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Message Publié : Ven Sep 08, 2017 11:17 pm 
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Seh-rang Beyragh
23 janvier 2034

La sur-militarisation dans le Monde*
*et pas le "simpomonde" parce que c'est ridicule... in rp la planète Terre n'est pas sensée être une simulation.

Dépenses militaires d'entretien par pays

Avec près de 13% du PIB, les dépenses militaires (au sens strict) du Karmalistan sont les plus lourdes, financièrement, au Monde. Elles représentent près du tiers d'un budget qui est récemment passé à 40% du PIB afin de palier entre-autres à la crise alimentaire en Ala-Tau.
Suivent de près la Sovérovie et la Magnérovie, avec 11% de leur PIB. En bas du classement, en dehors des pays non-militarisés comme Mari ou l'Ascensus, c'est Siracuzzia et le Montalvo qui détiennent les records absolus de sous-militarisation par rapport à la richesse produite, avec moins de 0,4% du PIB ! Le Vonalya et la Magyarie ferment le podium avec environ 0,5%.
Le seuil critique estimé du poids de l'armée dans l'économie d'un pays est parfois établi autour de 25%. Au-delà de cette proportion, la croissance économique ne peut connaître qu'une "tendance à la baisse", laquelle pourrait se concrétiser en véritable dépression (croissance négative) au bout de quelques années.

Toutefois, le PIB ne fait pas tout [HRP : surtout dans cette V4...]. La valeur d'un homme dépasse les calculs d'un PIB, dans la mesure où l'effondrement provoquerait une chute massive des prix et donc une baisse amortie d'accessibilité aux biens de première nécessité. Le coût du travail serait également moins lourd, le marché noir se développerait et les hommes, par-delà la pauvreté, se débrouilleraient par instinct collectif de survie à travers un PIB souterrain, presque "naturel", fondé entre-autre par exemple, sur l'agriculture vivrière, consommation personnelle non-comptabilisée dans le PIB, voire les dons, le volontariat ou l'esclavage...
En prolongation du chapitre précédent sur la mesure du hard-power, on remarquera l'existence du Composite Index of National Capability (Indice composite de capacité nationale), mesurant la puissance d'une nation à travers six facteurs :
D_ la population totale
U_ le taux d'urbanisation
F_ la production de fer et d'acier
E_ la consommation d’énergie primaire
M_ les dépenses militaires
S_ nombre de soldats actifs

Si cet indice peut être contesté pour son obsolescence (le fer et l'acier sont loin d'être les seules ressources nécessaires à la puissance coercitive d'un pays), notons toutefois ses similitudes avec le système des PCT, notamment par le fait que trois de ces six facteurs (D, E et S) dépendent plus ou moins directement du poids démographique.

Ainsi le poids de l'armée dépend donc aussi du nombre d'effectifs supportés... et donc du taux de militarisation (dont matérielle !) par rapport à la démographie. Comme expliqué précédemment, la faiblesse des PIB mondiaux augmente cette valeur marginale de la démographie, y compris pour la gestion des coûts de l'entretien.
Un pays faiblement peuplé stockant énormément de matériel militaire aura plus de difficultés à l'entretien et à l’usage de ce matériel qu'un pays trop peu peuplé (qui sera forcé d'acheter des mercenaires à l'étranger). On notera par exemple les sous-effectifs (certains équipements matériels sont inutilisables en raison du manque de troupes disponibles pour les équipages) du Caskar, avec seulement 7 000 soldats actifs.

On proposera donc une évaluation plus complète de l'effort militaire réel, mixant les ratios incomplets "effectifs / population" avec "dépenses militaires / PIB". Ce classement montre ainsi de facto, quels pays sont les plus militaristes au sens où l'armée doit peser non-seulement sur la richesse produite officiellement mais aussi sur la population.

Image
* Erratum : le Caskar a 30 millions d'habitants au lieu de 3... il est donc retiré de la liste des pays les plus militaristes du Monde.

Le Gazar-Khün est donc le pays le plus militariste du monde si on compte son effort total (mesuré par la puissance de son armée) par rapport à la combinaison de son PIB et de sa population. Cela au point que près de la moitié de ses PCT (points de coercition totaux) proviennent exclusivement de ses capacités militaires ! Le Breizhmor et le Peos le suivent derrière avec autour de 45%. Tous les pays situés au-delà de 0,5 voient leur PPM (puissance militaire) fournir plus d'un tiers de leur PCT.
Et on peut en effet confirmer dans chacun de ces cas une attention particulière accordée à la chose militaire, ne serait-ce déjà que culturellement ou, éventuellement, à leurs ambitions impérialistes. Le Gazar-Khün, on le sait, se sent menacé et cherche à se protéger à tous prix ; le Breizhmor développe lui-aussi une ambition militaire qu'il dissimule difficilement ; le Peos, sans parler de ses ennuis politiques avec le Montalvo, chéri son immense flotte de guerre ; et quant à l'Aminavie, à la Sovérovie, et à l'Uhmali... il s'agit clairement de trois États connus pour leur caractère disons... très "soucieux" à propos des questions martiales. Notons la présence du Siang (pays musulman) et du Ragvarld (très peu peuplé) en bas du groupe de tête.
Le Karmalistan est "mieux situé" (9ème place sur 41) grâce à sa démographie : plus du quart de ses PCT est imputable à son armée. Sachant que l'indice moyen mondial est de 0,3 (ce qui signifie que 23% des PCT de tous les pays vient de leurs forces armées), il compte donc encore en valeur absolue parmi les pays les plus militaristes, aux côtés du Tötternland (guerre contre l'Atzum), du Vryheid (qui vient d'acheter en masse du matériel militaire au Kaiyuan) et de la Magnérovie.
Enfin, par cette nouvelle méthode, on constate que c'est le Cipangu, l'Eashatri et le Tlaloclitlal qui figurent sur le podium des pays (avec armées) les plus pacifistes du monde.

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Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
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Message Publié : Dim Sep 10, 2017 2:20 am 
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30 janvier 2034
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Tout pour la culture !

Le Karmalistan est le pays le plus pauvre du Monde après l'Eashatri. Son IDH détient le record mondial de sous-développement, et sa population, faiblement instruite, souffre en partie de sous-nutrition (disettes régulières en Ala-Tau). Il a frôlé un conflit avec son voisin janubien, et reste en état de guerre civile larvée. Enfin pour couronner le tout, le poids des dépenses de l'armée sur le PIB est le plus élevé au monde !

Mais, selon le chef du gouvernement, Ahmadzaï :
Citer :
La politique du Shakhanat n'est pas court-termiste. Il n'est pas question d'opérer un déni tactique pour espérer changer quoi que ce soit dans les mois à venir. L'important est de s'adapter. Nous ne pouvons réduire drastiquement nos forces armées sous peine de voir grandir les menaces intérieures.
Il a donc été décidé de miser sur le long terme.

Mais quels secteurs à soutenir en priorité permettraient au Karmalistan de se relever de façon sûre et pacifique sur le "long terme" ?

Sur la chaîne K3, le banquier Shaul Khairajul s'est amusé à poser la question à des Karmalis pris au hasard, pour connaître leur avis sur les nouveaux axes d'allocation par le budget de cette année. Le hasard faisant bien les choses dans un pays dont le PIB/hab ne dépasse pas 500 $, ce sont les pauvres qui ont été entendu. Une femme rajan a parlé de la santé. Un mufti tojik réclamait plus de fonds pour l'entretien des mosquées. Un autre rajan a même évoqué des aides pour stimuler le tourisme, générateur de profits considérables. Mais la tendance générale très majoritaire se résume à l'opinion d'un villageois tojik mince et moustachu des monts de l'Ala-Tau : "tout pour la culture !"
Shaul Khairajul lui demanda de s'expliquer plus précisément : "- c'est-à-dire ? l'éducation ? la musique ? la littérature ? la préservation de notre patrimoine historique ?" Le frêle paysan de l'Arkadyriane brandit alors une carotte devant le banquier et répéta : "tout pour la culture !"

