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 Sujet du message : [RP interne] Fragments de vie
Message Publié : Mer Fév 01, 2017 10:21 pm 
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FRAGMENTS DE VIE
Petites histoires de la vie des citoyens


Prendre le temps de s'arrêter pour voir et observer. Ici seront posté des histoires de tailles diverses sur des sujets tout aussi divers. Courte ou longue, les fragments de vie auront pour vocation de servir des rps précis, locaux, faisant intervenir le dialogue entre plusieurs personnes. Ils serviront également à présenter les citoyens dans leur vie courante face à des situations ordinaires et extraordinaires, ou encore à exposer des objets porteurs d'histoire et de traditions de l'ensemble du Komodo.

Sitolie:

Aiglantine:

Terre-Neuve:

A l'étranger:


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Message Publié : Mer Fév 01, 2017 10:22 pm 
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Palais colonial
Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve
20 Mars 2032


Image
Palais colonial, Mairie de Nouvelle-Cartane et siège de la présidence Terre-Neuvoise, Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve. (captain obvious)

Citer :
Résumé rapide
Le président Terre-Neuvois Ardhi Kemenangan, Le président aiglantin Adjot Alématé et la présidente sitolienne Wen Lin-Zhu se sont entretenu au Palais colonial de Nouvelle-Cartane en Terre-Neuve, mairie de la ville et siège de la présidence, lors d'une réunion courante. Comme à leur habitude lors de ces rencontres, les dirigeants discutent des affaires fédérales et de l'actualité mais ce jour-ci, c'est l'actualité qui accapara la plupart des discutions. L'actualité internationale surtout qui avait grandement évolué depuis la fin de l'année dernière. Se pose alors la question suivante: quelle attitude à adopter? Adjot et Wen soutienne l'idée d'un retour discret sur la scène international tandis qu'Ardhi reste bien plus réservé et préfère rester en retrait pour observer.


[+] conversation complète
Il était quatorze-heure passé dans la capitale Terre-Neuvoise, la vie battait son plein dans l’ensemble de l’agglomération Cartinoise sous un ciel azure et dépourvu de cumulus et autres amas de nuages en -us. Pour une journée d’été, les habitants étaient gâtés par des température légèrement inférieures à la moyenne de saison, de quoi rendre les activités économiques un peu plus supportables, surtout celles se déroulant en extérieur ou dans des locaux non climatisés. Oui, cela existait encore à Nouvelle-Cartane, des locaux dépourvus de système de climatisation. Mais c’était rare, très rare. Mais cela existait.

[Adjot alématé, Président aiglantin, très calme]
« La fenêtre ; on la ferme ? »

Le président aiglantin, Adjot Alématé, jambes croisés et coudes posés sur l’accoudoir du petit fauteuil où il était assis, s’adressait à ses deux homologues sitoliens et terre-neuvois dans un trois-clos somme toute assez banal depuis le temps, les présidents précédents ayant depuis mainte décennies entretenus les petits rituels de visites diplomatiques quasi-trimestrielles, mensuels lorsque le contexte le rendait nécessaire.

A l’autre bout de la petite pièce se trouvait Ardhi Kemenangan, l’actuel président du pays hôte. Sans nullement cesser de chercher du bout de ses doigts un bon apéritif régional parmi la large gamme d’alcool colorés méticuleusement exposée dans une vieille et robuste armoire vitrée, il répondit avec le plus grand sérieux, toujours concentrés dans ses recherches :


[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, concentré]
« A vos risques et périls Adjot, il fait certe plus chaud à l’extérieur mais je ne crains que les courants d’air ne soit la seule chose qui nous séparent d’une mort certaine… »

Il tira une bouteille de Kavawitchmanni, un spiritueux poivré aux notes légèrement sucrées et tout aussi légèrement fruitées, laissant deviner une fois en bouche la présence de kiwi dans sa noble composition. Il tira trois verres de large diamètres ciselés à leur base de motifs triangulaire travaillés à même le verre. Après avoir regagné la petite table ronde faite de verre et d’acier, il les disposa face à lui dans un premier temps avant de dévisser le bouchon. Trois verres, trois personnes. En grand gentleman, Ardhi servit en premier Wen Lin-Zhu, présidente de la troisième et dernière nation de l’Union, la Sitolie. Elle faisait face à Adjot, attablé dans un petit fauteuil identique au sien, jambes serrées et les deux mains posées sur ses genoux. Wen n’avait rien d’une femme timide ou en manque de confiance, sa position presque recroquevillée n’était le résultat que d’une éducation stricte transmise par sa famille et par extension, la société sitolienne et qui était aujourd’hui profondément enracinée dans son comportement. Mais au-delà de tout excès de politesse, Wen restait une interlocutrice vivante et chaleureuse…à sa manière, c’est à dire discrètement.

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, affichant un fin sourire]
«C’est un comble qu’un bâtiment aussi luxueux soit dépourvu de climatiseurs… »

La dame leva poliment la main dans un geste précis et nette pour signifier à son hôte que son verre était suffisamment remplis à son goût.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, servant l’apéritif]
« Allez dire cela au Sites et Monuments, installer des climatiseurs dans le bâtiment altèrerait soi-disant sa valeur historique. C’est qu’ils y tiennent à préserver cette fournaise dans son état d’antan. Déjà à l’époque les occupants laissaient toutes les portes et les fenêtres ouvertes pour faire circuler l’air.»

Une porte claqua violement dans le couloir, suivit en parallèle par un juron purement terre-neuvois.

[Adjot alématé, Président aiglantin, très calme et prenant son verre]
« Ca n’a pas l’air d’avoir changé.»

La porte du petit salon où ils se trouvaient était entre-ouverte et bloquée avec une cale, tout comme la plupart des autres portes de l’étage.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, ayant terminé le service]
« On ne change pas une équipe qui gagne. Madame, Monsieur. Santé.»

Ardhi finit sur une note de français : « Madame, Monsieur. Santé ». Un clin d’œil d’une rare évidence à ses collègues germanophones, la Terre-Neuve étant francophone. Le président parlait bien l’allemand, mais il trahissait ses origines par un accent, ou plutôt une hésitation dans son débit de parole, s’efforçant de ne pas faire d’erreurs de prononciation et surtout de déclinaisons. Simultanément, tous trinquèrent et portèrent leur verre à leurs lèvres.
Chacun sirotait à son rythme en se lançant des regards répétés, presque gêné par le silence qui s’était installé.


[Adjot alématé, Président aiglantin, amusé]

« Et bien, je vous connais bien plus bavard. Mais quelque chose me dis que nous savons tous de quoi nous allons parler…»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, regardant à tour de rôle Wen et Adjot]

« Ce n’est pas le genre d’actualités à prendre à la légère…mais ce n’est rien de bien gai non plus. Sombres drames, sombres tragédies…»

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, soucieuse]

«Il est triste que la soudaine renommé de l’ashurdabad soit basé sur une prise d’otage sans précédent…»

Adjot reposa son verre.

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux et légèrement ironique]
« Excusez-moi de plomber l’ambiance, la journée avait pourtant si bien commencé. »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, agitant la main]

«Non non ! C’est important de parler de ces choses-là !»

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux]

« Oh mais je n’ai pas dit le contraire. Seulement je ne souhaitais pas juger, ni critiquer. Le conflit nous le connaissons. Les…méfaits, nous les connaissons aussi. J’aurai souhaité que nous parlions des conséquences de tout cela.»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, remuant son verre]

« Après des décennies d’atonie, pas mal de pays se sont mis à envoyer des cartes postales un peu partout pour donner de leurs nouvelles…en d’autre terme, les vacances semblent toucher à leur fin… »

Il croisât les doigts, et dit sereinement, avec sérieux et avec ironie

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux ]
« Et quel Ô meilleur moyen que de reprendre le « travail » avec un conflit armé...»

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse]
« Modérez vos paroles, ce n’est pas comme s’ils en avaient eu le choix.»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, en sirotant]
« Tous s’en seraient bien passés. »

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux ]

« Je sais…je sais...je disais juste qu’il y avait milles autres opportunités de réengager le dialogue international…de fait… je suppose que ce conflit aura rapproché plus de peuple qu’il n’en aura divisé …à moins que tous ne se soient considérés comme alliés de circonstance…»

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse]

« Il y a de cela et c’est malheureux. Mais cette étincelle a ravivé une flamme trop longtemps éteinte. Le monde s’agite, bouge, s’exprime…voilà quelque mois que les nouvelles de l’international paraissent dans nos presses nationales. Et c’est assez exceptionnel pour le souligner. Nous assistons à un tournant…»

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux ]
«…à un changement…»

Ardhi observa durant quelques instant ses deux homologues, soucieux et pensifs. Du coin de l’œil, ces derniers se mirent à le fixer en même temps, silencieux. Le Terre-neuvois ne percuta pas tout de suite, mais lorsqu’il comprit quelles idées folles germaient dans leur esprit, il reposa son verre en catastrophe.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, manifestant]

« Oh non non non non non non non et non, je vois où vous voulez en venir, et je m’y oppose, n’allons pas mettre les deux pieds dans le plat en allant trop vite !»

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux et amusé]

« Comment aller trop vite ? Et pour quels risques ?»

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse]

« Je ne dis pas qu’il faut aveuglément réinvestir la scène internationale comme si de rien n’était après quarante ans d’abstinence quasi religieuse, je dis juste que nous pourrions profiter de cette bonne dynamique pour dépoussiérer nos ambassades. »

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux]

« Dépoussiérer ? Vous êtes gentil ! Je suis certain que nous avons encore des ambassades de pays aujourd’hui disparus !»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, amusé mais retrouvant rapidement son sérieux]
« Vous exagérez !...De grâce, ne foncez pas dans le tas. Nous avons beaucoup, beaucoup à faire avec le Kodomo. Et de l’eau a coulé sous les ponts, beaucoup d’eau, suffisamment pour que tous autant que nous sommes, nous et les autres nations de ce monde, puissions reprendre un nouveau départ. Et comprenez que ce que je crains, ce n’est pas le contact, c’est l’entretient de l’image que nous reflèterons... »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse]

« Et bien ? Nous reflétons une image correcte il me semble. »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, levant le sourcil]

« Dois-je rappeler que la seule fois que le Kodomo a été mis au-devant de la scène cette année, c’est lorsqu’une dispute entre une douzaine de montalvéènes éméchées a éclaté sur un bateau au large de Binugao ?»

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux et amusé]

« Ce que je tire comme conclusion c’est que de riches touristes dytoliens ne sont pas contre l’idée de traverser la moitié du globe pour séjourner en Terre-Neuve. »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, ironique et amusé]

« Oh oui, je vois d’ici le tableau : « Terre-Neuve : Ici, on ne prend pas que des coups de soleil ». »

Wen essaya de recentrer la conversation sur le bon sujet.

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse]

« Il y a eu cette enquête très intéressante au Skogurjördin sur le sujet justement.»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux]
« C’est où ça ? C’est la grosse île au pôle nord ? »

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux]

« Oui c’est celle là.»

Adjot porta de nouveau son verre à ses lèvres.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux]
« Ce que j’ai retenu de cette enquête, c’est que la population mondiale n’a pas un excédent de culture générale… »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, malicieuse]

«C’est vrai…il est affligeant de voir encore des gens placer le Skogurjördin au pôle nord…»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, ironique et amusé]
« Reprenez donc un peu de Kavawitchmanni, Madame Lin-Zhu. »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, malicieuse]

« Me soûler n’altèrera en rien ma lucidité, ni ma raison Monsieur Kemenangan. »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, souriant et amusé]

«Ne me poussez pas au défis, je serais tenté de le relever.

Wen souriait finement. Sa condition de présidente la poussait à poliment décliner l’offre. Mais en tant que femme libre, un bref concours de résistance à la boisson l’opposant à Ardhi ne l’aurait pas déplu. Elle aurait gagné, assurément.

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse]
« Le…contexte fédéral fait que nos ressources sont accaparées par les affaires internes, mais…pouvons-nous seulement nous permettre d’observer ? »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux]

« Hum. N’est-ce pas ce que nous et nos parents faisons depuis…laissez-moi voir…presque quarante ans ? Trente si on exclut les déboires internationaux des années quatre-vingt-dix ?»

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux]

« Je comprends tout à fait votre positionnement Ardhi. Il y a quelque temps, je me serais tout aussi bien opposé que vous à l’idée de repartir conter fleurette avec nos lointains homologues étrangers…Mais vous le savez aussi bien que moi, nos pays n’ont jamais vraiment coupé les ponts. D’une manière ou d’une autre, nos histoires sont restés liés.»

Il prit une pause et, en pleine réflexion, il reposait son verre délicatement sur la table. Il répondit posément et en prenant son temps.

« Le Kaiyuan, l’Uhmali, le Lianwa et même le Sengaï pour les plus proches…je pourrais nommer tous les pays du Wenlei si j’en avais le courage, nos chemins se sont croisés par le passé et…malgré ces quatre décennies de calme diplomatique, les hommes ont continué à voyager et à commercer. Et je ne parle pas que de petits commerces. Certaines de nos grandes entreprises sont parvenues à percer les frontières d’autre pays sans notre intervention, tout comme les nôtre ont elles aussi été percées par des entreprises étrangères sans que jamais cela ne conduise à des conflits. »

Adjot sourit. Il fit de nouveau une courte pause.

« Il n’y a pas si longtemps, pour la nuit du nouvel an, j’avais offert une plaque de chocolat à chacun de mes petits-enfants… »

Wen et Ardhi furent intrigués, tentant de trouver un lien avec le sujet.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, intrigué]
« Et ?»

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux et souriant]

« Si cela n’était pas important je ne l’aurais pas relevé. Les chocolats n’étaient pas aiglantins. Xocotollo, vous connaissez ? »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, surprise]

« Oh ! »

Les diplomates terre-neuvois et sitolien furent extrêmement surpris par cette nouvelle, et il y avait de quoi ! Ardhi joignit ses mains bruyamment, réagissant volontairement de manière excessive tant l’occasion était trop belle.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, amusé et surpris]
« AH ! Ah ça c’est la meilleur ! Un aiglantin qui offre du chocolat étranger ! Un aiglantin ! Ne nous vantiez-vous pas le mérite « des meilleurs chocolatiers du monde » il n’y a pas si longtemps ? »

[Adjot alématé, Président aiglantin, souriant et un peu gêné]

« « Probablement », j’avais dit « probablement ». »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, souriante]

« C’est un très beau cadeau, M.Amélaté…Sans vouloir comparer avec le savoir-faire de vos chocolatiers bien sûr.»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, souriant et sérieux]

« C’est un très beau cadeau qui a surtout dû coûter très cher ! Les chocolats Tlaloctilec… »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, souriante]
« Tlaloctlitlec.»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, se reprenant et essayant de garder son sérieux]

« Tlaloc..tli…tlec…, enfin bref, leur chocolec est juste hors de prix, c’est un produit de luxe! Je ne savais même pas qu’on pouvait en trouver au Kodomo ! »

Wen esquissait un sourire, une manière bien à elle de se retenir de rire. Ardhi réajusta ses lunettes.

« La dernière fois que j’en ai mangé, c’était il y a près de vingt ans quand un ami douanier m’en avait offert une plaque après qu’un container perdu avait fini au port de Legaspian, c’est vous dire… »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, souriante]
« Cela confirme donc ce que disait M.Alématé, nos pays n’étaient pas totalement coupé du monde.

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux et souriant]

« Et voilà une transition digne de ce nom.»

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, faisant la femme précieuse]

«Je vous en prie, non, vraiment, c’est trop.»

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux]

« Et bien, continuez votre exposé alors. Mais pour l’instant je ne suis pas très convaincu. Le chacun chez soi a fait ses preuves ces dernières années, je me trompe ? Et si de temps en temps des containers de chocolats tlaloc…tlitec arrivent dans nos ports, et bien tant mieux ! Le gouvernement Tlaloc…tlitec – déciment – ne nous a jamais demandé d’autorisation et nous ne sommes jamais allé les ennuyer avec ça. Et nous nous en portons tous très bien. »

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux]
«Je ne veux pas prendre mes airs de grand savants, mais la paix mondiale est fragile. Et l’accalmie de ces trente dernières années à tendance à nous le faire oublier. Peu importe qui, tous se sont tourné vers une forme de patriotisme à plus ou moins grande échelle. Parfois raisonné, parfois teinté de nationalisme quand il ne s’agit pas purement de nationalisme. Je ne serais pas surpris que nous assistions dans les prochaines années à un choc des cultures et des idées, tout comme je ne serais pas surpris de voir les hommes reproduire exactement les mêmes erreurs du passé. Pour moi, seul le dialogue nous donnera une chance de ne pas vivre un nouveau sombre chapitre de notre histoire.

Nous sommes autonomes, Ardhi, et capable de nous défendre. Mais Wen a raison. Il semble que le moment soit propice aux rencontres. Je n’ai aucun doute quant à nos capacités d’adaptations, que cela se fasse demain ou dans dix ans, mais il est toujours plus difficile d’intégrer un groupe déjà formé. Si le nouvel ordre mondial se forme maintenant, alors nous devrions commencer à gravir les marches plutôt que d’observer ceux qui les montent pour voir s’ils ne vont pas glisser. Et puis mieux vaut connaitre nos voisins, proche comme lointain.»


[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux]

« Si je puis me permettre, nous ne sommes pas non plus isolés du monde…nous n’avons peut-être pas la climatisation, mais nous avons internet. Quand même. Nos voisins nous les connaissons. Et si ce n’est pas le cas, quelques heures de lectures intensives de la presse étrangère devraient y remédier. Nous avons vu ce qu’il est advenu de tous les « ordre mondiaux », tous se sont effondrés et ont perdu un paquet de plumes dans la foulé. Seuls ceux qui avaient gravit ces marches sont tombé, pas les autres.»

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux et ironique]

« Si je ne vous connaissais pas, je dirais que c’est de la mauvaise foi. Vous savez où je veux en venir. Je crois pouvoir affirmer que les relations internationales sont un peu trop complexes pour n’être réduites qu’à un article de presse sur internet. Quant aux escaliers, dans ce cas je vous invite à prendre un appartement au rez-de-chaussé et à bien isoler le plafond. Parce que ceux qui monteront au premier n’auront aucune gêne à faire du bruit.»

Les deux hommes souriaient, se retenant de rire. Ils fixèrent Wen, elle, restait concentré sur le sujet et après une courte pause, elle prit la parole très calmement.

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse et calme]

«Cela me fait penser à un conte qui se prête parfaitement à la situation…Au sommet d’un grand escaliers existe une porte. Une porte menant à une pièce inexplorée. Et une clef ouvrant cette porte fut donnée à chacun. Personne ne sait ce qu’elle contient, mais on raconte qu’elle pourrait contenir les plus grands des trésors : Des montagnes d’or et de joyaux, les secrets du pouvoir, la jouvence éternelle, et au final rendre tous les rêves possibles… Ce trésor est si grand que jamais un homme seul n’aurait pu se l’accaparer. Mais personne ne peut le confirmer, ni même les grands sages. Et les sages ne cours pas derrière ces chimères, car ils savent qu’il ne s’agit que de contes. Mais des hommes gravissent les marches. Par curiosité. Par vice. Ils sont moqués par les sages et les autres hommes dont l’illusion n’a pas pris racine. Les idiots grimpent et grimpent toujours plus haut. Mais les sages n’oublient pas que les idiots sont animés par le vice, et c’est alors que les sages doutes. Ils prennent peur des insensés qui gravissent les marches jours après jours, car malgré toute leur culture et leur science, les sages ne peuvent prouver que les rumeurs fantaisistes sont fausses. Alors, au pied des immenses escaliers, les sages commencent à monter. Parce qu’ils redoutent qu’un pouvoir trop grand ne finissent entre les mains d’un fou. Mais les fous sont déjà haut, bien loin des gens censés et honnêtes qui prennent peur bien trop tard.»

