SimPolitique - Jeu de Simulation Politique

Incarnez le dirigeant de votre propre nation. La limite est votre imagination !
Nous sommes actuellement le Lun Jan 22, 2018 11:55 pm

Le fuseau horaire est UTC+1 heure




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 43 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1, 2, 3  Suivant
Auteur Message
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Mer Déc 28, 2016 2:57 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
Vers une privatisation du géant pharmaceutique Ran Khay Na ?

Image



Image


LE LEADER DE LA PHARMACOLOGIE ET DE LA MEDECINE EN PASSE D’ÊTRE PRIVATISE. Dans une précédente édition, nous faisions remarquer que le premier ministre Sumalee Kongsuwan était probablement en train de mettre sur papier un programme de réformes libérales. C’est précisément ce qui est en train de se produire sous nos yeux. Ran Khay Na, géant de la pharmacologie et de la science médicale est détenu à 51% par l’Etat sengaïais à l’heure actuelle. Madame Kongsuwan voudrait faire passer ce pourcentage à 33%. Ayant présenté ce projet au Parlement, elle a avancé trois arguments : le premier, c’est l’efficacité de la privatisation par l’amélioration du service, le second c’est la plus grande facilité à trouver des investissements pour investir dans la recherche médicale, et le troisième c’est la libération d’un pan entier du budget de l’Etat qu’elle propose de réinvestir dans les hôpitaux publics locaux. A priori, tous les députés de l’Alliance Nationale Démocratique, le parti de madame Kongsuwan, devraient suivre. Les dissidents qui rechigneraient à voter la loi, au pire, voteraient blanc. Ainsi, il resterait quelques voix à trouver. Nos journalistes dans les couloirs du Rathasapha ont appris que des tractations secrètes ont été menés par le lobby pharmaceutique auprès de députés du Pheu Sengaï et du Renouveau Tibétain afin de grappiller les quelques voix manquantes. En l’état actuel, il ne fait aucun doute que cette proposition passera, et c’est là qu’il faut lire les petits caractères en bas du contrat : la privatisation de Ran Khay Na doit s’inscrire dans un programme de privatisation plus large ; la couleur est annoncée.

Image


L’ABANDON PAR L’ETAT DE SES PARTS DANS RAN KHAY NA EST-IL VRAIMENT NECESSAIRE ? Madame Sumalee Kongsuwan a proposé devant le Rathasapha de retirer un peu moins de la moitié des parts de l’Etat dans les actions de Ran Khay Na. Il ne fait aucun doute que l’argent ainsi récupéré par l’Etat pourra servir à développer les hôpitaux publics comme elle le souhaite, ce point n’est pas discutable. En revanche, il demeure la valeur symbolique et idéologique. Dire que la privatisation offre a fortiori un meilleur service est tout à fait discutable, pour le coup : il est possible d’améliorer le service d’une entreprise sans avoir recours à l’arme privative, des expériences l’ont déjà montré, nous citons en exemple la grande entreprise ferroviaire sengaïaise Sengaï Rithfaï, encore majoritairement étatique. De plus, il n’est pas juste de dire que les investissements dans la recherche n’augmenteraient qu’en cas de privatisation. Ils augmenteront, sans aucun doute, mais rien n’interdit à l’Etat, si tant est qu’il contrôle l’entreprise, de mener une politique volontariste et forte pour attirer les investisseurs. Privatiser Ran Khay Na passe ici pour du libéralisme bêta que nous qualifierons de « flegme politique ». Nous en venons maintenant à une autre variable, c’est le symbole. Ran Khay Na existe depuis des décennies et est la plaque tournante du savoir médical sengaïais. Les médecines traditionnelles et la médecine biologique s’y combinent avec une efficacité remarquable et les médicaments sont souvent faits à base de plantes cultivées au Sengaï même. La valeur sentimentale de cette entreprise peut à elle seule justifier son maintien dans le giron de l’Etat. Les dérives que pourrait engendrer une privatisation seront probablement racontées par nos amis les Népalais de l’Aranamandou Tribune, -l’occasion est trop belle- et même s’il ne faut rien exagérer, une clause de responsabilité doit être signée entre Ran Khay Na et la monarchie doit être signée pour garantir les emplois, l’ancrage national et la qualité de la production.

Image


QUAND LES PLANTES NE SE CULTIVERONT PLUS ASSEZ VITE, ALORS LES POISONS LES REMPLACERONT. Et voilà, les mitrailleuses commencent à mitrailler. Nous avions prévenus tout le monde : Kongsuwan balance maintenant nos entreprises dans le gros bordel capitaliste mondial. Inouï ? Non, prévisible et anticipé par nos députés, qui ont signalé avec force les dangers que représentait une telle privatisation. En effet, le but de l’entreprise ne sera plus de soigner, proposer des médicaments de qualité et organiser les savoirs médicinaux sengaïais, non, le but maintenant sera de faire le maximum d’argent possible. Alors, oui, une entreprise qui soigne bien fera de bons profits, car ses services seront appréciés et reconnus, et oui, ses laboratoires recevront de fait de bons investissements en plus d’une superbe réputation. Ca marchera un moment. Puis, espionnage industriel, délocalisations, faillite et on est rapidement confronté à la titillante tentation d’introduire des produits à moindre coût, et bien souvent de moins bonne qualité. Les OGM arriveront, les substances plus ou moins illicites arriveront, les procédés de fabrication chimique dangereux naîtront, bref, un nombre incalculable de risque va s’abattre sur Ran Khay Na, risques qui pourraient être évités si l’entreprise devait rendre des comptes à un peuple et non à des actionnaires richissimes. Les plantes, bientôt, ne seront plus assez rapides à pousser et plutôt que d’attendre que la méchante terre aille plus vite, on fera des plantes de synthèse, en d’autres termes, des poisons lents, qui satisferont les exigences des princes de la pharmacologie.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Lun Jan 02, 2017 8:55 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
La banque Sengaï Thnakar réclame une dévaluation de la Roupie Sengaïaise

Image



Image


LE GOUVERNEMENT DE SUMALEE KONGSUWAN CONTACTE PAR LE DIRECTEUR DE LA BANQUE THNAKAR. Depuis quelques mois, le désert de Karavaï connaît une expansion économique hors-pair. La première banque du Royaume, Sengaï Thnakar, ne cesse de multiplier les prêts et de ramasser une quantité de bénéfices remarquables. De nombreux traders de Pan Ranong, affiliés à Sengaï Thnakar, sont devenus actionnaires des entreprises d’extraction minière ou/et gazière. Certains d’entre eux ont pris les avants et ont déjà massivement investis dans les entreprises se destinant à exporter les minerais ou les biens produits vers l’étranger. Se pose alors le problème de la compétitivité : celle-ci doit absolument connaître un coup de fouet qui permettra de lancer l’économie sengaïaise dans la mondialisation une bonne fois pour toutes. La banque Sengaï Thnakar a donc actionné ses lobbys dans les hautes sphères du pouvoir pour parvenir à toucher la Première ministre Sumalee Kongsuwan. Celle-ci possède en effet le droit, et elle seule d’ailleurs, de procéder à un abaissement du taux de change de la monnaie par rapport aux autres. Cela permettrait, d’après le directeur de Sengaï Thnakar, d’augmenter la compétitivité économique et donc de rendre l’achat d’actions rentables. Sumalee Kongsuwan a paru réceptive à cette requête, et tout laisse à penser qu’en effet, la Roupie connaîtrait une dévaluation dans les jours à venir. Cependant, et c’est l’autre côté de la monnaie, c’est le cas de le dire, il semblerait que cette dévaluation ne serait que temporaire. Une fois les effets bénéfiques apportés résorbés, une réévaluation devra avoir lieu pour revenir à l’état actuel, si ce n’est plus.

Image


QUE CACHE LA PROBABLE DEVALUATION DE LA MONNAIE DANS LES SEMAINES A VENIR ? La Roupie sengaïaise était en passe de devenir l’une des monnaies les plus fortes du monde. Un petit coup de frein a été donné depuis la découverte des richesses du nos sous-sols. Il y a quelques jours, nos députés ont rapporté le lobbying très fort dont était victime le gouvernement de la part des sbires de la banque Sengaï Thnakar. Ceux-ci proposent en effet une dévaluation de la monnaie, d’environ 18%, ce qui est assez important par rapport aux habitudes économiques du Sengaï. D’après les travaux de nos experts, il est clair qu’une dévaluation ne provoquerait pas que des effets négatifs. Les prix des biens importés augmenteraient, certes, mais ce qui n’est pas un problème au vue du mode de vie encore très vivrier de l’immense majorité des Sengaïais. Ainsi, seuls les grands consommateurs de fatras étranger seraient pénalisés, à savoir la jeunesse jet-setteuse de la côte. De plus, les prix des produits exportés baisseraient, ce qui engendrerait une augmentation de nos exportations et donc des recettes supplémentaires. Cependant, Sengaï Thnakar cherche surtout à engrosser ses actions placées bien au chaud dans les entreprises productrices et exportatrices : les recettes gagnées suite à une dévaluation n’iraient certainement pas dans les poches des honnêtes miniers et dockers, et, hélas, là est l’os. C’est un autre point qui a toutefois attiré notre attention : les banquiers lobbyistes viennent donc de demander au gouvernement de torpiller, en quelque sorte, le mode de vie des jeunes riches de la côte. Assiste-t-on à une rupture entre la nouvelle élite financière et la vieille élite foncière suite à une divergence d’intérêts économiques ?