Anecdote révélatrice.

Finalement, c'est sous la pression de la princesse Mamta Ismaïla Khan que le Shakhan consenti enfin à investir dans ces deux domaines vitaux que sont l'éducation et surtout... la production alimentaire.
Aussi le nouveau budget présenté pour l'année 2034 dévoile-t-il deux priorités : 20% soit 3,2 milliers de milliards de tengis alloués à la seule production agricole, et 18% soit 2,9 milliers de milliards alloués à l'instruction.
Outre les écoles (primaires et secondaires avant-tout) et la laïcisation de l'éducation, les tracteurs et engrais seront achetés ou fabriqués ("biens d'équipement divers" dans les contrats commerciaux) afin de mener une véritable "révolution verte". C'est dans cette même logique que va être réduit notre production de coton, certes sources de revenus mais dont la consommation d'eau dépasse nos capacités, la nourriture venant en premier.

Tout comme nous remercions le Gazar-Khün et le Kodomo pour leur précieuse aide alimentaire, nous remercions également certes, notre princesse, à laquelle nous devons ces réformes de bon sens. Cependant, l'influence des bons sentiments de celle-ci est non-seulement insuffisante pour résoudre les contradictions structurelles du pays, mais elle est aussi menacée par de nombreux groupes de pression, principalement militaires (tel le général McNeil qui veut guerroyer au Nord), religieux (Shura-e Malloi) et économiques (Abcadi, lobbys industriels...), sans oublier l'ombre du KhAD qui plane sur toute la scène politique.
La très forte croissance démographique (du à une baisse -quoique très progressive- de la mortalité infantile et aux taux de fécondité records, avec plus de 5 ou 6 enfants par femmes selon les provinces !) implique que la productivité agraire suive ce rythme. L'allocation de ces ressources budgétaires vers la production de céréales, de légumes ou de fruits apportera -sur papier- une aide réelle pour atténuer les souffrances du peuple. Seulement, la corruption est omniprésente, et personne ne sait à quoi... ou plutôt à qui profitera cet argent.
Si l'insurrection armée n'est pas la solution (contrairement aux communistes fanatiques et totalitaristes du Nord nous croyons au bien-fondé d'une juste réforme), celle proposée par les éléments les moins réactionnaires du gouvernement sera certainement insuffisante "à terme".

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Message Publié : Mar Sep 19, 2017 9:37 am 
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26 février 2034
Shakhan'anjar

Une victoire pour l'Horbarash, pour la Janubie, et pour le Karmalistan !

Dans notre précédent article, nous avions sondé l'avis de nos compatriotes. Et le fait est que, très loin devant toutes les autres, les Karmalis avaient misé sur deux miss : la candidate présentée par le Kaiyuan, Mengu Wu, qui a charmé la majorité d'entre-eux (surtout au Nord) pour sa simplicité, son humilité, sa joie de vivre ; et la candidate de l'Horbarash, laquelle a séduit les Rajans au Sud, pour son engagement en faveur de la promotion d'une culture familière qu'ils partagent pleinement. Celle-ci était même devenue une véritable star, un symbole pour la jeunesse désirant un retour aux racines janubiennes, les jeunes filles et adolescentes n'hésitant pas afficher son portrait officiel dans leurs chambres !
Nos collègues journalistes amarantins ne nous croyaient pas. Et pourtant elle l'a fait : Urmila de Bengakaar, deuxième fille du Radja éponyme, vient de gagner le concours des miss.

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Tout semblait pourtant sourire à deux autres candidates : la célèbre Elizaveta Ivanovskaya de Soverovie, aux photographies plus... "osées", connue désormais dans le monde entier et largement suivie sur les réseaux sociaux des pays riches, et bien-sûr l'archi-favorite, presque certaine de l'emporter : la diplomate vonalyanne Sunniva de Kjæren, miss-univers modèle, victorieuse avant même son intronisation.

Hier soir, jusqu'à l'annonce des résultats... le cœur de Daharpur, la plus grande ville du pays sur la côte, s'était arrêtée un instant. Avant de repartir, avant que la cité ne se lève d'un seul homme. Avant la jubilation. L'évènement était d'autant plus rare et précieux que riches et pauvres ont dépassé leurs antagonismes pour se réunir dans l'égalité à cette véritable fête populaire karmale. Même au Nord, en Arkadyriane, où le concours fut beaucoup moins suivis (pauvreté matérielle oblige...), on entendit quelques cris de joie, surtout de jeunes filles toutes agglutinées derrière leur radio ou dans la salle de télévision commune du village, ou du quartier... non sans une certaine retenue malgré tout, sous le regard de l'inquisition sociale musulmane.
Il va de soi que le phénomène "Urmila" ne fera que prendre de l'ampleur au Karmalistan : la star deviendra une icône, un phare pour la soif de liberté et de janubianité du peuple rajan. Cela tandis que la demande touristique à destination de l'Horbarash vont exploser...

La princesse du Karmalistan, Mamta Ismaïla Khan, qui avait participé au concours il y a quelques années, a bien-sûr commenté la nouvelle le lendemain matin :
Citer :
C'est avec une grande joie que j'ai appris les résultats hier soir. Naturellement, de par mon attachement personnel à la culture janubienne, hindouiste et horbarienne en particulier, elle était ma candidate favorite au concours des miss-univers, représentant à elle seule son continent jusqu'au Rajanistan karmal.
Je félicite Urmila de Bengakaar pour son élection, une victoire qui contribuera à faire connaître et rayonner la culture janubienne dans le Monde !

On observa en effet au sein de ces liesses populaires, notamment chez les Rajans, d'innombrables petits drapeaux du "Tigre Souverain", symbole officiel de l'Horbarash.

Cet évènement n'est pas qu'un fait divers, et encore moins une vulgaire réaction instinctive à une quelconque "télé-réalité". Il s'agit d'un signe fort lancé par le peuple du Karmalistan à destination de la Janubie.

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Le Karmalistan-Sud célèbre la victoire de sa candidate d'Horbarash, ici dans un quartier particulièrement pauvre de Daharpur. On notera la présence inhabituelle de quelques jeunes issues de familles plus aisées.

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Message Publié : Mar Oct 10, 2017 5:55 pm 
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30 avril 2034
Parcham

Économie : une main d'acier dans un gant de coton

Le Karmalistan, pays pauvre encore retardataire dans son développement économique, oriente ses espoirs sur deux richesses majeures : l'acier et le coton.

Le soleil, un sol riche et d'énormes travaux d'irrigation (investissements publics datant de la deuxième moitié du XXe siècle) ont permis au Karmalistan de se hisser parmi les leaders mondiaux du coton, avec une production annuelle moyenne de 400 000 tonnes. Avec à ses côtés les productions de soie (vers) et de laine (moutons) encore très importantes, l'or blanc lui permet d'acquérir une certaine autosuffisante en matière de textile (vêtements locaux traditionnels tojiks, qarlouks et rajans pour la culture d'Ortosundagol surtout), ainsi que de se tailler une réputation mondiale pour ce qui concerne les tapis, véritable symbole national.

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Un tapis qarlouk traditionnel.