Il y eu un silence.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux]
« … Sauf que comme je vous l’ai dit, les idiots tombent tôt ou tard...»

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux]
« Et s’ils ne tombent pas ? »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux]
« Et s’il n’y a rien dans la pièce ? »

[Adjot alématé, Président aiglantin, sérieux]
« Et si elle ne l’est pas? »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux et cherchant ses mots]

«Et bien… … … hum… »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse et calme]
« Peu importe ce qu’il y a dans la pièce. C’est ce que nous imaginons de cette pièce qui est important. Le sage à tout à gagner à arriver à la porte. La salle est vide, alors ses pires craintes s’évaporeront. La salle contient monts et merveilles, alors il deviendra le garde-fou. Le monde est dans cette situation aujourd’hui. Des fous ont peut-être déjà commencé à monter. Des sages ont peut-être déjà commencé à les suivre. Mais qui est sage et qui est fou? »

Adjot s’adressa au président Terre-Neuvois en français.

[Adjot alématé, Président aiglantin, ironique, en français]
« En français ça veut dire ne fait pas confiance à ton prochain et arme toi comme un connard. »

Ardhi se retint de rire mais un large sourire illuminait son visage. Le sujet était suffisamment sérieux pour qu’il n’éclate pas de rire, il aurait aussi craint d’offenser la présidente sitolienne qu’il appréciait beaucoup pour sa clairvoyance. Mais Wen s’affranchissait exceptionnellement d’une réaction outrée en bonne et due forme et elle se contenta de répondre sous le coup de la surprise et en français.

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, surprise, en français]
« Quoi ? Non ! »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux et souriant]
« C’est ce que j’ai cru comprendre aussi.»

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, sérieuse, en français]

« Non. Je disais que personne n’était parfait, pas même nous. La confiance est essentielle, mais nous ne sommes jamais à l’abris d’un changement. Les bons deviennent les mauvais, et vice-versa. La première chose que nous apprenons dans la police, c’est « Aucune arme n’est dangereuse, c’est son porteur qui l’est ». Si les armes des hommes gentils finissent dans les mains des hommes mauvais, alors c’est perdu. Il faut stopper la…le… »

Elle eut un trou de mémoire. Wen parlait plutôt bien le français, mais elle avait un bagage linguistique encore assez basique. En tant que présidente de la Sitolie, elle avait dû ressortir ses vieux cours et repratiquer par question de principe et d’image. Le dialogue était le ciment de l’Union, parler allemand et français était une nécessité. Elle reprit donc en allemand.

« La course à l’armement. Mais cela se base sur la bonne foi de tout le monde. »

[Adjot alématé, Président aiglantin, souriant, en français]

« Votre français s’est amélioré Wen. »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, souriant, en français]
« Vous avez remarqué ? »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, souriante, en français]

« Merci. »

Une porte claqua, suivit d’un juron typiquement terre-neuvois.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, fort, en français]
« Mesdames, la porte ! »

Il posa ses doigts sur son front, soupirant en souriant.

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, souriant, en français]
« A ce rythme nous finirons par changer les portes chaque année, c’en devient affligeant.»

Adjot pensa aux doubles portes de son propre bureau à Balthazard, il avait le sentiment qu’un jour où l’autre on finirait aussi par les casser…

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux, en français]

« Bien ! Ecoutez, Monsieur Alématé, Madame Lin-Zhu, faites ce que vous voulez. Je suis toujours sceptique, mais j’ai compris le message et je vais y réfléchir sérieusement. J’ai envie de dire que ce n’est pas comme si j’en avais le choix. En tout cas désormais ce n’est pas moi qu’il va falloir convaincre…ce sont vos citoyens. Et les miens.»

Des deux mains, Il pointait ses index comme des revolvers en face de lui pour désigner les citoyens aiglantins et sitolien de l’autre côté de l’océan, puis il pointait ses pouces derrières lui pour désigner les Terre-Neuvois présent dans les bureaux de l’étage.

Wen hésita à parler en français. Mais finalement elle reprit avec de l'allemand, cela se faisait très couramment en Aiglantine et Ardhi se débrouillait bien mieux en allemand qu'elle avec le français. Son action eut pour effet de transformer la conversation en conversation bilingue.


[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, souriante]

« Tous ne sont pas si angoissé que vous, Monsieur. Je pense que nous pourrions tous être surpris par les résultats de ce vote.»

[Adjot alématé, Président aiglantin, souriant et sérieux, en français]
« En tout cas ce ne sont pas les aiglantins qui s’opposeront à de nouvelles rencontres. Pourvu que ce soient de bonnes rencontres. »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, malicieux]
« Reste les Terre-Neuvois. Nous sommes comme nous sommes que voulez-vous.»

Un courant d’air chaud annonça une nouvelle présence dans le petit salon, une secrétaire d’une cinquantaine d’année poussa la haute porte de deux fois sa taille en ôtant du pied la cale qui maintenait la porte entre-ouverte. Elle s’adressait au président terre-neuvois – son président – en français, poliment, mais avec une pointe d’autorité. Madame Martin était une femme de caractère.

[Arjuna Martin, secrétaire, fort et avec assurance, en français]

« Monsieur Kemenangan, Monsieur le Ministre Godo vous demande au téléphone. Il est en ligne. »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, sérieux, en français]
« Ah ! J’attendais son appel !»[/i]

Il se tournait vers Adjot et Wen.

« Vous m’excuserez, je n’en ai pas pour longtemps. »


[Adjot alématé, Président aiglantin, souriant et levant la main]
« Faites, faites. »

[Wen Lin-Zhu, Présidente sitolienne, souriante]
« Très bien, à plus tard. »

[Ardhi Kemenangan, président Terre-Neuvois, souriant]
« Et n’hésitez pas à vous resservir.»

Ardhi désigna la bouteille d’alcool encore présente sur la table avant de s’éclipser rapidement. La secrétaire quitta la salle en premier, suivit de près par le président. Et alors qu’il venait à l’instant de quitter la pièce et qu’Adjot et Wen n’avaient pas encore eu le temps de reprendre leur discussion, la lourde porte en bois commença à se refermer lentement en l’absence de la cale avant d’accélérer sous l’effet d’un puissant courant d’air. Trop loin, ni le président aiglantin, ni la présidente sitolienne n’auraient eu le temps de la stopper dans sa course folle.

[Adjot alématé, Président aiglantin, fort, en français]

« ARDHI ! La porte ! »

Malgré cet acte désespéré, la porte claqua bruyamment et lourdement, faisant trembler le mur, et elle fut immédiatement suivit d’un juron typiquement terre-neuvois parfaitement audible de l’autre côté de la cloison.


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Visite diplomatique au Caskar
Setan, Grand Duché Caskar
30 Mai 2032


Image
Résidence Ducale, Setan, Grand Duché Caskar.

Citer :
Résumé rapide:
Le ministre Terre-Neuvois des Affaires International et actuel représentant du Kodomo à l'étranger, Kaleo Serigala, s'était envolé pour le lointain caskar dans le cadre d'une rencontre diplomatique d'exception - la première, en fait, hors du Wenlei depuis des décennies déjà - . Mais l'attentat perpétré contre son interlocutrice l'avait profondément affecté et la joie de pouvoir honorer son pays dans ces première tractations s'étaient passablement envolés. D'humeur peu jovial, Kaleo Serigala sut faire face à la situation en ne laissant finalement rien transparaître, ou presque, devant la jeune femme qui le reçu dans la Résidence Ducale, Alexandra, la Grande Duchesse du Caskar. Et bien vite, à la surprise du Terre-Neuvois, la rencontre prit des tournures de rendez-vous d'affaires.


[+] Conversation complète
Ce voyage avait une saveur assez particulière. Bien que ce n'était pas la première fois qu'il se rendait en Dytolie, jamais son rang de ministre ne lui avait donné l'occasion de porter les couleurs de l'Union dans le vieux continent. De plus, le Caskar était un pays qui ne lui était pas familier, du moins, il n'avait jamais eu l'occasion d'y voyager. L’atmosphère était lourde. C’était avec la plus grande des joies qu’il s’apprêtait à rencontrer les autorités caskar, fier et ravie d’accomplir un pas important dans la diplomatie de l’Union qui s’était jusque-là résout à n’entretenir que le strict minima à coup de visite éclair au Wenlei, Nayoque et Janubie lorsque cela était nécessaire. Mais Kaleo se retrouvait bien malheureusement dans la situation typique pré-2030 : Le Caskar se trouvait dans une stabilité toute relative, et l’attentat perpétré contre son la Grande Officière des Affaires étrangère, sa propre interlocutrice, l’avait profondément choqué. D’une part parce que cela le touchait directement, et d’autre part parce la nature même de l’attaque, lâche et ignoble. L’ambiance était morose en somme.
Le voyage en lui-même ne fut pas désagréable, mais l’état du réseau aérien mondial étant totalement bordélique, Kaleo avait dû prendre plusieurs vols différents faute de long courrier. Il était resté silencieux durant tout le voyage et s’était contenté de lire un livre. De toute manière, il n’y avait pas de protocole particulier, il se permettrait alors de parler sans modération.
Après de longues heures de vol, le ministre et ses deux accompagnants accusait le contrecoup du décalage horaire. Parti le matin, arrivé le matin. L’avion s’était posé à l’aéroport de Setan, il s’attendait à être reçu à la sortie principale à l’intérieur du terminal mais il en fut autrement. Une hôtesse lui avait expliqué qu’il sortirait à l’arrière de l’appareil où l’attendait des chauffeurs.


[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales, sérieux et en français]
« Et nos bagages ? »

[L’Hotesse, polie et en français]
« Ils ont été pris en charge, Monsieur. »

Le reste des passagers avaient quitté l’avion conformément à la procédure, puis ce fut au tour des diplomates Kodomo de poser le pied sur le sol Caskar. C’était une sensation nouvelle comme à chaque voyage, on cherchait des repères d’abord, puis on listait les différences. La température, l’humidité et la luminosité pour ne citer que ces paramètres n’avaient rien à voir avec le Kodomo ou même le reste de la Dytolie du sud. Il semblait qu’à chaque frontière se dessinait un autre monde, où s’écrivait une autre histoire ! En philosophe, il descendit une à une les marche de l’escalier en prenant le temps de contempler le paysage : Une vaste étendu de tarmac, ceinturé à l’horizon par de petits immeubles et à sa droite, l’aéroport de Setan qui paraissait relativement neuf. En fait, c’est toute la ville qui semblait jeune. Il n’y avait pas ces coulures typiques de Terre-Neuve sous les rebords des fenêtres, ni ce petit côté rouillé des gouttières, ni même les couleurs pastel des façades craquelés des vieux quartiers de Nouvelle-Cartane…tout était neuf, ou alors fort bien entretenu.

Des hommes l’attendaient lui et ses compatriotes. Comme prévu, il remarquait que l’un deux venait de finir d’entreposer les bagages dans le coffre. Dieu ! Qu’il fallait être délicat ! Une mauvaise manœuvre causerait à coup sûr un regrettable incident diplomatique ! Malgré lui et sans vouloir offenser ses hôtes, il eu du mal à sourire en apercevant le Grand Officier Eugène Marakes du haut des marches. Pas qu’il ne l’aimait pas, pour sûr, mais parce que sa présence était une conséquence du triste attentat perpétré contre Dame Dekropos. Toutefois, il se forçait à sourire. Mine de rien, il était content d’être ici, même s’il aurait préféré que le contexte soit différent.


[Eugène Marakes, Officier des Affaires étrangères]
« Messire Serigala, votre venue, sachez-le, représente un grand honneur pour nous et la grande duchesse attache une importance toute particulière à ces entrevues... »

Le Grand Officier fut immédiatement traduit en français par l’interprète Caskar qui l’accompagnait. Kaleo était un homme chaleureux par nature, souriant et optimiste. Mais aujourd’hui, il était beaucoup plus réservé, presque triste.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant et neutre]
« Merci infiniment Monsieur Marakes, l’honneur est tout partagé. Et c’est un plus grand honneur encore d’être reçu par son Altesse elle-même. »


Les Kodomo saluèrent poliment les officiels après une brève introduction et, immédiatement, on les avait fait monter dans deux voitures. L’action fut bien rapide et déjà, ils prenaient les routes bordant l’aéroport en direction du cœur de la capitale où ils devaient rencontrer la Grande Duchesse Alexandra.

[…]

Le trajet fut finalement assez court, déjà les deux voitures étaient arrivées à la Résidence Ducale. La délégation Kodomo avait suivi bagages en mains Eugène Marakes jusqu’à la salle du conseil où siégeait la Duchesse. C’est lui qui les introduit à Alexandra

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Soyez le bienvenue monsieur Serigala. J'espère que vous avez fait bon voyage. »

Kaleo se penchait poliment en signe de salut. Il essayait de retrouver sa bonne humeur pour ne pas faire mauvaise impression.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant et sérieux]

« C'est un honneur pour moi d'être reçu par Madame. Le voyage nous a été très agréable, je vous l’assure ! »

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Vous m'en voyez ravie. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant et sérieux]

« Si je puis me permettre et afin de vous remercier de nous recevoir, je souhaiterais au nom de l'Union du Kodomo vous faire dons de ces quelques présents. Ils sont au nombre de trois, offert par nos République respectives que sont la Terre-Neuve, l'Aiglantine et la Sitolie. »

Il y avait deux petites valises rectangulaires et une valise plus grosse sur roulette. Tandis que les deux accompagnant du ministre se chargeait de défaire les liens de la plus encombrante, Kaleo s’avançait poliment avec la première valise et la disposait sur la table la plus proche. Son Altesse Alexandra se leva pour le rejoindre tandis qu’Eugène se proposait de porter assistances aux employés Kodomos. Kaleo déloqua les deux petits verrous avec une petite clef puis il ouvrit la partie supérieure, laissant dévoiler son contenu. La petite mallette en bois contenait en son sein un service à thé en porcelaine ainsi que du thé, offert par la Sitolie, ainsi que d’une montre à gousset aiglanaise d’une grande complexité technique gravée des armoiries Caskars. Au même moment, l’un des assistant du ministre extirpa six bouteilles de grand crus Terre-Neuvois soigneusement disposé dans un caisson en bois qu’il posa sur la même table avant de se retirer poliment.

« Nous espérons que ces modestes présents vous plairont, beaucoup d’efforts ont été nécessaire pour que ce soit le cas. »


[Alexandra, Grande Duchesse]

« Vos présents ne manques pas de charmes, j'en suis honorée. Permettez qu'à mon tour, je vous retourne le geste.»

Alexandra laissa couler sa main dos vers le sol pour introduire un grand objet recouvert d’un tissu blanc qui trônait dans la pièce. La délégation Kodomo observèrent, intrigués, la jeune femme se placer devant l'objet dont deux serviteurs retirèrent soudain le voile.

«Puisse cette modeste réalisation incarner l'union de vos peuples... »

Une statue taillée dans du marbre blanc venait de paraître. La surprise fut grande! Une statue! Et d'une incroyable beauté ! Voilà qui mit Kaleo dans une situation délicate. Ne connaissant pas les mœurs et coutumes Caskar dans son intégralité, il espérait que dans le pays, la taille des cadeaux ne soit pas une chose importante. Il aurait été confus si tel avait été le cas, malgré tout le travail d'orfèvre réalisé par les artisans du Kodomo tout entier!)

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, surprit et observant méticuleusement la statue]
« Madame la Duchesse! C'est...Pardonnez-moi, c'est...incroyable, d'une rare beauté! Quelle sp…splendeur! »

Le ministre s’approchait de la statue, soufflé. Il faut dire que ce n’était pas une petite statue, et les détails étaient très travaillés. Il était à la limite de rire, nerveusement sans doute. C’était juste surprenant, une statue ! Kaleo reprit son calme.


« Quel travail remarquable... »

[Alexandra, Grande Duchesse, malicieuse]
« Soyez pas embarrassé, nous avons, nous aussi, une conception très poussée de l'honneur. Vous êtes non-seulement notre invité, mais qui plus est, vous avez la grâce de songer à honorer les autres nations et cultures. De plus, vous êtes la première nation d'un autre continent - lointain ! - que nous recevons dans le cadre de relation diplomatiques. Prenez cela comme un gage de l'attachement que nous accordons à nos relations avec vous... »

Elle reprit sur un ton plus neutre.


« Nous avons souhaité faire une allégorie de vos contrées, nous espérons ne pas avoir commis d'erreur de symbolique. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, sérieux]
« La symbolique de la statue n’est pas le plus important, c’est la symbolique du geste. Néanmoins, à ce que je peux voir, je ne vois rien qui puisse me gêner ! Je puis vous assurer Madame que nous saurons rendre hommage à un si noble présent. Cette statue sera exposée à la vu de tous sur nos terres pour témoigner du savoir-faire Caskar...et de nos relations diplomatiques. Votre attitude à notre égard me touche, Madame la Duchesse. Puisse cette journée être retenu dans l'histoire comme le début de relations saines, fortes et sincères. »

[Alexandra, Grande Duchesse, amusée]
« Mais, j'escompte bien ne pas vous laisser partir sans être parvenu à obtenir au moins cela. »

Kaleo rit également à son tour de bon cœur.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant]
« J'admire votre volonté! Souhaitez-vous donc débuter par un sujet en particulier ? Que pensez-vous d'une déclaration de reconnaissance et de non-ingérence ? »

[Alexandra, Grande Duchesse]

« Excellente idée, et puisque nous n'aimons pas tourner autour du pot, nous sommes intéressés par votre gaz et nous souhaiterions vous vendre notre pétrole. Nous vous aurions bien offert également les bâtiments qui vont avec, mais nous sommes trop occupés pour développer notre industrie dans l'immédiat. »

Ouf ! Kaleo essaya de cacher sa surprise. La Duchesse avait le mérite d'être franche. Gaz contre pétrole, la rencontre semblait soudainement prendre une toute autre tournure, celle d'un rendez-vous d'affaire. Il réfléchit rapidement. Le pétrole était une ressource limitée en Aiglantine...avoir une nouvelle voie d'approvisionnement privilégié était donc une bonne opportunité. Mais tout de même ! Il espérait que sa venue n’était pas uniquement lié aux ressources gaziers de Sitolie ! Il y eu un silence.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, sérieux]
« Très bien Madame. Je comprends. Dans ces conditions, je suis prêt à signer un document stipulant que nous acceptons votre offre généreuse. Cependant sachez qu'en vertu de notre constitution, cet accord devra être approuvé par le peuple Kodomo. »

Il leva un sourcil en souriant, chose qu’il fallait interpréter comme un « Le comprenez-vous? »


[Alexandra, Grande Duchesse, souriante]
« Cela me semble évident. Les gouvernements doivent servir le peuple, les mauvais ne l'on pas compris. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, sérieux et souriant]
« Je suis heureux de vous l'entendre dire, c’est un sujet très sérieux chez nous. J'ai ici avec moi un exemple de traité que nous pourrions signer concernant les formalités administratives mais Ô combien nécessaire à la réussite de nos relations. Je parle bien sur des ambassades. Je le juge juste, mais peut-être mon jugement ne sera-t-il pas partagé ? Je vous en prie, prenez le temps de le lire. »

Et c’est ce que la Duchesse fit. Calmement et lentement, elle inspecta le document Kodomo.