Image


LECON DE RAPINE NUMERO 3623 : BIDOULLAGE ECONOMICO-MACRO-BANCARO-FINANCIER POUR VOILER LES INEGALITES CRIANTES ET CROISSANTES AU SEIN D’UNE SOCIETE. Et voilà ! Kongsuwan, femme décidément très faiblarde et molle, a encore eu l’oreille grande ouverte pour les banquiers de Sengaï Thnakar. Voici le schéma : alors que les travailleurs des mines et des quais exportateurs du Sengaï se ruinent la santé et la vie pour gratter quelques pièces (et quelques méningites au passage), la monnaie qu’ils gagnent va perdre de sa valeur ! Mais ne vous inquiétez pas, l’argent ainsi perdu sera multiplié par dix, suite à « l’effet volume » et reviendra au Sengaï. Certes, mais où ? Dans les poches de ceux qui ont extrait le cuivre ou le gaz pendant 12 heures sous e soleil de plomb du désert ? Certainement, oui, pour les trois dernières pièces. Les sept autres, elles, vont arriver droit dans la poche des actionnaires qui sont… Ô miracle, des traders de la Sengaï Thnakar. Ainsi, une nouvelle preuve de la fourberie des clowns qui nous dominent : on dévalue pour améliorer la compétitivité en montrant tout l’argent que ça va rapporter… puis on vous fait comprendre que les profits ainsi gagnés… iront partout sauf dans votre poche. Kongsuwan va-t-elle d’ailleurs recevoir un petit pécule personnel de l’exploitation des ressources du désert ? A-t-elle reçu une enveloppe de la Sengaï Thnakar ? C’est fort probable. Une accusation de corruption serait bien exagérée de notre part (en fait, c’est surtout dangereux d’un point de vue légal) mais toutes les portes doivent être ouvertes pour comprendre les méandres d’un pouvoir qui s’accroche plus que jamais à son argent pour masquer les inégalités internes profondes.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Mer Jan 25, 2017 7:55 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
La Loi Kongsuwan provoque des remous au sein du Sengaï

Image



Image


JUGEE ULTRA-LIBERALE, LA LOI KONGSUWAN AGITE LE SENGAÏ. Le Rathasapha (Parlement) a officiellement voté la Loi Kongsuwan avec une courte majorité. Ni la première ni la dernière loi, certes, mais celle-ci porte le nom de la Première Ministre et semble destinée à demeurer dans l’histoire. Un journal montalvéen parlait de cette loi comme celle qui « allait jeter le Sengaï dans le mondialisation ». C’est en effet le but plus ou moins caché de Sumalee Kongsuwan. Affrontant avec bravoure les conférences de presse et la colère de ses opposants, elle est accusée d’avoir déconstruit le peu d’Etat social qui demeurait au Sengaï. Aux dernières nouvelles, les partis tibétains et népalais, Renouveau Tibétain et le Parti pour l’indépendance, seraient en train de négocier une coalition au Parlement pour appuyer les prochaines mesures qui iront dans le sens de l’abrogation de cette loi. La possible coalition semble cependant mal partie, les Népalais refusant de s’entendre avec qui que ce soit. Parmi les points les plus controversés de la Loi, on retrouve l’ouverture aux entreprises et capitaux étrangers. Cela va-t-il ouvrir le Sengaï aux pires dégénérés de la finance cosmopolite du monde entier ? Non, l’Etat demeure pour maintenir un juste équilibre et de quoi tenir face au monde extérieur. Même plus loin : s’étant débarrassé de beaucoup de pans socio-économiques à gérer, l’Etat sera encore plus à même de gérer ce qui lui reste…

Image


UNE LOI AUSSI INJUSTE QUE PROMETTEUSE S’IMPOSE SANS CONSULTATION POPULAIRE. Cela faisait longtemps que nous, peuple des montagnes tibétaines, demandions une plus grande liberté dans le domaine de l’éducation. La Loi Kongsuwan a le mérite de nous proposer de constituer nous-mêmes nos propres écoles, à quelques conditions (apprentissage du thaï obligatoire par exemple, ce qui est somme toute logique), et donc de nous offrir une plus grande marge de manœuvre au sein d’une société qui, il est vrai, ne nous met pas toujours là où nous devrions être. Cependant, il est d’autres alinéas de cette loi qui sont plus sujets à controverse. Dans le domaine financier et bancaire, la Loi Kongsuwan lâche les brides à tous les acteurs, y compris les plus gros. Ainsi, investir au Sengaï sera de plus en plus facile et il est même possible que certains étrangers viennent cacher leur argent chez nous. C’est tout à fait inquiétant. L’autre question à poser : qui profitera de ces retombées économiques ? La théorie du ruissellement est dépassée et le Sengaï est la preuve qu’elle ne vaut pas grand-chose. Le Roi, quant à lui, ne s’est pas prononcé, à notre grand étonnement. Espérons qu’il réagira pour donner son avis sur le néolibéralisme qui déferle sur le Sengaï. En fait, la Loi Kongsuwan peut se résumer selon un vieux proverbe de notre peuple que nous pouvons adapter à la situation : « Si tu veux aider quelqu’un un jour, donne lui un poisson, si tu veux l’aider toute sa vie… balance le dans le lac ». La question est : saurons-nous nager ?

Image


LES GRANDS BANDITS SE RECONNAISSENT A CA QUE TOUTES LEURS VIES, ILS TENTENT DE PASSER DE L’ILLEGALITE A LA LEGALITE. L’esclavage est rétabli, ça y est ! Rien à attendre de ce gouvernement de baltringues qui vient une fois encore de nous mettre un coup de schlag dans le dos. Alors oui, liberté absolue de la presse, c’est bien –surtout pour l’Aranamandou Tribune, n’est-ce pas ?-, liberté scolaire, d’accord. Cependant, ce sont étonnamment… les pans les moins libéraux de cette loi qui retiennent notre attention. Il y a notamment la Caisse d’Assurance Royale et le Corps Fonctionnarial. C’est-à-dire, pour être très clair : de un, une plus grande facilité de contrôler les flux économiques chez nous, et de deux, l’établissement d’une supra-élite de fonctionnaires, s’ajoutant aux contremaîtres cooptés et retournés, étendra le contrôle politique et social sur les peuples mal-aimés de ce pays. Nous. Verrouillage économique, social et politique dans le seul et unique but de consacrer une élite thaïe jet-setteuse bien au chaud à Pan Ranong tandis que nous continuerons à vivre comme nous vivons, simplement avec moins d’argent, plus d’étrangers en costard et des heures de travail à n’en plus finir. Nos parlementaires tentent bien évidemment d’amender les plus caricaturaux de ces alinéas. En vain, faute de soutiens. Le Pheu Sengaï, frileux, refuse de s’allier à nous ou même au Renouveau Tibétain. Ridicule, au vue de la gravité de la situation. Le jour où le pays sera économiquement asphyxié, les responsables seront aussi nombreux que les vautours sur une carcasse de chameau. Et comme eux, ils s’envoleront.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Jan 27, 2017 8:20 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
Bachagyal, descendant du dernier Raja tibétain, achète 1000 km² de terres à l’Est du Songphang Phudin

Image



Image


A QUOI JOUE LE PETIT PRINCE ? Ce n’est pas la première fois que Bachagyal se fait remarquer sur la scène publique. Il y a quelques mois, il avait remporté un célèbre concours de tir à l’arc sengaïais, après quoi il avait distribué ses gains à la population venue l’acclamer. Aujourd’hui, c’est une autre affaire, mettant encore en jeu de l’argent, qui le propulse sur le devant de la scène. En effet, on sait que le clan des Songphang, propriétaire de toute la partie Ouest du Sengaï, contenant essentiellement les montagnes tibétaines, sont les plus pauvres des cinq clans. Peu scrupuleux vis-à-vis de l’intérêt national, ils ont récemment décidé de brader une partie de leurs terres. Bachagyal s’est alors précipité pour racheter 1000 km² sur les flancs des montagnes de l’Est, non loin du désert. Pourquoi ? Faire parler de lui, probablement. En tout cas, les lois sont claires : les impôts ne pourront être levées par Bachagyal, ils demeurent du ressort des publicains du clan Songphang, de même que la taxe foncière que va devoir payer le prince. La seule chose que Bachagyal peut faire de ses terres, c’est les arranger comme il le souhaite : élevage, agriculture, installation d’entreprises, bref, tout ce qui contribuerait à l’aménagement et au dynamisme du territoire. Affaire à suivre, mais l’on se demande bien ce que pourrait faire le descendant du dernier Raja tibétain avec des arpents de roche, du sable et trois bouquetins.

Image


LE RACHAT DE TERRES TIBETAINES PAR UN TIBETAIN SONNE DOUX A NOS OREILLES. Beaucoup de personnes ont jugé opportun de féliciter… Sumalee Kongsuwan. En effet, la loi qu’elle a promulguée récemment (voir article précédent et la loi elle-même) a permis de réduire les dépenses publiques (Article 13). Conséquence : les Songphang se sont retrouvés avec des subventions en moins pour gérer l’aménagement du territoire. Conséquence : des terres entières devaient être « abandonnées », c’est-à-dire privatisées. Conséquence : une fenêtre de tir exceptionnel pour un homme de talent et clairvoyant comme le Bienheureux Bachagyal. En effet, ce dernier a organisé une vaste collecte d’argent dans les rues de Tingri mais aussi dans toute la vallée. Avec la somme récoltée, il a pu acheter une possession de 1000 km² à l’Est des montagnes. Toute personne lui ayant fait un prêt s’est vu recevoir une promesse de remboursement. Que faire de ces terres ? Probablement a-t-il une idée en tête, la confiance en lui doit être infaillible, car il est peut-être celui qui, demain, fera entendre notre voix. Nous prononçons nos meilleurs vœux quant à la réussite de son entreprise et signalons d’ailleurs que nous sommes en possession d’une information exclusive : Bachagyal a déclaré vouloir créer une multitude d’emplois dans la région achetée et a invité des familles, voire des clans entiers à l’y rejoindre. Un tri sera effectué, mais l’opportunité offerte paradoxalement par la loi la plus libérale qui soit doit être saisie et accomplie de la meilleure manière qui soit. Que la réussite soit notre récolte commune !

Image


TENIR EN LAISSE LES TIBETAINS EN DEUX LECONS : CHANGER LEURS MAÎTRES. PUIS RENOUVELEZ TOUS LES TRENTE ANS. Tout le monde s’échauffe un peu les oreilles, car un bonhomme qui hier faisait du tir à l’arc est devenu l’un des plus gros propriétaires terriens du Songphang Phudin. Naïfs comme ce n’est pas permis, la plupart des autres médias balancent tranquillement qu’il a acheté deux montagnes, trois cailloux, un peu de neige et des bouquetins. En réalité, la documentation disponible a révélé quelque chose de bien plus intéressant : les terres achetées par Bachagyal sont très riches en lithium, très très riches. Il semblerait que l’intendant des Songphang s’en soit rendu compte un peu trop tard. Coup de maître alors pour Bachagyal, n’est-ce pas ? Les Tibétains auront à présent le privilège d’être dominé par un Tibétain. Leurs impôts ne seront ni baissés, ni leurs taxes, et leurs salaires ne seront pas bien augmentés. Sur les 1000 km², il n’y a pour l’instant que quelques villages et des petites villes enclavées. C’est loin de la vallée de Tingri, mais il semblerait que Bachagyal soit déjà venu s’y installer. Pour un morceau de pain, il a eu les terres les plus riches en lithium de tout le Sengaï. Et ça, il le savait. Oh oui, il le savait ! Comment ? Aurait-il des contacts ? Avec le pouvoir ? Pour pouvoir exploiter les Tibétains en bossant en douce pour le pouvoir ? Rien n’est exclu, et la fourberie des jet-setteurs thaïs ne doit jamais être sous-estimée. Pour le moment, le « petit Prince » rassemble de l’argent, de l’huile de coude et de la matière grise. Combien tomberont dans le panneau ? Combien encore glisseront sur des billets de banque ?