La culture du coton est telle que le pays est théoriquement capable de rejoindre le club très fermé des grands exportateurs mondiaux (avec le Kaiyuan) : le Commonwealth est pour l'instant notre principal gros client, mais devrait être rejoint prochainement par le Vahagnastan qui s'est dit intéressé par une importation annuelle de 75 000 tonnes (!).

Le revers de la médaille, c'est la consommation d'eau qu'exige la culture de l'or blanc. Les périodes de sécheresse sont ainsi particulièrement craintes, le manque d'eau se faisant sentir pour les autres cultures agricoles, ce qui n'arrange pas les disettes périodiques qui touchent les régions tojiks du Nord-Ouest. Enfin, en raison de l'assèchement de nombreux ruisseaux, les dégâts environnementaux touchent une grande partie du Nord du pays : vents de sable, désertification et surtout "steppisation". Ce qui pose un problème d'avenir majeur dans un pays en très forte croissance démographique (plus de 5 enfants par femme).

Heureusement, à l'inverse de certains voisins musulmans du Marqaz oriental, le Karmalistan est plutôt bien pourvu en châteaux d'eau naturels : les monts de l'Ala-Tau, les monts du Kormal et le massif de Khanbalik. Ces trois reliefs qui encadrent toute la vallée -extrêmement fertile- du Sûrgüngë / Iaxarte permettent en théorie d'approvisionner en eau une région vulnérable aux sécheresses estivales, à condition d'effectuer les travaux d'irrigation nécessaires.

Seulement voilà... au coût environnemental s'ajoute un coût social : la production de coton ne consomme pas qu'une quantité importante d'eau, elle exige -à l'instar du riz en Ventélie- une main d’œuvre particulièrement importante.
Et de ce fait, en "Qarloukistan", ce sont des "volontaires" de tous les âges, y compris des enfants (à partir de 12 ans), qui sont mobilisés, chaque début d'automne, pour assurer la récolte. Une récolte organisée par les maliks (qui ont pris le relais de l’État). Autant dire que la rémunération est infime (entre 5 et 7$ par jour, là où le salaire moyen est nettement supérieur) et que le statut de "volontariat" est bel et bien attribué à des... forçats.

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Des "volontaires" pour la culture de l'or blanc.

Heureusement, sous la pression cumulée des députés du PRIK (parti révolutionnaire institutionnel) du Majlis, de la princesse Mamta Ismaïla Khan et des menaces de révolte suscitées par la montée en puissance du Syirkhanat/PRDK-ML et des islamistes en Ala-Tau, le gouvernement est intervenu pour légiférer et protéger les travailleurs, notamment les enfants, qui ont vu leur durée de travail considérablement réduite (du moins officiellement). Le banquier d'investissement Shaul Khairajul a par ailleurs consenti à verser à ceux-ci une prime supplémentaire annuelle sur les fonds propres de sa banque (ABKADI) sous la forme de micro-crédits à taux zéro et remboursables sur long terme. Une générosité qui lui a valu des critiques de la part des autres milieux d'affaire... l'accusant de sponsoriser la fainéantise...

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Tchartex : travailleuse qarlouke dans l'industrie légère (textile) à Tchardjou.

L'autre production majeure du pays est l'acier : le Karmalistan est le premier producteur mondial de fer avec 121 millions de tonnes par an, soit plus de la moitié de la production mondiale ! (55%.) Il n'est suivi de très loin que par le Vahagnastan et l'Uhmali avec respectivement 15 millions (6%) et 13 millions (5%) de tonnes. Pour le charbon, il se classe quatrième avec 38 millions de tonnes produites (8%), derrière le Gazar-Khün, le Kaiyuan et la Sovérovie.

Ses exportations (il s'agit de l'acier au plus bas coût de production du globe) se sont multipliées aux quatre coins du Monde : Commonwealth (pour le Mahajanubia, seulement du fer), Bykova, Vonalya, Kodomo, Deux-Lucagnes... et le potentiel demeure énorme, étant donné la relativement faible consommation intérieure actuelle, et surtout la production gargantuesque de fer.
Une consommation intérieure qui peine à émerger, en raison du manque d'infrastructure et de capital financier suffisant. Malgré tout, depuis la fin du siècle dernier, la mécanique et l'industrie sidérurgique se sont considérablement développées dans certains pôles urbains du Nord (pourtant réputé "sous-développé), comme la capitale Karagol, Altaï-Ata, Tchardjou, Khorramshar, Arkadyr, Enokhobod ou Sürgün.

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Une usine sidérurgique à Altaï-Ata. Bien qu'elle produise actuellement des biens civils, elle est aisément re-convertible en fabrique de pièces d'artillerie.

Le point noir dans ce tableau... est justement la faible production manufacturière : dès lors qu'on sort du champ militaro-industriel, nos usines sont peu capables dans la production de biens d'équipement ou de consommation courants. Notre seul atout majeur dans la production "pacifique" est le camion de transport (qui peut être civil ou militaire), fabriqué à la chaîne dans tout le pays et sans lequel notre réseau de transport tomberait en défaillance totale.

En conclusion, les tapis et les camions, deux productions caractéristiques misent en avant dans les médias et en diplomatie au service de l'image méliorative du Karmalistan, n'est qu'un gant de coton qui dissimule la main de fer d'un servage de facto appliqué dans les champs de coton, et d'une production d'armement en veilleuse... (tandis que les camions sont justement la pièce indispensable à la mobilité de nos innombrables batteries d'artillerie tractées).

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Message Publié : Dim Oct 29, 2017 11:41 am 
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22 juin 2034
Brèves

I- Économie : Shakhan'anjar
_ Inauguration de la première usine de téléphones mobiles à Hyperabad, le Karmalistan venant d'acquérir cette précieuse technologie en concevant de façon autonome ses propres circuits intégrés et cartes SIM.
_ Travaux pour la modernisation et l'agrandissement des chantiers navals (civils et militaires) de Daharpur.
_ La recherche continue afin d'élaborer nos premiers grands navires commerciaux et militaires "100% karmali".

II- Social : Parcham
_ La princesse et le banquier : un djihad utile contre la pauvreté et les injustices, une croisade inutile pour le roi. Mamta Ismaïla Khan et Shaul Khairajul, par leur engagement commun à la fois médiatique (conférences, discours, soutien à des reportages de sensibilisation), financier et législatif (pression sur le Majlis pour l'adoption de lois progressistes), s'efforceraient de remonter la côte de popularité d'un roi désormais méprisé par la majorité de sa propre population.

III- Diplomatie : Parcham
_ Projet de rapprochement avec les pays musulmans : une alliance est-elle envisageable ? L'amitié personnelle qui lie le Shakhan Ismaïl V et le roi d'Albion représente un frein aux aspirations diplomatiques du Karmalistan, tant en direction de la Janubie qu'avec la fraternité islamique.

IV- Lutte antiterroriste : Shakhan'anjar
_ 90% de la cité de Kormalnagar libérée, les combats continuent.
_ Projet de deux opérations antiterroristes majeures : la première contre les bastions de l'Amarat en Ala-Tau (Tükhtamish) et la seconde contre le Syirkhanat et le PRDK-ML sur les rives du Kyzyl-Gol.
_ Intenses bombardements aériens contre une faction de fanatiques "communistes-abrahamiques" se faisant appeler la "Confrérie du Nod", à Turgaï sur le haut-plateau de l'Altaï.