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Ces termes me sembles tout à fait équitables, ce qui règles, il me semble, les questions "d'approches" non ? »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, sérieux et souriant]
« Bien entendu! Je suis ravis que cette question ne pose pas de problématique ! "L'approche" comme vous dites, est faites ! Vous vous douterez surement que ma position de Ministre des affaires internationales du Kodomo me poussent à explorer toutes les pistes que nous pourrons engager avec le Caskar. Ainsi Madame, êtes-vous favorable à un partenariat dans le domaine culturel et de la recherche? »

Elle prit une pause avant de répondre.

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Sur ce point-ci…j’ai une demande particulière. Cela n’a rien avoir avec un engagement, mais voyez-le plutôt comme une proposition. Le Caskar dispose d'un système éducatif particulier, les Louksa... Le système à fait ces preuves chez nous et, bien qu'il ait besoin d'adaptation, nous avons pensé qu'il serait peut-être compatible avec vos populations. Nous souhaitons notamment le tester à l'extérieur et connaître ses forces et faiblesses. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, sérieux et intrigué]
« Que pouvez-vous me dire sur ces...Louksa? Quel type de méthodes employez-vous? »

[Alexandra, Grande Duchesse]

« Il s'agit de notre système éducatif. Afin d'éviter que les enfants ne soient exposé à une influence quelconque ; ces derniers sont envoyés à leurs 6 ans dans un Louksa, une ville-école-autonome ou seule l'administration et les cours sont gérés par des adultes. Tout le reste est administrer par les étudiants.
Ainsi, il suivent deux cursus : le premier, classique, test et développe leurs capacités intellectuelles. Le second, dit des options, consiste à leur affectation pour accomplir des tâches en vue du bon fonctionnement du Louksa comme l'entretien électrique, des plomberies, la protection, la cuisine, le lavage.
Ainsi, ils apprennent la vie tout en découvrant la coopération et se forment à la société dans laquelle ils vont vivres.
De plus, dans le cas où ils présenteraient des défaillances complètes dans l'un des deux cursus, ils ont le second pour les rattraper.
Enfin, à leurs vingt ans, en fonction de leurs résultats et de leurs désirs, un service spécial au sein du Louksa se charge de leur trouver un emploi sous peine de quoi ils les gardent jusqu'à ce qu’ils aient reçu un travail.
Qu'en pensez-vous ? »

A son tour, Kaleo prit une pause pour réfléchir toute en brossant le coin de sa moustache avec sa main droite.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, en pleine réflexion]
« C'est...une manière intéressante de procéder...vraiment très intéressante...mais s'agit-il d'internat ou bien les élèves retrouvent leur parents chaque soir ainsi que les week-end? Ou au moins le week-end? »

[Eugène Marakes, Officier des Affaires Erangères]
« Au Caskar, ils y retournent pendant les vacances, mais nous pouvons adapter la chose pour que les élèves puissent rentrer pendant les week-end aux Kodomo… »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, en pleine réflexion]
« Hum…Bien que notre système éducatif soit, certes, différent du votre, je pense que nous cherchons finalement les mêmes choses...c'est fort intéressant, vraiment. Mais quand bien même ! Je ne suis pas en mesure de prendre une telle décision ! Vous comprendrez également que ce que vous me demandez est délicat, nous avons nos lois, nos coutumes…Je ne peux pas vous donner une réponse. Cependant, je pourrais soumettre un projet à l'Office Fédéral de l'Education Kodomo. C'est en effet lui qui gère ce genre d'affaire, et au final le peuple qui le valide ou l'invalide. Importer un nouveau système me parait…difficilement envisageable, sauf votre respect bien sûr! Faire changer les mentalités d'un pays est déjà une chose bien fastidieuse, je vous laisse imaginer l'affaire pour trois. »

Kaleo leva les yeux au ciel, amusé.

« Toutefois, en ce qui concerne les méthodes de travail, c'est autre chose ! Il est toujours bien de voir ce que font les voisins ! J'invite..."l'Officier à l'Education" si je ne me trompe ? A rencontrer mes collègues de l'OFEd pour en discuter ! C’est L’Office Fédéral de l’Education, au cas où. »

[Alexandra, Grande Duchesse, souriante]
« Eh bien je serais ravie de les rencontrer en ce cas... »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, surpris et intrigué]
« Plait-il? Dois-je comprendre que Madame est en charge des affaires liés à l’éducation ? »

[Alexandra, Grande Duchesse, souriante]
« Voyons monsieur, au Caskar, tout ce qui n'est pas délégué, est à charge du Grand Duc. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, confus]
« Vous m'en voyez désolé, j'ai encore beaucoup à apprendre de votre beau pays. »

Il reprit en souriant.


« Laissez-moi vous dire que vous serez la bienvenu au Kodomo, je puis vous assurer qu'une fois rentré, je m'assurerais de mettre l'OFEd en relation avec Madame. Avez-vous quelque chose à ajouter sur ce volet? J'aurais moi même quelques choses à vous proposer. »

[Alexandra, Grande Duchesse, l’invitant de la main]

« Faîtes, faîtes. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant]
« Puisque nous parlons de l'éducation et de méthode éducative, envisageriez-vous la possibilité de mettre en œuvre un partenariat estudiantins entre les écoles et universités Caskar et Kodomo? En cela, j'entends permettre et faciliter les échanges étudiants, ainsi que les voyages à but éducatifs. Cela touche donc à la problématique des visas. En outre, accepteriez-vous de simplifier l'obtention des visas pour les étudiants? Nous sommes bien d'accord que cela se fera de manière réciproques et que les étudiants caskars au Kodomo et inversement seront traité de la même manière que les citoyens du dit pays. Par exemple au Kodomo, un étudiant Caskar sera couvert par la Sécurité Sociale et la Loi. »

Il prit une pause et souriait à son interlocutrice.


« Qu'en pensez-vous? »


[Alexandra, Grande Duchesse]
« Bien sûr, c'est une idée réjouissante, bien que notre système inclue l'université, nous allons nous arranger pour qu'il soit compatible pour des échanges avec l'extérieur. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant]
« Ce sera surement le défis majeur alors! Je conçois que les systèmes d'éducations puissent varier d'un pays à l'autre, mais nous mettrons tout en œuvre pour que chacun puisse acquérir les connaissances et le savoir-faire nécessaire dans son domaine! »

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Je n'en doute pas. »

La Duchesse laissa un temps, comme pour réfléchir. Puis elle reprit.

« Si nous abordions à présent le domaine du tourisme ? »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant]
« Je vous suis! Avez-vous une idée particulière dans le domaine? »

[Alexandra, Grande Duchesse]

« Bien sur, nous pourrions faire de la publicité réciproque pour le tourisme à l'étranger dans un premier temps. Mais également, le Caskar songeait à l'organisation sur son sol de course et activités sportive pour faire découvrir sa culture et se ré-intégrer dans le monde. Seulement, il serait préférable que des équipes de plusieurs nations se fasse face au moment de ses affrontements sportifs... »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, sérieux et souriant]
« ...tout comme nous souhaitons promouvoir notre culture et les merveilles matérielles et immatérielles du Kodomo. Je vous comprend parfaitement, Madame, et je peux m'engager à l'accepter! Pour cela, nous devrions simplifier au mieux l'accord des visas, qu'en pensez-vous? Les rendre le moins cher possible, juste pour couvrir les dépenses liées à leurs élaborations, me parait être le meilleur moyen de pousser nos citoyens à voyager. Cela vous paraît-il envisageable ? Quant à la publicité, elle se fera tout naturellement auprès de nos agences. »

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Tout à fait, cela est logique. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, curieux]
« Par pure curiosité, le Caskar a-t-il un sport national? Dans quels domaines excelle-t-il? »

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Le combat au sabre... »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant]
« Intéressant...qu'en est-il de l'escrime? »

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Au Caskar, elle n'existe pas. Nous sommes sinon de bons navigateurs. A vrai dire, tout ce qui touche à l'eau de prêt ou de loin ne nous pose aucune difficulté. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant]
« Très bien! Chez nous, les sports de combats, le tir sportif et...plus exotique, le ski sont des sports très appréciés au Kodomo! »

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Cela aussi est intéressant, mais nous n'avons pas de montagnes en nos contrées... »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant]
« Il y a des montagnes en Dytolie bien sûr, mais vous serez la bienvenue dans les nôtre ! Bien! Avez-vous quelque chose à ajouter sur le volet touristique ? Je considère tout ce qui a été dis comme acquit lorsque nous rédigerons le traité.»

[Alexandra, Grande Duchesse]
« Non, je n'ai rien de plus à dire, quel thème désirez-vous aborder à présent ? »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires international, souriant]

« Après avoir abordé l'éducation et le tourisme, il reste à mon sens un dernier chapitre à évoquer. Vous avez émis le souhait de faire connaître votre Duché, Madame. Je vous propose de le faire également dans nos galeries d'art et nos musés. Nous avons accueillis par le passé de somptueuses collections étrangères, y compris à l'heure où je vous parle. Mais les musées Caskar ne nous ont jamais fait l'honneur de présenter leurs œuvres au Kodomo. Accepteriez-vous que Kodomo et Caskar puissent organiser des expositions d'œuvres nationales dans nos pays respectifs ? Bien entendu, l'accent est mis sur la sécurité et la préservation des œuvres, toute nationalité confondue ! »

Et ainsi continuèrent les tractations diplomatiques qui aboutissaient à la signature des traités.


Réalisé avec Mark!


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Message Publié : Lun Mars 13, 2017 8:59 pm 
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Inscription : Mer Fév 04, 2015 6:29 pm
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Localisation : Balthazard, Aiglantine, Union du Kodomo
Visite diplomatique San au Kodomo
Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve
1 juillet 2032


Image
Palais Ministériel des Affaires Internationales, Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve.

Citer :
Résumé rapide:
Kaleo Serigala, le ministre des Affaires international, Ardhi Kemenangan, le président Terre-Neuvois et Pierre Lumbanikan, le Ministre des Finance du pays ont rencontré Yamoto Kenzaki, représentant et businessman de la Sankakkei Corporation. La rencontre était d'office axé sur le domaine commerciale avec une ferme intention des San de proposer Lithium, fer, zinc et pétrole à l'Union du Kodomo. Une chose à laquelle cette même union ne pouvait vraiment refuser tant les importations de ces matières premières étaient chahuté par les aléas qui frappaient les producteurs du marché international. Les trois Terre-Neuvois ont pu découvrir non sans une certaine surprise le fonctionnement et les motivations de la puissance corporation, tout en ayant finalement l'impression de signer un pacte avec le diable. Pourtant, les relations Kodomo-San partaient plutôt du bon pieds et de multiples projets communs furent monté au cours des semaines qui suivirent la rencontre...


[+] Discutions complète
Le Ministre Terre-Neuvois des Affaires Étrangères, Kaleo Serigala, avait accueillit le Daimyo du clan Ari et représentant de la Sankakkei Coporation au Kodomo Yamoto Kenzaki à l'aéroport international Sainte Cécile de Nouvelle-Cartane sous les flash crépitant des journalistes et les objectifs des caméras de télévisions. Les deux hommes avaient pu rapidement faire connaissance lors du trajet en voiture les conduisait au Palais Ministériel des Affaires Etrangères dans le centre ville de la capitale et ils avaient prit le soin d'en apprendre un peu plus sur la culture de l'autre, en particulier dans le domaine morale et économique puisque la visite du Saimyo était résolument d'ordre commercial. Malgré une lourde averse typique de la saison des pluies, la météo était tout à fait clémente en cette mi-journée. Il était même important de noter qu'aucun nuage ne venait voiler le ciel, ce qui était plutôt rare en cette période. La rencontre se déroulerait sous un bleu azure et ce n'était pas pour déplaire aux diplomates. La voiture escorté par la police entra dans la cours du bâtiment colonial classé au patrimoine, et les deux hommes furent accueillit par le Président Terre-Neuvois en personne, Ardhi Kemenanga, ainsi que le ministre des finances, Pierre Lumbanikan. Les mains s'empoignèrent à tour de bras et les Terre-Neuvois mirent de la chaleur dans leur accueil comme ils savaient si bien le faire, toujours sous l’œil attentifs de journalistes. Souriant et enthousiaste, les hôtes Kodomo invitèrent Kenzaki à les suivre jusqu'au salon du bâtiment bien plus propice aux affaires. Naturellement, les employés présents dans le bâtiments saluèrent poliment le San et les représentant politiques terre-neuvois en se levant lorsqu'ils étaient assis devant leurs machines à écrire et plus rarement, devant leurs ordinateurs, ou se contentant de s'arrêter et de saluer d'un signe accompagné d'un sourire au passage des quatre hommes. La pièce dans laquelle venait d'entrer Yamoto, Ardhi, Kaleo et Pierre était lumineuse et était dominé par des teintes chaleureuses. Des rideaux légers colorés et translucides laissait diffuser la lumière de la somptueuse journée qui pénétrait dans toutes sa surfaces les hautes fenêtres. Un parquet encastré diagonalisé accueillait les pas du San, puis, au centre la pièce, un somptueux tapis aux motifs géométriques et aux couleurs chaudes et accordés permit à l’œil de ne pas se lasser de la vaste étendu de bois. La pièce était décoré avec gout et offrait un côté vintage que l'on retrouvait partout au Kodomo. Le mobilier était moderne, au design proches des 70's, avec des formes, couleurs et matériaux parfaitement accordé avec le reste du salon qui semblait vivre de ses multiples objets exposés sur les tables basses, commodes et bibliothèques. Deux canapés et deux fauteuils pourpres aux pieds en bois se faisaient face, espacé par une table basse en verre. Une dactylographe se tenait tout proche avec une machine à écrire afin de noter tout ce qui allait être dit. Dans un premier temps, elle salua les hommes avant de prendre place derrière sa machine équipé de pattes silencieuses. Tous se mirent à l'aise dans les canapés, et l’apéritif Ô combien sacré en Terre-Neuve fut servit.

[Ardhi Kemenangan, Président, levant le sourcil]
"Puis-je vous servir un apéritif, Monsieur Kenzaki?"

Le traducteur prit soin d’assurer le dialogue entre les locuteurs français et japonais. Yamoto Kenzaki était confortablement installé dans un des fauteuils, à l’aise en tant que businessman. Le côté rétro de l’ameublement Terre-Neuvois était plutôt à son gout, pas coutumier certes mais l'aspect rustique lui était de toute manière toujours plus propice lorsqu’il tenait des discutions que tout autre environnement.

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
"Et bien volontiers, mais soyez modeste ; c'est plus par curiosité culinaire qu’autre chose"

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]

« Bien entendu, je ne voudrais pas vous assommer avec la culture locale. Permettez-moi de vous proposer un verre de Kavawitchmanni, en espérant que cela vous plaise. C'est typique d'ici, fait à base de Kiwi.»

Il se tourna vers ses deux collègues, Kaleo Serigala et Pierre Lumbanikan, respectivement Ministre des affaires étrangères et Ministre des finances, et leurs proposa également une coupe, ce à quoi ils répondirent par la positive. Et après avoir servi ses convives avec minutie et précision (l’alcool était précieux ! Tout comme le temps des techniciens de surfaces pour nettoyer la table en cas de mauvaise manipulation !), il s’adressa à tous.

« Et bien, trinquons Messieurs ! »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, souriant]
« Santé ! »

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, souriant]
« Santé ! »

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
« Kempaï. »

Les verres s’entrechoquèrent au-dessus de la table avant d’être porté aux lèvres de chacun. Kenzaki avait pris le temps de regarder son verre pendant le service et l’avait accepté de ses deux mains afin de signifier son entière remercîment puis après avoir examiné un bref instant le liquide et trinqué, il but délicatement le nectar. La saveur lui était effectivement inconnu mais il l’apprécia.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Ainsi, Monsieur Kenzaki, pourquoi ne pas commencer par le commencement ? Je tiens à souligner de nouveau l'honneur que nous vaut votre présence aujourd'hui, cela faisait longtemps que notre beau pays n’avait accueilli de dignitaire étranger. Ainsi nous aimerions commencer par les bases, à savoir instaurer des ambassades dans nos pays respectifs. Cela vous parait-il…raisonnable ?"

Ardhi sourit avec malice, sans nulles arrière-pensées. Telle était sa nature.

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
« Cela va de soit ! Cela ne pose nuls soucis pour notre Corporation »

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et satisfait]
"Alors parfait ! Monsieur Serigala, si vous le voulez bien ?"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, poli et souriant]
"Voici, Monsieur, ce que nous souhaitons vous proposer. Il va de soi que nous pouvons modifier à foisons les articles mais nous pensons, peut-être à tort je l’entends bien, qu'il répondra aux situations courantes et fera office d'une base solide pour l'entretient de nos relations. Je vous laisse en prendre connaissance !"

Yamoto pris le temps de le lire de façon scrupuleuse et soigné, de légère mimique était à peine perceptible.

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]

"le point 1.4 , 2.4 mériterai plus d'éclaircissement , pour le respect et reconnaissance mutuelle, et le point .3 sur l'entraide policière n'est pas de mon ressort , tout comme la partie sécurité est le Clan Ari à ses forces de sécurité mais je ne puis attribuer chaque clan ni notre service de renseignement. Cela composera uniquement le Clan Ari "

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux et souriant]

"Et bien discutons de ces points ! Que préconisez-vous ? Que devrions nous savoir sur la Sankakkei Corporation ?"

Il s’écoula bien une demi-heure le temps que le dignitaire et businessman San explique toutes les subtilités du fonctionnement de la Corporation. Bien vite, il fit connaitre les tensions entre clans qui composaient l’entreprise-état, celle-ci n’hésitant pas à se tirer mutuellement dans les pattes pour le seul plaisir d’emmerder – le mot était bien choisis – le clan adverse. Ainsi Yamoto Kenzaji craignait que la question de la sécurité, géré par un autre clan (le clan karasu), soit tout bonnement annulé par le dit clan pour discréditer le clan d’appartenance de Yamoto, le clan Ari. Et la situation était figée. Il proposa afin de débloquer le mécanisme politique san de réaliser un traité incluant uniquement le clan Ari, ce qui eut pour effet de déstabiliser les Terre-Neuvois face à une nouvelle forme d’état qu’ils ne connaissaient guère. C’est-à-dire qu’il n’était même plus question de signer un traité avec une entité géographique au sein d’un autre territoire comme une région ou un département par exemple, mais de signer avec une catégorie de la population d’un même territoire. La chose étant, cela ne garantissait pas sur le papier le respect mutuel entre le Kodomo et l’ensemble de la Sankakkei. Les Terre-Neuvois refusèrent catégoriquement, mais avec politesse. Mais au-delà de ces menus problèmes, Yamoto Kenzaki fit part d’une réalité au Sankakkei : La légalité de la drogue. Avouant baser une partie de la fortune de la corporation sur la « neige », il demanda aux Kodomos comment ces derniers le prendrait. Totalement abassourdit, les Terre-Neuvois prirent le temps de digérer la nouvelle et de déclarer « chaque chose en son temps ». Kaleo se retenait difficilement de rire nerveusement.

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
"Comprenez que le clan Ari peux signé pour sa propre partie, mais qu'une consultation de tous les clan est nécessaire pour une plus ample coopération et en cela les autres clan ne voudront pas forcément se soumettre à des accords dont il ne profite pas"

[Ardhi Kemenangan, Président, dubitatif]

"Je vois le topo...donc vous nous dites qu'un clan pourrait accepter, mais pas un autre ? Avez-vous une solution à cela ?"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, stupéfait et abasourdit]
"Pourquoi ne pas diviser le traiter en plusieurs parties ? Sauf votre respect, la Sankakkei ne refuserait tout de même pas un traité l'engageant à ne pas agresser le Kodomo...ni l'inverse tout de même ! N'est-ce pas?"

