'un Ministre ou le déchoir une fois qu'il est en place, par un simple vote à la majorité simple. De ce fait, un Ministre Royal qui voudrait faire du zèle contre un noble sans être solidement soutenu, soit directement par la Couronne, soit par un nombre suffisant d'autres nobles, aurait de forte chances de tout simplement être débouté et de perdre rapidement son poste. Ils évitent donc de s'opposer à la Haute Noblesse, sauf quand ils se savent clairement en position de force, ce qui place clairement le Gouvernement Royal en seconde position dans les organes de gouvernement derrière le Haut Conseil.

Il n'existe pas de nombre fixe de Ministres Royaux au Vonalya : le monarque décide seul du nombre de ministres nécessaires, de leurs attributions et ainsi de suite. Un ministère nécessaire à un moment donné peut ne plus l'être à un autre, et un même personnage peut voir ses responsabilités varier d'une période à l'autre en fonction de la volonté royale. Néanmoins, si le souverain est pleinement maître dans le choix de ses Ministres et de leurs attributions, il peut arriver que les jeux de pouvoir de la noblesse et du clergé amènent l'un ou l'autre personnage sur le devant de la scène... ou le ramène dans l'ombre, en fonction des moments, donnant un équilibre parfois complexe.

D. Le Bas Conseil :

Le Bas Conseil a été nommé ainsi originellement par dérision face au Haut Conseil, à l'époque où on l'appelait officiellement « conseil populaire », « assemblée du peuple » et autres formules génériques peu représentatives. Au final, l’appellation de Bas Conseil s'est imposée par la force de l'habitude, sans que cela ait aujourd'hui une connotation particulièrement négative. Il est composé des « bas conseillers », là encore nom au début donné quelque peu par dérision, et devenu aujourd'hui neutre, dans une opposition naturelle avec les Hauts Conseillers. Alors que ceux-ci représentent la noblesse du Royaume et sont en poste par le droit de leur titre, les bas conseillers représentent le peuple proprement dit et sont élus au suffrage universel direct dans chaque province. Plus exactement, chacune des cinq provinces élit cinq conseillers, sans recherche de proportionnalité démographique mais simplement dans un but de représentation régionale.

Le mandat de bas conseillers dure deux ans et est renouvelable à volonté. Néanmoins, deux conditions sont posées : on ne peut pas exercer deux mandats consécutifs et il faut avoir séjourné réellement dans la province représentée au cours des deux dernières années précédant le vote pour pouvoir être élu. Ces restrictions ont pour but d'éviter les bas conseillers élus à vie ou pour de longues périodes, qui séjourneraient toujours à la capitale et n'auraient plus, en fait, de réel contact avec les provinces qu'ils sont sensé représentés. Ainsi si en soit une personne peut exercer le mandat plusieurs fois, ce qui en fait arrive assez souvent, personne ne peut à proprement parler en faire une carrière, et la Couronne est assurée que les bas conseillers continuent réellement de représenter le peuple de la province où ils sont élus, permettant ainsi de s'assurer que les aspirations populaires sont véritablement relayées de façon réaliste.

En effet, le Bas Conseil n'est pas un organe de pouvoir qui aurait des fonctions d'action, mais sert avant tout à relayer l'opinion populaire au près du Roi. Ainsi les bas conseillers ont le pouvoir d'adresser des pétitions au monarque, généralement relayées depuis une base populaire, et servent globalement de relais entre le peuple et les oreilles du souverain. Souvent, le monarque consulte le Bas Conseil avant des décisions qui impacteront directement le peuple, ou pour avoir facilement l'avis populaire sur une question ou l'autre. Les avis du Bas Conseil ne sont nullement contraignant, et servent simplement au monarque à mieux connaître les désirs populaires, expliquant le fait qu'il soit crucial que les bas conseillers soient réellement et régulièrement présents au sein du peuple qu'ils doivent représenter.


