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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Dim Juil 23, 2017 10:54 pm 
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Première Gay Pride à Pan Ranong : 16 morts

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« D’après certaines sources, les policiers eux-mêmes tiraient sur le cortège »


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IL Y A DES LIMITES A TOUT, MÊME A LA MODERNISATION D’UN PAYS. SUMALEE KONGSUWAN CONDAMNE L’UN ET L’AUTRE CÔTE. L’heure est à la modernité, disent les uns, l’heure n’est pas à la décadence, disent les autres. La tenue de la première Gay Pride dans les rues de Pan Ranong le week-end dernier fut à l’origine de nombreuses controverses. Au Sengaï, le droit de manifester est garanti s’il y a une cause légitime à défendre. Le maire de la ville a donc décidé pour une raison non-communiquée à ce jour que la sodomie était une cause légitime à défendre. La première ministre Sumalee Kongsuwan, était alors à l’étranger et n’a pas été informée de la tenue de ce cortège, qui s’est visiblement décidé à la dernière minute. Le titre est assez évocateur : des rixes ont éclatés et ont mal tournés. Quinze « manifestants arc-en-ciel » ont été retrouvés morts, plus un autre retrouvé mort dans les toilettes publiques dans ces circonstances que la décence nous interdit de communiquer ici. Ces heurts violents ont pour origine des groupes de jeunes sans revendication ni couleur politique qui voulaient « casser du pédé » ou « protéger leurs enfants » qu’ils amenaient au parc profiter du soleil. Le plus scandaleux, c’est que certains homosexuels de la Gay Pride ont affirmé que quelques policiers et militaires ont tiré sur eux, ce qui a été confirmé par des vidéos amateurs postées sur le net. Toutefois, au vu de ces vidéos, il semble que ces hommes n’avaient nullement l’intention de tuer les joyeux trublions multicolores qui se dandinaient gayment (sic) dans la rue. Comment une trentaine d’hommes entraînés au combat possédant chacun une arme de six coups aurait pu faire aussi peu de victimes ? Bref, dès son retour à Pan Ranong, Sumalee Kongsuwan a été mise au courant de ce qui se passait. Sa réaction a été applaudie par un côté et méprisée de l’autre : elle a sévèrement condamnée la Gay Pride comme une « atteinte à nos mœurs, à la pudeur et à la morale millénaire de notre nation » pour embrayer par la suite sur «des réactions disproportionnées, aux motivations certes légitimes, mais aux conséquences dramatiques et inacceptables ».

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DEUX MONDES SE HEURTENT, ET LE NÔTRE NE DOIT PAS EN SORTIR PERDANT. Depuis des décennies maintenant, nous défendons dans ces mêmes lignes un projet de société cohérent et structuré qui ne cesse de subir les coups de butoir ultra-violents de la modernité destructrice. Personne ici n’a jamais écrit que tout était à rejeter : nous sommes bien contents d’avoir accès à l’électricité, à l’eau courante ou encore de pouvoir accéder par divers moyens à l’étude de cultures étrangères et de sciences et techniques avancées. Toutefois, il faut savoir poser les barrières là où la modernité, par essence impulsive et dévorante, cherche à se tailler un domaine dans les terres qui ne lui appartiennent pas. La Gay Pride, symbole du libertarisme libéral, s’est pointée à Pan Ranong. Que l’on soit tout de suite clairs sur deux points : nous ne soutiendrons pas ici les meurtriers ayant ôté seize vies, rien ne justifie d’abattre de sang-froid des personnes désarmées. Deuxième point, la Gay Pride nous dérange à Pan Ranong car elle est dans notre Royaume, et nous n’émettrons pas de jugement quant à la tenue de telle procession dans d’autres pays. Venons-en maintenant à une réflexion plus poussée : l’homosexualité ne concerne ni l’Etat ni l’opinion de qui que ce soit tant que ses pratiques se déroulent dans la honte et le secret. Elle n’a toutefois rien à faire dans le domaine public, et encore moins en grandes pompes. Nous parlions tout à l’heure des bienfaits de la modernité, rangeons-y alors les découvertes scientifiques faites à ce sujet. Des études statistiques dans les pays Occidentaux ont montré que les personnes homosexuelles présentaient des taux d’infidélité tellement ahurissants que nous ne les reprendrons pas ici. De plus, celles-ci représentent 80% des porteurs d’IST (Infections Sexuellement Transmissibles) alors qu’ils ne sont que 2% de la population. Ajoutons encore une couche, les personnes homosexuels sont beaucoup plus sujettes à certaines maladies que les personnes hétérosexuelles : gonorrhée, chlamidia, herpès, gale, hépatites A, B (jusqu’à 10 fois plus !), C, D, cytomégalovirus, maladies intestinales (campylobacter jejuni, entamoeba histolytica etc.) le tout suivi d’incontinence fécale, de fissures anales, d’hémorroïdes, de déchirures recto-sigmoïdes, ou encore d’allergies ano-rectacles suite à leurs pratiques perverses, avec à la clé une espérance de vie inférieure à la moyenne de 8 à 20 ans.
Face à de tels chiffres, il devient clair que ce monde, s’il peut survivre dans son milieu naturel, ne peut en aucun cas se mêler à notre Royaume, à notre culture, à notre tradition, sans aucunement justifier la violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste. Interdire l’homosexualité, contrairement à ce que disent certains phares de la modernité, n’est pas une mesure homophobe… c’est une mesure sanitaire.