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
"Les intérêt commerciaux sont prédominant, attaquer un partenaire reviendrai à une perte sèche de tous les actifs des clan les plus impliqué dans ce même pays, donc le traité de non-agression est parfaitement réalisable, nous avons des intentions mercantiliste et pas belliciste ; quand bien même certains philosophes parle d'une guerre économique à l'heure actuelle, mais je diverge sur un autre sujet"
Il y eu un silence après la dernière phrase du San, les trois Terre-Neuvois venaient d’être achevé en beauté et Kaleo pouffa de rire et prit, cul sec, le reste de son verre.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, tentant de camoufler son rire derrière son verre]
« Pardonnez-moi, c’est nerveux ! »

« Business is business » pensa Kenzaki, « Imbécile » pensa Ardhi, répugné à l’idée que les intérêts commerciaux priment sur la préservation de la vie et la paix. Il reprit avec le plus grand des sérieux en se permettant même le luxe de sourire malicieux. Mais sa plus grande difficulté fut de ne pas offenser son hôte, ce fut un exercice délicat qu’il parvînt tout de même à réaliser…ou presque.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Bien, écoutez, partons alors sur une séparation des traités ! Quant à la drogue...en toute amitié, oubliez. L'Aiglantine et la Terre-Neuve ont eu une très mauvaise expérience par le passé, nous ne voulons plus jamais en entendre parler. Vos "produits" pourront transiter dans nos ports mais ne pourront quitter leur container et par extension, ledit port. Nous sommes d’accord ?"

Cela sonnait plus comme un « Nous nous sommes fait bien comprendre ? »

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, sérieux]

"La Senkakkei devra également tenir à jour les bon de commande et de transit. Je crains que mes collègues des affaires intérieures ne soient intransigeant avec cela..."

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
« Ce ne sont pas les marchandises propres au clan Ari mais nous pouvons travailler ensemble pour une sécurité accrue sur cette marchandise »

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et satisfait]

"A la bonne heure !"

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
« Si la marchandise est déclarée comme tel elle est donc bloqué à votre port ou bien elle doit simplement pas quitter le navire ? »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Nous nous sommes bien entendu pour laisser un container déclaré changer de navire et donc, être entreposé momentanément au port. En revanche ledit container sera sous surveillance en permanence par la douane Kodomo. Je tiens à préciser que le navire qui viendra récupérer la cargaison devra avoir un certificat délivré par la Senkakkei valable également à sa destination finale, nous ne voulons pas être un relais pour ce…commerce."

« Appelez-le comme vous le souhaitez » pensa-t-il.

« Vous comprendrez qu'au vu de nos législations, nous devons rester prudent même si nous ne doutons pas de votre bonne foi. »

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]

" Cela demandera un effort de logistique et administrative mais parfaitement acceptable par l'ensemble de la Sankakkei Corporation. Concernant le droit de mouillage, il est donc de fait accepté. Pouvons-nous également étendre ce même volet sur le transit aérien ?"

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, sérieux]
" Tout est bon de mon côté, Monsieur le Président?"

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Et bien passons à la suite et donc au volet Aérien Monsieur Kenzagi!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux et souriant]
« Je pense qu'ouvrir une ligne aérienne directe entre la Senkakkei et le Kodomo serait une bonne idée, qu'en pensez-vous? »

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
"Une ligne direct est envisageable, je me ferai d'ailleurs un plaisir de demander ma dividende à monsieur Zabuza "

Il esquissa un sourire carnassier

"Nous pouvons également parler de l'ouverture des marchés des produits manufacturé San et Kodomo, j’entends par là les biens de consommations communs."

[Ardhi Kemenangan, Président, cachant sa surprise]
" Soit, soit, voilà qui fut rapidement réglé, je suis heureux que cela ne pose pas de problèmes particuliers entre les clans ! Et bien puisqu'une partie de cette visite était dédié à la question commerciale, par quoi préférez-vous commencer ?"

Il prit un air sérieux en posant ses coudes sur ses genoux et il joignit ses mains. A moitié courbé, sa position était un juste dosage entre décontracte et dominance.


"Les matières premières, ou bien les échanges commerciaux généraux ?"


Pierre, le ministre des finances, sortit ses notes et ses carnets de sa petite pochette en cuir noir.

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
« Personnellement ma présence en ces lieux est motivé par ces deux points donc en soit l'un comme l'autre me sont de nature propice à la conversation »

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, sérieux]

"Nous pourrions débuter alors sur la question générale qui régulera de lui-même le marché des matières premières. Monsieur Kenzagi, si je puis me permettre, quels seraient les motivations de la Senkakkei corporation a investir au Kodomo? Visez-vous des secteurs en particulier ? Et quels biens et services seraient principalement exporté par la Senkakkei au Kodomo? Dans les grandes lignes bien sûr...informatique? Mécanique? Finance? Produits agricoles? Quels sont vos secteurs clefs en sommes?"

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
« Le Clan Ari est surtout prolifique dans le domaine primaire et secondaire dans l'industrie dite lourde, la métallurgie, l'agriculture…les clans se complètent. »

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, sérieux et notant les propos de kenzagi]
"Très bien je vous remercie. Monsieur Kenzagi, L'Union du Kodomo pratique une politique protectionniste, comme vous devez certainement le savoir. Ainsi, selon les lois et normes en vigueur, tout produit provenant de l'étranger doit répondre aux normes Kodomo ou équivalentes dans le pays concerné. Pas de travail des enfants, sécurités des employés assurés dans le pays de production, contrôle strict des pesticides, et j'en passe. Cette condition n'est pas négociable ou seulement négociable par votation populaire..."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Autant vous dire que cela ne changera pas..."

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, sérieux]
"Monsieur Kenzagi, la Senkakkei Corporation s'engage-t-elle a accepter et respecter ces conditions ?"

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]
« Ma foi il faudrait pour cela une charte afin d'avoir cette réglementation, après je peux voir cela comme un défi, outre le fait que le prix au-delà d'une devise même concurrentielle pour vous sera augmenté. Nous n’allons pas ignorer un client sous prétexte qu'il souhaite un produit de qualité»

Voilà qui plut à l’oreille du Président. Ardhi souriait, satisfait de la réponse de son interlocuteur.

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, sérieux]

"Nous vous laissons le soin et le temps de réfléchir à cela."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, souriant]

"Comme dis précédemment, rien ne presse."

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, sérieux et souriant]
"A l'inverse, avez-vous des conditions particulières sur les exportations du Kodomo vers la Senkakkei?"

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]

« Notre volonté d'avoir une devise faible sur le marché aura un impact négatif sur le fait que nous importions mais je pense qu'une réciprocité de cette même charte est une juste mesure les contraintes de l'un sont les contraintes de l'autre »

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Nous le comprenons bien, soyez certain que le Kodomo respectera ces conditions ! Nous devons pour notre part maintenir une devise ni trop forte, ni trop faible pour pouvoir importer."

[Pierre Lumbanikan, Ministre des finances, sérieux]
" Le marché se régulera de lui-même avec la convertibilité des devises, c'est une certitude. Avez-vous quelque choses a ajouter ou bien pouvons-nous aborder le sujet des matières premières ?"

[Yamoto Kenzaki, Daimyo du Clan Ari]

"J'en conviens le marché se régulera."

Tout en songeant en lui-même que la Sankakkei Corporation réalisait des mouvements boursiers pour maintenir sa devise basse.

"Nous pouvons effectivement parler des matières premières à présent"

Et ainsi continuait la rencontre. Le san obtint gain de cause à ce pourquoi il avait voyagé si loin. Le Kodomo se fournirait désormais en Lithium, Zinc, fer et pétrole au Sankakkei et le Kodomo s’ouvrait une nouvelle voie commerciale pour écouler du gaz. Mais les tractations allaient peut-être déboucher sur des partenariats bien plus grands encore entre les deux pays…


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Message Publié : Sam Avr 01, 2017 6:21 pm 
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Localisation : Balthazard, Aiglantine, Union du Kodomo
Visite diplomatique Soverov au Kodomo
Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve
7 août 2032


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Palais Ministériel des Affaires Internationales, Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve.


Citer :
Résumé rapide:
Le Ministre des Affaires Internationales Kaleo Serigala a reçu à l'aéroport international Sainte-Cécile de Terre-Neuve le comte Vladimir de Kirigrad, représentant Soverov, sous une pluie battante et par une foule de manifestant, principalement des catholiques mais aussi des défenseurs des droits humains. Le contexte était quelque peu houleux, la presse nationale mais aussi fédérales et internationale avaient cassés beaucoup de sucre sur le dos de la Soverovie, surement assez pour en ouvrir une mine. Les catholiques Kodomos étaient en colère après le passage du décret "De la Foi" et les autres étaient justes perplexes et méfiant à l'égard de la nouvelle souveraine. La rencontre s'était une fois de plus déroulé au palais ministériel en compagnie du président Terre-Neuvois Ardhi Kemenangan qui a conduit les discutions en toute franchises (Peut-être un peu trop au goût du ministre terre-neuvois). Et ce n'est pas la prise successive et rapide d'apéritifs alcoolisés qui fit taire le président, bien au contraire. Le comte et l'élu Kodomo se sont affronté en toute sympathie dans un duel de résistance à la boisson malgré la désapprobation du ministre Kaleo Serigala. La discutions n'en demeura pas moins sérieuse mais il était claire que le facteur alcool réserverait bien des surprises dans cette rencontre hors du commun.

Nous souhaitons une bonne lecture aux plus courageux d'entre vous!
Leraptopes et Hobbes.


[+] Conversation complète
En ce jour très spécial se déroulait un événement on ne peut plus important pour la diplomatie Kodomo, mais aussi Soverov. Pour la première fois, les deux pays physiquement représentés par leurs ministres des affaires étrangères respectifs se tendraient la main. Peut-être avec réserve? Professionnels, Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales du Kodomo et Vladimir de Kirigrad, Représentant de la couronne soverov avaient laissés l'actualité en marge de la manifestation pour se concentrer sur l'essentiel: Les relations diplomatiques Kodomo-Soverov. Et en parlant de manifestations...

Il y avait des jours où il ne valait mieux pas se lever, c'était l'intime conviction du président, le pantalon complètement trempé comme l'ensemble du groupe. Lui avait attendu au palais ministériel l'arrivé des deux ministre et son court passage sous la pluie sur le parvis avait suffit à rincer son costume malgré les parapluies. Et dire que les météorologues avaient annoncé une journée "partiellement voilé". Il se demanda à un moment si le Karma n'était pas derrière tout ça...sans compter la foule de manifestant (Au sec en plus!) qui avait pu accueillir sous les hué le Compte derrière les larges baies vitrées du premier étage du Terminal qui donnaient sur le Tarmac et donc sur l'appareil soverov (Ils avaient bien tenté d'être au plus près de la scène, mais le cordon policier qui bouclaient les accès à la pistes les en aurait peut-être dissuadés. Allez savoir.). Il s'en était suivi - bien sûr - d'un embouteillage monumental sur l'autoroute. Voilà qui débutait bien.

La rencontre telle qu'imaginé se passa au palais ministériel des affaire étrangère dans la capitale Nouvelle-Cartinoise. Les dignitaires s'étaient réunis dans le salon du bâtiment pour y établir les bases des relations Kodomo-soverov. La pièce dans laquelle ils venaient d'entrer était était dominé par des teintes chaleureuses. Des rideaux légers colorés et translucides laissait diffuser la lumière de la journée qui pénétrait dans toutes sa surfaces les hautes fenêtres. Au centre la pièce, un somptueux tapis aux motifs géométriques et aux couleurs chaudes et accordés permit à l’œil de ne pas se lasser de la vaste étendu de bois. La pièce était décoré avec gout et offrait un côté vintage que l'on retrouvait partout au Kodomo. Le mobilier était moderne, au design proches des 70's, avec des formes, couleurs et matériaux parfaitement accordé avec le reste du salon qui semblait vivre de ses multiples objets exposés sur les tables basses, commodes et bibliothèques. Deux canapés et deux fauteuils pourpres aux pieds en bois se faisaient face, espacée par une table basse en verre.


[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, confus et au comte]

"Vraiment Monsieur, je suis navré de la tempête, je vous assure que ce n'était pas voulu!"

[Ardhi Kemenangan, Président, posant sa veste sur une chaise]

"Ni ce camion en panne sur la route..."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, confus]
"Ni cette autre voiture en panne un peu plus loin!"

[Ardhi Kemenangan, Président, à Kaleo]
"M.Serigala, pouvez vous prendre la veste de Monsieur?"

C'était la seconde fois que le Comte se rendait à l'étranger... mais la première fois qu'il était reçu par des manifestants. Il s'attendait à recevoir de l'opposition de la part du Kodomo mais uniquement des dignitaires qu'il allait rencontrer. Il ne comprenait pas pourquoi ses hôtes avaient laissés ces manifestants se rassemblés pour le contester. Aux Principautés-Unies, les manifestants auraient été expulsés manu militari si il le fait afin de ne pas importuner leurs invités. Mais soit, le Comte était représentant de la Soverovie et la Soverovie n'avait que faire de s'occuper de l'opinion de païens tombés dans le sécularisme alliés à des chrétiens ayant renoncés à défendre la parole de Dieu. Il était resté fier et digne, ignorant ces individus l'insultant dans un langage dont il ne comprenait rien. A vrai dire, la pluie l'avait plus dérangés que les manifestants.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, souriant]
"Ma foi, oui. Tenez. Et ne vous en faites pas pour la pluie, notre pays est également capricieux en terme de climat."

Kaleo prit poliment la veste du Compte avant de l'accrocher sur un porte manteau.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Monsieur souhaite-t-il s'assoir? Prenez-place je vous en prie."

Il montra l'un des fauteuils.


"Souhaitez vous par la même occasion un remontant? Alcoolisé?"


[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Ma foi, je suis forcé de répondre oui à vos deux propositions"

Le Comte s'assit sur le siège désigné par le Président.

"Je vous remercie. Pour ce qui est de la boisson... je me laisserais bien tenter par un alcool local."

[Ardhi Kemenangan, Président, devant la vitrine à alcool]
"Un bon choix! Voyons voir...M.Serigala?"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Ça m'est égal"

Ardhi prit une bouteille et trois verres. Il dévissa le bouchon et commençait à servir le Compte en premier.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
" Voici un alcool local, du Kavawitchmanni. C'est à base de Kiwi, j'espère que ce sera à votre gout!"

Le Comte devint curieux. Il n'avait encore jamais gouté ce fruit exotique qu'est le kiwi et l'idée de le gouter dans un alcool, ne pouvait que le combler, en bon slave qu'il était.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"C'est un excellent choix. Je dois admettre qu'il s'agira de ma première expérience avec ce fruit. Ce n'est pas un aliment très répandu dans mon pays."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Vous m'en voyez ravis, et rassurez-vous, nous nous retrouverions certainement dans la même situation si nous nous étions rendu dans le nord."

Comme lors d'une messe, il prit le plus grand des sérieux en levant son verre

"Messieurs, Santé."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, en faisant de même]
"Santé"

Les deux hommes regardèrent brièvement le comte. Vladimir leva son verre et dit santé en réponse à ses hôtes, dans la langue de ses derniers. Cependant, son "Santé" était teinté d'un accent slave profondément marqué et montrait que le Comte avait appris ce mot à l'instant même.
Il sourit, se rendant compte que sa tentative était assez maladroite et but son verre en même temps que les dignitaires du Kodomo. Il était fou de voir comment l'alcool pouvait rapprocher les hommes! Ardhi sirota son verre puis reprit la parole:


[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et sirotant son verre]
"Bien, Monsieur de Kiragrad...Ce début de journée n'a pas été très clément avec nous, à croire que le monde entier s'était mis sur notre dos...Je suppose que vous n'avez pas manqué de remarquer le comité d’accueil qui s'est pressé au portillon dans la joie et la bonne humeur pour vous souhaiter la bienvenue. Je vais être franc avec vous. Je n'essayerais de leur trouver une excuse que lorsque tous les malentendus seront levés. Ce fameux décret est-il si néfaste qu'on nous le rapporte?"

Kaleo manqua de s'ettouffer en buvant, surpris.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, surprit et offusqué]
"Monsieur! Voyons!"

Le Comte, qui avait bu d'une traite son alcool comme l'on fait en Soverovie, reposa son verre et sourit à la question du Président du Kodomo.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Ne vous en faites pas, je suis tout à fait disposer à répondre à votre question."

Il toussa légèrement avant de commencer à répondre.

"Eh bien, ce décret n'est pas néfaste. Contrairement à ce que certains semblent penser, il ne s'agit pas d'une chasse aux païens ou d'une attaque contre cette population, à l'instar de ce que ferait l'Aleka avec les individus présentant une couleur de peau différente de la blanche. Non, il s'agit en réalité d'une politique d'éducation. Ce que je vais dire pourrais choquer mais je tiens avant tout à préciser que la liberté de culte n'a pas lieu en Soverovie, excepté dans le domaine privé. Le but de cette politique est de renforcer l'unité de notre nation. Notre intention n'est pas d'augmenter le paupiérisme des Inuits païens mais de les éduquer afin de les détourner de leurs mauvaises croyances afin qu'ils ne soient plus des exclus ou des parias mais bien des membres à part entière.
Je tiens également à préciser que par mauvaises croyances, nous ne désignons pas les vôtres mais voyez-vous... Nous pensons que notre Dieu s'est montré à tous les peuples du monde mais avec des messages différents. Notre but est de permettre aux Inuits de notre territoire de suivre le même message que nous, le message qu'Il a délivré à la Soverovie."

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant avec dédain]
"L'Aleka! Ah!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, exaspéré et détournant les yeux]
"Ça faisait longtemps que je n'avais plus entendu parlé d'eux tiens..."

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et ironique]
"Auriez-vous l’obligeance de m'expliquer la différ..."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, fort et exaspéré]
"IL Y A une différence notable, Monsieur Kemenangan. Si vous permettez, je reprends la discutions."

Les deux hommes se regardaient droit dans les yeux, puis ardhi leva la main afin de signifier que Kaleo pouvait continuer.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Nous respectons ce choix. C'est surtout la manière de faire qui surprends Monsieur le Comte. On ne peut pas forcer quelqu'un à apprendre, et encore moins à croire. Et que ferez-vous de tous ces gens fidèles à leurs croyances? Nous avons entendu parlé de camps, vous rendez-vous compte de ce que cela signifie? La liberté de pensé est immuable au Kodomo, comprenez que cela ait pu choquer...Si ces gens ne sont qu'une minorité et ne représentait pas la moindre menace, pourquoi avoir lancé pareilles missions?"