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Message Publié : Mer Nov 01, 2017 1:12 pm 
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1er juillet 2034
Shakhan'anjar

Attentat à Karagol : assassinat du Shakhan Ismaïl V

Hier en début de soirée, alors que Sa Majesté le Shakhan tenait une conférence au Palais Darulaman ("demeure de la paix", sa résidence officielle à Karagol), un commando non-identifié d'une vingtaine de fanatiques compétents et lourdement armés se sont infiltrés dans la résidence "la plus sécurisée de Transkormalie" (au Nord du Dahar), pour massacrer au fusil d'assaut tous ses occupants. On dénombre ainsi 59 morts, dont le Shakhan en personne.
Ils ont ensuite occupé les lieux pour d'obscures raisons (aucun otage, toutes les victimes ayant été tué), avant de résister jusqu'à la mort lorsque les forces spéciales du KhAD ont donné l'assaut pour reprendre le centre du pouvoir karmal. 25 agents de sécurité y laissèrent à leur tour la vie, augmentant le nombre des victimes innocentes à 84.
L'enquête continue. Concernant les assaillants (vingt-trois cadavres en cours d'identification), aucune marque distinctive.
Certains observateurs suspectent déjà l'Amarat, l'organisation islamiste radicale, ou le PRDK-ML, organisation communiste, qui ont tous les deux menacé de mort le roi Ismaïl V.

L'aisance à laquelle ces hommes pénétrèrent dans le bâtiment, laisse clairement envisager une trahison, jusqu'aux plus hautes instances du gouvernement. Rahmon Samad, l'un des porte-paroles du KhAD a ainsi exprimé sa colère :
Citer :
Avec les premières découvertes de l'enquête, nous avons d'ores-et-déjà notre petite idée concernant le commanditaire "extérieur". Néanmoins, sachez que nous subissons une campagne de désinformation depuis des mois de la part de certains services aux mains du Gouvernement. Je le dis avec notre plus grande détermination : des traîtres semblent se loger jusqu'à la plus proche intimité du roi. Croyez moi, si le combat sera long et douloureux, TOUS les responsables seront punis, même si pour cela, je dois sacrifier ma propre famille.

Bien qu'on ose imaginer, par la mention des mots "intimité du roi" et "famille", une éventuelle accusation à l'égard de la princesse et fille du Shakhan, il va de soi que des complices existent et qu'il faudra les traquer jusqu'au bout.

Côté Dahar, l'Amiral Sarkar Shivaji, prestigieux chef de la nouvelle flotte de guerre du Karmalistan et responsable du district militaire Sud, a tenu à souligner le gouffre existant entre la sûreté du Sud ("Dahar" et "Ciskormalie") et celle du Nord ("Transkormalie") :
Citer :
Je dois dire que ce contraste flagrant entre le mode de vie, la mentalité religieuse et la sécurité de notre cher Dahar avec le reste du Shakhanat me fait penser à ces facteurs qui discernent la civilisation de la barbarie.


[...]

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1er juillet 2034
Shakhan'anjar

Assassinat du Shakhan : une secte communiste mise en cause

Le coupable vient d'être désigné par le KhAD : la Confrérie du Nod.
Une étrange secte à la fois théocratique et communiste. Considérée par les uns comme une branche autonome fanatisée du Syirkhanat (ses fidèles sont très majoritairement syiro-qarlouks), par les autres comme une fraction dissidente du PRDK-ML, elle n'en demeurait pas moins jusqu'alors discrète et groupusculaire. Son fief est isolé sur les hauts-plateaux steppiques en flanc de montagnes à l'extrême Nord-Est du pays, et ne comporterait qu'une seule localité -relativement importante-, à savoir la modeste cité de Turgaï. Une région syire au mode de vie rural, surtout pastoral et semi-nomade.
D'un premier abord, on peut estimer une telle accusation comme étrange, en considération du caractère extrêmement marginal (même parmi les groupes insurrectionnels du Karmalistan) de leur moyens d'action, tant financiers que militaires, en plus de son idéologie active clairement "pacifiste", portée par la Communauté de Turgaï (sorte de micro-société dont elle a la gestion). Mais les apparences sont parfois trompeuses.
Son leader, un certain Temürkhan, mystérieux espion et scientifique qarlouk, est semble-t-il à la tête d'un vaste réseau d'espionnage dont la toile s'étendrait dans tout le pays. Il aurait bénéficié d'une sorte de triangulation en matière de renseignement et d'appui logistique, à la fois de la part des communistes, du Syirkhanat et des islamistes de l'Amarat. Comme si cela ne suffisait pas, il aurait acheté les services d'une force spéciale privée originaire du Caskar, le SIS (Special Intervention Service), laquelle aurait joué un rôle majeur lors de la neutralisation des défenses du Palais.
A la suite du bombardement massif entrepris par le général McNeil le 22 juin dernier, il aurait alors tout bonnement riposté... en exhaussant le vœu des islamistes de l'Amarat et du PRDK-ML.

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Le symbole de la secte du Nod.

Qui dirige le Karmalistan ?

La princesse, désormais reine, semble-t-il emportée par le chagrin, est pour l'instant injoignable et indisponible pour assurer son devoir de succession. En état d'urgence, c'est donc le chef d'état-major du Qurol Qutchlar (armée karmale) qui gère désormais le pays, abandonnant par-là même ses fonctions militaires, à savoir Mukhammad Barakzaï.

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Citer :
La situation est sous contrôle. Les terroristes rouges ont été éliminé. L'enquête avance vite.
Nous savons déjà qu'il s'agit d'une vaste conspiration orchestrée par Temürkhan, chef de la secte de Turgaï se faisant appeler "Confrérie du Nod".
Cette tragédie ne révèle pas simplement la faiblesse de nos agences de sécurité. Elle semble indiquer la présence de traîtres jusqu'au sommet du gouvernement, qui ont œuvré à saper le travail du KhAD. Moi-même, avec l'appui des précieuses enquêtes réalisées par cette dernière, jetteront la lumière dans cette attaque du "Nod", cette secte communiste qui a clairement bénéficié d'un réseau souterrain de relations avec les autres guérillas, une force de sécurité privée étrangère, et bien-sûr, des taupes qui infestent le pouvoir karmal depuis trop longtemps.
Nous allons défaire ce réseau, maillon après maillon, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Cela en préservant nos instances démocratiques, au rappel des valeurs religieuses qui cimentent notre grand peuple.

Longue vie au Karmalistan islamique !

Mukhammad Barakzaï, ancien chef d'état-major de l'armée karmale et dirigeant provisoire du Karmalistan.


En attendant, à l'étranger, les réactions se multiplient. Le roi d'Albion, ami personnel du défunt Shakhan, a exprimé son chagrin et ses condoléances au peuple karmal. Il a été rapidement suivi par nos frères musulmans de l'étranger, à commencer par l'Hachémanie et l'Aminavie, ainsi que [...]

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10 juillet 2034
Shakhan'anjar

La princesse devient reine, en pleine crise nationale et internationale...

C'est officiel, depuis hier, Mamta Ismaïla Khan est désormais la nouvelle Shakhan du Karmalistan sous le simple de nom de Mamta (Ière). Le chagrin consécutif à la mort de son père ne fut pas le seul obstacle à l'intronisation... la confession de la Reine (convertie à l’hindouisme) posant d'importants soucis légaux et religieux. Sous décision conjointe du Majlis, chambre basse et parlement laïc, et du Shuro-e Molloi (Shoura des mollahs), chambre haute et parlement religieux, il a été décidé d'instituer un poste de dirigeant suprême (un "Émir"), responsable devant les deux assemblées, faisant du Karmalistan, sinon une monarchie "parlementaire", disons une dyarchie hybride. A l'instar de l'empire Taragaïde, un Émir s'ajoutera au Khan : en la personne de Mukhammad Barakzaï [HRP : photo ci-dessus, message précédent]. Et comme ce fut le cas historiquement, la répartition des pouvoirs change toute la donne politique : nettement déséquilibrés... ils appartiennent désormais à l’Émir, au détriment de la Shakhan pratiquement reléguée au rang de figurante.