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QUAND ON PROPOSAIT UN « TOUR DU SENGAÏ », ON PARLAIT DE CYCLISME ; LES THAÏS FOURNISSENT LES PEDALES. Nos députés nous rapportaient il y a quelques mois que l’idée d’un « Tour du Sengaï » à vélo était un projet à l’étude pour dorer l’image du Sengaï à l’étranger et capter les regards étrangers. N’ayant rien compris aux sous-entendus, les usines tibétaines ont commencé à produire en masse des guidons et des selles… avant de constater qu’en parlant de vélo, les Thaïs parlaient surtout de pédales. Feignant de découvrir l’eau chaude, le journal Chaw Banthuk s’étonne de découvrir que la sodomie et autre pratiques de dégénérés masochistes sont très populaires parmi la jeunesse de la jet-set thaï de la côte Sud du Royaume. Même le Sengaï Times semble s’offusquer un tout petit peu (si ces mous du genou haussent le ton, c’est vraiment qu’on a touché le fond). Alors bien sûr, nous reprendrions volonté les chiffres de nos confrères tibétains si ceux-ci n’étaient pas tout simplement inutiles. Produire des études sur la réalité cruelle de la pratique de l’homosexualité et les présenter aux yeux du showbiz thaï, c’est un peu comme présenter trois patates pourries à un riche fermier en lui demandant d’interdire la production de patates. Pourquoi le ferait-il ? Ce qui ne marche pas pour vous marche peut-être pour lui. La sodomie n’est pas dans vos mœurs, certes, mais elle est dans ceux des thaïs ultrapostmodernistes. Pourquoi interdiraient-ils une pratique interdite par ceux qu’ils détestent ? En fait, il faut bien comprendre une chose : cette Gay Pride a fini comme elle devait se finir : dans le sang et la honte, en espérant que cela serve de leçons à ceux qui veulent introduire (non, ce n’est pas ce que vous croyez…) des mœurs d’ailleurs chez nous. Que les Thaïs s’enc***** entre eux s’ils le souhaitent, mais que leur débauche ne soit pas un crachat dans notre figure et une tâche sur les armes de notre pays, qu’ils ont déjà suffisamment abîmé comme ça. D’ailleurs, il est peut-être mieux pour les habitants de Pan Ranong que cette lugubre fête ait fini dans la honte, car vu les études sur l’incontinence fécale provoquée par la sodomie… elle aurait pu finir dans la merde.