Le Comte sourit à la situation assez comique entre ces deux représentants du Kodomo.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Tout d'abord, je voudrais répondre à votre Président, si vous me le permettez. Je conçois que la différence peut être complexe mais elle est en réalité fort évidente. Là ou l'Aleka exclut une partie de sa population, nous voulons, au contraire, que toute notre population soit unifiée et soit frères. Nous ne créons pas de critères discriminants sur base d'une théorie raciste et douteuse en plus d'être contraire aux Saintes-Ecritures. Non, nous avons mis en place une politique incitant les Inuits païens à se rendre compte de leur erreur et les invitant à s'ouvrir à la Foi Catholique mais nous nous permettrons jamais de les traiter comme des sous-hommes ou des animaux alors qu'il ne s'agit que de brebis égarés que nous devons, par solidarité fraternelle, remettre dans le droit chemin.
Ensuite, pour ce qui est de votre question, Monsieur le Ministre... Nous ne les forçons pas à croire car, comme vous, nous savons que la Foi s'embrasse et ne se voit pas imposée par la force. Notre héritage croisé et inquisiteur nous l'a bien appris. Non, nous n'imposons pas par la force, nous faisons une politique incitative mais nous obligeons pas les Inuits à se convertir. Une des preuves les plus évidentes à ce sujet est que notre gouvernement ne s'oppose pas aux départs des Inuits qui ne veulent pas de cette conversion et s'en vont vers les territoires britons, par exemple. Les Inuits peuvent rester fidèle à leur paganisme mais ils devront accepter que dans un pays catholiques, les non-chrétiens ne disposent pas des mêmes opportunités que les chrétiens.
En ce qui concerne les camps, il s'agit d'y enfermer les individus dangereux, autant pour les missionnaires que pour les Inuits eux-même. Il ne s'agit pas d'enfermer les opposants mais les menaces pour la sécurité de ces régions pendant cette entreprises, les autres Inuits sont tout à fait libres de vivre comme bon leur semble. D'ailleurs, la majorité des Inuits restants participent bien aux projets de conversion et montre une grande sympathie pour les missionnaires.
Et enfin, pour répondre à votre question sur l'intérêt de ces missions, il s'agissait de permettre une intégration de ces populations souvent pauvres, délaissées et en décrochage social total. Il s'agit de charité chrétienne et d'une volonté d'intervenir pour renforcer la fraternité et l'unité de notre nation"

Ardhi leva le sourcil et repris une gorgée d'alcool

[Ardhi Kemenangan, Président, très sérieux]
"Hum..."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, ironique et à Ardhi]
"Monsieur vient der marquer un point"

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Bien, imaginons que tout cela ait été atrocement déformé par la presse Kodomo...et mondiale. Comment pouvez-vous nous garantir que vous, Monsieur le comte, catholique et Soverov, nous racontez la vérité et seulement la vérité?"

Le ministre s'étrangla.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, ironique et à Ardhi]
"Monsieur le président, mais c'est une blague? Vous le faites exprès ma parole!"

[Ardhi Kemenangan, Président, réactionnaire]
"Quoi? Je ne suis pas en train de le traité de fiefé menteur bordel! Un peu de respect!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, abasourdit et au bord d'exploser de rire]
"Du respect?! Du respect?! Mais c'est le monde à l'envers ma parole!"

Il se tourna vers le comte:

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, exaspéré]
"Pardonnez Monsieur Kemenangan, il ne tiens pas l'alcool!"

[Ardhi Kemenangan, Président, ironique]
"Je serais respectueusement tenté de vous prouver le contraire..."

Il s'adressa au comte, très sérieusement.

[Ardhi Kemenangan, Président, très sérieux]
"Sauf votre respect, je suis sérieux. Ce n'est pas contre votre personne, mais contre la situation. Des fidèles de votre confession grondes dehors et ils sont à ma charge. Vous m'avez presque convaincu vers la fin."

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Eh bien, je ne peux que présenter ma bonne foi ainsi que les actes de mon gouvernement qui a modifié le décret afin de le clarifier et d'éviter les abus mais également les actes de l'Eglise qui gère cette entreprise de conversion. Nous pouvons déjà nous questionner sur la possibilité que des membres du clergé catholique, indépendant de la Couronne, puissent traiter de façon inhumaine des individus ainsi que leur décision de dévoiler leurs programmes missionnaires ainsi que de mettre en place un programme éthique.
D'ailleurs, si je puis me permettre, je suis tout à fait disposé à tester votre résistance à l'alcool. Il est, par ailleurs, tout à fait délicieux si je puis me permettre."

"Le bougre, il marque des points!" pensa Ardhi.

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et sérieux]
"Permettez moi de vous honorer de la culture local! Monsieur est connaisseur!"

Ardhi remplit de nouveau le verre du Comte, ainsi que le sien, et Kaleo le pria de ne pas le servir.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sèchement]
"N'y pensez même pas."

Le président leva son verre en direction du comte:

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Monsieur, à la votre."

Le Comte leva son verre et le vida d'une traite une nouvelle fois.

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et sérieux]
"Je dois admettre que vos alcools n'ont pas à rougir aux nôtres"

Le Représentant de la Couronne sourit. Ce à quoi Ardhi fit exactement de même.

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et sérieux]
"Monsieur, nous allons devenir de bons amis!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux et soupirant interieurement]
"Sauf votre respect Messieurs, pourrions nous recentrer le débat?"

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et sérieux]
"Vous avez raison! Je m'incline. Bien, j'ai l'impression d'en avoir apprit plus en une demi heure sur cette affaire que depuis le début de ce scandal planétaire. Écoutez, à force de côtoyer nos cher amis aiglantins - de braves gens je vous l'assure - je ne peux m'empêcher de penser au sort des plus vulnérables. Vous parlez de charité, mais pourquoi diable une bonne action aurait-elle causé tant d'indignation dans le monde? Je sais bien que nous pouvons parfois être long à la détente, mais à ce stade nous étions quand même...nombreux à nous poser des questions."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Nous vous remercions de votre bonne foi, Monsieur le Comte. Comme vous le savez certainement, la religion est un sujet sensible. Il est souvent source de tensions, surtout lorsqu'il se mêle à la politique. Je comprends que votre pays puisse exiger des choses de ses citoyens...et de ses non-citoyens...mais ces gens ont un coeur, une âme qui peut être meurtrie. Si vos actions leurs apporte bonheur et sagesse, alors je le loue. Mais je m’intéresse de près à ceux qui souffrent en abandonant la terre de leurs ainés. Les missions soverov auront beau faire le bien auprès de milliers de personnes, elles demeureront contesté tant que des gens seront poussé à quitter leur maison. Vous comprenez?"

Le soverov sourit aux représentants kodomos puis repris son sérieux.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Eh bien, j'ignore la raison. Sans doute à cause de mauvaises compréhensions ou d'une certaine réticence à accepter que la liberté de culte n'est pas appliquée partout.
Néanmoins, je comprends votre soucis de ces populations. Cependant, je tiens à dire qu'il s'agit de leur choix et que nous ne participons pas à ces départs si ce n'est de les rendre possibles pour ceux qui le désirent. D'autant plus que ces missions construisent des bâtiments et des logements de meilleures qualités que celles dont dispose ces populations.
Il va cependant de soi que ces individus sont également nos sujets et que nous ne voulons que le meilleur pour eux, comme des parents qui veulent que leurs enfants soient les plus heureux et prêts à affronter la vie."

Le paternalisme a mené à d’innombrables dictatures pensa Kaleo.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"En Aiglantine et en Sitolie, la liberté de culte se résume au domaine privé. Tout comme vous, je crois le comprendre, la religion ne se pratique qu'au sein de la sphère privé. Pourtant l'Aiglantine est profondément Särkäny et la Sitolie confucianiste et bouddhiste, c'est une réalité, et les minorités vivent en paix et ne sont des citoyens à part entière du Kodomo. Et c'est la population qui l'a choisi, une population très majoritairement Särkäny, Bouddhiste et confucianiste. Ne pensez-vous pas qu'un père devrait accepter les choix de ses enfants? Pourvu que ceux-ci ne causent pas de mal, nous sommes d'accords."

Ardhi, les deux coudes sur les genoux, agita son doigt en direction du comte comme pour réfléchir.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"D'ailleurs...Les inuits ne souhaitant pas embrasser la foi catholique bénéficient-ils aussi de ces lieux?"

Le Comte sursauta comme si la question semblait surprenante.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, surprit]
"Bien entendu. Les missions ont pour objectif de montrer les valeurs de la foi catholique et nous nous devons, par charité chrétienne, de permettre à ces Inuits refusant la Foi catholique de pouvoir bénéficier de l'intégralité des batiments qui seront construits, y compris les logements. Comme l'Eglise, je suis convaincu que cette démonstration de bonté suffira pour qu'ils se convertissent ou bien laissent leurs enfants bénéficier de l'enseignement catholique prévu également dans les missions."

[Ardhi Kemenangan, Président, s'inclinant en levant les mains]
"Pardonnez moi!"

Le Comte hocha la tête et sourit après que Ardhi se soit incliné. Il y eu un court silence.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Bien, bien...et bien quelle histoire..."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux puis levant le sourcil]
"C'est une excellente chose que vous soyez passé nous voir! Comme quoi, le dialogue sur fond d'apéritifs a du bon. Je vous ressert?"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, inquiet]
"Monsieur Kemenangan, je crains que Monsieur le comte ne tienne pas aussi bien l'alcool que vous ne pourriez le croire..."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Allons allons, Monsieur m'a lancé une agréable invitation. Et puis Monsieur vient du nord! Tout de même! La Soverovie M.Serigala!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, contrarié]
"Ce n'est pas le moment de sombrer dans les clichés primaire."

Vladimir regarda Kaleo lorsqu'il parla de clichés en souriant.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, souriant]
"Eh bien, je dois admettre que votre Président a raison. Nous avons une certaine culture de la vodka et de l'alcool en général.
Je serais donc ravi de pouvoir boire un nouveau verre, l'apéritif aide énormément pour conclure des accords et apaiser les relations, comme nous avons pu le voir à l'instant."

[Ardhi Kemenangan, Président, tout sourire]
"Mais écoutez le! N'êtes vous pas fier de partager le savoir de vos ancêtres?!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, offusqué]
"Mes ancêtres m'ont apprit à boire la culture locale avec modération voyez-vous!"

Ardhi commençait à verser de nouveau un fond de verre du précieux liquide au comte avant de se servir lui même.

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et sarcastique]
"La modération c'est s'arrêter quand il le faut!"

Il remarquait que la bouteille s’apprêtait à se tarir.

"Tenez, finissez-moi ce fond de bouteille je vous pris."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, contrarié]
"Monsieur est trop bon mais je..."

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et sarcastique]
"Allez, vous dis-je! Je sais que vous en raffolez."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, contrarié]
"Mais enfin! Il y a des occasions qui se prête plus à la boisson qu'un premier sommet diplomatique."

Ardhi fit un clin d’œil à Kaleo.

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et sarcastique]
"Santé, Monsieur Serigala."

Dépité et frustré, le ministre prit tout de même son verre, le leva en direction des deux autres hommes, et bu doucement. Si le président n'avait pas tort sur une chose, c'est sur le fait que le Kavawitchmanni était de loin l'une de ses boissons préférés.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et calme]
"Dites moi M.Serigala..."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Monsieur?"

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et calme]
"Peut-être serait-il temps de traiter au nom du pays avant que la boisson ne mette hors d'état l'un d'entre nous..."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux et posant son verre]
"Oh! Oui! Bien sûr! Monsieur le comte! Souhaiteriez-vous que nous passions aux tractations à proprement parler? Je parle des échanges mutuels d'ambassades pour commencer."

Le Comte rigola légèrement de la conversation entre les deux hommes et se joigna à eux lorsqu'il s'agissa de boire un nouveau verre. Encore une fois, il le vida d'une traite. Il reprit son sérieux lorsque la discussion diplomatique reprit.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, souriant]
"Eh bien, je ne peux qu'être d'accord. Je proposerais également un traité de non-agression, de non-ingérence et une reconnaissance mutuelle. Qu'en pensez-vous?"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Vous m'ôtez les mots de la bouche. Puis-je?"

Il tira un document de sa grosse pochette de cuir noir et il le glissa sur la table basse devant son hôte. Le comte en prit connaissance.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Eh bien, ce traité me semble excellent. Cependant, je désirerais vous proposer encore quelques modalités, si vous y consentez bien entendu. Il s'agit essentiellement du domaine énergétique mais pas uniquement."

Ardhi, faisant un signe de la main.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Mais allez y!"

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Eh bien, tout d'abord, je souhaiterais savoir votre opinion concernant l'énergie atomique? Voyez-vous, Yugol, notre entreprise de charbon, est également et actuellement la seule entreprise au monde pouvant construire des centrales nucléaires et je sais qu'elle serait ravie de pouvoir doter votre pays de cet apport énergétique moderne et rentable."

Ardhi rigola de bon coeur, l'alcool semblait participer quelque peu mais il n'en était rien: Dieu qu'il tenait l'alcool, et Dieu qu'il était sérieux.

[Ardhi Kemenangan, Président, éclatant de rire]
"AHAHAHAH!"

Il croisa ses jambes puis, tenant une pause semblable au penseur de rode et tout sourire, il reprit:

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et amusé]
"Quel culot! Ce que vous pouvez être fascinant! C'est tout bonnement incroyable!"

Kaleo se contenta de rester muet et de regarder du coin de l'oeil sans une certaine exaspération son collègue.

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et amusé]
"Bien! Bien! Par où commencer? Votre proposition a du bon, je vous le jure! Nous ne pouvons cacher que nous avons besoin d'électricité, mais le nucléaire? Rendez-vous compte! N'était-ce pas dans votre pays qu'il y avait eu cette catastrophe dans les années 80? On retrouve encore des traces de cet incidents dans nos champignons! C'est vous dire! Je ne crois pas que nous soyons prêt à investir dans cette énergie!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Pourtant c'est une option à considérer, Monsieur le président. Monsieur de Kiragrad, pouvez-vous nous parler un peu plus de vos centrales?"

Le Comte sourit. Il y avait effectivement eu un accident nucléaire de ce type dans une nation slave mais cette nation n'était pas la Soverovie qui n'a jamais connu pareil accident.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Tout d'abord, je me dois de vous informer que cet accident n'a pas lieu en Soverovie. Notre nation et notre entreprise sont réputées, et à raison, pour leur amour du travail bien fait et fiable. Mais je me dois de reconnaître qu'une centrale nucléaire comporte des risques mais à l'instar de toute centrale. Les centrales à gaz, à pétrole et à charbon comporte également des risques, seulement je voudrais faire remarquer que les accidents nucléaires sont beaucoup plus rares que chez ces centrales. Cependant, comme je l'ai dit, notre entreprise n'a jamais connu un accident nucléaire tout comme notre pays qui utilise cette formidable énergie. Notre entreprise est très attentive à la sécurité et à la santé de la région ainsi que de ses employés. Si je peux me permettre, la nation qui a eu l'idiotie de se montrer imprudente avec cette technologie a fait un travail de cochon et ses centrales étaient particulièrement dangereuses de base.
Non, même si je ne peux aller dans les détails techniques car je ne suis pas ingénieur nucléaire, je peux néanmoins vous assurer que Yugol veillera à adapter la centrale et sa sécurité à votre environnement. C'est-à-dire la prémunir contre les éventuelles catastophes naturelles qui peuvent frapper votre nation, par exemple.
Si je peux me permettre, peut-être pouvez-vous envisager l'idée d'en installer une ou deux en guise de test afin de pouvoir mieux considérer l'idée sans trop vous investir dans cette énergie."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et s'inclinant une nouvelle fois]
"Mes excuses alors!"

Le Comte hocha la tête afin de marquer le fait qu'il acceptait cette méprise. Après tout, pour une nation lointaine, distinguer une nation slave d'une autre est complexe... surtout quand la Soverovie s'est si longtemps tue...

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"C'est que nous ne pouvons prendre de telles décisions, tout est soumit à votation populaire et convaincre le peuple ne sera pas chose facile. Nous sommes dans une région fortement sismique et volcanique, et notre territoire est relativement limité. En cas d'incident, ce serait une tragédie pour nous tous. Oui les catastrophes nucléaires sont rares, elles ont été de l'ordre de...quoi donc...deux ou trois marquantes? Mais pour quel prix? Des zones dévastés, des personnes contaminés..."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Et puis il y a le problème du coût, je ne connais pas exactement le taux de change entre le Nouveau Franc et l'Ecu Soverov, mais au dernière nouvelle c'était 1 Ecu, 9 Francs. C'est une sacré facture multiplié par 9!"

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Notre entreprise est capable de faire des aménagements afin de se prémunir contre ce genre de désastres. Par exemple, avec des centrales souterraines et au sodium. Ce sont des centrales bien plus fiables pour ce genre de problèmes. De plus, nous pouvons les installer des les zones les moins à risques afin de renforcer cet aspect de sécurité.

En ce qui concerne les coûts, il est vrai que l'écu soverov est relativement fort mais je crois savoir qu'une de vos régions dipose d'une forte monnaie également. Une centrale pourrait donc être construite par là ou bien dans une autre île mais avec le soutien financier de cette île. Sinon, j'aurais également une autre proposition qui pourraient éviter d'éventuels coûts trop élevés mais il s'agit d'une proposition que je souhaitais vous proposer par après."

Les deux hommes se regardèrent, hésitant à prendre la parole de peur de couper l'autre. Ardhi laissa finalement d'un hôchement de la tête le ministre s'exprimer en premier.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Hum, jouer avec les devises ne changera tout de même pas le principal problème qu'est la fiabilité. Bien que je ne remette pas en doute le savoir-faire soverov, les clichés ont la vie dure...Néanmoins, une centrale enterré me paraît déjà plus...fiable justement..."

Il hésita.

"Cela pourrait...peut-être...se faire en...Sitolie?"

[Ardhi Kemenangan, Président, ironique]
"Je pense que les aiglantins ont effectivement déjà assez donné après avoir perdu toute une ville..."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Effectivement, ce serait surprenant qu'ils acceptent de s'y risquer..."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et interrogateur]
"Combien de centrales avez-vous en Soverovie? Je voudrais juste me faire une idée de l'expérience soverov dans le domaine..."
Le Comte réfléchit un moment puis répondit à ses interlocuteurs.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Pour répondre à votre question, la Soverovie dispose de centrales nucléaires depuis 1959. Nous avons possédés un maximum de 5 centrales sur notre sol et nous en possédons désormais deux qui ont été construite en 2018 et 2020 afin de remplacer le précédent parc nucléaire vieillissant. Mais nous discutons actuellement de rétablir notre important parc nucléaire.

Je comprends la peur qu'il peut y avoir de votre population mais il va de soi qu'il s'agit de clichés. Aussi, nous sommes disposé à soutenir une éventuelle politique de dédiabolisation de l'énergie atomique. Concernant la fiabilité, comprenez qu'une centrale doit répondre à des standards, nous pouvons évidemment réhausser ces standards afin que ce soit des standards très élevés - même pour le vôtre. Cependant, cela provoquera des coûts supplémentaires mais nous sommes disposés à faire en sorte que la marge bénéficiaire ne soit pas comptée en comprenant cette augmentation du prix.
Concernant la situation, la Sitolie pourrait être un bon endroit. Et en ce qui concerne le financement, cela peut toujours se faire - j'imagine - avec la monnaie de la région aiglantine, si j'ai bien compris qu'il s'agissait de la région disposant de cette forte monnaie. Sinon, nous sommes tout à fait disposé à vous proposer d'autres moyens de financement tout à fait profitable pour nos nations."

Le Comte marqua une courte pause.

"Je dévie du sujet mais, veuillez excusez ma curiosité. Que s'est-il passé dans cette région? Une ville a disparu?"

"Aussi, nous sommes disposé à soutenir une éventuelle politique de dédiabolisation de l'énergie atomique" Ardhi se retînt de rire en écoutant son hôte. Après le scandale mondiale provoqué par la mauvaise communication Soverov qui avait laissé perplexe des centaines de millions de personnes à travers le monde sur les vertues de la catholicité, c'était un peu l'hopital qui se foutait de la charité. Kaleo l'avait noté également. Mais il restait sérieux et écoutait avec attention le comte.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Ah! C'est une bien triste histoire! Mais rien à voir avec le nucléaire cependant et ça remonte à loin, loin..."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux]
"Une éruption volcanique à l'Ouest du pays a engloutit St-Pierre dans les années 60. Elle comptait 200 000 habitants à l'époque."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Et puis il y a tout ce quartier industriel de Freeway-Dash qui a été rasé par un accident dans les années 80, d'où je disais que les aiglantins avaient certainement déjà assez donné..."