Quoiqu'il en soit, cette modification "constitutionnelle" semble indiquer un retour en force de l'Islam, au mépris de tous les efforts de laïcisation et de libéralisation entrepris par le défunt Ismaïl V.
Mukhammad Barakzaï est un pieu musulman qui a commandé avec succès la plupart des opérations de contre-insurrection face au PRDK-ML et dans l'endiguement du communisme. Mais il a été accusé à plusieurs reprises de sympathies à l'égard de l'Amarat, et le titre de son nouveau statut n'est peut-être pas une simple coïncidence. Désormais maître du pays par confiscation du pouvoir, il fait planer de nouvelles incertitudes quant à notre avenir. Ardent défenseur de la Sharia, bien "qu'adaptée au contexte karmal dans un cadre démocratique", il fait partie de ces islamistes-démocrates très influents à la Shura-e Molloi, de plus en plus hostiles à la monarchie, certains même explicitement favorables à la république. Profitant de la "neutralisation" de la nouvelle Shakhan, de nouvelles lois seront très certainement adoptées dans les prochains jours pour pour "restaurer les valeurs islamiques".
A ce rythme, il nous ait permis d'envisager la signature d'un armistice, et pourquoi pas d'une paix voire une véritable réconciliation, entre le nouveau pouvoir karmal et... l'Amarat, organisation terroriste responsable d'innombrables victimes, jusqu'au-delà du pays... Si la crise nationale et mondiale est un prétexte pour revenir deux siècles en arrière en matière politique et sociale, les guérillas ethniques et communistes ne pourront qu'en profiter, et le chaos qu'ils laisseront dans leur sillage bloquera à son tour notre développement économique.
En ces heures sombres, la liberté et le progrès social du pays sont clairement menacés. Seule la reine semble en mesure, par son aura, de mobiliser les énergies populaires afin de renverser le rapport de force politique en sa faveur. Elle est le dernier rempart contre l'obscurantisme et notre dernier espoir pour relancer la dynamique modernisatrice, non-seulement pour améliorer les conditions de vie d'un pays encore très inégalitaire, mais dans le respect de nos innombrables minorités religieuses, désormais menacées par la vague rigoriste.
En l'honneur et en mémoire de son père, prions pour Mamta et l'avenir du Karmalistan !

Image
La nouvelle Shakhan du Karmalistan. Veuve, orpheline, dépossédée. Et un sourire conventionnel qui en dit long.

______________________________________________________

[===> Le lendemain de la publication de ce journal, le siège de l'agence de presse "Shakhan'anjar" a été pris d'assaut et saccagé par le KhAD, avant l'arrestation de plusieurs journalistes.]

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Message Publié : Dim Nov 05, 2017 1:11 pm 
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14 juillet 2034
Shakhan'anjar

L’Émir, protecteur de la nation face aux terroristes et à la tempête mondiale

Image
Mukhammad Barkazaï, Emir du Shakhanat karmali

En collaboration avec notre nouvelle reine, et avec son approbation, conformément à la volonté populaire (Majlis) et celle du conseil religieux (Shura), l'Emir dirigera notre grande nation pendant que le Monde s'embrase. Alors qu'on s'inquiète à l'étranger du tournant autoritaire au Karmalistan, une guerre mondiale se profile entre deux coalitions d’États : la première, agresseuse, coupable d'avoir déclenchée les hostilités, est rangée derrière l'ELA (laquelle vient de couler quatre cargos tuant 120 civils britons et alekans), la seconde, responsable de cette crise internationale majeure avec son nouveau système d'armement fourbe de missiles balistiques se servant de cargo à conteneurs comme plateforme, est rangée derrière le Commonwealth.

Face à cette situation ubuesque, le Karmalistan est jusque-là resté silencieux. Une attitude qui s'explique par plusieurs facteurs : d'abord les bonnes (et mauvaises) relations qui le lient ou le délient avec les belligérants des deux bords, ensuite la crise intérieure qu'il subit depuis l'assassinat du Shakhan.

Notre Émir doit ainsi combattre sur trois fronts :
_ le conflit extérieur, face auquel il reste observateur
_ le conflit intérieur, qu'il devrait endiguer grâce au lancement d'une toute nouvelle stratégie
_ la crise politique, qu'il promet de résoudre par la lutte impitoyable contre les espions communistes ou nodiens ainsi que contre tous les traîtres au sein des institutions de l’État.

En regard de cette périlleuse situation tant intérieure qu'extérieure, l’Émir a en effet tenu à rappeler les valeurs islamiques fondamentales, la raison d'être du Karmalistan, ce qui concrètement aboutira au renforcement des pouvoirs de la Shura, ainsi qu'à un retour (du moins partiel) de la loi (abrogée quelques mois plus tôt) interdisant à tout non-musulman d'intégrer certains postes essentiels (Émir, chef d'état-major, directeur du KhAD). Cela, tout en rassurant notre peuple que la modernisation amorcée par feu Ismaïl V se poursuivra sur le plan technique et administratif.
Quant à la guerre mondiale qui se profile, l'Emir Mukhammad Barakzaï s'est enfin exprimé publiquement, par un discours officiel à tout le pays :

Citer :
La guerre qui oppose le Commonwealth et l'ELA ne nous concerne pas.
Si le Commonwealth est à nos yeux un partenaire économique précieux et même un associé politique fidèle, il ne saurait être un allié militaire en regard de l'odieux système d'apartheid qui règne sur l'une de ses provinces (inacceptable oppression des Noirs en Aleka). D'un autre côté, l'Empire luciférien d'Algarbe, comme son nom l'indique, suit les préceptes d'une religion clairement hostile à tous les abrahamismes, dont l'islam. Le "luciférisme" proclame ouvertement son mépris envers l'Incréé Créateur (Tabâraka wa Ta’âla), son soutien explicite à l'entité Djinn, Iblis, ses calomnies adressées au prophète 'Isâ, insulté de "corrupteur", et sa défense de l'orgueil comme principe de vie, sous couvert de "libre-arbitre". A ce titre, en tant qu’Émir du Karmalistan islamique, tant au nom de mon peuple que de ma foi, je dénonce avec une intransigeance totale, le ralliement des gouvernements aminavien et hachémanien à un empire esclavagiste qui persécute sa minorité musulmane et profère le plus impardonnable des blasphèmes, en vendant son âme à Iblis.

Mukhammad Barkazaï, Emir du Shakhanat karmali

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Message Publié : Mar Nov 07, 2017 10:24 pm 
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21 juillet 2034
Brèves

I- Guerre à l'étranger Shakhan'anjar
_ la guerre mondiale commence : déjà plus de 1500 morts, presque tous civils...

II- Économie Shakhan'anjar
_ alors que le monde s'embrase, les affaires vont mieux ! (le conflit intérieur s'atténue, le commerce bondit, aides alimentaires et techniques étrangères, infrastructure des transports et projet de nouvelles voies de chemin de fer...)