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Sam Fév 18, 2017 5:36 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
Nationalisations des grandes entreprises et privatisations des petites entreprises : le Dragon à Deux Têtes qui fait trembler les investisseurs

Image



Image


LES INVESTISSEURS VONT-ILS SE DESENGAGER DES TPE-PME SENGAÏAISES ? Les remous de la Loi Kongsuwan se font encore ressentir. L’abandon des entreprises de moins de 5000 salariés par l’Etat va-t-il engendrer un effondrement des investissements dans celles-ci ? D’après la société de conseil en intelligence économique Nakhon & Chabang, ce n’est pas une fatalité. La Loi Kongsuwan, d’après elle, représente plus une opportunité de restructuration de l’économie sengaïaise qu’un cisellement de toutes les laisses et barrières financières. « La Loi Kongsuwan est une boîte à outils, et non pas un glaive » a affirmé le président de la dynamique société Nakhon & Chabang. Cependant, vers quel modèle s’oriente-on ? Les experts de cette même société ont déjà émis une hypothèse qui leur semble la plus plausible : il faut reconstruire l’économie sengaïaise selon un modèle pyramidal solide, teinté d’ordolibéralisme entrepreneurial. Explications : la stratégie des grands groupes adoptée par l’Etat doit tirer vers le haut toute l’économie sengaïaise dans un premier temps, avant que l’on autonomise la base de la pyramide. Cette base, justement, doit se constituer en un tissu d’entreprises, toutes privées –du coup-, qui fonctionneront comme sous-traitants des plus grandes entreprises. Petit à petit, lorsque les entreprises aux reins les plus solides auront englouti les autres et fonctionneront comme fournisseurs et procuratrices d’emplois, cette base deviendra économiquement autonome, elle soutiendra les filiales des grandes entreprises publiques et garantiront l’assise de la puissance économique sengaïaise.
Ce qui est proposé ici est innovant et peu tenté dans l’histoire, du moins sous de telles formes. Assistons-nous à l’élaboration d’un véritable « modèle sengaïais » ?


Image


FACE AU LIBRE-ECHANGISME FORCENE ; LE POUVOIR COMMUNAUTAIRE ET HORIZONTAL. Les très grandes entreprises (+5000 salariés) sont désormais publiques. L’Etat y a terminé ses investissements. Il faut bien comprendre qu’une grande partie d’hommes et de femmes de notre peuple travaillent pour ces entreprises, souvent dans des conditions difficiles. Leur avenir est à court terme assuré par leur réputation et l’argent que l’Etat y verse. A moyen et long terme, la question se pose, et les investisseurs attendent les premiers résultats : le Sengaï aura-t-il réussi son plongeon dans la mondialisation ? Cependant, nous l’avions déjà évoqué, il est fort à parier que les bénéfices engrangés ne tomberont pas sur nos têtes. La discrimination dans les grandes entreprises est active : un Tibétain ou un Népalais a systématiquement moins de chance de monter en grande qu’un Thaï. Peu sont ceux disposant d’assez de réseaux pour grimper les échelons. Une marge de manœuvre nous est cependant proposée tacitement : assurer la base du tissu économique sengaïais par la gestion de petites et moyennes entreprises. La Loi Kongsuwan nous permet de créer et faire prospérer nos entreprises avec beaucoup de potentiel. Il est possible d’utiliser ce biais pour obtenir une représentation économique, puis social, ce qui débouchera sur une reconnaissance politique de nos doléances. Plus que jamais, nous appelons les hommes et femmes de notre peuple à constituer des entreprises, utiles et indispensables, à engager des Tibétains : une solidarité puissante, secret de notre peuple, permettra de franchir les barrières dressées jusqu’alors.

Image


LIQUIDER LES ENNEMIS DU BAS POUR SOLIDIFIER CEUX DU HAUT : COMMENT LE GOUVERNEMENT THAÏ FAIT FONDRE NOTRE ECONOMIE. Comme annoncé, la Loi Kongsuwan propose un enrichissement des déjà-plus-riches au détriment de ceux déjà flingués par la mondialisation destructrice et créatrice d’inégalités. Nous avons la possibilité, en tant que Népalais, de nous développer, bien sûr, en théorie, c’est tout à fait possible de monter nos boîtes et de les étendre. Mais face à la concurrence plus que déloyale des grands groupes publiques (id est. Thaïs), que pourrons-nous faire ? Ils nous rongeront et nous engloutiront au moindre roupie de trop. Probablement les Tibétains vont-ils s’amuser à jouer aux échecs contre les Thaïs, mais comment vaincront-ils quand leur jeu n’est fait que de pions alors que le jeu d’en face est fait uniquement de cavaliers, de tours et de fous ? C’est mignon de constater l’optimisme de ce peuple des montagnes, mais peut-être que nos entreprises devraient continuer à consommer plus d’électricité et d’essence, accélérant le réchauffement climatique et donc, par la même, dégivrer un peu les cerveaux Tibétains, dont les symptômes ressemblent de loin à une forme d’ivresse : sensation que tout est possible. Il est ridicule de constater comme une loi aussi grossière et aussi mal ficelée puisse susciter autant d’espoir dans le cœur de dizaines de millions de personnes. Nous ne gagnerons jamais à un jeu dans lequel notre défaite est programmée d’avance, il n’y a qu’à renverser l’échiquier.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Sam Mars 04, 2017 12:55 am 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
Ci-gît Pheu Sengaï – 1957-2032
Vers une recomposition du paysage politique sengaïais ?


Image



Image


POLITIQUE : LA GAUCHE SENGAÏAISE AU BORD DE L’EXPLOSION. Chronique d’une longue descente aux séjours des morts. Il y a deux ans, le candidat du Pheu Sengaï est battu par Sumalee Kongsuwan pour le poste de Premier Ministre. Dans la foulée, le Pheu Sengaï jette ses dernières forces dans la bataille… et perd de justesse les élections parlementaires. La relative passivité des premiers mois du gouvernement Kongsuwan ont laissé le temps aux cadres du Pheu Sengaï de pratiquer une chasse aux sorcières pour désigner un bouc émissaire responsable de leurs échecs. Il y a quelques mois, la Loi Kongsuwan passe au Parlement en brisant les barrages de l’opposition. Et maintenant, le président du parti Pheu Sengaï (sur la photo ci-dessus) Manat Awenan se retrouve accusé de détournements de fonds. En effet, dans l’exercice de ses fonctions de députés, lors du précédent mandat ministériel, Manat Awenan percevait des fonds publics qui étaient destinés à financer son équipe du Rathasapha (Parlement) et à entretenir ses domaines ruraux en son absence. Problème : seul 20% de l’argent envoyé est arrivé à bon port. Le reste ? Droit dans les caisses noires du Pheu Sengaï pour financer la campagne à venir de Manat Awenan ainsi que celle des députés mis en difficulté dans les circonscriptions stratégiques. Une faute lourde de conséquence : non seulement cela n’a servi à rien, comme dit précédemment (défaites successives aux différentes élections), mais en plus, une affaire de mœurs s’ajoute à ça, avec la fréquentation supposée d’Awenan dans des bars junkies ou orgiaques. Le pire s’ajoute au mal, et plus aucun filet, semble-t-il, ne pourra rattraper Manat Awenan : les grandes lignes du Pheu Sengaï commencent d’ores et déjà à se distinguer et se forme indépendamment les unes des autres. La question est posée : vont-t-ils de facto finir le Pheu Sengaï à coup de pelles ?

Image


LE PHEU SENGAÏ EN PROIE A DE PROFONDES CRISES : LES LECONS A APPRENDRE. Que Manat Awenan ait dansé tout nu autour de femmes dénudées avec un chichon en bouche ne nous intéresse que fort peu. En revanche, l’avenir du Pheu Sengaï est très clairement menacé, et les exactions d’Awenan ne sont que le coup de boutoir final. Bien sûr, nous préférerons qualifier cela de « profondes crises », par prudence, mais le Pheu Sengaï est sur la pente descendante et le gouffre n’est plus très loin. Il y a cependant un autre aspect de cette histoire qui a retenu notre attention : qui a découvert le détournement de fonds publics et le scandale de mœurs ? Un certain Wantonan Tharapunasam, un des bras droits de l’ombre le plus fidèle de Sumalee Kongsuwan. Juriste de haut niveau, en lien avec le Shin Bak (services secrets), il a servi de bras armé à la Première Ministre pour tirer le dernier coup de tromblon dans la poitrine du Pheu Sengaï. Et cela semble suivre une logique presque terrifiante par sa régularité : Sumalee Kongsuwan a vaincu le Pheu Sengaï sur le terrain des idées et de la dialectique pour devenir Première Ministre. Ensuite, elle est volontairement restée en retrait pendant les premières années de son mandat pour laisser pourrir la situation au Pheu Sengaï et voir les lignes de fractures s’agrandir. Une fois les lézardes ouvertes, Sumalee Kongsuwan encore a lancé un puissant assaut avec sa Loi, qui est passée au travers de l’opposition désormais morcelée du Pheu Sengaï. Et pour finir, elle a activé ses réseaux occultes pour faire tomber la tête du parti et laisser émerger différentes lignes, entre lesquelles s’éparpilleront les électeurs, donnant une gauche sengaïaise complètement disloquée. Ainsi, la leçon à retenir de cette histoire, c’est que la communication extraordinaire de madame Kongsuwan et son visage fort charmant ne sont que le voile devant une femme d’Etat redoutable et une tacticienne politique de très haut vol. Apprenons de cela, ne sous-estimons pas nos adversaires, tirons parti de la chute du Pheu Sengaï –dont la mort, nous l’avons à la fin de cet article, ne laisse plus aucun doute-, et concentrons-nous sur notre avenir, fort des leçons apprises. Méfions-nous plus que jamais de la main d’acier et de son gant de soie.

Image


LES FAUX-DURS DU PHEU SENGAÏ FONDENT COMME DES CARAMELS, ET C’EST TANT MIEUX. Les Tibétains ont fait semblant de ne pas comprendre ce qui se passait. Le Pheu Sengaï, parti du gauche (sic) s’est réveillé ce matin avec les dents cassées, la nuque rompue et la drogue sur la table de chevet. Plus que la morphine et c’est terminé. Nous ne reviendrons pas sur l’affaire en elle-même, sachez juste que ces personnes qui se prétendaient tête de l’opposition… ne valent absolument pas mieux que ceux qui sont au pouvoir. Ils prétendaient leur tenir tête, précisément, mais se sont complètement dégonflés jusqu’à exploser comme de misérables baudruches. Mais quelles perspectives ? Il n’y a pas de temps à perdre, nous devons au plus vite trouver le moyen de tirer parti de la situation. Le Pheu Sengaï s’effondre, ce provoquera à court terme un grand appel d’air à gauche. Nous récupèrerons, nous, au Parti pour l’Indépendance, une partie de voix, peut-être quelques députés, probablement. Ainsi, le profit politique, aussi potentiel et relatif soit-il, ne peut être placé au premier plan. En fait, nous devons comprendre qu’un basculement symbolique vient de s’opérer : le Pheu Sengaï maintenait une fausse opposition entre les élites du haut et nous, les pouilleux dont tout le monde se fout. Maintenant, l’épouvantail a été arraché, il n’y a plus rien entre nous et le pouvoir, plus rien. Et voilà qui est pour nous une nouvelle composant essentielle de notre lutte : les faux rebelles éliminés, le manichéisme devient de plus en plus fort et cela ne pourra en aucun cas nous être négatif.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Sam Avr 08, 2017 12:57 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
Les satellites sengaïais fendent l’éther

Image



Image


AVEC QUARANTE-CINQ SATELLITES, LE SENGAÏ POSSEDE LA PLUS LARGE FLOTTE SPATIALE DU MONDE. Il n’est pas bien difficile de décrire la flotte satellitaire sengaïaise. Forte, elle se compose de très exactement trente-neuf satellites de technologie moyenne permettant la télécommunication de base, entendons par là télévision et téléphonie. Les six autres servent principalement à la recherche scientifique et à la géolocalisation. Ces derniers sont pour le moment centrés sur le Sengaï afin de réaliser des cartes très précises et permettre, à terme, de nous faire découvrir les recoins encore non-explorés du Royaume. A vrai dire, cette fonction de réalisation de cartes terrestres et maritimes précises se fera tranquillement pendant quelques mois. Le gouvernement a choisi d’axer les meilleurs satellites sur le développement technologique de la nation, en facilitant l’accès à la téléphonie mobile par exemple. En effet, un satellite performant, s’il est plus accessible, permet de réduire les coûts d’accès aux réseaux téléphoniques et donc d’améliorer les communications au sein d’une nation, facteur essentiel de développement. Dans les centres de recherche spatiale, les chercheurs les plus influents et les plus instruits de tout le Sengaï sont déjà en train de mettre la main à la pâte pour construire les satellites de demain, ajoutant les fonctions de triangulation GPS, de repérage améliorée d’armes ou encore d’observation spatiale de grande qualité. La porte de l’espace a été ouverte, le Sengaï a pris de l’avance et entend la conserver.