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Message Publié : Jeu Août 25, 2016 12:28 am 
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IV. Organisation intérieure et institutions du Royaume de Vonalya :

E. Le Haut-Prêtre :

Le Haut Prêtre est l'autorité suprême du Vonatur, la foi du Vonalya, qui est une des branches de l'antique religion scandinave, considérée par les vonalyans comme « la plus pure ». Le besoin d'une hiérarchie claire, capable de prendre des décisions et d'agir avec force quand nécessaire s'est peu à peu imposé dans l'histoire vonalyanne au cours de la lutte entre la foi scandinave et le christianisme qui, plus organisé, arrivait trop souvent à prendre l'avantage sur les croyants désorganisés. Au fil du temps et des luttes, puis des manœuvres de la noblesse et du clergé lui-même pour se renforcer, le Vonatur acquis une hiérarchie plus claire, avec au sommet de celle-ci le Haut Prêtre, la plus haute autorité religieuse du Royaume. Il est considéré comme le Grand Prêtre de Tous les Dieux, priant toutes les divinités vonalyannes en même temps et protégé par l'ensemble de celles-ci, ce qui lui donne une grande autorité morale et religieuse.

Le Haut Prêtre est élu à vie par le Saint Conseil, qui est la réunion des Grands Prêtres des Dix Dieux Majeurs, les divinités principales du Vonatur qui se sont imposées au fil du temps des rangs des divinités ancestrales scandinaves, mais a également autorité sur les prêtres des autres divinités « mineures » et esprits divers priés au sein du Vonatur. Même s'il doit tenir compte des échos venus du Saint Conseil, le Haut-Prêtre est in fine celui qui décide de toutes les questions religieuses en dernier ressort, tout en laissant une grande liberté à chaque Grand Prêtre au sein de son propre culte. C'est un équilibre subtil, parfois délicat à saisir pour les étrangers, surtout à ceux qui sont habitué d'une religion à la hiérarchie très rigide comme les catholiques par exemple, mais cet équilibre a prouvé son efficacité au Vonalya depuis longtemps déjà.

Pourtant, au-delà de son pouvoir religieux, le Haut-Prêtre a aussi d'importants pouvoirs civils. Il peut ainsi proposer des lois, au même titre qu'un Ministre, qui doivent ensuite être validés par le Roi et le Haut Conseil, et en dernier recours si on est dans l'impossibilité de s'accorder sur un héritier pour le trône c'est à lui de trancher la question. Néanmoins, il est surtout l'autorité judiciaire suprême après le monarque. C'est lui qui désigne les Juges Royaux, qui ont le pouvoir judiciaire sur les questions de justice impliquant des religieux mais aussi sur toutes les questions nationales, c'est à dire dépassant le cadre d'action de chaque noble. En principe, il nommé les juges en accord avec le Roi mais, dans les faits, le souverain laisse ces décisions à son entière discrétion dans l'immense majorité des cas. De ce fait, il est aussi l'autorité judiciaire supérieur pour tous ces cas, juste en-dessous du monarque qui conserve l'autorité judiciaire suprême et générale.

F. Les Juges Royaux :

Les juges sont dits « royaux », et exercent la justice au nom du monarque, mais, dans les faits, ils sont nommés par le Haut-Prêtre, en principe en accord avec le souverain mais en réalité à sa seule discrétion – il dispose du pouvoir de refuser une nomination de juge, mais l'utilisation de ce pouvoir de refus est extrêmement rare. Ainsi, les Juges Royaux sont le plus souvent des prêtres, même s'il existe de rares exceptions. Ils ont tout pouvoir pour juger les questions religieuses ainsi que toute question impliquant directement un prêtre ou les biens du clergé, mais aussi toutes les affaires « nationales », c'est à dire les affaires dépassant les compétences d'un noble donné. Ils peuvent aussi être appelés par les nobles à juger certaines affaires entrant dans le cadre de leur juridiction, quand le noble en question souhaite un jugement extérieur ou impartial : une fois le pouvoir délégué, le noble ne peut plus bloquer le jugement rendu.

De plus, réunis en Conseil Judiciaire ils forment la cours d'appel pour tous les jugements, sauf ceux rendus directement par le monarque, ainsi que la cours de jugement ordinaire quand il s'agit de juger une affaire impliquant un noble d'importance, bien qu'ils délèguent parfois ce genre de jugement, surtout quand il est question de trancher entre deux grands nobles, au Haut Conseil ou directement au souverain – alors que le premier cas doit être volontaire ou ordonné par le Roi, le second est bien entendu imposé, le monarque restant en dernier recours le seul à décider. Une fois rendu, le verdict d'un Conseil Judiciaire ne peut être cassé ou modifié que par le Roi lui-même, soit directement soit en faisant re-juger, de son propre chef et sous son autorité, l'affaire par le Haut Conseil, là encore seulement quand l'affaire implique un ou des nobles.