Le Comte fit une mine désolée en apprenant le drame ayant touché l'Aiglantine.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, désolé]
"Je suis profondément navré d'apprendre cela... Je vous fait part de mes condoléances - même si c'est un événement ancien - ainsi que de ceux de ma nation."

Il y eu un court silence.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, cherchant ses mots]
"Sinon, nous...gèrerons au sein de notre pays la question, nous serons cependant ravie de recevoir des ingénieurs soverov pour mieux cerner les enjeux du nucléaire."

[Ardhi Kemenangan, Président, sarcastique]
"C'est un don chez vous, l'implicite."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, ironique]
"Merci, prenez en de la graine."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux
"Bien, cela fait 7 centrales en un peu plus d'un demi siècle...c'est peu, tout de même...maintenant si elles sont toutes encore debout, je ne peux que m'incliner. Et n'allons pas trop vite en besogne! Le problème du financement est un brin plus complexe, voyez-vous les Aiglantins sont bien gentil, mais de là à offrir une centrale nucléaire aux Sitolien, ça la fout un peu mal à la fois pour leur porte-feuille et à la fois pour la symbolique si vous voyez ce que je veux dire! Non, peux importe la devise, la facture ne changera pas pour le pays hôte! Une centrale en Aiglantine coutera moins cher qu'une centrale en Sitolie qui coutera moins cher qu'une centrale en Terre-Neuve, c'est mathématique! "

Vladimir reprit ensuite un air neutre.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"En réalité, je me suis mal exprimé mais nous avons géré 9 centrales au total. Les deux premières ont été actives de 1959 à 1980 et nous les avons remplacés par les 5 dont nous vous avons dit qu'il s'agissait du plus grand nombre que nous avons géré en même temps. En tout cas, il m'apparait également clair que l'Aiglantine ne serait pas un endroit intéressant pour la centrale... Cependant, nous sommes disposés à vous envoyer certains de nos plus brillants ingénieurs afin de vous aider à résoudre cette question, je suis sur que votre peuple saura faire le bon choix.
Sinon, pour ce qui est du financement, nous pensions à une solution qui sera très rentable pour vous... Si du moins vous accepteriez une implantation militaire soverov sur votre sol, à vos conditions bien sur."

Le Comte termina sa phrase avec un sourire charmant.

Fantastique! Absolument grandiose! Ardhi s'était rarement aussi amusé en réunion d'affaire! Ce Soverov était extraordinaire et les Terre-Neuvois allaient de surprises en surprises! L'homme était capable de susciter la compassion avant de défoncer des portes! Et le mieux dans tout cela, c'est qu'il aimait boire! Alors que Kaleo et Ardhi avaient été dans un premier temps touché par les mots du comte, le ministre terre-neuvois fit les yeux ronds quand le président ouvra les bras en levant les yeux au ciel comme pour remercier le ciel. Il claqua bruyamment ses mains en les joignant.

[Ardhi Kemenangan, Président, stupéfait et amusé]
"Une centrale nucléaire et maintenant une base militaire! Bon Dieu! Mais vous êtes plein de surprise!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, essayant de se reprendre]
"L'Union du Kodomo est neutre, Monsieur, notre constitution commune nous interdit de recevoir des bases militaires autres que celle des membres! Je suis navré, mais nous ne pouvons même pas soumettre cette idée au peuple, nous n'y avons pas le droit. C'est une question de principe. Neutralité absolu."

[Ardhi Kemenangan, Président, très sérieux et souriant]
"Pourquoi vouloir une base militaire dans cette région du monde? Que comptez-vous y faire?"

Le Comte rit légèrement. Ces deux représentants du Kodomo amusaient le Représentant de la Couronne par leurs réactions très vivantes, ce qui contrastait avec celles que faisaient habituellement les soverovs.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"Pour répondre à votre question, il s'agit pour nous de renforcer notre présence dans cette région du monde, essentiellement une présence navale afin de lutter contre la piraterie mais également défendre nos alliés si jamais ceux-ci se trouvaient menacés. Mais je conçois que la neutralité soit une obligation constitutionnelle même si, et je ne dis pas ça en souhaitant vous vexer, le concept de neutralité est un concept qui suscite le rire de la part de ma population. N'y voyez-pas une insulte, je souhaitait simplement vous faire part de cette réalité culturelle qui provient de notre histoire. Nous avons l'habitude de considérer les pays neutres comme des pays qui aiment se faire envahir car refusant le soutien et le jeu d'alliance. Ne vous méprenez néanmoins pas, nous respectons votre décision, votre nation est souveraine et doit le rester.
Sinon, puis-je vous proposer une modification de mon offre? Il s'agirait de la possibilité de bénéficier d'une autorisation de mouillage pour nos navires de guerre et de stationnement pour d'éventuels avions avec l'autorisation de votre gouvernement et pour une période donnée. Cependant, il va de soi que cette offre diminuera notre offre de réduire le coût d'eventuelles centrales."


[Ardhi Kemenangan, Président, très sérieux et souriant]
"Mais vous ne nous vexez pas le moins du monde, Monsieur le comte. C'est une vision interessante des choses et je pense que vous avez raison. Néanmoins, je dirais que tout dépends de la politique que vous menez. Si le président Aiglantin, M.Alématé - un homme que je respecte beaucoup - était là, il prendrait un malin plaisir à vous faire un exposé sur sa vision des choses. Je le cite, car j'ai moi-même trouvé la métaphore très bonne. Bien sûr cela n'aura pas le même effet, je n'ai pas la personalité de M.Alématé."

Il souriait avec malice, Adjot Alématé étant un personnage fort et influent. Dans tous les sens du terme. Il prit le plus grand sérieux du monde afin de l'imiter.

"Les aiglantins et les sitoliens utilisent beaucoup la symbolique du dragon. C'est un symbole d'équilibre chez eux: La sagesse en contradiction avec la colère, la bonté confronté à la cruauté, l'amour en parallèle avec la haine, l'équilibre face au chaos...M.Alématé disait qu'un bon pays devrait être à la fois aimé et respecté pour sa forme, ses valeurs et son honneur, et à la fois craint par ses griffes, ses crocs et ses cornes. Et lorsque l'un d'entre eu devient bien trop puissant...lorsque le risque que l'un d'entre eux devienne incontrôlable...

Il regardait droit dans les yeux le comte, puis il joignit brusquement ses mains en entre-croisant ses doigts.

"Les autres ont le devoir de se dresser contre lui et de montrer qu'ensemble, ils représentent à leur tour une menace."

Il sourit, puis reprit un air beaucoup plus décontracté.

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[Ardhi Kemenangan, Président, souriant]
"Et c'est bien normal j'ai envie de dire! Nous sommes tous les predateurs et les proies de quelqu'un, mais de qui? C'est ça, la question! Et ce genre de réponse arrivent durant les guerres, ou aujourd'hui les crises, où les braves se lèvent contre ceux qui ont dérangé l'ordre des choses. La Soverovie est un grand pays, avec des griffes, des crocs et des cornes. Elle est forte et n'a pas besoin des notres. Et j'espère bien que chacun gardera ses cornes chez soit et pas chez le voisin!"

Kaleo reprit.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux et souriant]
"Nous sommes des républiques démocratiques, mais nous ne sommes pas pour autant inoffensif.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov]
"C'est une vision fort intéressante et qui mérite réflexion. En tout cas, je peux vous assurer que les crocs et les griffes de la Soverovie ne servent que pour la défendre ou pour défendre ses alliés. Je suis ravi de savoir votre république forte néanmoins et je ne doute pas qu'elle le soit."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Oh! Ce n'était pas de la ventardise, loin de là mon Bon Monsieur! Pas de rapport de fort ici, nous sommes d'égal à égal! Je suis en tout cas ravis d'entendre que la Soverovie est un pays de raison, pacifique et non bélligérant!"

Kaleo recentra le sujet.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux et souriant]
"Vous parliez de réduire les coûts d'une éventuelle centrale...si le peuple se prononce pour un non, quels autres arguments avez-vous en réserves pour que nous laissions mouiller des bâtiments militaires soverovs dans nos ports?"

Le Comte sourit.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, souriant]
"Eh bien... si jamais cela échouait... Nous sommes prêt à vous proposer des centrales à pétrole ou au charbon afin de remplacer notre proposition de centrale. Je connais néanmoins votre potentiel gazier important, votre nation est également une grande nation du gaz, comme la nôtre. Nous devrions d'ailleurs envisager l'idée de fonder un "trio du gaz" composé du Vonalya, de votre nation et de nous-même afin de collaborer et de nous assurer une certaine domination sur le marché du gaz."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, sérieux et un peu géné]
"Hum...c'est à dire que...je pense qu'il est peut-être important de souligner que le Kodomo s'est engagé sur la voie de l'écologie depuis soixantes-dix ans...les centrales à charbons et à pétroles ont été fermés en Terre-Neuve en 1999 et nous avons signés un traité nous engageant de ne plus jamais en reconstruire..."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Et le plus triste là dedans, c'est que nous avons été les derniers à faire fermer ces centrales dans tous le Kodomo. Enfin, bref."

Il prit un air interrogateur.

"Dites-moi, qu'entendez-vous par "assurer une certaine domination sur le marché du gaz"?"

Le Comte sourit. Il avait entendu parler, et à plusieurs reprises, de pays prenant la voie de l'écologie. Une décision que ne prendrait sans doute jamais la Soverovie tant son économie est portée sur les ressources énergétiques.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, souriant]
"Eh bien, je comprends cette réalité... J'imagine néanmoins que vous disposez dès lors de centrales de gaz performantes et que tous vos gisements en gaz sont exploités par une entreprise nationale?
En ce qui concerne cette 'domination', il s'agirait d'accord de recherche tripartite sur l'exploitation du gaz, de prêts de méthaniers - sans intérêts, et de partage de zones de commerces afin que nos entreprises du gaz respectives ne se "marchent pas sur les pieds" et puissent collaborer. Je suis convaincu qu'une collaboration sera plus profitable que de la concurrence. En plus de cela, mais je m'avance car j'admets que j'ignore si le Vonalya accepterait cette modalité pourtant majeure, cette organisation tripartite pourrait imposer des embargos sur le gaz vis-à-vis de nations menaçant la paix mondiale. Qu'en pensez-vous? "

Vladimir semblait visiblement avoir un faible pour la stratégie. Ni Ardhi, ni Kaleo étaient des expert en la matière, mais ils semblaient cerner les intentions du comte.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, suspicieux]
"Vous voulez dire...contrôler l'offre?"

Le Comte sourit, ses interlocuteurs avaient fait mouche.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, souriant]
"Eh bien, à vrai dire, contrôler les prix est quelque chose qui "fait peur" au Vonalya qui ne veut pas de cela et... je crains que sans sa présence dans pareille organisation, cela soit impossible. Mais je dois reconnaître que cette possibilité serait très apprécié par notre nation. Cependant, en tenant compte des opinions vonalyannes, nous avons du revoir notre ambition et nous pensons que simplement permettre la mise en place d'embargos sur le gaz permettrait de disposer d'une puissance politique importante et qui pourrait permettre à renforcer la stabilité mondiale. "

Les deux terres-neuvois fronçaient les sourcils et faisaient grise mine. Pas que cela les aient contrariés, loins de la, mais ils étaient attentifs et concentrés.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Ma foi Monsieur, je connais bien des gens en Terre-Neuve qui auraient adoré pratiquer cette politique mais qui ne le peuvent plus. Tout d'abord parce que nous avons des accords avec l'Aiglantine et la Sitolie concernant le contrôle des prix de ventes histoire d'empêcher les spéculations voyez-vous...et puis il y a tous les problèmes moraux que cela engendre: Augmenter le prix du gaz, c'est augmenter la facture des ménages. Et pas seulement chez nous. Honnetement, mais ce n'est que mon avis personnel, le fric ne m'interesse pas s'il est sale. Maintenant coopérer ensemble dans la technique, c'est une toute autre affaire!"

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, souriant]
"Eh bien, je ne considère pas que l'argent serait sale car il s'agirait de priver un pays de la ressource gazière si ce dernier est une menace pour le monde et pour des populations, si il est un pays aggressif et belliqueux par exemple. Mais je comprends que le fait de pouvoir contrôler les prix seraient mauvais pour vous sauf que... en tant que producteur gazier, nous pouvons augmenter les prix dans les domaines que nous désirons, de façon à ce que cela n'influe pas sur les prix pour nos propres citoyens et administrations. Sur le transport par exemple."
Le Comte sourit, espérant que cet argument convaincra ses interlocuteurs, au moins sur la possibilité d'embargo.

"Mais, je suis en tout cas ravi de savoir qu'une possible collaboration technique soit bien vue."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Faire un embargo sur un pays criminel ne nous poserait pas le moindre problème, ça me semble naturel, mais vous êtes bien gentil mais lorsque je parlais d'une hausse des coûts pour les ménages, je parlais de - tous - les ménages, quelque soit leur nationalité. Nous savons ce que c'est, nous devons importer toutes nos matières premières et, si vous me permettez l'expression, nous le sentons passer. Je ne suis personnellement pas favorable à un cartel détenant le monopole du gaz alors que ce type de cartel est déjà interdit chez nous..."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, suspicieux]
"C'est une question de principe, Monsieur. Cela impliquerait beaucoup de choses, un sentiment d'injustice et d'incompréhension venant de nos voisins. Ce n'est pas ce que nous recherchons. De toute manière ce n'est pas nous qui influencerons sur les prix. La Sitolie n'a jamais forré tous ses puits et les écologistes font pression - et ils ont certainement raison - pour ne pas ouvrir de nouvelles plattes-formes."

Le Comte afficha très brièvement une mine déçue mais la fit disparaître aussi tôt afin de reprendre une mine plus sérieuse.

[Vladimir de Kirigrad, Représentant soverov, souriant]
"Eh bien, je comprends votre volonté même si j'admets la regretter. Je suis néanmoins heureux de savoir que votre nation est prête à accepter la possibilité d'une organisation permettant de poser des embargos aux nations criminelles ainsi qu'une collaboration technique... Du moins, si j'ai bien compris.
Je crois comprendre également que notre entreprise de gaz ne pourra donc bénéficier de concessions d'exploitation gazière sur votre sol."
Vladimir dit cette dernière phrase avec un sourire. Bien que cette proposition était sérieuse, elle était également un blague - Le Représentant se doutait que ces ressources étaient réservées à l'entreprise nationale du Kodomo."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Allons, allons, nous ne pouvons tomber d'accord sur tout, mais nous pouvons trouver des compromis! Nous en avons déjà un visiblement! Vous avez bien compris!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires étrangères, suspicieux]
"C'est une politique de longue date menée par la Sitolie. Je pense que cela doit aussi être le cas en Soverovie, je me trompe?"

Vladimir répondu que ce fut effectivement le cas.

Cette rencontre avait tout d'exceptionnelle. La forme, le fond, d'aucun n'aurait pu imaginer la tournure que prendrait les discutions. Comment en quelques heures, les préjugés, le mépris et la colère avaient été balayé dans la salle d'un revers de la main. Comment paradoxalement, l'ambiance était bonne en comparaison de l'accueil froid (et humide) de la population à l'arrivé de Kirigrad. Les deux Terre-Neuvois n'étaient pas encore tout à fait convaincu de la bonté de la Soverovie à l'égard des non-chrétiens, mais Vladimir avait réalisé un coup de maître en prouvant qu'au final, la couronne n'était peut-être pas si satanique que les journaux avaient pu le rapporter. Il n'était pas un mauvais bougre et il était même plutôt sympathique car, en dépit de toutes ses mésaventures, il était resté poli, courtois et aimable à l'égard des dignitaires Kodomo. Mieux, une certaine complicité était peut-être né entre le président et le comte. De Kirigrad avait peut-être réussis son pari en montrant le "vrai visage de la soverovie", ou tout de moins le vrai visage du soverov. Restait à voir si l'opinion publique serait lui aussi charmé, ou non.


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Message Publié : Dim Juil 16, 2017 10:25 pm 
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Localisation : Balthazard, Aiglantine, Union du Kodomo
Visite diplomatique Kaiyuanaise au Kodomo
Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve
10 Juillet 2033


Image
Palais Ministériel des Affaires Internationales, Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve.

Citer :
Résumé rapide:
Le président Ardhi Kemenangan et le Ministre des Affaires Internationales Kaleo Serigala ont rencontré leur homologue kaiyuanais Cheng Huling, Ministre Impériale des Affaires Etrangères, au Palais Ministériel de Nouvelle-Cartane. Kaleo s'en était aller accueillir le représentant Kaiyuannais à l'aéroport internationale Sainte-Cécile de Terre-Neuve, une tâche plaisante qui lui permettait un tête-à-tête avec son convive. Cela lui permettait de mieux exercer son travail et de mettre en confiance le haut dignitaire, et il allait lui en falloir, du travail, quand on avait comme collègue Ardhi Kemenangan, homme franchement maladroit. Heureusement, si Ardhi avait tendance à parler avant de réfléchir, sa bonté et sa gentillesse le rendait très aimable! En ce jour fut signer le premier traité Kodomo-Kaiyuanais depuis de nombreuses années d’atonie diplomatique.


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En fin de matinée, l’aéroport international Ste-Cécile était bondé et les passagers baignaient dans la lumière de la magnifique journée qui s’annonçait grâce aux immenses toitures vitrées. Il avait plût sans nulle pause durant près de trois jours, ce rayon de soleil s’annonçait peut-être comme un signe du destin…ou bien cela avait un rapport avec le grand sérieux des attachés diplomatiques Terre-Neuvois qui s’étaient préalablement renseignés sur la météo même si…les erreurs de prédictions n’étaient pas impossibles.

Le sol était encore humide et le temps frais, ce qui rendait au final l’atmosphère plutôt agréable en comparaison des chaudes journées humides. A l’aéroport attendait plusieurs berlines somme toute assez neutre au final, mais respectant les codes d’antan de la diplomatie Terre-Neuvoise avec un certain prestige et standing à assurer vis-à-vis de leur hôte. Ce n’était certe pas aussi luxueux que les berlines chromés de la diplomatie sitolienne, mais c’était tout de même mieux que la « neutralité présidentielle aiglanaise », en outre la politique du « tous égaux ». Cela faisait moins « haut-standing ». Kaleo Serigala, le Ministre des Affaires International de la Terre-Neuve et actuel représentant diplomatique de l’Union du Kodomo était chargé d’accueillir Son Excellence Chen Hulin, le Ministre Impérial des Affaires Etrangères Kaiyuanais à sa sortie de l’avion. Il appréhendait un peu la rencontre car il était conscient du poids qui pesait sur ses épaules. C’était bien lui, le modeste psychologue de Bokogan, qui détenait en quelque sorte le destin des relations Kodomo-Kaiyuanaises. De son côté, le président Terre-Neuvois n’avait pu se déplacer jusqu’à Sainte-Cécile en périphérie de Nouvelle-Cartane, la capitale, où il siégeait. En réalité, il aurait pu, mais soucieux de bien faire, Ardhi Kemenangan avait décidé de gérer lui-même les préparatifs au palais ministériel des affaires étrangères. Il s’agissait de faire bonne impression à l’empire et il fallait par conséquent que tout soit parfait, vraiment tout.C’était un choix après tout, tout comme les sitoliens et les aiglantins faisaient le choix d’y aller à deux ou trois. En revanche il craignait tout de même un peu une mauvaise réaction de son convive pour sa non-présence, mais il se rassurait comme il le pouvait en se disant que dans nombre de pays, les diplomates étaient rarement reçus par le président, et encore moins le roi. Et puis il était inutile de se présenter à deux pour recevoir une unique personne, cela éviterait que l’un soit éclipsé par l’autre…bref, l’état de la diplomatie mondiale était devenu tellement poussiéreuse qu’au final, il tablait sur le fait que plus aucun code diplomatique n’était encore en vigueur…à l’exception peut-être des fondamentaux, comme la politesse et la présentation.