Image


L’ENVOI DE NOS SATELLITES DANS L’ESPACE : CONTROVERSES ET PROBLEMATIQUES. On pourra bien disserter longtemps sur l’étendue de la flotte spatiale sengaïaise qui, certes, est la plus large du monde, mais une question demeure sur la base de notre puissance spatiale, il s’agit bien évidemment de la plateforme de lancement spatial. Pour des raisons de gravité, elle doit se trouver au plus proche de l’équateur. Dans le cas du Sengaï, traversé par l’équateur, il s’agissait de la mettre le plus au Nord possible. L’urbanisation de nos côtes étant particulièrement forte, le choix a été fait d’installer notre plateforme de lancement dans un endroit plus reculé, à l’abri des regards, plus en altitude, à savoir dans les montagnes du Songphang. Pendant des mois, l’aristocratie dirigeante du Khunsoek Phudin a pratiqué un intense lobbying auprès des responsables en question au Rathasapha (Parlement). Doigt dans l’œil. Les Khunsoek, qui sont les moins Sengaïais de tous, ont échoué et le projet a été implanté sur les montagnes du Songphang, presque directement sur la ligne imaginaire de l’équateur. Face aux cris d’orfraie des Khunsoek, persuadés d’avoir été victimes d’une kabbale tibéto-thaïe népalophobe, les scientifiques en charge du projet ont avancé toute une série d’arguments solides pour démontrer la juste localisation de la plateforme : dans les montagnes, dans le Songphang Phudin. Cette affaire est bien plus grave qu’elle n’y paraît : en effet, il n’y a que trois pays qui ont une plateforme de lancement, le Sengaï, les Îles-Unies et le territoire Yanaon. Pour que celle du Sengaï soit la meilleure de toute -c’est bien le but recherché- il faut qu’elle soit à la pointe de la technologie et de la performance, d’où le succès des arguments scientifiques, son emplacement et les complexes installés autour. Et là se trouve le point d’orgue de la controverse : pour la première fois sur un sujet aussi important, les intérêts nationaux ont primé sur les intérêts claniques. Paradoxalement, se jeter dans la mondialisation libérale ne va-t-il pas amener à un regain du nationalisme strictement sengaïais et de notre fierté nationale, au détriment des particularismes régionaux, tenus par une aristocratie sur le déclin ?

Image


DE NOUVEAUX JOUETS, MAIS DES JOUEURS TOUJOURS IDENTIQUES. Un mot apparaît de plus en plus dans la bouche des têtes de nœuds qui nous gouvernent : il s’agit de l’aménagement du territoire. En revanche, et le piège est là, il n’est jamais parlé de l’égalité des territoires. Ainsi, il ne faut pas dynamiser chaque territoire, mais en dynamiser certains et espérer qu’ils attireront toute une population qui de fait, désertera d’autres terres. C’est le but de la récente affaire de la plateforme de lancement spatial. L’Ouest du Khunsoek Phudin jouit de beaucoup d’avantages, mais principalement utilisables pour développer l’agriculture. Essentiel, certes, mais la libéralisation délirante et l’ouverture de nos marchés à n’importe qui ne va faire que s’effondrer les prix du riz et mettre nos agricultures, surtout ceux du lac Hun, dans une position extrêmement inconfortable. Nos députés ont interpellé le gouvernement à plusieurs reprises afin de l’informer de la nécessité urgentissime d’engager un processus de reconversion de ces territoires : aménager intelligemment les surfaces agricoles pour dégager une main d’œuvre plus efficace et moins nombreuse et proposer de nouveaux emplois, mieux rémunérés et ayant plus d’avenir. Le Centre Spatial n’est pas seulement une plateforme de lancement, c’est aussi tout un personnel qui gravite (!) autour de multiples installations. Laboratoires, centres de recherche, base militaire… tout ce complexe qui va aujourd’hui se percher dans la montagne va devoir acheminer jusque chez lui de la main d’œuvre, engendrant de gros coûts en transports et en construction de logements. Tout ça pour quoi ? Pour enrichir encore plus les grandes entreprises de téléphonie mobile au détriment des pauvres, Népalais ou non. Quand le jeu est truqué, il ne faut pas changer le dé, il faut renverser le plateau.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Avr 14, 2017 4:02 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
L’Amiral Watarun mis à flot !

Image



Image


LA TÊTE DE LA MARINE SENGAÏAISE VOGUE DANS LA MER. Il est peu de nations au monde capables de construire un porte-avion et d’en doter sa marine de guerre. Le Sengaï en fait partie. L’Amiral Watarun est son nom, en référence au chef des Armées de la Mer qui construisit la puissance maritime du Sengaï au XIVe siècle, Changol-Wan Watarun. L’Amiral Watarun peut transporter environ 2500 hommes en tout, pour une longueur totale d’un peu plus de 305 mètres, pouvant être propulsé à quelques 60 km/h. Un armement relativement basique, composé de missiles sol-air, de lance-roquettes sous-marins ou encore de lance-leurres, va probablement imposer à l’Amiral Watarun d’être intégré à une unité de protection, composée de frégates et de croiseurs. D’une capacité d’environ 30 à 40 aéronefs, l’Amiral Watarun s’impose comme le premier moteur de la puissance navale sengaïaise. Les perspectives annoncées par le gouvernement sont intéressantes à plusieurs égards : en effet, alors que l’Amiral Watarun a été construit à plus de 80% avec des fonds publics, le prochain porte-avion le sera avec 51% de fonds publics seulement. La Loi Kongsuwan a donné un véritable coup de fouet, salutaire pour les petites entreprises, relevant leur poids et leur capacité. Ainsi, elles peuvent s’investir massivement dans des projets d’envergure nationale. Des dizaines d’entre elles se sont déjà déclarées intéressées pour travailler sur les futurs projets des quais militaires sengaïais, du simple ferrailleur au plus grand électricien du pays. Les firmes sengaïaises prouvent là encore leur vitalité et leur lucidité. L’Amiral Watarun et ses filles qui vont bientôt arriver révèlent plus que jamais les forces de l’économie sengaïaise.

Image


L’AMIRAL WATARUN : PROBLEMATIQUES SOCIALES ET ECONOMIQUES CAUSEES PAR L’UN DES PLUS PUISSANTS NAVIRES QUI SOIT. Douze morts. Voilà le résultat de la construction de l’Amiral Watarun : douze ouvriers morts sur le chantier. Ecrasés, étouffés, chute mortelle… tragique conclusion souvent omise. Nous souhaiterions de même attirer l’attention du lecteur sur d’autres chiffres. On estime qu’environ 15 600 ouvriers ont travaillé, de près ou de loin, pour construire ce porte-avion. Près de 67% d’entre eux étaient Tibétains. Or, nous avons attendu avec impatience la publication de la liste des futurs matelots de l’Amiral Watarun : 4% de Tibétains, 96% de Thaïs. En plus de cela, rajoutons à la liste la concurrence inouïe qui a écrasé certaines entreprises tibétaines qui auraient bien voulu proposer leur travail sur le Watarun. Rien de rien. Ainsi, au-delà de l’augmentation de la force de frappe de notre armée, que nous ne pouvons qu’applaudir, le Watarun pose de nouveaux problèmes et ajoute encore un peu de sel sur les précédentes problématiques sociales et économiques. La concurrence économique nuit à l’unité nationale et ne fait qu’accentuer des fractures déjà trop marquées. L’armée demeure, on le voit, un bastion de la caste privilégiée thaïe, alors que les Tibétains et les Népalais doivent se contenter de former des milices locales, moins bien armées et disposant de prérogatives largement réduites. L’Amiral Watarun révèle peut-être les forces de notre économie, comme le soulignaient nos confrères du Sengaï Times mais il souligne par-dessus tout les fractures qui parasitent la bonne-entente entre les fils et les filles d’un même Royaume.

Image


LE WATARUN DANS LA MER DU SUD : VERS LA MORT DES CÔTES NEPALAISES DE LA MER INTERIEURE ? Après la Loi Kongsuwan et les satellites, les Thaïs se sont payés un nouveau gadget. Un gros tas de ferraille flottant avec des oiseaux de fer sur le dos. Au moins, il y a un avantage : c’est la première fois qu’ils construisent une arme qu’ils n’utiliseront pas contre nous. Quoique… ce porte avion est-il une arme économique plus qu’une arme de guerre « classique » ? En effet, il a été déployé, comme 89% de la flotte sengaïaise, dans la mer du Sud, au large de Pan Ranong. Ainsi, des millions de roupies ont été arrosés sur la côte, des centaines d’ouvriers sont partis au Sud du pays pour construire ce porte-aéronef et c’est encore une fois la côte Sud qui a été aménagé et investi. Nous souhaiterions toutefois rappeler qu’il existe un truc qui s’appelle la côte Nord, celle qui borde la mer intérieure et qui est peuplée par nous, Népalais, depuis des siècles. Cette côte ne dispose que d’une dizaine de pourcents de la flotte sengaïaise, et encore, principalement des navires de pêche. Nos députés vont rappeler sans aucun doute que les perspectives d’évolution au Nord ne sont pas nulles et dans les semaines à venir, des projets de développement vont être présentés au Rathasapha (Parlement). En effet, bien que les nations de la Mer Intérieure ne soit pas particulièrement développées, il faut tenir compte de tout l’argent qui peut y être pompée avec des accords commerciaux dignes de ce nom. Vu qu’on parle d’argent, les Thaïs vont vite s’en rendre compte. Et le jour où ils s’en rendront compte, ils auront besoin des infrastructures nécessaires pour mener à bien le développement de la région : ports, quais, navires, grues portuaires etc. Ou alors, peut-être que le fait qu’il n’y a là que des Népalais les poussera à ne rien faire ? L’argent ou l’égalité entre les ethnies ?