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Message Publié : Jeu Août 25, 2016 1:45 am 
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V. La Religion au Royaume de Vonalya :

A. Le Saint Vonatur Vonalyan :

Le Saint Vonatur Vonalyan, généralement appelé simplement « Vonatur », est la religion officielle du Royaume de Vonalya. C'est l'héritière de l'ancienne religion scandinave qui irrigua l'ensemble du monde viking au temps ancien, ayant évolué selon son propre chemin, différent de ceux existant dans d'autres territoires scandinaves, comme dans l'Empire du Skogurjördin. Aux yeux des vonalyans, il s'agit bien entendu du culte « le plus véritable et le plus légitime » parmi toutes les branches de la religion scandinave. Le Vonatur s'est structuré sous une forme plus clairement hiérarchisé que son ancêtre de l'époque viking, avec un nombre restreint de « Dieux Majeurs », chacun doté d'un Grand Prêtre, qui ensemble élisent un Haut-Prêtre du Vonatur, qui est l'autorité spirituelle religieuse suprême du Vonalya. Cette évolution s'est faite en grande partie au cours de la lutte contre le christianisme, pour contrer la hiérarchie ecclésiastique chrétienne bien huilée, puis s'est renforcée d'elle-même avec le temps pour former un édifice solide qui rassemble la majorité des citoyens du Vonalya.

Le Vonatur proclame Douze Dieux Majeurs, qui sont considérés comme les divinités principales du panthéon scandinave. Ces Douze Dieux ont largement les cultes les plus développés, et disposent chacun d'un Grand Prêtre, élu ou désigné de diverses manières au sein de leurs prêtres, et ainsi d'une voix au Saint Conseil, cet organe qui conseil le Haut-Prêtre en charge et en élit un nouveau lorsque le précédent vient à mourir. Le Vonatur admet également l'existence d'autres dieux mineurs, créatures mythologiques et esprits divers, qui sont tirés essentiellement de la mythologie scandinave ancienne mais vont également puiser certains éléments dans les mythologies lapones et inuits absorbées par le Vonatur au cours de son évolution. Ces dieux mineurs et autres esprits ont parfois des prêtres qui leurs sont propres pour certains d'entre eux, mais peuvent également être pris en charge par certains prêtres des Dieux Majeurs – par exemple quand la divinité mineure est la servante ou le messager de la divinité majeure. Leur existence est reconnue, mais leur culte est largement moins important.

La liste des Douze Dieux Majeurs et de leurs attributs les plus marquant est connue de tous au Vonalya, même si chaque Dieu présente toujours une identité plus profonde qu'une simple dénomination, qui seront détaillés par ailleurs :

  • Odin, Roi des Dieux, Dieu de la noblesse, de la victoire, de la sagesse, de la fureur, de la poésie et de la magie masculine.
  • Thor, Dieu du Tonnerre, de la force et de la guerre au sens de l'action guerrière proprement dites
  • Tyr, Dieu de la Justice, de la guerre au sens de la stratégie et protecteur des assemblées
  • Loki, Dieu du Mensonge, du feu, de l'air et de la ruse
  • Baldr, Dieu de la Lumière et de la beauté masculine
  • Mani, Dieu de la Lune, des mystères et des messagers
  • Heimdall, Gardien d'Asgard, Dieu des veilleurs, des gardiens, des frontières et de la défense.
  • Freyr, Dieu de la Vie, de la fertilité masculine et du climat
  • Freyja, Déesse de la Beauté, de l'amour, de la fertilité féminine et de la magie féminine
  • Frigg, Déesse du Mariage, de l'amour et de la maternité
  • Bertha, Déesse de l'Hiver, de la glace, de la neige et des enfants
  • Hel, Déesse de la Mort et de l'Enfer

Cette liste, riche, présente parfois certains recoupement, qui ont néanmoins généralement été résolut avec les années. Au-delà des Dieux, le Vonatur croit également à toute une cosmologie, qui répartis notamment l'univers en Neuf Mondes qui prennent place au sein de l'Yggdrasil, l'Arbre des Mondes, qui porte, au sein de ses branches et de ses racines, l'ensemble de l'univers vu par le Vonatur. Les Neuf Mondes sont les suivants :