L’avion du Ministre Kaiyuanais s’était posé sans encombre sur le tarmac de l’aéroport de la capitale, minutieusement inséré dans la partition des maestros de la tour de contrôle. L’avion s’était immobilisé proche du comité d’accueil composés de Kaleo Serigala lui-même, d’un traducteur, d’un attaché diplomatique et de deux journalistes triés sur le volet pour immortaliser l’évènement dans ses moindres détails. Un peu plus loin, d’autre journalistes des différentes télévisions publics, caméras en mains, ainsi que quelques employés d’aéroports ayant abandonné momentanément leur tâche (quand ils le pouvaient) assistaient au débarquement.
Le Ministre sortit de l'appareil accompagné de son interprète qu'il avait déniché dans les méandres obscurs de l'Université de Shengfen. Il alla à la rencontre de son homologue, ne semblant pas se soucier de l'absence du Président Terre-Neuvois.


[Chen Chen Hulin, Ministre impérial des Affaires Etrangères, souriant]

« Bonjour excellence. C'est un honneur pour moi de vous rencontrez en une si belle journée. »

[Kaleo Serigala]
« Bonjour et bienvenue Excellence ! L’honneur est également nôtre ! C’est un plaisir de vous recevoir sur nos terre ! Avez-vous fait bon voyage ? »

[Chen Chen Hulin, Ministre impérial des Affaires Etrangères, souriant]
«Oui, j’ai fais un bon voyage. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, souriant]

« Si vous me le permettez, je vous invite respectueusement à me suivre, notre voiture nous attends ! ».

[Chen Hulin, Ministre impérial des Affaires Etrangères, souriant]

« Très bien, je vous suis. »

Les deux hommes se mirent en route, immortalisé par les flashs lointains des journalistes.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, souriant]

« Oh, oui, et bien sûr nous adressons nos salutations les plus sincères à Sa Majesté l’Empereur Yangchen. Enfin par « bien sûr » je ne veux pas dire que c’est évident, enfin cela fait tellement longtemps… nos prédécesseurs et nous même avons mené une politique bien maladroite ces dernières années vis-à-vis du Kaiyuan, je ne sais pas ce que Sa Majesté, vous-même et les kaiyuanais peuvent penser de nous… »

[Chen Hulin, Ministre Impérial des affaires étrangères, souriant]

« Je ne manquerais pas de les lui transmettre, soyez en assuré. Et n’ayez crainte, vraiment. Vous n’avez pas à vous blâmer . Je suis ravie d’être ici. D’ailleurs, c’est bien pour cela que je suis venu, n’est-ce pas ? Clarifier les choses si vous les jugiez troubles ?»

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, souriant]
« Oui bien sûr ! Vous m’en voyez rassuré. »

Le conducteur de la voiture tînt la porte au Ministre Impérial qui s’y engouffra. Kaleo l’imita en entrant par la portière opposé, elle aussi tenu par un homme au gants blanc. Le traducteur enfin, prit la place du copilote.

Les deux hommes parlèrent tout au long du trajet, le courant semblait passer et l’ambiance était bonne. Kaleo essayait tant bien que mal d’éviter les sujets sensibles, ce que semblait aussi faire Chen. On parlait de la politique kaiyuanaise et Kodomo, des affaires courantes, sans jamais prononcer les mots « guerre civile ». Et pourtant chacun pouvait deviner dans l’œil de l’autre que ces mots étaient aux cœurs de leurs pensées. C’était une saine hypocrisie à laquelle ni le Terre-Neuvois, habitué à la franchise, ni le kaiyuanais, homme d’honneur qu’il était, n’étaient habitué. Mais elle était saine et plutôt bien maitrisée pour un numéro d’équilibriste improvisé.

La berline noire était silencieusement entrée dans la cour du palais ministériel de la capitale. La diaspora kaiyuanaise de la capitale, certe bien moins importante qu’en Sitolie et en Aiglantine, s’était réunis devant le bâtiment et n’avait pas manquer de saluer le Ministre, comme de nombreux autres Nouveaux-Cartinois qui s’étaient déplacé pour l’occasion. En fait, tout ce petit montre se serait bien déplacé jusqu’à l’aéroport mais depuis les débordements subit lors de la visite du Comte Soverov Vladimir de Kirigrad, la direction de « Sainte-Cécile » avait expressément fait savoir qu’elle ne tolèrerait plus aucun « non passager » dans la zone des départs qui donnaient une vue imprenable sur la piste.

Stationné sur le parvis du bâtiment, la berline faisait face au président Terre-Neuvois et représentant de l’Union. Des voituriers aux gants blanc tinrent de nouveaux la portes aux passagers – y compris le traducteur kaiyuanais, cela allait de soi – et tous en sortirent. Kaleo était satisfait, il était parvenu à esquiver les sujets houleux comme un chef. Il était du mauvais côté du trottoir et tenait d’une main le haut de sa portière, parlant brièvement avec l’employé tandit qu’Ardhi Kemenangan s’empressa de descendre les quelques marches du parvis pour aller saluer le ministre impérial avec une franche poigné de main.


[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et énergique]

« Votre Excellence Hulin ! Bonjour, bienvenue ! Bienvenue en Terre-Neuve ! C’est un privilège et un honneur de vous recevoir ! Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point nous avons été soulagé d’apprendre que cette horrible guerre s’était enfin terminé ! »

Kaleo ferma la porte de l’auto si violemment que les suspensions eurent du mal à encaisser le choc. La tête du ministre avait pratiquement fait un demi-tour pour venir incendier du regard le président, ce même président qui avait sursauté, surpris, mais qui n’avait pas été arreté dans son élan. A vrai dire, le bruit sourd de la portière n’avait rien eu de très surprenant. Chen Hulin avait hésité à se retourner par curiosité mais face au représentant terre-neuvois, il tendit à son tour sa main pour empoigner la sienne.

[Chen Hulin, Ministre des Affaires Internationales, souriant et calme]
« Votre excellence, merci de m’accueillir. Et je vous remercie encore pour votre considération à l’égard de mon peuple. Néanmoins si nous ne pouvons faire fit du passé, nous devrions, ou plutôt, nous devons assurer l’avenir. »

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
« Oui, bien sûr, vous avez totalement raison. Je vous en prie, suivez-moi, nous serons bien plus à l’aise à l’interieurs. »

Chen acquiesçait, souriant, et il commença à monter les marches. Kaleo, lui, avait eu le temps de contourner la voiture et jeta de nouveau des regards assassins au président terre-neuvois qui ne saisit pas les raisons d’un tel châtiment. Sans un mot, Ardhi fit une grimace et leva épaules et main pour signifier sa mécompréhension « Quoi ? », ce à quoi il n’y avait rien à répondre. Kaleo passa devant le président en levant l’une de ses mains face au visage d’Ardhi pour lui signifier un « Stop » net, tout en tenant le sommet du nez au niveau des yeux, mâchoire serrée, pour signifier son exaspération. Ardhi, surprit et confus, fermait alors la marche.

[…]

[Chen Hulin, Ministre des Affaires Internationales, sérieux et souriant]

«…Bien sûr, nous nous concentrons d’avantage sur les pays du Wenlei avec qui nous sommes les plus proches, disons…géographiquement et certainement culturellement mais nous ne nous arrêterons pas à ses frontières. Aujourd’hui tout reste à faire, c’est un peu un nouveau départ pour nous tous, n’êtes-vous pas de cet avis ? »

Le salon dans lequel se trouvaient les diplomates étaient très lumineux, un mobilier à la gloire des années 1970 modernisait le plancher et les murs baroques. Un soin tout particulier avait été apporté à l’accordance des couleurs et des matériaux. Là, sur la table basse, on retrouvait comme sur n’importe quelle autre table basse terre-neuvoise des verres d’apéritifs alcoolisés déjà entamé par leurs propriétaire respectifs.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux et souriant]
« Nous le sommes. »

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
« Pour sûr ! »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux et souriant]

« Le monde ne s’est pas arrêté de tourner néanmoins, mais il est vrai que les ambassades ont fermé une par une depuis le début de ce siècle, comme une épidémie… »

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
« Ce n’est pas parce que la récolte est mauvaise qu’il ne faut pas replanter les graines pour l’année d’après, replantons des ambassades un peu partout et cette fois ci prenons en soin, tout comme nous prendrons soin de cette belle plante qu’est la diplomatie.»

[Chen Hulin, Ministre des Affaires Internationales, sérieux et souriant]

« L’image est belle, je suis de cet avis. »

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux et souriant]

« Cela me parait être une bonne transition pour « planter » notre première ambassade, qu’en pensez-vous ? »

Ardhi se tournait vers Chen, calme et souriant.

[Chen Hulin, Ministre des Affaires Internationales, sérieux et souriant]
« Et bien allons-y ! Ce sera déjà un excellent début. »

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
« Nous avons un document à vous proposer, il s’agit vraiment d’une base que nous jugeons honnête et juste mais bien sûr, libre à vous de l’accepter ou non. Nous sommes ouvert aux discutions ! Monsieur Serigala, si vous le voulez bien ?»

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux et fouillant dans son porte document]
« J’en viens, j’en viens… »

Kaleo extirpa un document de sa pochette en cuir noir et il la tendit au Ministre impérial. Ce dernier prit le soin d’en lire chaque mot, méticuleusement afin d’en saisir tous les sens, des plus explicites aux plus implicites. Mais il n’eut pas besoin d’user de ses compétences pour dénicher quelconques ambiguïtés et il apposa sa signature au bas de la page, souriant. Chen Hulin était une personne très agréable, calme et posé, pour le plus grand plaisir des terres-neuvois.


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Message Publié : Ven Juil 21, 2017 9:12 pm 
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Visite diplomatique Vonalyane au Kodomo
Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve
30 août 2032


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Palais Ministériel des Affaires Internationales, Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve.

Réalisé avec Alwine il y a fort longtemps!


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Résumé rapide:
En 2032 et à quelques semaines de la visite du Comte De Kirigrad de Soverovie, le duo Ardhi Kemenangan-Kaleo Serigala (respectivement président et ministre des affaires internationales terre-neuvois) rencontraient pour la première fois la Comtesse d'Orveral, Ingrid Parle-d'Or, Ministre de la diplomatie Vonalyane. Assez rapidement, une bonne ambiance s'était installé et une nouvelle fois les discutions allaient bon train. Bien sûr, au delà de la bonne humeur régnante, ni les terre-neuvois, ni la vonalyane n'avaient oublié le but principale de cette rencontre. Les débats furent animés, mais un accords - ou plutôt des accords - furent trouvé dans bon nombre de domaines. Ainsi le Kodomo et le Vonalya coopèreraient désormais sur la question de l'exploitation et la gestion du gaz, mais également sur des projets scientifiques liés à la géothermie et à la chimie de synthèse biologique. A ce jour, le Vonalya devînt la pays ayant signés le plus d'accords avec le Kodomo (Sans considérer le canton ultramarin de Yiwai)


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Rapidement et avec énergie, le président Terre-Neuvois tînt la porte à la diplomate vonalyane. Il était monté comme une pile aujourd'hui, enfin un peu plus que d'habitude. Ardhi était un personnage énergique quand il n'était pas simplement triste. Il était vivant et le montrait de manière inconsciente, cela avait certainement un rapport avec la culture locale où l'on parlait fort, avec vivacité et, parfois si ce n'était souvent, de manière bouillonnante (De tous le Kodomo, les Terre-Neuvois étaient connu pour être des "sang-chaud"). Ah, et le Franc parlé Terre-Neuvois faisait partit intégrante du patrimoine immatériel du pays.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et polie]
"Madame."

Dos à la porte, le président invita d'une main le groupe à rentrer. Kaleo Serigala talonnait la représentante vonalyane, tout comme deux autres personnes, un homme en chemise blanche, gilet noir et nœud papillon assortit, et une femme joliment vêtu, dactylographe expérimentée, qui assureraient le service et le bon déroulement de la réunion. La diplomate était plus calme, mais souriante, trouvant assez réjouissante l'énergie de son hôte. Elle hocha doucement la tête quand le Président l'invita à entrer, admirant ce geste où la galanterie semblait largement précédé le protocole. Ce n'était pas elle qui allait en faire une histoire, ceci dit. Les deux hommes étaient resté plutôt silencieux dans les couloirs du bâtiment, bien que dans le même temps, le bâtiment en lui même était tous sauf silencieux. Quoiqu'à son passage, le bruit chutait de manière significative de bureaux en bureaux au rythme où ce qui semblait être les employés se levaient tour à tour en cessant toute activités.Bien qu'elle fut touchée par la spontanéité de l'action - peut-être un peu trop spontané, les kodomos lui donnaient l'impression d'être montés sur des ressorts - elle aurait peut-être préférée ne pas nuire à la productivité Terre-Neuvoise. Et donc elle était là, dans cette vaste salle, en présence de ses deux hôtes. Et elle redevînt leur centre d'attention.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux, souriant et réajustant ses lunettes]
"Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous faire attendre sur le parvis, je m'en serais voulu. Du coup je n'ai pas eu le temps de vous demander si Monsieur Serigala ici présent avait été à la hauteur de vos espérances en matière d’accueil..."

Le Ministre cachait son inquiétude derrière un grand professionnalisme. Sérieux, il ne laissait rien transparaître.
"Je le souhaite", pensa-t-il.


[Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie, souriant finement]
"Je vous l'assure, il l'a été. Je vous remercie pour votre accueil."

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, soulagé et souriant]
"Vous m'en voyez soulagé!"

Ardhi referma la porte en forçant, l'humidité l'ayant fait gonflé.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]

"C'est une chance qu'il fasse beau, et pas trop chaud par dessus le marché. La météo est capricieuse ces temps ci et malgré la fiabilité de nos météorologues, c'est une averse torrentielle qui avait accueillit notre ami M.De Kiragrad..."

"Ainsi qu'une pluie de manifestant" pensa kaleo.

[Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie, avec un léger demi-sourire]
"Ce n'était pas de chance pour lui, le pauvre ! Enfin, peut-être que son dieu voulait le punir pour quelque petite bêtise qu'il avait faites"

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et en indiquant d'une main les canapés]

"Honnêtement je vous jure que nous avions pensé la même chose. Mais je parles, je parles, prenez un siège Madame! Que diable! Quelle honte de ne pas vous l'avoir proposé plus tôt!"

Bizarrement, Ardhi ne se dirigeait pas vers les canapés mais vers l'immense armoire qui tapissait tout un pan de mur.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux]

"Je vous en prie Madame, installez-vous."

Elle hochait de nouveau la tête en signe de gratitude. Ingrid s'installait sur le canapé comme l'avait indiqué son hôte, elle fut d'ailleurs imité par Kaleo qui prit place en face d'elle.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux]
"Madame désirerait-elle un rafraîchissement?"

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux à l'autre bout de la pièce]

"Nous avons d'excellent apéritifs!"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux et exaspérés]

"...où vous pouvez également demander autre chose, nous vous le ferons parvenir."


[Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie, faisant un léger sourire]
"Je prendrai volontiers un rafraîchissement, oui, mais je préfère éviter l'alcool pendant ce genre de discussions... contrairement à notre bon Roi"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, souriant]
"Oh mais nous n'avons pas que des alcools je vous l'assure! Certain sacralise l'apéritif..."

[Ardhi Kemenangan, Président, fouillant dans l'armoire à l'autre bout de la pièce et sans se retourner]
"J'en suis..."

Il acquiesça pour souligner l'évidence.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux et souriant]
"J'en suis aussi, mais avec modération. Toujours. Nous avons d'excellent jus de fruit et cocktail, de la limonade aromatisés au fruits ou non, des sirops...nous avons bien entendu de l'eau plate et gazeuse. Je pourrais vous suggérer un cocktail ou un sirop, ils sont rafraichissant et peu sucré comparé à la limonade, c'est excellent par cette chaleur.

[Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie, souriant finement]
"Un cocktail me ferait envie! Que me suggérez-vous?"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux et souriant]
"Le Tuli-Tuli est l'un de mes favoris. Citron, ananas, fruit de la passion et grenadine. Vous laisseriez-vous tenter?"

[Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie, souriant finement]
"Ce sera parfais, merci !"

Aussitôt dit, l'homme en costume qui ressemblait à s'y méprendre à un barman briton hocha poliment la tête et quitta la pièce en ouvrant énergiquement la porte. C'est qu'elle était dure à ouvrir gonflée comme elle était, bougre. Ardhi était déjà sur le retour, une bouteille d'alcool et deux verres à la main, puisqu'Ingrid en avait décidé ainsi.

[Ardhi Kemenangan, Président, disposant les verres et débouchant la bouteille]
"Monsieur Serigala?"

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux et souriant]
"Avec plaisir, merci."

Le temps de faire le service, Kaleo meubla la conversation en demandant quelles boissons autres que l'eau étaient consommées au Vonalya. La diplomate leur parla de l'hydromel, ou vin-de-miel, cette boisson alcoolisée très prisée depuis les temps les plus anciens, et qui était, disait-on, la boisson des dieux, mais aussi des diverses liqueurs, des laits d'animaux des plus communs aux plus exotiques et des quelques jus de fruits qui composaient l’attirail des boissons vonalyannes. Elle mentionna aussi le café et le thé, ainsi que le fait que, si le premier venait d'un peu partout, les vonalyans préféraient, par l'effet de la tradition et des habitudes culinaires nées de celle-ci, le thé kaiyuanais.

Le barman revînt avec un large verre au liquide rouge vif, décorée de quelques fruits. Il avait fait vite! Très vite même! De quoi démontrer toute la qualité et la rapidité du service Terre-Neuvois! Mais en réalité, on se gardait bien de révéler à la Comtesse le fait qu'une cuisine improvisée avait été aménagé dans la pièce d'à côté pour la rencontre... Une fois tout le monde dûment servit, on trinqua à la réussite de la rencontre.

Ingrid restait encore quelque peu surprise par la familiarité de l'équipe diplomatique du Komodo, qui en aurait presque remonté à Patte-de-Foudre lui-même... peut-être aurait-elle dû le faire venir à sa place ! Amusée par cette idée, elle sirota une gorgée de la boisson servie, avant de reprendre la parole.


[Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie, sérieuse et souriante]
"Maintenant que nous sommes confortablement installés, et abreuvés, ce pourquoi je vous remercie, peut-être pourrions-nous passer à la découverte mutuelle de nos pays respectifs ?"

Une conversation ouverte débuta alors entre les trois diplomates, au cours de laquelle chaque partie présenta à l'autre les grands traits de l'histoire et de la réalité actuelle de son pays. Ainsi, les terre-neuvois purent apprendre que le Vonalya était un vieux royaume du grand nord, qui avait jadis rayonné de façon guerrière sur l'ensemble de la Dytolie et même sur le nord de l'Algabre et sur les côtes olgariennes, la grande époque viking, avant de se replier sur les îles septentrionales devant l'avancée du christianisme conquérant, cependant qu'ailleurs d'autres peuples faisaient eux aussi vivre leur partie du grand héritage scandinave, comme avaient pu le faire le Skogurjördin, le Thorval ou le Noraïa, par exemple.