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Sam Mai 06, 2017 1:22 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
Elections sénatoriales en approche : enjeux et pronostics

Image



Image


L’ALLIANCE NATIONALE DEMOCRATIQUE CONFIANTE A L’APPROCHE DU RENOUVELLEMENT DU WUTHISAPHA. Profitons de cet article pour faire un bref point sur ce qu’est le Wuthisapha, traduit à l’étranger par « Sénat sengaïais ». Il s’agit d’une institution composée de 200 membres, la plus puissante, avec le Rathasapha (Parlement). Ces 200 membres doivent répondre à plusieurs critères : avoir au moins 40 ans et avoir au moins 3 enfants. Il s’agit aussi de l’une des institutions les plus féminines du monde, puis qu’il est à l’heure actuelle constitué de 87 femmes et 113 hommes. Comment sont-ils nommés ? La moitié des Sénateurs est désignée par le Roi, qui soumet la liste au Rathasapha qui la valide généralement sans trop de difficulté. L’autre moitié est élue par les Sengaïais. Le vote est particulier : en effet, il s’agit de la seule élection où Thaïs, Népalais et Tibétains sont sur un pied d’égalité, car les cent circonscriptions d’élection des Sénateurs, les « changwats », sont réparties selon leur population. Quel est le rôle du Sénat ? Il doit vérifier la bonne exécution des lois et peut en bloquer une à la majorité, d’où l’enjeu qu’il représente pour l’opposition. De plus, à l’unanimité cette fois-ci, le Sénat peut destituer un ministre. Cette « unanimité requise » rend l’opération très difficile, bien qu’une consultation populaire puisse forcer le vote d’un Sénateur.
A l’heure actuelle, au vu des bons résultats qu’offre la politique de Sumalee Kongsuwan, tout porte à croire que le Roi portera au Sénat une liste de Sénateurs affiliés à l’AND, afin de conserver le boulevard de la Première Ministre et lui donner le plus de pouvoirs possibles pour mener à terme son programme, et envisager déjà, d’après certaines de nos sources, une réélection.


Image


LA NECESSAIRE REFORME DU WUTHISAPHA N’AURA DONC PAS LIEU. Les médias traditionnels se font des gorges chaudes de l’élection sénatoriale ; en effet, d’après eux, il s’agit de l’élection la plus démocratique du Sengaï, car les circonscriptions sont dessinées de sorte à ce que chacune contienne le même nombre d’habitants. Ainsi, les Sénateurs deviennent réellement représentatifs de la population sengaïaise. Certes. Toutefois, un problème se posait : entre 1933 et 1946, ce principe démocratique était appliqué strictement, et donc, plus de 80% du Sénat était composé de Tibétains, qui bloquaient les lois anti-tibétains et anti-népalaises (ce que les Népalais ont oublié) et toutes les réformes anti-sociales calquées sur la Dytolie. Ainsi, cette période a eu deux avantages : protéger le peuple sengaïais de l’Occidentalisation de son système politico-économique, et faire du Sengaï l’une des plus grandes démocraties du monde. En 1946, le pouvoir Thaï réagit extrêmement brutalement et le roi d’alors, le père de l’actuel, Panom III, promulgue des lois de réformes violentes : la moitié du Sénat sera désormais verrouillée et réservée aux Thaïs, à mi-mot. C’est ce système anti-démocratique qui est encore en vigueur aujourd’hui. Depuis des décennies, seuls les députés du Renouveau Tibétain, et quelques députés du Pheu Sengaï (du moins, ce qu’il en reste) résistent et demandent une réforme urgente du Sénat afin de faire entendre la voix du peuple sengaïais. Peut-être notre voix ne porte-t-elle pas assez loin, peut-être les oreilles des élites sont fermées.

Image


ENCORE MOINS DE SENATEURS QUE DE DEPUTES : Y A-T-IL ENCORE QUELQU’UN POUR FAIRE ENTENDRE DES MILLIONS DE NEPALAIS DU SENGAÏ ? Aux dernières élections sénatoriales, il y avait exactement 15 Sénateurs Népalais… sur 200. Quant aux députés, nous n’avons que 32. Voilà le triste tableau du Sengaï, où les petits sont tellement bas que leurs cris n’atteignent pas les oreilles haut-placées. Pour le moment, rien ne change. Il faut vraiment être Tibétain pour croire que quoi que ce soit va changer au niveau des institutions de ce pays. Rien, sinon une révolution, nous osons le mot. A l’heure actuelle, nous sommes bloqués par des Thaïs soumis à leur Roi –quand ça les arrange de truander contre nous- qui refusent obstinément de démocratiser un système qui nous appartient pourtant autant qu’à eux. Aux prochaines élections sénatoriales, nous allons probablement avoir à nouveau 15 députés. Toutefois, cela va-t-il vraiment être inutile ? En effet, rappelons que les Sénateurs ont le droit de proposer des motions de veto contre les lois. La Loi Kongsuwan est passée car la motion de veto proposée par les Sénateurs Népalais du Parti pour l’indépendance n’a pas été suivie par les 100 Sénateurs du Roi, et certains clowns du Renouveau Tibétain s’y sont même déclarés favorables. Bref, le calcul politique a primé sur l’analyse froide d’un rapport de force inégalitaire et contre-productif pour le bien de notre peuple. Ainsi, les millions de Népalais qui subissent l’ultra-libéralisme anti-démocratique du gouvernement doivent se taire, tandis que les Tibétains n’arrivent pas à se structurer : leurs députés et Sénateurs ne votent jamais ensemble et partent dans tous les sens. C’est ce désordre qui est reflété dans nos institutions, bien plus que le peuple sengaïais.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Mai 12, 2017 12:57 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
EDITION SPECIALE : Résultats des élections sénatoriales
L’Alliance Nationale Démocratique loin devant, le Pheu Sengaï frôle le ridicule


Image

Résultats définitifs
Alliance Nationale Démocratique (AND) : 101 sénateurs
Renouveau Tibétain (RT) : 85 sénateurs
Parti Pour l’Indépendance (PPI) : 12 sénateurs
Pheu Sengaï (PS) : 2 sénateurs



Image


SUMALEE KONGSUWAN RAFLE LA MISE AU WUTHISAPHA, LES SOCIALISTES DANS LES CHOUX. Comme d’habitude, les Sénateurs élus par le peuple sengaïais reflètent la composition ethnique du Royaume ; Tibétains et Népalais ont souvent des difficultés à s’extraire des schémas ethniques pour voter. Ainsi, le Sénat comportera 85 Sénateurs du Renouveau Tibétain, comme d’habitude, mais seulement 12 du PPI Népalais. Pourquoi ? Tout simplement parce que trois changwats [circonscription] du Nord contiennent les « ghettos » Thaïs et Tibétains, qui ont majoritairement voté pour l’AND. Cela peut paraître anecdotique, mais sans eux, l’AND n’obtenait pas la majorité au Sénat. L’autre évènement majeur, c’est bien sûr l’effondrement du Pheu Sengaï. Les deux sièges reçus par le parti socialiste thaï lui ont été donnés par le Roi. L’annonce du nombre de sièges a par ailleurs provoqué l’hilarité générale du Rathasapha (Parlement) lors de la ratification du choix royal. En effet, rappelons que le Roi du Sengaï choisit la moitié de la composition du Sénat, et il a choisi de donner toutes les cartes en main à la Première Ministre, s’arrangeant pour que l’AND ait bien la majorité absolue au Sénat, ce qui est une première dans l’histoire de la démocratie sengaïaise. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Sumalee Kongsuwan dispose d’un moyen de virer purement et simplement l’un de ses ministres, à condition que les Sénateurs lui soient totalement dévoués. Elle dispose aussi de l’assurance que les lois qu’elle promulgue ne rencontreront au Sénat qu’une résistance limitée. A côté, il ne faut pas non plus oublier que la légitimité du gouvernement n’est que plus renforcée et que plus que jamais, la démocratie sengaïaise est représentative des attentes du peuple sengaïais : le plein est fait, Sumalee Kongsuwan n’a plus qu’à appuyer sur l’accélérateur pour l’année qui lui reste.

Image


PLUS DE 40% DU SENAT POUR LE RENOUVEAU TIBETAIN. L’ALLIANCE NATIONALE DEMOCRATIQUE DOMINE TOUJOURS OUTRAGEUSEMENT. Nous avons déjà dit ici ce que nous pensions de la Loi Kongsuwan ; préférant y voir les opportunités qu’elle ouvre plutôt que la casse sociale qu’elle organise à coups de pioche. Toutefois, nous émettons les plus grandes réserves quant à l’élection sénatoriale qui vient d’avoir lieu. Le Renouveau Tibétain réalise son score habituel d’un peu plus de 80 Sénateurs. En revanche, le Roi a décidé de donner une prime outrageuse à l’Alliance Nationale Démocratique de Sumalee Kongsuwan : en n’octroyant que 2 sièges au Pheu Sengaï agonisant, il a en a donné plus de 98 au parti au pouvoir, ce qui lui garantit une « impunité législative » totale : aucune de ses lois ne pourra être contestée par le Sénat, qui était pourtant jusque-là le dernier organe démocratique du Royaume. Toutefois, il faut féliciter Sumalee Kongsuwan, qui démontre encore une fois qu’elle est une redoutable stratège politique : seul le torpillage qu’elle a lancé contre le Pheu Sengaï a pu créer le vide et donc l’appel d’air ayant bénéficié à son parti. Il était déjà arrivé que le groupe le plus important du Sénat soit le Renouveau Tibétain, mais chaque proposition de blocage ou autre proposée par ce groupe se heurtait à une coalition plus ou moins bancale du Pheu Sengaï et de l’AND. Il était possible de jouer sur le bon sens du PPI Tibétain ou de quelques sénateurs du Pheu Sengaï pour former des alliances de circonstance… mais toute cette tactique s’effondre aujourd’hui : l’AND domine sans partage sur le Sénat ; aucun changwat thaï n’a placé le Pheu Sengaï en tête et le Roi a donné 98% de ses sièges à l’AND. L’opposition existe, nous la sommes, mais trop faible. Le Roi a donné sa confiance à Sumalee Kongsuwan : plus rien ne l’empêche désormais de pousser jusqu’au bout ses projets libéraux. Le Sénat était notre dernier espoir d’une expression contestataire démocratique et écoutée, et il a volé en éclats en cette triste journée.