III- Écologie Parcham
_ Catastrophe écologique à l'embouchure du Dar : avec l'appui de la Reine (mais les suspicions de l’Émir), le chef du gouvernement Ahmadzaï offre l'aide du Karmalistan dans la lutte contre la marée noire, aux côtés de l'Eashatri, du Mahajanubia et de l'Hachémanie

IV- Politique intérieure Parcham
_ Nouveau rapport de force au sein de l’État :
______ les conservateurs islamo-républicains, rangés derrière l’Émir Mukhammad Barakzaï, la Shura-e-Molloi et le président du JISh Omar Sultan Zareh au Majlis
______ contre les progressistes royalistes, rangés derrière la reine Mamta Shakhan et le chef du gouvernement Ahmadzaï

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Message Publié : Ven Nov 17, 2017 2:14 am 
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Seh-rang Beyragh
18 août 2034

La guerre des conteneurs : quel rapport de force général à la veille des hostilités ? (résumé)

Classement de juillet 2034 :

Image

Union ("pro-conteneurs") : Sokolo, Nechinayoco, Uhmali, Commonwealth, Vryheid, îles Lorthon, Mahajanubia
_ PPM : 178 (242 avec Sokolo)
_ Pop. : 129 millions (189 M avec Sokolo)
_ PIB : 327 milliards $ (367 Md avec Sokolo)

Coalition ("anti-conteneurs") : Hachémanie, Aminavie, ELA, Txile, Posnanie, Amarantie
_ PPM : 257
_ Pop. : 247 millions
_ PIB : 359 milliards $

Puissances navales :
_ Union : 37 PPM (40 avec le Sokolo)
_ Coalition : 69 PPM

Observations : La Coalition domine sa rivale dans tous les domaines, sauf le PIB (différence négligeable). Rappelons d'ailleurs, justement, que le classement économique souffre d'une réelle pauvreté d'écart (le Montalvo ne dépassant pas le double de la moyenne mondiale), rendant totalement caduque la stricte mesure économiste pour établir une éventuelle hiérarchie des puissances*.
Le Sokolo, hésitant et finalement léthargique, semble ne pas vouloir répondre à l'appel de l'UPO et de ses alliés. Ce qui empire une infériorité numérique déjà réelle lorsque ce pays est compris dans l'Union. Le rapport de force des flottes de guerre est lui aussi sans appel : la flotte de la Coalition est plus de deux fois plus puissante.

Cependant, il semblerait, du moins selon certains analystes karmali, que l'Union dispose d'un avantage stratégique majeur : la ténacité.
Le départ du Deseret, les tergiversations de l'Amarantie, la crise politique en Hachémanie ainsi que la pression de la Umma contre le curieux rapprochement des deux États musulmans (Aminavie et Hachémanie) avec l'empire luciférien (explicitement anti-abrahamique), font clairement chanceler la Coalition, laquelle passe pour la faction belliqueuse (l'agresseur). Seuls l'ELA et le Txile semblent suffisamment déterminés pour poursuivre la guerre jusqu'à la victoire.
Bien-entendu, il est toujours possible de voir l'Amarantie continuer inflexiblement la guerre au front malgré les hésitations à l'arrière, de même qu'on peut spéculer qu'à partir du terrible sabotage de l'usine de dessalinisation de l'eau de mer en Hachémanie, celui-ci y tire le moyen psychologique pour se ressaisir et passer à l'attaque. Alors que de son côté, malgré son incontestable détermination, l'Union souffre de l'absence du Sokolo et de la sous-activité relative du Nechinayoco : lesquels sont justement les deux plus grandes puissances militaires ! Sans le premier le rapport de force militaire est de 1 pour 0,7 en faveur de la Coalition rangée derrière l'ELA.
Mais de manière générale la coordination des manœuvres, l'agressivité, l'opiniâtreté, la solidarité... pèsent tous du côté de l'Union pour rééquilibrer la balance. Tandis que les deux premières batailles navales laissent comme un présage sur l'issue de cette guerre...
Citer :
Deux premières batailles navales de fin-juillet :

Pertes Union :
_ 3 croiseurs obsolètes
_ 7 sous-marins modernes
_ 9 sous-marins obsolètes
_ 3 frégates modernes
_ 12 frégates obsolètes

Total pertes PPM : -1,87

Pertes Coalition :
_ 3 avions modernes
_ 9 avions obsolètes
_ 4 croiseurs modernes
_ 3 croiseurs obsolètes
_ 3 sous-marins modernes
_ 10 sous-marins obsolètes
_ 1 frégate moderne
_ 14 frégates obsolètes

Total pertes PPM : -2,69


*Aussi, contrairement à ce que pourraient prétendre certains journalistes étrangers chauvins, le Montalvo, l'Amarantie ou le Commonwealth ne sont nullement les "premières puissances du Monde" : il s'agit en réalité, d'un point de vue purement technique en terme de coercition (PIB, population, armée) du Kaiyuan, de l'Eashatri et de l'ELA. Vous aurez beau multiplier la puissance "PCT" (points de coercition totaux) de l'Amarantie par deux, ou celle du Commonwealth et du Montalvo par trois, qu'ils n'atteindraient même pas encore le niveau de l'Empire du Kaiyuan (et égaleraient l'empire luciférien d'Algarbe).
Méfiez-vous donc des fausses images véhiculées par certains journaux au profit de leur propre nation (vu chez certains journalistes britons, montalvéens et amarantins). Le PIB seul (surtout actuellement !), ou une liste totalement abstraite d'éléments trop précis, ne permettent absolument pas de mesurer la puissance réelle brute d'une nation.

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Message Publié : Dim Nov 26, 2017 7:32 pm 
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Parcham
17 septembre 2034

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Accord historique avec le Dosalhi : la synthèse des trois axes diplomatiques du Karmalistan

Le Sultanat du Dosalhi est un pays de la Janubie septentrionale, peuplé de 17 millions d'habitants sur un peu plus de 300 000 km². De langue ourdou (et anglaise), musulman à plus des trois quarts, il est riverain par le Sud de l'estuaire du Dar, côté occidental. Riche en charbon et en or, il est surtout bénéficiaire d'une position stratégique sur le grand Isthme du Dar.

En fait, à lui seul, le Dosalhi représente les trois points de convergence de la diplomatie karmale :
_ par son islamité : le Karmalistan, depuis la voix des conservateurs menés par l'Émir, cherche à se rapprocher des étrangers musulmans vus comme des peuples frères voire à les réunir au sein d'une Ligue internationale
_ par sa janubianité : le Karmalistan, depuis la voix des progressistes menés par la reine Shakhan, cherche à se rapprocher des peuples de la Janubie, vue comme la civilisation la plus proche culturellement (Karagol étant coincé entre Marquézie arabe et Ventélie jaune, ne se sentant ni d'un côté, ni de l'autre), et un continent très prometteur sur le plan économique
_ par son orientation diplomatique potentiellement britophile via le Mahajanubia : le Karmalistan, depuis la voix des élites politiques et économiques Rajans du Dahar, cherche à se rapprocher des pays de l'UPO (d'où la neutralité bienveillante dans la guerre, et la ferme dénonciation par les musulmans karmali de la collusion entre Aminavie et ELA).

La rencontre entre le très jeune Sultan Ghalib Sharida (17 ans) et l'à peine plus âgée Shakhan Mamta (début de la vingtaine) a donc été un succès, créant de solides relations économiques, technologiques et culturelles, en plus de raffermir le rôle (du moins l'influence) de la reine dans son propre pays, où elle est très contestée. Au Dahar, région qui une fois de plus bénéficiera en premier de ce nouvel accord (ayant pour voisin direct l'Eashatri -un pont est même en construction- et le Dosalhi, justement), les espoirs pour un codéveloppement penta-national majeur dans toute la région isthmique n'ont plus de limite (Eashatri-Dosalhi-Oyestarna-Karmalistan-Caskar*), et l’enthousiasme est énorme. La janubianophilie s'y portant à merveille (comme l'a montré la victoire de la candidate de l'Horbarash au concours des miss-2033), jusqu'à de burlesques spéculations fantaisistes d'internautes daharans imaginant déjà un mariage entre la reine du Karmalistan et le jeune sultan dosalhi...