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« Parce qu'ils n'aiment personne, ils croient qu'ils aiment Dieu »
Charles Péguy
« Toutes les circonstances de ma vie ont été comme des échelons que Dieu plaçait autour de moi pour me faire monter jusqu'à lui »
Saint-Martin

«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
»
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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Juil 28, 2017 12:51 pm 
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Le « Grand Recensement » pose toujours autant de problèmes

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« Recenser les Sengaïais, certes, mais lesquels ? »


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LES AGENTS RECENSEURS S’ARRACHENT LES CHEVEUX. Le mois dernier, le gouvernement lançait la campagne de recensement depuis cinq ans. Le recrutement des agents recenseurs a comme d’habitude échu aux cinq clans aristocratiques du Sengaï. Il y a cinq ans, le recensement avait clairement été bâclé dans certains Phudins. La liste des problèmes de recensement est par ailleurs assez colossale : la grande taille du Royaume pose des soucis de coordination, le taux de natalité incroyablement galopant des Tibétains, les réticences et méfiances des Népalais, la négligence de certains recenseurs qui se moquent de sauter certaines communautés ou encore la difficulté d’accès à certains bassins de populations, dans les montagnes par exemple. Les conséquences sont assez significatives : des changwats entiers ont une population calculée au « pifomètre », selon des estimations parfois vieilles de plusieurs décennies ! Prenons un exemple : le changwat du Shandastan au Nord au pied des montagnes, en région népalaise, a donné au dernier recensement il y a cinq ans une population d’environ 500 000 habitants. Le problème est que le dernier recensement sérieux de cette région a été donné en… 1961. Depuis, on ne fait que des ajouts avec le taux d’accroissement naturel moyen des Népalais, sans même prendre en compte d’autres éventuelles variations (guerres, boom démographique etc.). Ainsi, les actuels agents recenseurs sont face à une série de problèmes insoutenables : faut-il réellement compter tous les Sengaïais ? Peut-on continuer à se contenter d’arrondis et d’estimations ? La réponse a été donnée par le gouvernement : Non. Lors du lancement officiel du Grand Recensement, Sumalee Kongsuwan a annoncé l’allongement dans le temps de celui-ci afin de le faire dans les règles de l’art, afin de tout remettre à plat une fois pour toutes et de réactualiser chacun des chiffres de la population sengaïaise. Ca promet.

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TOUS LES CINQ ANS, LE GRAND RECENSEMENT SECOUE UNE ADMINISTRATION TROP FRAGILE ET BANCALE. Bien malin celui qui arrivera à dire exactement combien il y a de Sengaïais. Les recensements officiels donnent quelque chose comme 93 millions. Cela peut-être juste comme cela peut être à côté de la plaque, mais dans tous les cas, ce ne peut être qu’une approximation. Les recenseurs craignent certaines régions, d’autres sont juste paresseux. S’il est évident que le Grand Recensement est une tâche ardue pour les autorités sengaïaises, il est aussi clair que les moyens de le réaliser ne sont pas à la hauteur, retour sur une méthode désuète et inefficace. Le Sengaï est divisé en cinq Phudins. Ceux-ci sont dirigés par les cinq clans aristocratiques, Muang-Baï, Chasombat, Songphang, Ratcha-Khaen et Khunsoek. Tous les cinq ans, le Rathasapha doit désigner une commission de quinze membres (5x3). Leur mission est la suivante : se rendre dans chacun des Phudins et apporter les directives royales pour réaliser le recensement. Ensuite, fini. Fini. Une fois que les groupes commissionnaires ont déposé les directives sur le bureau du chef du clan, celui-ci doit se débrouiller pour rendre un rapport détaillé deux mois plus tard pour chaque changwat. Le recrutement des recenseurs varie énormément d’un Phudin à l’autre : dans celui des Muang-Baï, c’est la police elle-même qui le réalise, d’où des chiffres assez fiables. Dans celui des Ratcha-Khaen, ce sont les jeunes hommes du clan qui parcourent le désert et les steppes pour recenser les quelques habitants. En revanche, un gros problème se pose pour les Phudin Songphang et Khunsoek. Dans ce dernier, les recenseurs sont souvent sélectionnés par l’administration thaïe, et ils sont donc des thaïs… chargés de recenser… des Népalais, pas toujours très coopératifs, ce qui est d’autant plus gênant que leur natalité est très mouvante. Le problème grandit encore avec le relief : dans les montagnes du Songphang, des régions entières sont peuplées par des tribus de notre peuple, mais sont quasiment inaccessibles. Les recenseurs, choisis à la va-vite, n’y accèdent même pas, et rentrent juste pour griffonner quelques chiffres branlants et toucher leurs salaires. Il ne fait aucun doute qu’un modèle plus centralisé et plus structuré amènera de meilleurs résultats pour les futurs recensements. Notre Royaume peut-il vraiment être pris au sérieux s’il arrive à peine à compter le nombre de ses sujets ?