Image


LE DEFAITE DU PHEU SENGAÏ EST CONFIRMEE, AINSI QUE CELLE DE TOUT LE PEUPLE SENGAÏAIS. Qu’est-ce qui est petit, rouge et fait « blop blop » ? Un poisson rouge ? Presque : le Pheu Sengaï en train de se noyer. Deux sénateurs auront l’étiquette Pheu Sengaï. Déjà lorsqu’ils étaient trente, ils avaient du mal à se défendre, mais à deux, qu’est-ce que ça va être ? Probablement vont-ils rallier un groupe, le Renouveau Tibétain s’ils sont suicidaires, l’Alliance Nationale Démocratique s’ils sont lâches. Ils sont les deux, alors ça promet d’être intéressant. Cessons de tirer sur un corbillard et regardons l’avenir. Le PPI passe de 9 Sénateurs à 12 Sénateurs : sur les 5 changwats sur nos terres qui votent habituellement AND ou PS, 3 sont revenus au bercail et ont voté pour le PPI, c’est une belle victoire. Quant aux deux autres qui ont donné leur suffrage à l’AND, ils reviendront un jour ou l’autre, et ce jour-là, la domination du parti de gouvernement sur le Sénat sera très compromise… toutefois, une condition doit être remplie : il faut une opposition thaïe à l’AND. Pour le moment, la non-domination des Thaïs au Sénat était due aux guéguerres entre l’AND et le PS. Ce dernier a été schlagué par la Première Ministre, ce qui a conforté le Roi dans son idée de donner les clés du pays à Kongsuwan. Pour le moment, nous craignons bien évidemment qu’elle se serve de cet avantage indéniable pour aller encore plus loin et jeter le Sengaï dans le trou noir de la mondialisation, c’est-à-dire dans l’inconnu le plus complet. Aucune garantie, aucune ceinture de sécurité, seulement des plans vagues pour l’enrichissement de quelques-uns sur le dos de tous.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Mai 19, 2017 1:19 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
Quand la Princesse Natnaree parle économie…
Chômage au plus bas, croissance au plus haut, Princesse au milieu


Image



Image


LA PRINCESSE NATNAREE REMPLACE SON PERE LE ROI PANOM IV DANS L’ANNONCE DES PERFORMANCES ECONOMIQUES SENGAÏAISES. La tradition veut que lorsque le ministère de l’économie promulgue enfin les chiffres officiels de l’économie sengaïaise, le Rama sorte de son palais, et, en direct depuis le parvis de celui-ci, annonce les plus importants d’entre eux et même, annonce les réformes et/ou projets à venir. Une petite entorse a été faite en ce jour. Etonnés, les journalistes ont vu la Princesse Natnaree, fille du roi, sortir du palais pour s’installer devant eux et prendre la parole à la place de son père. En effet, le fils aîné Chamaban est encore à la guerre, en Ashurdabad, tandis que le second fils, Thaksin, est en déplacement diplomatique. Exercice réussi pour la princesse qui, le plus calmement et le plus sérieusement du monde, est parvenue à remplir son rôle du jour. Ayant ensuite répondu aux journalistes avec bienveillance et fermeté, elle s’est affirmée, selon certains analystes politiques, comme la femme de la dynastie, première fille du Royaume. Sur les chiffres en eux-mêmes, une monnaie dévaluée, une croissance galopante, un chômage passant en-dessous des 3%... Et encore, des vides administratifs existant encore sur le territoire permettent de nous dire que le Sengaï est un pays de plein emploi. De plus en plus, les sociologues, douaniers de Phudin et publicains notent que des milliers de paysans regroupent et transmettent leurs pour être embauchés dans des usines ou d’autres travaux qui ouvrent un peu partout sur le territoire. La conférence de presse qui a suivi a par ailleurs beaucoup insisté sur cette question des mutations des formes de travail au sein du Royaume. La Princesse a annoncé que des recherches plus poussées allaient débuter pour cadrer cette question nouvelle dans la société sengaïaise. Quant aux projets, il a clairement été dit que suite aux élections sénatoriales (cf. article précédent), la première ministre Sumalee Kongsuwan ayant toutes les cartes en main avec des institutions à ses pieds, elle aurait de quoi parfaire ses réformes et créer un climat et un cadre économique efficace et cohérent pour l’avenir. Cela ne sera pas sans utilité face à un monde en perpétuel changement.

Image


LA DELICATE PRINCESSE NATNAREE A-T-ELLE PLUS DE SANG TIBETAIN QUE THAÏ ? Que nos journalistes furent ravis de voir la douce princesse descendre les escaliers du Palais Royal à la place de son père, probablement fatigué ! Non pas que nous nous réjouissons de la fatigue du roi, mais la présence de sa fille a considérablement détendu l’atmosphère. En effet, celle-ci s’apprêtait à être électrique, à cause de la présence de journalistes un peu plus teigneux, comme ceux de l’Aranamandou Tribune. Mais, droite et digne, la Princesse Natnaree a tenu bon de bout en bout et elle s’est presque imposée comme une femme d’Etat. Nous rappelons à cet égard que sa grand-mère, la mère du Rama Panom IV, était la fille d’un Raja tibétain. A notre plus grand plaisir, nous découvrons donc que la princesse a dans ses veines une partie du sang de la matriarche tibétaine. Ainsi, face à un parterre de journalistes et des millions de Sengaïais, elle a su annoncer des chiffres peu aisés et sa maîtrise des dossiers s’est révélée particulièrement étonnante. En dehors des résultats annoncés et de leurs conséquences, largement positives, il est important de comprendre ce qui se passe actuellement au Sengaï, tant au niveau politique que socio-économique. Si la Princesse remplace le Roi, cela signifie-t-il une « matriarcalisation » du pouvoir, ou un simple déclin de notre Roi ? De plus, au niveau social et économique, tout semble parti pour durer. Nous, Tibétains, ne sommes pas les puissants de cette économie, mais nous ne nous mettrons pas en position fœtal comme un vulgaire Népalais. Les opportunités vont continuer à pleuvoir, et il ne tient qu’à notre abnégation et à notre volonté de les faire fructifier. Nous sommes nombreux, forts et plein de potentiels. Sumalee Kongsuwan a un brelan d’as en main, abattons une quinte.

Image


LA PETITE POUPEE DU ROI S’ECORCHE LA LANGUE EN ANNONCANT LES CHIFFRES TRUQUES DE L’ECONOMIE SENGAÏAISE. Encore une jolie tactique de com’ pour faire passer la pilule : plutôt que de nous envoyer les bénéfices d’une économie en expansion, à laquelle nous ne participons que pour les miettes, par l’intermédiaire d’un roi croulant ou d’un prince surexcité, on nous les sert désormais avec un bel emballage ficelé. Est-il vraiment utile de donner les chiffres, du coup, vu que ce n’était pas le but ? Bref, le Sengaï enregistre un peu plus de 12% de croissance économique et 1,33% de croissance démographique –on notera l’indécence consistant à mettre les deux côte-à-côte comme si faire des enfants était une activité financière-. Evidemment, les chiffres sont superficiels, on ne nous sort jamais de schémas sur la répartition des richesses. Le Sengaï a gagné certes des milliards durant cette année, mais où sont-ils ? Nous, nous ne les avons pas vus, comme c’est étrange ! Il en va de même pour la monnaie, qui paraît alors encore plus superficielle : une roupie sengaïaise vaut environ un tiers de la monnaie lianwaise, la plus forte du monde. Maintenant que cela a été donné, il est temps de réfléchir sur les voiles que l’on nous met devant et en tirer les conséquences. Pendant longtemps, l’extrême médiocrité de ces chiffres fut cachée par l’absence de tableaux, schémas, graphiques suffisamment explicatifs, mais aujourd’hui, on nous envoie une Princesse comme voile supplémentaire : cela veut-il dire que les caches traditionnels ne suffisent plus ? Les puissants reconnaissent-ils enfin que la conscience des faibles grandit ? Alors oui, joignons-nous à eux et prenons ces annonces avec espoir.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Juin 23, 2017 12:48 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
La guerre en Ashurdabad divise l’opinion publique sengaïaise

Image


Image


TROP LONGUE, TROP CHERE, TROP COMPLIQUEE, LA « GUERRE DES TROP ». Les résultats sont tombés : la guerre en Ashurdabad va avoir un coût d’environ deux milliards. Deux milliards, ces deux petits mots ont résonné avec terreur dans l’esprit des ministres en charge des portemonnaies de l’Etat. En soi, le problème n’est pas tant le coût de l’opération, mais bien les retours sur investissement. A un lourd investissement, on attend un lourd retour en cash, et ce n’est pas le cas pour le moment. Les élites de notre nation ne demandent pas tant un arrêt de la guerre que des opportunités de voir rembourser l’argent investi. Comment ? Les possibilités sont multiples. L’Etat devrait, selon certains, demander à l’Ashurdabad des facilités d’installation des entreprises sengaïaises à l’avenir. Mais quid de l’état délétère du pays ? D’autres demandent une réservation de certains chantiers, justement, aux entreprises sengaïaises. Certes, mais cette monopolisation des appels d’offres n’est-elle moralement condamnable –et rentable, d’ailleurs ?...-. D’autres demandent de concentrer toutes les forces économiques du Sengaï sur le canal. Mais quid de la géopolitique et de la « géocom’ » internationale ? D’autres demandent une signature de différents traités avec l’Ashurdabad et l’Eashatri qui ouvriraient le pays aux quatre vents économiques. Mais quid de l’impérialisme occidental ? D’autres demandent une intégration de l’Eashatri et de l’Ashurdabad, séparés ou unis, dans l’Organisation de Coopération de Choenglung. On le voit, les possibilités de résolution du conflit sont nombreuses, et le gouvernement planche déjà sur la question. Il demeure cependant un problème : tout ça est un alignement de « gestion de l’après ». Il serait toutefois pas inutile de « gérer le maintenant » : les rebelles ne sont pas écrasés, les morts se comptent encore par dizaines. Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, c’est le message que bon nombre de parlementaires ont précisément envoyé à la Première Ministre et au prince Chamaban, encore sur place.

Image


LE COÛT D’UNE GUERRE POURTANT PROCHE FAIT EMERGER BEAUCOUP –TROP- DE QUESTIONS. Qui paye ? Alors que la guerre en Ashurdabad aura un coût estimé aux alentours de deux milliards, qui va payer ? Techniquement, la Loi Kongsuwan n’a pas encore tout libéralisé, et l’armée fait partie des rescapés. Financée par de l’argent public, il faut du coup comprendre que c’est… nous qui allons payer. En effet, le coût de l’opération repose essentiellement sur l’entretien de l’armée. Nous, Tibétains, étant les plus nombreux dans le Royaume, les factures vont atterrir sur notre table. Toutefois, est-ce là une conséquence bien juste ? D’après les statistiques obtenues par nos députés au Rathasapha, plus de 85% des soldats engagés en Ashurdabad sont Thaïs. Et les 15% Tibétains et Népalais sont généralement les petits soldats envoyés en première ligne, bien que cela demande encore confirmation. Bien que la situation militaire de la Principauté soit en passe d’être réglée, il serait judicieux de retirer une partie de nos troupes, dans le seul but de ne pas maintenir sur place une force trop importante par rapport aux besoins locaux. Ainsi, les députés du Renouveau Tibétain ont déposé au Rathasapha un document très complet et très mesuré sur les coûts et les besoins de la guerre en Ashurdabad et proposent donc un retrait de 40% des effectifs engagés, et une plus grande coopération avec le Lianwa et le Kaiyuan, ce qui permettrait d’en finir avec la guerre tout en renforçant les liens entre membres de l’OCC. D’une pierre deux coups. A noter que beaucoup d’autres députés, indépendamment des partis, semblent disposer à écouter l’opinion publique et voter en faveur de cette proposition. Les principales critiques reposent sur le fait que cette proposition ne prend pas suffisamment en compte les gains que le Sengaï devrait logiquement tirer de cette opération. Beaucoup de propositions ayant été mises sur la table, passer la débroussailleuse dans ce champ de ronces est, semble-t-il, une condition préalable pour envisager l’après, mais voir le futur sans penser au présent a-t-il vraiment un sens ?