(*le Caskar envisage d'établir un petit comptoir commercial de 7 km² sur le littoral daharan)

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Message Publié : Lun Nov 27, 2017 4:43 pm 
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Parcham
20 septembre 2034

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Les frappes aériennes contre la communauté -pacifiste- de Turgaï (Nod) le 22 juin 2034. Sept jours avant l'assassinat du Shakhan.

Guerre intérieure : une nouvelle donne ?

Avant la date clé du 22 juin 2034, et avant la guerre d'Ashurdabad, le contexte était alors le suivant : la priorité du gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme était le refoulement des "syiro-communistes" du Syirkhanat et du PRDK-ML. Les islamistes de l'Amarat-e Islami-ye Kormalestan d'Ibn al-Khattab, raccourci en "Amarat", n'étaient alors que des cibles secondaires.
Lors de l'implantation des islamistes dans la région du Kormalnagar (sud-est du pays), profitant de la guerre en Ashurdabad, les islamistes sont repassés au rang de priorité dans le viseur du Shakhanat, cela jusqu'à la reprise de la cité au début de l'été 2034... et la décision du Shakhan peu avant, sous les conseils -dits-on- du KhAD, d'opérer une frappe aérienne d'ampleur contre une étrange secte communiste dans l'Altaï, dit "Communauté de Turgaï" ou "Confrérie du Nod". Commandée par le général McNeil, celle-ci tua, en ce 22 juin 2034, selon nos propres estimations (chiffres de l'armée top-secrets), entre mille cinq cents et deux mille personnes, dont, probablement une large moitié de femmes et d'enfants. Ces frappes avaient pour objectif de saper le moral des ennemis de l'Altaï, en touchant d'une pierre deux coups au cœur, cette organisation qui servait justement de trait d'union entre les Syirs et les communistes. Ce fut, visiblement, un succès, malgré les nombreuses victimes "collatérales"... ou non étant donné elles appartenaient à la Communauté visée.
A la suite de ce bombardement réussi, le général McNeil proposa de réitérer les attaques aériennes contre les restes de la Confrérie, mais aussi contre les positions du PRKD-ML et du Syirkhanat. Il ne fut pas suivi... du moins jusqu'au 22 juin. Ce jour là, le Shakhan était assassiné (officiellement) par des terroristes vengeurs de la secte qui fut justement prise pour cible sept jours avant. Alors que Kormalnagar était libérée de la présence islamiste, sécurisant un peu plus notre frontière avec l'Eashatri, l'Emir prenait le pouvoir et autorisa le Général McNeil à lancer de nouveaux raids aériens au Nord-Est.
Pendant ce temps au Sud, au Nord-Ouest (Ala-Tau) et au centre du pays, la situation semble s’apaiser. De ce calme étrange, certains y voient une possible collusion d'intérêts entre l'Emir Barakzaï, le KhAD et les islamistes de la Shura-e Molloi ainsi que du JISh, avec... l'Amarat, qui aurait alors renoncé (temporairement ?) à une expansion agressive.
Aucune preuve n'existe pour confirmer ou infirmer un telle accusation. Quoiqu'il en soit, d'innombrables voix inquiètes s'élèvent à travers le pays contre cette éventualité, à commencer par les deux principaux pôles anti-islamistes en développement dans le pays :
_ celui de la reine Mamta, des royalistes fidèles et des progressistes de gauche réformiste d'un côté,
_ et celui des autonomistes du Dahar, milieux d'affaire et magnats, de l'autre, rangés derrière l'Amiral Sarkar Shivaji, qui commande la flotte karmali.

En conséquence, à l'opposition armée entre le gouvernement et les groupes insurrectionnels (islamistes, communistes et syirs), aux clivages ethniques et religieux (tojiks, qarlouks, rajans, syirs ; musulmans, hindouïstes et nestoriens) s'ajoute désormais une opposition politique entre la faction de l'Emir (islamistes républicains), de la Shakhan (royalistes sociaux) et du Dahar (libéraux autonomistes).

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Message Publié : Jeu Nov 30, 2017 8:09 pm 
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89 septembre 2034
Suqqur

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Daharpur, la capitale économique du Karmalistan (vue sur les Dahar Towers).

Le Dahar : brève présentation aux nouveaux lecteurs

Le dernier attentat meurtrier à Karagol remonte à quelques mois ; à Daharpur il remonte à 1999, soit il y a plus d'un tiers de siècle. Selon diverses estimations actualisées de cette fin d'année 2034, le PIB par habitant du Dahar, cette région karmale côtière, à l'extrémité méridionale du pays, s’y élèverait à 1 250 $ pour une moyenne nationale de 500 $ (indépendant, il gagnerait une douzaine de places dans le classement !). Quant à la Transkormalie (Karagolie, Arkadyriane, Ala-Tau, Altaï) il dépasse péniblement les 270 $, près de cinq fois moins.
Ce gouffre béant qui oppose un Sud sûr, ouvert et prospère à un Nord pauvre, fermé et dangereux, a poussé les Nawab (gouverneurs nobles daharans) à accéder à la proposition de l'amiral Sarkar Shivaji : la construction d'un mur fortifié, défendu par des milices rajans et des forces de sécurité privées du GDI -General Development for Isthmus- (avec l'autorisation du regretté feu Shakhan Ismaïl V), dont le tracé, rappelons-le, est le suivant :

Image

Peuplé d'environ 22 millions d'habitants, le Dahar est la patrie des Rajan indo-pachtounes (19 millions), d'où son nom historique : le Rajanagar. Ce peuple venu de Janubie bien qu'islamisé depuis des siècles, reste attaché à sa culture originelle janubienne hindoue. Aussi, quoique majoritairement musulmane, elle abrite la quasi-totalité des hindouïstes du Karmalistan (9 millions). Affirmer qu'il s'agirait d'une province particulière du "pays kormal", ventélo-marqaz, musulman et turco-perse... serait procéder à un euphémisme. Au sud du Mur qui fait tant rêver au-delà, on se sent "janubien", la Janubie qui à son tour fait rêver les Rajans -sur le plan culturel- (bien qu'elle soit peu propice aux émigrations puisque le continent en question est encore moins développé).
Le "Raj" du Dahar, titre qu'il revendiquera s'il accède à l'indépendance, est riche en terres fertiles, propices à une agriculture intensive céréalière et fruitière. La région est pourvue d'infrastructures modernes, immeubles modernes dont gratte-ciels, hôpitaux, écoles, universités, son réseau routier est dense, ses aéroports immenses et fonctionnels et bien-sûr surtout, ses activités portuaires (en cours d'élargissement et de modernisation) sont tout bonnement vitales à l'ensemble du pays. Mieux, l'ouverture au commerce international, pierre angulaire de la richesse daharane, ne fait que croître grâce à la multiplication des accords internationaux signés par Karagol avec l'étranger, et à l’ouverture du canal d'Ashurdabad par l'Eashatri, faisant de Daharpur un relais à la fois sûr et suffisamment bien équipé pour accueillir les navires-cargos commerciaux du Monde entier. Sa position est éminemment stratégique, située en plein axe Ventélie-Nayoque / Dytolie-Cérulée, et véritable interface de la Janubie concernant son ouverture au vaste monde telluro-septentrional (Marqaz, Natolique).