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POUR UNE FOIS, POMPER L’ARGENT DES CITOYENS PREND DU TEMPS ET PERD EN EFFICACITE. Notre peuple, Népalais, a été accusé à de nombreuses reprises de désobéissance civile, notamment face à aux agents recenseurs, ce qui nous paraît plus que spécieux. Toutes les données sont présentes pour chacun des changwats, et puis c’est tout. De toute façon, que peut importer que l’on soit deux ou trois millions ? Dans tous les cas, le seul intérêt de ce chiffre est de nous taxer, nous taxer et nous taxer, encore et toujours. Peu importe le chiffre que l’on donne, de toute manière, les Thaïs trouveront toujours un moyen de pomper notre argent. Toutefois… certains impôts sont calculés par tête, et il peut donc être intéressant d’optimiser les dépenses fiscales en ne donnant aucun chiffre stable. C’est une forme de résistance –légitime, cela va de soi- à des voleurs, des bandits. Bien sûr, personne ici n’appelle à tabasser les pauvres recenseurs, qui ne font que leur travail, mais rien ne nous oblige à travailler –encore- scrupuleusement et à nous tuer à la tâche pour leur offrir des chiffres et des statistiques ultrafiables. Faisons le strict minimum, car un chiffre trop juste pourrait être une arme qu’ils utiliseront un jour ou l’autre contre nous. Pour être honnête, il faudrait dire que nous refusons le principe du recensement, mais cela fait bien longtemps que nous ne sommes plus écoutés. Au lieu de taxer chaque tête, ils pourraient taxer chaque production de richesse directement à la source afin que chacun puisse rentrer chez lui chaque soir avec l’argent gagné, sans que personne ne vienne quelques jours plus tard y planter une sangsue. Cela relève toutefois d’un idéal socio-économique totalement étranger à ceux qui nous gouvernent, qui se cament à l’argent comme on se came au lotus.

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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Août 04, 2017 12:47 pm 
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Le Karupurajyam au cœur du repositionnement géopolitique régional sengaïais

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« Le Sengaï se questionne sur l’attitude à adopter face à l’émergence du Karupurajyam »


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LE KARUPURAJYAM NE SE FAIT PAS QUE DES ALLIES : QUID DU SENGAÏ ? Une fois que l’on sait orthographier correctement le nom de cette nation, on commence à se questionner sérieusement sur son envergure géopolitique, et elle est colossale. Située dans le grand Sud Janubien et jouissant d’un rayonnement culturel et religieux immense, certes estompé aujourd’hui, la présence de cette nation ne peut laisser indifférent ceux qui désirent « percer » en Janubie. A vrai dire, le jeu se complexifie dès que le décor est posé. Le régime autoritaire devenant de plus en plus dur rend, de l’avis de beaucoup de spécialistes, très difficile les discussions avec le pays. De plus, le régime est officiellement hostile au Commonwealth et au Vryheid. Cette information prend tout son sens lorsque l’on sait que ces nations se regroupent dans l’UPO, nouvelle organisation étrange et bancale, ce qui ne peut être vu que comme une véritable menace par le Karupurajyam. La grande crainte que l’on peut pressentir est une instrumentalisation des tensions internes, réelles et nombreuses, du Pays Noir, dans un but de déstabilisation. Les puissances occidentales ont toujours lorgné sur la Sud-Janubie, et on connaît leurs alliés locaux et leur propension à utiliser des motifs vagues pour intervenir et mettre au sol telle ou telle nation. Ainsi, il ne fait aucun doute que dans les années à venir, le Karupurajyam sera au centre de l’attention mondiale et à ce moment-là, le Sengaï devra être en bonne position. La politique gouvernementale à suivre devra prendre en compte deux liens en priorité : les liens culturels et religieux, et les liens économiques. Les liens politiques doivent être mis de côté, comme à l’accoutumée, car personne au Sengaï ne peut juger tel ou tel régime politique et mettre en cause la souveraineté d’un état. Toutefois, il faut comprendre le Karupurajyam selon les deux axes sus-cités : le bouddhisme aujourd’hui majoritaire au Sengaï vient du Pays Noir, et l’on ne pourra jamais nier cette parenté. Au niveau économique, le Karupurajyam est vu à juste titre comme une mine, dans tous les sens du terme, et des traités bilatéraux seront bénéfiques à nos deux nations, et l’objectif des mois et années à venir sera de faire comprendre au Pays Noir comment une relation équitable et réfléchie entre nos pays pourra être bénéfique à son ordre national et à notre ordre régional.