Ils apprirent aussi que le Vonalya actuel était devenu une nation de paix, qui avait laissé dans le passé les pratiques guerrières de jadis, même s'ils restaient toujours prêts à se défendre, eux ou leurs alliés. La Comtesse leur expliqua que le Vonalya avait aujourd'hui deux grandes ambitions géopolitique : d'une part assurer la paix dans le Nord grâce à un réseau diplomatique solide et de multiples pactes bilatéraux de non-agression, entreprise qui allait bon train, avec la majorité des nations nordiques incluses dans les accords de paix vonalyans, et d'autre part reconstituer un réseau commercial et diplomatique solide à travers le simpomonde, équivalent à celui d'autrefois, quand on voyait les comptoirs vonalyans fleurir jusqu'au Kaiyuan, objectif pour l'heure encore plus lointain, bien que le pays commence à se doter d'un solide réseau autour du Bassin Céruléen, ou ici, dans le sud-est - et elle espérait, bien sûr, que les relations avec le Komodo seraient un des couronnement de la diplomatie vonalyanne dans la région.

De son côté, Ingrid apprit que la Terre-Neuve était jadis occupé par de petites tribus sans grandes prétentions. Sans parler de royaume ou de régime féodale, ces tributs étaient devenues des villages, puis des villes avant de se fédérer autour de deux alliance, l'une au nord des montagnes et l'autre au sud. Par ses explications, Kaleo brossa rapidement la topographie du pays avec une haute chaine de montagne cisaillant la Terre-neuve de part en part, ne laissant que quelques rare vallées suffisamment praticable pour traverser le pays du nord au sud sans devoir faire le tour par le littoral. Cette séparation géographique avait eu pour effet de créer deux pans de cultures différentes autour d'une culture commune et cela se ressentait dans les arts, le langage ou encore les techniques. Ardhi reprit avec les voisins aiglantins, dont la civilisation avait rayonnée dans la région dès le quatrième millénaire avant J-C au même titre que les grands royaumes ventéliques du nord. Tentant de se souvenir de ses cours d'histoires, il expliqua que la société s'était organisée très tôt et fonctionnait sur le principe de la démocratie. Les aiglantins étaient avant tous des marchants qui avaient navigué sur toutes les mers du globe à l'instar des polynésiens de l'Est du Nayoque et des marchands ventéliques. Et contrairement à la Terre-Neuve ou à la Sitolie, l'Aiglantine était le seul pays de l'Union a n'avoir jamais été sous juridiction étrangère. Outre les colonisations "modernes" du XVIème siècle orchestrés dans la régions par de grands royaumes dytoliens, Ingrid apprit que la Sitolie avait été annexée avec ruse par le royaume uhmanéen au deuxième millénaire avant J-C. La Sitolie étant composé en cette ère de nombreux royaumes plus ou moins puissants, l'un deux, Yiwai, fut soutenu secrètement par l'Uhmali. Lorsque le Yiwai devînt l'un des royaumes les plus influents de l'île, il proposa à ses voisins de s'unir autour d'une fédération royale. En réalité, cette proposition émanait du pouvoir uhmanéen, tirant les ficelles dans l'ombre. Le Royaume d'Uhmali s'était ainsi assuré une place de choix dans les discutions de cette nouvelle entité et fit en sorte, par le commerce et d'alléchantes offres, de devenir un partenaire incontournable de la Sitolie avant de devenir une figure "paternelle" ou tout du moins "fraternelle". Grace à l'influence du Yiwai pro-Uhmanéen, la sitolie tout entière prêta allégeance au Royaume d'Uhmali maintes décennies plus tard avant que celui-ci ne leur accorde l'indépendance au XIIème siècle après JC à des fins politiques. Il termina en expliquant qu'aujourd'hui encore, la culture sitolienne avait été profondément influencé par l'Uhmali et qu'une enclave de se même royaume, Yiwai, s'y trouvait toujours à l'Est du pays.

Pour ce qui était de l'époque contemporaine, Kaleo décrit l'Union du Kodomo comme une grande famille unie, avec ses quelques désaccords de circonstances et ses quelques caprices. Mais au delà de ces saines rivalités, les populations se considéraient et s'appréciaient beaucoup, prêt à se battre s'il le fallait pour l'autre. Le ministre reprit les mots de la comtesse en définissant le Kodomo comme une nation de paix, privilégiant toujours la diplomatie mais ayant apprise de ses erreurs et s'étant préparé à toutes agressions extérieurs en conséquence. Dans l'avenir proche, il expliqua que le Kodomo ne souhaitait pas devenir une figure de proue sur la scène internationale, ne cherchant pas à remporter une course à l'influence mais qu'en contrepartie, l'Union s'ouvrirait au monde à son rythme, désireuses de rencontrer l'ensemble des peuples, toujours prête à serrer des mains et à commercer avec quiconque le voudrait bien.

Finalement, une fois les "présentations" faites, la diplomate nordique vida une nouvelle fois son verre avant de reprendre, plus souriante que jamais, car l'ambiance était excellente entre les divers diplomates.


[Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie, sérieuse et souriante]
"Bien, je crois que nous connaissons mieux nos pays, maintenant ! Que diriez-vous de passer aux "choses sérieuses", si je puis dire ? Nous sommes chez vous, donc je vous laisse la main quant à notre ordre du jour, bien sûr."

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux et souriant]
"Mais vous êtes notre hôte, j'allais vous proposer de commencer justement. Mais puisque vous nous le proposez si gentiment..."

Ardhi se pencha doucement au dessus de la table basse pour reposer son verre. Il se figea quelque seconde avec le verre à quelques centimètres au dessus de la surface vitrée du meuble avant de le laisser glisser délicatement entre ses doigts. Ce cours laps de temps lui avait permit de réfléchir à ce qu'il allait dire.

[Ardhi Kemenangan, Président, sérieux]
"Nous souhaiterions mettre au clair un certain nombre de points...les visas, la justice, l'économie et la défense...toutefois, y aurait-il quelque chose que nous devrions savoir à propos de Vonalya sur l'un de ses domaines? Je veux dire, une particularité qui nous forcerait à nous y adapter?"

[Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie, sérieuse et réfléchissant]
"Hé bien ma foi non, il n'y en a pas vraiment. Au contraire le Vonalya prône avant tout l'adaptabilité diplomatique. Nous avons une série d'habitudes, bien entendu, mais nous sommes toujours prêts à les aménager, dans la limite de l'acceptable, cela va de soit, pour nous adapter aux mœurs des pays que nous rencontrons."

[Ardhi Kemenangan, Président, souriant et sérieux]
"A la bonne heure! Nous pensons de même."

Pendant que la comtesse parlait, Kaleo sortit discrètement un document de sa pochettes en cuir noir. Et lorsqu'elle eu finit, il glissa le document sur la table juste en face d'elle.

[Kaleo Serigala, Ministre des affaires internationales, sérieux]

"J'ai...ici un document écrit dont je vous invite à prendre connaissance. Il y est stipulé ce que nous considérons comme des exigences communes telles que la protection des ressortissants par exemple, mais également des points dont nous souhaiterions vivement discuter avec vous. Je pense que vous saurez les repérer assez facilement, ils se situent pour la plupart dans le chapitre judiciaire et économique."

La Ministre parcouru le document proposé par ses interlocuteurs, notant intérieurement le soin que le Komodo apportait à la rédaction de ses traités, ce qui n'était pas pour déplaire à la diplomate qu'elle était. Elle nota bel et bien quelques points particuliers dont elle voulait discuter avec ses hôtes, et reprit donc la parole après un temps de flottement.

[...]


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Message Publié : Jeu Sep 21, 2017 9:02 pm 
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Nouvelle-Cartane, Terre-Neuve
26 février 2034


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C’était un rendez-vous comme un autre pour les représentant diplomatiques Kodomo. Kaleo Serigala, le Ministre des affaires internationale de terre-neuve et EX représentant du Kodomo s'étaient confortablement installé dans un fauteuil de son bureau du Ministère muni de son casque micro-audio et de son ordinateur portable posé sur ses genoux. Les entres-vues courantes ne duraient généralement pas plus d'une demi heure (dont un quart d'heure réellement dédié au travail) à la différence des réunions mensuelles qui, elles, pouvaient durer plusieurs heures. Mais plutôt que de se déplacer en avion (ou en train, les aiglantins et les terre-neuvois pouvaient se le permettre grâce au pont titanesque qui reliait les deux pays) pour quinze à trente minutes, et plutôt que d'utiliser le téléphone, les deux ministres et la secrétaire des affaires étrangères utilisaient de temps à autre Hiu, un logiciel de discutions et de vidéo-conférence en ligne très répandu dans l’Union. Enfin, aussi répandu qu'il le pouvait. Hiu était certainement sur toutes les machines de la Fédération, mais les ordinateurs étaient encore rare dans les foyers kodomos.

Pour des raisons pratiques, leurs conversations se déroulaient toujours en français; Kaleo maitrisant moyennement l'allemand. Aran Shen De, Ministre des affaires étrangères de Sitolie et nouveau représentant de l'Union pour trois ans, était quant à lui très à l'aise avec le français bien qu'il ne s'agissait pas de sa langue natale. Il devait ses compétences à son ancien travail de traducteur diplomatique. Quand à Lucille Bertrand, la Secrétaire Nationale des Affaire étrangères aiglanaise, elle était bilingue français-allemand, les deux langues étant couramment parlé en Aiglantine. Il n'était d'ailleurs pas rare que les conversations entre aiglantins passent d'une langue à l'autre sans crier gare, voir même que l'un réponde en français tandis que l'autre parle en allemand. Mais donc, le français était employé pour les discutions avec les terre-neuvois. Kaleo avait déjà siffler la moitié de son verre de vin suite à un petit coup de stress dont la fougueuse Lucille avait le secret.


[+] Conversation complète

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, hésitant]

« Allô allô ? »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, joviale]
« Bonjour Kaleo ! Je vous entends ! »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, hésitant]
« Allô Allô? Vous m’entendez ? »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, dubitative]
« Non mais vous êtes bouché ? »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, déconcerté]
« Tiens oui, pas de doute, vous m’entendez. Et Monsieur Shen De ? »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, pensive]
« Je ne sais pas, il est connecté pourtant. Aran ? »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, interrogatif]
« Aran ? »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, joviale]

« Je suis là moi, je vous attends ! »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, surpris]
« Ah ! Mais il faut le dire ! »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, fort]
« Mais manifestez-vous, grande courge ! Comment allez-vous ? »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, troublé, amusé, puis sérieux]

« J…je vais bien, Excellence. Vous-même ? »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, jovial]
« On fait aller, on fait aller. »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, sérieux]
« Vous souhaitez que je lance le partage vidéo ou bien…vous préférez rester en conversation simple ? »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, sérieuse]
« Faites seulement, ça ne me dérange pas ! »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, mitigé]
« Je vous ai déjà dit que moi je n’étais pas excessivement fan du partage vidéo, je ne suis jamais rassuré avec l’informatique… »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, dubitative]

« Et bien vous pouvez vous lever tôt avant d’arriver à espionner quoi que ce soit.»

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, ironique]
« Ah bah c'est sur que ça n'a pas l'air de vous faire peur à balancer des mots de passes dans les salon publics vous... »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, exaspéré]

« Ah mais arrêtez avec ça! C'était il y a cinq minutes! Il faut tourner la page maintenant!»

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, sérieux]

« Mme.Bertrand à raison, il ne faut pas vous en faire. Même si hypothétiquement on parvenait à passer le cryptage du logiciel, il faudrait encore passer le cryptage des relais sécurisés. Je ne crois pas qu’on nous aurait permis d’utiliser Hiu sinon. »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, joviale]
« On est un minimum couvert quand même ! Bon, évitez juste de parler de secrets d’Etats ou de truc sensible, comme le fais que les sitoliens ne vieillissent pas ou qu’Ardhi* est un lézard géant de l’espace.»

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, amusé]
« Oui, ça ne se voit pas mais j’ai 73 ans. »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, ironique]

« Bien sûr…et Ardhi a déjà transformé tous les diplomates qu’il a rencontré. Ne le répétez pas, tout était dans les verres.»

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, ironique]

« Si ce n’est que ça, De Kirigrad a dû devenir un très gros lézard alors. »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, ironique]

« Non, lui il est clair qu’il en était déjà un avant même de commencer à boire. »

Le partage d’écran se lança sur l’initiative d’Aran. Deux fenêtres apparaissaient sur les écrans respectifs des différents protagonistes en plus d’une troisième fenêtre, plus petite, qui permettait un retour image (Pour se voir soi-même).

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, souriante]

« Tiens ! Bonjour ! »

Aran souriait et fit un signe de la main en guise de réponse.

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, sérieux]

« Hum, ne devions-nous pas parler…vous savez, de choses pas secrètes…enfin j’ai une réunion dans une heure, je n’ai pas tant de temps que ça. »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, souriant et sérieux]

« Et vous avez raison. Donc allons droit au but, d’après les sondages, il va falloir recontacter le Vonalya et c’est vous, Aran, qui allez vous y coller cette fois !»

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, agréablement surpris]

« Sérieusement ?»

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, surprise]

« Tout doux ! Tout doux ! Les votations c’est dans deux jours hein, et Balthazard sait ce qu’il peut se passer en deux jours... »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, sérieux]
« Oui, enfin à 55% contre 45%, je pense que nos sondages tiennent encore la route…»

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, réservé]

« Mais…l’opposition n’est-elle pas virulente ? »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, exaspéré]

« Bien sûr que si, ces imbéciles du Parti Bourgeois ne digèrent tout simplement pas qu’une partie de la production électrique leur passe sous le nez et inventent tout et n’importe quoi pour faire échouer le PD 2050. A les…»

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, surpris]

« Le PD ? »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, confus mais sérieux]

« Le Plan Directeur, pardon, rien à voir avec les homosexuels. La joie des acronymes…Oui, donc je disais, à les entendre on croirait que les Bolcheviks sont à nos portes. »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, ironique]

« Que voulez-vous, c’est communiste de construire une centrale qui n’appartient pas à un privé...»

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, amusé]

« Regardez l’Aiglantine, elle est bien communiste et ils s’en sortent pourtant très bien ! »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, sarcastique]

« Ah oui mais non. Ça c’est le Lianwa qui le dit. La gauche chez eux, c’est l’extrême droite chez nous alors tu m’étonnes qu’on puisse passer pour des communistes. »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, ironique]

« A ce stade là je me demande comment ils considèrent le Bykova...»

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, sarcastique]

« Oh, certainement comme une obscure légende que l’on raconte aux petits enfants qui ne sont pas sages… »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, amusé mais reprenant son sérieux]
« Excusez-moi, il est déjà 14h45, si nous pouvions juste nous activer un peu…pourquoi le Vonalya, M.Serigala ? Enfin, c’est très gentil de m’inviter à voyager de la sorte mais…je n’ai pas toutes les cartes en main à l’heure actuelle pour reconstituer le puzzle… »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, joviale]

« C’est parce que l’Homosexuel 2050 fait indirectement référence au Vonalya. »


[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, sérieux]

« Le Plan Directeur, Mme.Bertrand. Si le paquet actuel passe – et il est partis pour passer – la Terre-Neuve devra augmenter sa part de production géothermique. Or comme d’une part la plupart des centrales géothermique terre-neuvoises sont de conceptions vonalyane et que récemment nous avons repris officiellement contact avec eux, ça nous ait apparu tout à fait naturel de refaire appel à eux. Du coup je vous transmettrais les commandes lundi prochain vu qu’il est hors de question que je travaille ce week-end. »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, confus]
« Veuillez accepter mes excuses, je n’ai que très peu suivis l’actualité de votre pays ces derniers temps, je suis un peu débordé depuis le début de l’année… »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, sérieux]

« Ah ! Mais il n’y a aucun souci voyons ! Je sais ce que c’est, j’ai loupé pas mal de choses aussi durant mon mandat que je n’ai appris que par l’intermédiaire de mes collègues…du coup, Mme.Bertrand ? »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, souriante]
« M.Serigala ?»

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, sérieux]
« Au final c’est prévu aussi en Aiglantine le développement de la géothermie ? Non parce que maintenant que j’y pense, avec une commande groupé il y a fort moyen d’avoir une réduction.»

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, perplexe]

« Holà ! Je n’y compterais pas trop si j’étais vous, les nordiques sont connus pour être dur en affaire. Ils sont du genre à vous facturer la moindre prestation et à moyennement apprécier le marchandage…»

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, surpris et sérieux]
« Mais!…c’est du commerce ! Enfin ce sera dramatique de refuser un contrat à plusieurs milliards pour ne pas avoir lâché quelques millions !»

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, perplexe]

« Vous verrez, vous verrez ! »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, perplexe]

« Hum…Oui oui, je verrais…je verrais… »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, souriante]
« Ah oui, pardon ! C’est vous qui allez vous en occuper ! Oui, et donc, pour répondre à votre question, non ce n’est pas d’actualité pour l’instant…enfin sauf avis contraire ? On rehausse déjà nos barrage alors avec ça on devrait pouvoir tenir encore un peu avant de chercher d’autres solutions.»

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, dubitatif]
« J’ai…si je puis me le permettre, une remarque M.Serigala…Pourquoi la Terre-Neuve ne passe-t-elle pas commande seule ? Enfin pourquoi passer par le Kodomo ?»

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, sérieux]
« Ah, ça c’est tout simple. Comme la Terre-Neuve reçoit des subventions du Kodomo, c’est-à-dire de vous deux indirectement, toi et Lucille ; et bien administrativement parlant c’est l’Union qui se charge de rencontrer les acteurs…histoire d’être sûr que les subventions servent bien à ce dont elles doivent servir…et puis rassurez-vous, je serais quand même là, je devrais représenter la Terre-Neuve ! »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, ironique]

« Du coup, si Kaleo te propose un verre, méfis toi quand même...»

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, sérieux et amusé]

« Mais qu’est-ce qui te fais dire ça ? Tu as vu ça dans tes cartes ? »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, ironique]

« Oui oui, j’ai une carte avec un ministre terre-neuvois qui tend le Graal à un ministre sitolien. Et si je la retourne ça donne un lézard qui donne le Graal à un type qui a déjà l’immortalité. »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, amusé]
« Bah, je deviendrais juste un lézard de l’espace immortel, voilà tout. »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, sérieux et amusé]
« Oui, c’est ça, rejoins le bon côté de la force ! »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, ironique]

« Un conseil, méfiez-vous des montalvéens…ils recherchent du cuir pour leurs sac à main… »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, amusé]

« Je ne l’oublierais pas, que dois-je savoir sur le Vonalya ? »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, souriante]

« Oh, juste que si tu les embêtes un peu trop, ils trinqueront lors de leur prochaine fête avec ton crâne, voilà tout. »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, gêné et amusé]

« C’est charmant… »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, amusé et sérieux]

« Je tâcherais de faire attention alors. M.Serigala, Mme.Bertrand, je dois vous laisser, j’ai des obligations qui ne peuvent attendre. J’ai été ravi de vous voir ! »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, souriante]
« De même ! »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, souriant]

« De même ! »

[Aran Shen-De, Ministre des Affaires étrangère de Sitolie, souriant]

« Au revoir ! »

[Kaleo Serigala, Ministre des Affaires Internationales de Terre-Neuve, souriant]

« Au revoir ! »

[Lucille Bertrand, Secrétaire des Affaires Etrangères d’Aiglantine, souriante]
« Tschüss ! »

*Ardhi Kemenangan est le président de la République Terre-Neuvoise


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