Image


LE BOURBIER DE L’ASHURDABAD FERA-T-IL VRAIMENT RECULER L’IMPERIALISME THAÏ ? Depuis quelques semaines maintenant, il est de bon ton de faire croire à la plèbe que la guerre en Ashurdabad est trop chère, trop longue, et nous ne savons trop quel autre qualificatif terrifiant ils vont ajouter. Tout cela n’est pas entièrement faux… mais simplement hypocrite. Trop cher pour qui ? Oui, si c’est nous qui payons, c’est très cher, par rapport à ce que nous gagnons –et non ce que nous produisons-. Mais si c’est la jet-set thaï qui paye, ce n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. Toutefois, se concentrer sur la question du financement est à notre sens une erreur, et il n’y a qu’un Tibétain pour tomber dans ce piège grossier. La véritable question plonge dans les racines les plus anciennes, les plus profondes et les plus sombres de l’histoire sengaïaise. Rappelons-nous des siècles derniers, durant lesquels les armées thaïes venues du Nord marchaient sur les montagnes tibétaines (ils ont la mémoire courte, ceux-là) et les collines népalaises. Croyant les avoir pacifié en trois claquements de doigts, elles se tournent maintenant vers des objectifs plus grands. Hier c’était nous, aujourd’hui c’est l’Ashurdabad et même Mari, où le gouvernement a installé une base militaire sous couvert de protection. La question principale en jeu est celle de l’impérialisme thaï. Incapable de se contenir à sa côte pourtant riche et luxueuse, la petite nation thaïe est obligée de partir aux quatre coins du continent et même maintenant du monde, pour se sentir exister. Les enjeux purement ethniques sont d’ailleurs rejoints politiquement : la rébellion Shuktène était teintée de rouge, comme bon nombre d’aspirations libératrices dans ce monde. Pour les ultralibéraux qui nous dominent, rien n’est pire que le socialisme. Au moins, ils savent et comprennent qui est le véritable ennemi de l’injustice et de l’inégalité. Bien sûr, notre voix ne sera pas entendue, mais l’Histoire nous rendra justice, comme les seuls ayant élevé le ton contre la destruction des peuples de l’Ashurdabad.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Sam Juil 01, 2017 12:49 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
D’immenses mines de lithium… découvertes sur les terres de Bachagyal

Image



Image


LE PETIT PRINCE PEUT DESORMAIS SE FAIRE UN ARC EN OR MASSIF. LA LEGALITE DE SES ACTES MISE EN QUESTION. Une nouvelle a secoué le microcosme de l’activité minière sengaïaise. Rappelez-vous, il y a quelques mois, nous annoncions ici-même que Bachagyal, le descendant des Rajas tibétains, avaient acheté 1000 m² de terres au pied des montagnes du Songphang. Beaucoup se moquèrent de cet achat : ces terres étaient parmi les moins chères de tout le Royaume, ne valant quasiment rien à cause de leur impraticabilité et leur désolation, juste aux portes du désert de Karavaï. Toutefois, il semblerait que la donne ait correctement changé. Le fils des Rajas tibétains a floué tout le monde et s’est placé dans une situation de grande illégalité. En effet, des filons de lithium ont été découverts dans le sol des terres qu’il a acheté. Il a volontairement caché les prospections réalisées dans le but d’acheter ces terres aux rabais, alors qu’à présent, leur prix a bondi… Il y a quelques jours, des agents des compagnies minières gouvernementales se sont rendues sur place et ont été accueilli par les milices tibétaines de Bachagyal, qui ont attendu la venue du petit prince pour consentir à l’entrée des agents gouvernementaux. Il ne fait absolument aucun doute que toute illégalité sera balayée par l’administration du Royaume afin de tout revienne en ordre. Le mensonge par omission pratiqué par le petit Bachagyal appelle une sanction exemplaire. Ce minerai appartient au Sengaï et reviendra au peuple sengaïais tout entier, au vue de l’importance stratégique majeure que représente le lithium dans le monde moderne.

Image


LE LITHIUM : PORTE D’ENTREE DE NOTRE PEUPLE AU SEIN DU GRAND PEUPLE SENGAÏAIS ? Probablement nos confrères des autres journaux mettront en lumière le lumineux, appuyant sur des banalités et des approximations. Il est temps de remettre à l’endroit quelques contre-vérités. Tout d’abord, il a pu être sous-entendu que la prospection préalable à l’achat des terres par Bachagyal était illégale. C’est faux, l’article 248b aliéna 12 du Code Foncier affirme que chaque terre publique peut être étudiée par un privé, particulier ou entreprise, sans qu’il n’ait à communiquer publiquement les résultats de ses recherches. Les terres achetées par Bachagyal étaient bel et bien publiques lors des prospections. Ensuite, d’autres diront que la présence de milices sur les terres du prince était illégale. C’est encore faux. D’après le Code Pénal (chapitre XII, article 29, aliéna 2) les milices sont commandées par les communautés dont elles sont issues et uniquement elles. Ainsi, les communautés songphaniennes de Gahan et de Masu ont envoyé leurs milices pour garantir la sécurité de terres qui hier encore n’intéressaient personne. Que le prince les ait demandé ou non ne regarde en aucun cas une quelconque autorité supérieure. Ensuite, beaucoup affirment que l’extraction du lithium coûtera beaucoup trop cher pour le prince et demandera donc l’intervention d’entreprises à gros capitaux et donc de l’Etat, or, l’article 5 aliéna 4 de la Loi Kongsuwan énonce très clairement que seules les entreprises de plus de 5000 employés appartiennent à l’Etat. A l’heure actuelle, les entreprises travaillant sur les terres de Bachagyal possèdent toutes un nombre d’employé inférieur à 5000. Certains sont d’ailleurs à 4999, ce qui les fait passer sous le seuil légal, qu’on le veuille ou non. Le système de fonctionnement de toutes ces entreprises est le joint-venture, ce qui n’est absolument pas concerné par l’article 5 de la loi sus-citée. Ainsi, face aux marées et même tsunamis verbaux –et uniquement verbaux- qui se déversent, l’exploitation du lithium des terres du prince revêt une importance symbolique absolument cruciale. L’enrichissement qui peut en résulter ne peut être que bénéfique à nous, Tibétains, depuis trop longtemps relégués au second plan de la scène interne sengaïaise. Tous nos vœux de réussite aux entreprises du fils des Rajas Bachagyal.

Image


LE PETIT PRINCE QUI VEUT ÊTRE CALIFE A LA PLACE DU CALIFE EN SE FAISANT UNE ASPERGE-A-LUSTRER (sic) EN OR. Les Tibétains, on le sait, fonctionnent selon un modèle matriarcal. Les femmes font la loi. Ca se voit dans les sociétés des montagnes les plus reculées, où ce phénomène est particulièrement prégnant, mais on le voit désormais aussi dans les façons tibétaines de faire de la politique. Plutôt que d’affronter frontalement le pouvoir et de le prendre, on utilise une stratégie de gonzesse, c’est-à-dire on négocie avec celui qui l’a déjà, en l’occurrence, en se rendant respectable –c’est-à-dire friqué, au Sengaï- à ses yeux. C’est la raison pour laquelle Bachagyal, qui n’en peut plus de porter son ego, a décidé d’en déverser un peu sur son compte en banque. Fatigué que le sang qui coule dans ses veines ne fasse pas plier le monde devant lui, il a décidé de devenir un businessman pété de thunes comme n’importe quelle fiotte de la jet-set thaï. Le lithium qui vient d’être découvert sur ses terres va lui rapporter beaucoup –beaucoup, beaucoup- d’argent, à n’en pas douter. Reste à savoir ce qu’il va faire de ce lithium : l’exporter, le transformer lui-même… et encore, que va-t-il faire de l’argent qui en résultera. Probablement le mettre dans sa poche et construire un palais dans les montagnes, comme ses ancêtres : un beau perchoir tout d’ivoire et d’or, laissant les autres travailler pour lui. Son or sera sa luxure, mais probablement pas sa perte. Les Thaïs tentent d’ailleurs par tous les moyens de mettre ce clown en avant pour occulter les véritables besoins d’un petit peuple qui souffre des inégalités et des injustices d’un système corrompu auquel à décider de se rallier celui en qui beaucoup croyaient…

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Mer Juil 05, 2017 12:12 pm 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
Les Universités du Sengaï : lieux de l’excellence

Image



Image


LES AMBITIONS DEMESUREES DES UNIVERSITES SENGAÏAISES : LE PODIUM MONDIAL A L’ORDRE DU JOUR. Hier après-midi, alors que les derniers examens de l’année universitaire se terminaient, la première ministre Sumalee Kongsuwan s’est rendue avec le Ministre des Hautes Etudes dans les locaux de l’Université de Pan Ranong, où elle fit elle-même ses études jadis. Ils ont rencontré les Directeurs, de formation et d’instituts, afin de voir où en étaient les projets d’ouverture, comme on les appelle vulgairement. Il convient de rappeler comment fonctionnent les universités, au nombre de trois à Pan Ranong seul. Chaque université a à sa tête un Doyen, devant disposer d’au moins trois diplômes de troisième degré en trois filières différentes (humanités, sciences dures, géographie…). Autour de lui, un Conseil composé des Directeurs, généralement une trentaine. Ceux-ci dirigent les différentes formations et centres de recherche dans les différents domaines. Il n’est pas rare qu’un Directeur de formation (DF) dirige plusieurs filières. Par exemple, à Pan Ranong III, Outaben Ilansen est DF en histoire contemporaine, histoire moderne et littérature moderne. Il existe aussi des DI, des Directeurs d’instituts. Ceux-ci, moins nombreux, ont entre leurs mains des instituts, ou think thank, rattachés à l’université et chargés de sa communication ou de son développement à l’international, ou encore de « lobbying » auprès des institutions sengaïaises ou étrangères. Les liens entre les instituts et les entreprises du Royaume sont souvent pointés du doigt comme moralement peu acceptables, à tort ou à raison. Cette organisation des universités du Muang-Baï Phudin est ficelée depuis une dizaine d’années et fonctionne à plein régime. Ainsi, aujourd’hui, le but est clair : passer d’une reconnaissance nationale et régionale à un rayonnement mondial. Pour cela, des bourses postdoctorales sont d’ores et déjà disponibles et prisées à l’étranger, et leur nombre augmente. A la racine de ces innovations et de ce potentiel, sans aucun doute, la grande liberté laissée par l’Etat aux universités sengaïaises…