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LE GRAND-PERE A-T-IL BESOIN DE SES PETITS-ENFANTS ? Le Karupurajyam est le grand-père de notre peuple, ce que nous ne devrons jamais oublier. Toute la pensée hindouiste puis bouddhiste profonde qui a structuré notre peuple est née au Karupurajyam. Aujourd’hui, le Pays Noir –étrange appellation- émerge et se retrouve jeté dans l’arène géopolitique. La question que nous souhaiterions poser aujourd’hui est celle de notre comportement à l’égard de cette nation, d’où le titre de notre article. Notre profond respect envers le peuple du grand Sud janubien ne doit pas nous aveugler et nous envoyer droit dans son sillage. Un gouvernement doit être pris pour ce qu’il est et personne ne dit que l’actuel gouvernement du Karupurajyam est impeccable et sans tâche. Sa politique peut être perçue comme agressive, bien que ce ne soit pas à certains pans de l’Occident de donner des leçons de violence et d’agressivité. Ce que nous appelons de nos souhaits dans les mois à venir, et nos députés pousseront dans ce sens, c’est la réalisation d’un traité d’échange culturel et économique entre le Karupurajyam et le Sengaï. Se limiter à cela serait toutefois bien frileux de notre part. Il est évident que le prisme par lequel les Occidentaux regardent le monde est bien différent du nôtre, la guerre d’Ashurdabad nous l’a suffisamment rappelé. Ainsi, une alliance de type militaire avec le « Pays Noir » nous paraît être une ligne à ajouter au traité à venir. En effet, l’Occident ne pourra peut-être pas tolérer longtemps la politique du Karupurajyam, et malheureusement, l’histoire nous le montre, cela peut se manifester par les armes. Avant que la marée n’arrive, construit des digues, comme nous le rappelle avec sagesse l’ancien savoir hindou…

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LES ELITES THAÏS SE DEMANDENT COMMENT TIRER PROFIT D’UN REGIME CRYPTO-FASCISTE COLONISATEUR. Les Tibétains sont à côté de la plaque, pour changer, et estiment qu’il faut discuter avec le Karupurajyam sous prétexte qu’ils nous ont inspiré culturellement, c’est-à-dire religieusement. Ce n’est pas entièrement faux, le Bouddha était de cette terre, mais de fait, les Tibétains oublient à quel point le bouddhisme qui arriva sur nos terres fut modifié et adapté par nos penseurs, nos hommes, notre peuple. Bref, même à 7000 km de distance, l’aplaventrisme des Tibétains est effectif. Les Thaïs quant à eux, font semblant de s’intéresser au Pays Noir sous prétexte qu’il serait peut-être un peu légèrement menacé par quelques clowns occidentaux, comme si un pays où les militaires sont au pouvoir ne pouvaient se débrouiller tout seul. Une fois encore, l’élite thaïe cherche un moyen de s’enrichir, faisant fi de tout principe moral qui, en l’occurrence, nous conseillerait de nous détourner de ce pays plein de violence, de racisme et de haine. Est-il nécessaire de rappeler le système social –de castes !- qui structure ce pays ? Absolument rien ne justifie le rapprochement entre nos deux nations, hormis une espèce de méfiance contre des pays fantoches qui ne méritent même pas que nous les citions ici. La vraie raison derrière cette volonté de rapprochement est en réalité une envie de se faire de l’argent, beaucoup d’argent, sur le dos des domestiques et sous-castes karupurajyamiennes, et là encore, l’argent retombera dans les mêmes poches. Rien de nouveau sous le soleil.