  • Asgard, le Monde des Dieux, originellement royaume des Ases, où vivent maintenant l'ensemble des divinités du Vonatur et où vont les âmes des braves après leur mort
  • Vanaheim, le Monde des Vanes, d'où ceux-ci sont originaires et où ils règnent toujours et vont parfois séjourner
  • Álfheim, le Monde des Alfes Lumineux, ou Elfes Clairs
  • Midgard, le Monde du Milieu, qui est le monde mortel où vivent les hommes
  • Jötunheim, le Monde des Géants, un royaume froid et glacial
  • Svartalfheim, le Monde des Alfes Noirs, ou Elfes Sombres
  • Niflheim, le Monde des Morts, un royaume de glace et de brume où vont ceux qui ne sont pas morts dans l'honneur
  • Muspellheim, le Monde de Feu, où vivent certains autres géants
  • Nidavellir, le Monde des Nains, forgerons de maints objets divins et légendaires

En composant avec l'ensemble de ces éléments, mais aussi avec maints dieux mineurs, animaux mythologiques, géants et esprits, le Vonatur dépeint une mythologie riche et vivante qui n'hésite jamais à se renouveler tout en gardant solidement encrées ses racines. Outre son influence culturelle et spirituelle indéniable, le Vonatur possède également la haute main sur les questions judiciaires au Vonalya et dispose aussi d'une influence forte sur l'éducation : si tous les professeurs ne sont pas des prêtres, une partie d'entre eux l'est bel et bien, et le Saint Conseil dispose d'une forte autorité sur la question des programmes et de l'organisation des écoles, le Ministre de l'Éducation étant généralement issu du clergé, dessinant ainsi une forte influence sur la société vonalyanne.


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Message Publié : Jeu Jan 19, 2017 7:51 pm 
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Localisation : Royaume de Maok, F8
V. Géographie :

A. Carte vierge :

Image

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Le Vonalya se découpe en cinq îles principales, plus un territoire sur le continent polaire. Les cinq îles sont les suivantes, d'est en ouest :

*Île de Vonaborg
*Île de Bervarald
*Île de Fangrord (au nord)
*Île d'Ydmakorg (au sud)
*Île de Sundbard

Au total, l'ensemble de ces territoires s'étend sur une superficie de 324 828,24 km².


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Message Publié : Jeu Jan 19, 2017 8:14 pm 
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Inscription : Dim Août 02, 2015 5:58 am
Message(s) : 3797
Localisation : Royaume de Maok, F8
V. Géographie :

B. Carte politique des entités nobles :

Image

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Note : Ne sont présentés ici que les vassaux directs et électeurs de la Couronne. Souvent, les entités ici présentées sont à leur tour subdivisées en lots vassaux plus petits, mais seuls les titres ici repris donnent un droit électif pour la désignation d'un nouveau monarque.

Légende :

*Indigo : Domaine Royal
*Vert foncé : Duché
*Bleu : Marche
*Vert clair : Comté
*Orange : Baronnie

  1. Domaine Royal
  2. Duché de Vihreanil
  3. Duché de Brogadæmio
  4. Duché d'Herligabrun
  5. Duché de Sundebard
  6. Mache d'Urnavuk
  7. Marche de Förkylvæg
  8. Marche de Drifavard
  9. 11
  10. Comté d'Orveral
  11. 16
  12. Comté de Kjæren
  13. 20
  14. Comté de Malwern
  15. 25
  16. 30
  17. Comté de Tvinnagard
  18. Comté de Drogbald
  19. 34
  20. Comté de Jorsunosga
  21. Comté de Christabard
  22. Comté de Hallvard
  23. Comté de Vukarug
  24. Comté d'Urvaring
  25. Comté de Vabakrag
  26. Comté de Svarfragar
  27. 44
  28. Comté d'Aedelorn
  29. Comté de Branforkols
  30. 49
  31. Comté d'Uppdefinga
  32. Comté de Gundoruk
  33. Comté d'Hedasjoler
  34. 55
  35. Comté de Ranifrosing
  36. Baronnie de Varmakut
  37. Baronnie de Kursarald
  38. Baronnie de Glydmåd
  39. Baronnie d'Hallvardson
  40. Baronnie de Tröskekuling
  41. 65
  42. Baronnie de Balahvidram
  43. Baronnie d'Horkvoring
  44. Baronnie de Jormukorg
  45. 70
  46. Baronnie de Norgbarf
  47. Baronnie de Chrisdoraf
  48. Baronnie de Jomfrubard
  49. Baronnie de Kugösta



Note HRP : La liste sera complétée au fur et à mesure des créations. Les chiffres sont là pour m'aider à me repérer quand j'édite. En RP, considérez la liste complète bien entendu.

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