Image


LES TREMPLINS DE L’AVENIR POUR LES FILS ET FILLES DE NOTRE PEUPLE, PREMIER PAS VERS L’EQUITE DES PEUPLES DU ROYAUME. Il ne fait absolument aucun doute que les Universités du Sud du pays sont brillantes et contribuent à la culture sengaïaise comme peu d’autres institutions. Toutefois, il conviendrait de ne pas oublier que d’autres universités valent aussi la peine et commencent précisément à sortir la tête de l’eau. Les universités sengaïaises dans les montagnes tibétaines ne doivent pas être reléguées au second plan. Celles de Tingri et de Gyamda valent le détour, car malgré le manque de financement évident, elles possèdent en leur sein une quantité d’atouts absolument énorme. Premièrement, le nombre d’étudiants, largement supérieur aux autres universités du Sud, et équitablement lié à la surface disponible pour chaque étudiant. Deuxièmement, l’importante proportion des étudiantes : à Gyamda, 64% des étudiants sont des femmes, 61% à Tingri, contre seulement 46% à Pan Ranong I, par exemple. Troisièmement, les bibliothèques de nos universités sont parmi les plus grandes de toute la Ventélie. Des centaines de milliers d’ouvrages, dont prennent soin des centaines de bibliothécaires vouant leurs vies aux œuvres littéraires, pullulent dans des salles immenses des universités. D’autre part, il convient de souligner l’extraordinaire variété des sujets abordés par nos universités, et notamment celle de Tingri, où l’inspiration occidentale est évidente, et peut-être trop marquée du goût de certains universitaires du Sud. Toutefois, alors que le nombre d’étudiants se fait grandissant chaque année, il convient pour nos élites de prendre conscience du potentiel que nous avons là sous la main et des possibilités énormes que le monde actuel nous offre. Plus que jamais, notre matière grise peut forger des milliers de fils et de filles à devenir les artisans de la paix et de l’équité au sein d’un monde de plus en plus interconnecté dans un Royaume de moins en moins, nous l’espérons, divisé et inégalitaire.

Image


L’UNIVERSITE COMME FACTEUR DE REPRODUCTION SOCIALE ET DE DOMINATION CLASSISTE ET RACISTE. Certains se palucheront sur les résultats brillants de leurs universités, d’autres courront après les premiers pour devenir les meilleurs. Cette course au meilleur, cette course au plus fort, ne fait que masquer les fractures profondes du domaine éducatif et social qui en découle. Récemment, un clown du Sengaï Times s’était moqué du fait que nous, Népalais, n’avons pas d’universités dignes de ce nom, et que nous n’en n’avons pas du tout, en fait. En effet, mais ce journaliste aurait peut-être dû insister un peu plus sur les raisons de cette absence. Dès que les Népalais tentent quelque chose, dans ce pays, on menace de leur couper les vivres et on tue dans l’œuf chaque projet. Ainsi, les jeunes Népalais ayant des capacités, et il y en a, se retrouvent obligés d’aller étudier dans les perchoirs tibétains ou dans le lointain Sud. Ainsi, nous diront-ils, « l’université est donc bel et bien ouverte aux Népalais ! ». Pas de discrimination, donc. Certes. Et quid des tarifs ? Si l’université est gratuite, mais que 39% des étudiants en moyenne abandonnent dès la première année pour ne jamais revenir, on n’en parle pas. Les niveaux trop élevés demandés, la discrimination népalophobe de certains professeurs, l’absence de réelle liberté d’expression, la volonté forcenée de certains de cloisonner le savoir –et surtout les postes politiques et administratives qui en découlent- ne font que créer une université lamentablement faiblarde et close à tous ceux qui ne sont pas eux. Aujourd’hui, l’université sert surtout à reproduire les classes sociales dirigeantes, bien évidemment majoritairement Thaïs. Les Tibétains font leur beurre de leur côté, croyant encore qu’ils vont s’en sortir en utilisant les armes qu’ils se prennent sur la figure toute la journée. L’université se révèle comme le moyen qu’un peuple domine sur un autre, ne nous y méprenons-pas. Naïveté est mère de toutes les victimes.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Mer Juil 19, 2017 12:29 am 
Hors-ligne
Maitre du monde
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Juin 25, 2011 2:34 pm
Message(s) : 1886
La bicéphale aristocratie sengaïaise, entre modernité et tradition

Image
« Les nouveaux fils de l’aristocratie : écoles de commerce ou académies militaires ? »


Image


VERS UNE SEPARATION ENTRE ARISTOCRATIE TRADITIONNELLE ET ARISTOCRATIE POSTMODERNE ? Un fait a capté l’attention des universitaires à la tête des chaires de sociologie. Bien que remarquable et pressenti depuis quelques années, comme une taupe creusant le sol, un phénomène neuf ébranle l’ancienne aristocratie sengaïaise. On le sait, le Royaume est divisé en cinq Phudins, avec chacun à leurs têtes une famille aristocratique : les Muang-Baï, les Chasombat, les Songphang, les Khunsoek et les Ratcha-Khaen, famille à comprendre au sens le plus large possible, incluant les cousinages sur plusieurs générations. Pendant de longs siècles, les fils de cette aristocratie, dédiés uniquement à la gestion du clan et de son Phudin, demeuraient aux côtés de leurs pères et de leurs oncles pour apprendre à gérer la terre dont ils allaient hériter. Toutefois, au XXe siècle, la complexification du monde a induit une nécessaire scolarisation de ses fils, avec des précepteurs plus nombreux et plus savants que jadis. Aujourd’hui, le phénomène se poursuit et se conjugue avec une baisse de la mortalité infantile, entraînant une plus grande possibilité de varier les sujets étudiés, car chaque fils ne vit plus dans la crainte de devoir succéder à son frère aîné « au cas où ». Ainsi, les formations se sont spécifiées. Pendant longtemps, les fils de l’aristocratie sengaïaise apprenaient l’art de la guerre, ce que l’on traduirait d’ailleurs par « leadership », car on pensait que « qui tenait les soldats au front tenait les sujets dans le monde ». Aujourd’hui, une fracture se creuse : une aristocratie traditionnelle continue d’élever ses fils dans les académies militaires, on pense aux Muang-Baï, aux Khunsoek et au Ratcha-Khaen, tandis qu’une aristocratie plus moderne envoie ses fils dans des écoles de commerce, c’est le cas des jeunes Chasombat et Songphang. La petite taupe creusait jadis en souterrain, désormais ses tunnels se sont effondrés, et un sillon s’est formé entre deux chiens de faïence.

Image


LES JEUNES ARISTOCRATES DANS LES ECOLES DE COMMERCE : ADAPTATION OU ABANDON DE LA TRADITION ? De récentes études ont fait état de la chose suivante : alors qu’il y a 30 ans, 86% des jeunes aristocrates passaient par l’académie militaire, ils ne sont plus que 57% aujourd’hui, soit une baisse de près de trente points. Pourquoi les pères n’envoient-ils plus leurs fils là où ils sont eux-mêmes passés ? La théorie que nous souhaiterions démontrer est la suivante : au-delà du simplisme de l’abandon de nos traditions, les pères veulent-ils que leurs fils réussissent là où eux échouèrent ? Nous entendons par là ceci ; depuis bien trop longtemps, chacun le constatera, la situation économique au Sengaï est d’une rare misère. La répartition des richesses est absolument ridicule et relèverait, pour un œil étranger, de la plaisanterie, tant les riches sont riches et les pauvres… miséreux. Ce constat, peut-être lointain et planqué aux yeux des élites de Pan Ranong, n’a pas pu échapper aux yeux de l’aristocratie provinciale. Les pères ont constaté que la ligne économique et sociale suivie ces dernières décennies n’a donné aucun résultat probant et que donc, il fallait se former à la construction d’un nouveau modèle économique, car de son absence actuelle peut découler de la grogne sociale… Ainsi, alors que tous les adolescents et jeunes adultes de l’aristocratie passent leurs vies dans les boîtes chics de Pan Ranong, on ne leur demande plus forcément de poursuivre vers une carrière dans les armes, non. Certains pères les poussent vers les écoles de commerce, management et gestion, en particulier dans deux clans : les Songphang et les Chasombat. Le premier clan tout simplement car il règne sur les terres tibétaines où se concentrent plus de trois quarts des Sengaïais, dans un état de misère et de sous-développement crasse, il est plus que conscient des changements nécessaires. Quant au deuxième clan, il est à la croisée entre le Nord plein de potentialités et de richesses et le Sud ouvert sur le monde et empreint de cosmopolitisme. Ces deux clans comprennent les logiques du monde et souhaitent s’y agripper. Oui, l’aristocratie des académies militaires et l’aristocratie des écoles de commerce se séparent, et tout cela peut facilement s’expliquer si l’on comprend les rouages et les mécanismes qui régissent le Royaume.

Image


LES DRAGONNEAUX ONT DU PLOMB DANS L’AILE ET NE SAVENT PAS OU SE POSER. Entre deux beuveries dans les casinos de Pan Ranong, les gamins des aristocrates doivent se poser une question : afin de ne pas trop paraître pour les couillons qu’ils sont, il leur faut se gaver de diplômes, mais lesquels ? Fières de montrer leur testostérone à son niveau le plus haut, beaucoup de familles envoient leurs fils dans les académies militaires, comme cela fait se fait depuis des siècles, tandis que d’autres envoient leurs fils apprendre à mieux piller les richesses des autres. Autre fait intéressant à noter, au-delà de cette récente et grandissante bicéphalie de notre aristocratie, c’est la différenciation sexuelle. En effet, prenons l’exemple des Songphang : tenir le peuple tibétain ne demande pas beaucoup d’efforts (eh, avez-vous déjà vu un loup appeler d’autres loups pour tenir trois poules en respect ?), mais ils sont nombreux, alors les fils apprennent le métier des armes. Les filles, en revanche, sœurs et cousines des premiers, descendent souvent de leurs montagnes pour aller à Pan Ranong étudier la gestion et le commerce. Rappelons que les clans, quels qu’ils soient, sont Thaïs, quoi qu’on en dise, et que tous font leurs études sur la côte Sud. Alors que les autres journaux ne mettront en lumière que la différenciation généraux/businessmen qui se creusent, nous mettons aussi en avant la différenciation garçon/fille qui se creuse. Or, soyons clairs : le monde qui vient et la direction qu’a pris le Sengaï ne va pas vers un monde féodal de guerre et de police, mais un monde de calcul froid et de transactions molles, où les businesswomen s’en sortiront mieux et seront peut-être plus à même de gérer nos terres. Admettons ceci, et ajoutons cela : l’aristocratie sengaïaise durera, et vous avez le probable résultat : les femmes s’apprêtent à prendre les rênes de la plupart des clans. Maintenant, complétons cela : les femmes thaïs s’apprêtent à prendre les rênes de la plupart des clans, et vous avez le trailer d’un navet de science-fiction thriller.

_________________
« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
L.Youzéfovitch

SOLI DEO GLORIA


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 43 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1, 2, 3  Suivant

Le fuseau horaire est UTC+1 heure


Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 0 invité(s)


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum

Aller vers :  
Propulsé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduit en français par Maël Soucaze.
phpBB SEO