A l'image de l'influent et inamovible ministre de l'économie, Chaudhry Khawaja, ou bien encore du célèbre banquier de l'Abkadi, Shaul Khairajul, les Rajans sont plus que sur-représentés parmi les élites économiques et financières du pays. Certes il existe de nombreux bidonvilles dans cette société capitaliste libre, mais encore divisée en castes (chez les hindous), dont celui tristement célèbre, de Daharpur. Toutefois et heureusement, celui-ci est clairement séparé du reste de la cité, et les patrouilles de police sont aussi nombreuses qu'efficaces à garantir la sérénité des résidents des quartiers d'affaire ou aisés de cette ville de 6 millions d'habitants, laquelle continue à attirer les migrants fuyants la misère et la guerre du Nord.

Image

Son drapeau bleu-blanc-vert étoilé représente, respectivement :
_ la tempérance -caractéristique de la culture rajan-, et l'estuaire du Dar -"la porte"- qui le connecte avec la Janubie et le reste du Monde, lui ayant même donné son nom (couleur bleue),
_ la liberté, et la pureté, notamment celles de la culture janubienne des Rajans (couleur blanche*),
_ l'espoir et la richesse, notamment de la terre -agriculture- et/ou l'islam, selon les interprétations locales ou officielles (couleur verte),
_ les vingt Subah -provinces autonomes- et leurs Nawab -gouverneurs nobles- reflétant le caractère confédéral du Dahar (étoiles blanches)

*Il n'y a pas à proprement parler d'inversion du sens des couleurs blanc/noir en Occident et en Orient. Dans le monde hindou, si le blanc est effectivement la couleur du deuil en tant que tel, il est aussi la couleur de la pureté, de Shiva, et du brahmane (plus haute caste). Le noir restant de son côté, la couleur de la mort et du mal.

Aujourd'hui, cette région jouit déjà d'un statut d'autonomie, depuis son annexion par la Transkormalie en 2012. Elle est organisée en confédération, celle des Subah (provinces) dirigées par des nawab, gouverneurs nobles nommés par l'Amiral de la flotte, Sarkar Shivaji, lequel réclame (sans succès jusqu'à maintenant) le titre de Raja du Dahar (il n'en est pour l'instant que le "sardar"). Officiellement, ils sont soumis à l'autorité du Shakhan, du Majlis et de la Shura-e Molloi, comme le reste du pays. Mais concrètement, ils gouvernent avec une large autonomie, via le parlement régional de Hyperabad, le Raj Council, composé des nazim (maires). Le terme anglais, hérité de la période coloniale, a été conservé, signe d'un attachement persistant à l'égard de ce pays, qui contribua à son industrialisation (ateliers textiles notamment).

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Le drapeau du Grand-comptoir brito-daharan, du temps de la colonisation britonnique. Au Karmalistan, le Dahar fut la seule partie du pays occupée par les Britons, de 1865 à 1951.

Le Dahar souhaite gagner sinon son indépendance, du moins son autonomie, afin de préserver sa culture janubienne, sa tempérance politique et sa prospérité, à la fois des insurrections armées implantées au Nord et de l'islam politique, très puissant avec la Shura (conseil islamique des mollahs), et plus encore depuis la nomination de Mukhammat Barakzaï au poste créé pour l'occasion d’Émir du Karmalistan. Certes élitiste, et pouvant être accusé de mépris envers les peuples du Nord, les nawab, nazim et hommes d'affaire daharans sont clairement sur la défensive : ils cherchent à préserver leurs valeurs, moralement progressistes et politiquement libérales (en particulier sur le plan économique).
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, tout comme l'Emir, la reine Mamta n'est pas très populaire au Dahar, du moins pas parmi les élites, en raison de son attachement à l'unité et à l'indivisibilité du Shakhanat, ainsi qu'en raison de certains de ses conseillers redistributistes en matière socio-économique.

Depuis quelques mois, cette autonomie se traduit par trois grandes dynamiques et aspirations :
_ une diplomatie relativement indépendante, avec la ferme volonté d'adhérer à l'OLEC (Organisation du Libre-Echange et du Commerce), et une possible association avec l'UPO, à condition que celle-ci s'assagisse après la guerre
_ une intransigeante opposition aux terroristes islamistes et communistes au Karmalistan, jusqu'à leur éradication complète
_ l'obtention de forces armées propres, non-seulement par l'intermédiaire de milices rajans, mais surtout via les forces de sécurité privées du GDI, le General Developpement for Isthmus, entre-autres commandées par l'amiral Sarkar Shivaji (dirige en plus, la flotte karmale) et le général McNeil (dirige en plus, l'aviation).

Tout récemment enfin, le Raj Council a accepté l'implantation d'un petit comptoir caskar sur le littoral, afin de développer les échanges, bien que l’Émir ne s'est pas encore exprimé à ce sujet.

Vers un retour à l'indépendance ? On est en droit de l'espérer. Depuis la mise à sac du journal Shakhan'anjar, la confiance aux institutions de Karagol s'est effondrée...

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Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
Balzac : « Derrière chaque grande fortune, se cache un crime ».


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Message Publié : Dim Déc 03, 2017 5:23 pm 
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8 octobre 2034
Parcham

La planète se révolte

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A quelques heures d'intervalle, deux volcans se sont réveillés : un en Dytolie du Nord, le Stor Jørgen touchant de plein fouet les îles Lorthon et le Vonalya, un autre en Janubie septentrionale, le Rashari, frappant au cœur l'Eashatri.
C'est ce dernier qui inquiète les Karmali, le gouvernement du Shakhanat venant d'instaurer l'EUCN, état d'urgence - catastrophe naturelle, avec toutes les mesures de protection qu'elle implique... et ses inévitables défaillances, certes typiques d'un pays sous-développé, mais aussi d'une société aux institutions largement corrompues.

A vrai dire, le Karmalistan (continental) n'a pas pour habitude de surmonter ce genre de catastrophe. Face aux forces de la nature, ce sont les séismes qui lui sont le plus familier : le principal et dernier en date le 12 octobre 2006, à Gunduz sur la chaîne du Kormal, avait tué 40 000 personnes, fait des dizaines de milliers d'autres sinistrés, pour une ville complètement détruite qui ne retrouvera jamais son dynamisme et sa population d'avant.

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Une mère ayant perdu sa demeure et sa famille après le seisme de Gunduz du 12 octobre 2006.

Il va de soi qu'une catastrophe de la sorte n'est pas comparable avec les répercussions indirectes de cette éruption volcanique, surtout à nos jours. Nous aurions pu craindre la survenue d'une famine avec le nuage de cendre recouvrant notre pays, bloquant les photons du Soleil et donc le développement des plantes et de l'agriculture, mais les livraisons agricoles par voie maritime sont désormais telles avec la multiplication des accords internationaux (Mahajanubia, Eashatri, Horbarash, Kodomo, Vryheid, Nechinayoco, Dosalhi et futurs dans les semaines à venir...) que le Dahar est désormais très loin d'être la seule région karmale à en profiter. Aussi les disettes en Ala-Tau sont en passe de disparaître. Si le réseau de transport intérieur manque encore cruellement d'infrastructures modernes pour l'acheminement de tous les biens du port vers la Transkormalie, ce problème est à relativiser. En effet, alors que les zones de guerre sont cantonnées en périphérie (routes sûres), la modernisation et l'agrandissement sous Ismaïl V des voies -cruciales à notre économie- Rhazni-Shartuz à l'ouest et Termiz au centre-est permettent d'assurer un flux constant en biens de toute sorte, et s'il ne permet pas encore un apport suffisant en biens d'équipement lourds, il suffira aux fournitures de biens de premières nécessité, dont alimentaires.
Il convient donc de ne pas céder à la panique. Malheureusement, le principal risque, provient de cette corruption persistante qui pourrait bien ralentir les services de secours, la circulation de l'information ou des aides alimentaires.

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