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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Août 18, 2017 7:16 pm 
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Débuts de la campagne électorale : vers une réélection « facile » de Sumalee Kongsuwan ?

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« La large victoire de l’Alliance Nationale Démocratique (AND) aux sénatoriales est un bon présage pour Sumalee Kongsuwan »


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DANS QUELQUES JOURS, LES SENGAÏAIS ELIRONT LE RATHASAPHA, QUI ELIRA LE FUTUR PREMIER MIINISTRE. Petit rappel rapide du fonctionnement de l’élection du Premier Ministre, seconde personne du Royaume après le Rama. Le suffrage est universel et indirect : les Sengaïais élisent les députés du Rathasapha, selon chaque circonscription, et ensuite, les députés élisent à la majorité le Premier Ministre. Pendant longtemps, lorsque le Pheu Sengaï valait encore quelque chose, il était quasiment impossible pour un parti d’avoir la majorité absolue des sièges au Rathasapha et donc faire élire son Premier Ministre : il fallait sans cesse passer des accords de coalition. Par exemple, en ce moment, bien que l’AND soit le parti le plus représenté au Parlement, il a dû, pour faire élire Sumalee Kongsuwan, passer des accords avec les branches locales du parti (chaque Phudin peut avoir une « branche locale » d’un parti avec des variations de ligne politique, souvent secondaires) ainsi qu’avec des députés du Renouveau Tibétain et du Pheu Sengaï. En effet, dans ce dernier, en plein délitement il y a quatre ans déjà, certains députés voyaient dans une alliance avec l’AND un bon moyen de se recaser. Quant au Renouveau Tibétain, parti des Tibétains comme son nom l’indique, il est plein de « ripous » : des Tibétains qui se font élire en terre tibétaine, les Tibétains votant aveuglément pour un parti contenant le nom « Tibétain », alors que les députés sont des petits fonctionnaires à la solde des clans aristocratiques thaïs (comme si cela ne suffisait pas, rappelons que les Tibétains ont en moyenne un taux d’abstention de 70%). Toutefois, cette année, la donne est en passe de changer : le Pheu Sengaï étant agonisant, l’AND va probablement devoir rallier des députés du Renouveau Tibétain. Et c’est là que le bât blesse : le RT est actuellement en pleine phase de radicalisation. De véritables purges ont lieu pour écarter les candidatures des « ripous » et promouvoir les véritables députés d’opposition. Une structuration toujours plus grande d’un parti qui aspire à remplacer le PS comme premier opposant au gouvernement n’est en aucun cas une bonne nouvelle pour une AND légèrement essoufflée. Traiter chaque loi au cas par cas ne sera pas de tout repos et une majorité absolue est tout juste envisageable. Si cette élection ne fait pas beaucoup de bruit, elle est pourtant la fille d’une recomposition majeure du paysage politique sengaïais.

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DERNIER SOUFFLE DU PHEU SENGAÏ ET BIPARTISME CROISSANT. Le Pheu Sengaï a été pendant plus de cinquante ans la grande opposition aux gouvernements de l’Alliance Nationale Démocratique. Sur les cinquante dernières années, exactement dix-sept ont été passé sous un Premier Ministre du PS, et moins de la moitié d’entre eux a dû régner avec une coalition. Aujourd’hui, alors que l’AND est plus puissante que jamais, le Pheu Sengaï est à l’article de la mort. Ayant obtenu au Sénat (Wuthisapha) une présence que la décence nous interdit de chiffrer tant elle est ridicule, le Pheu Sengaï ne peut en aucun cas espérer de faire mieux Rathasapha. L’opposition, Ô combien légitime, au libéral-conservatisme de l’Etat est donc à l’heure actuelle un siège vide, et l’appel d’air doit être comblé. C’est l’ambition du Renouveau Tibétain, notre parti, qui, après les élections, envisagent de se donner une dimension beaucoup plus rassembleuse et universelle, d’après l’un des cadres du parti que nous avons interviewé. Le Parti Pour l’Indépendance, une fois encore, se ridiculisera dans un sectarisme qui l’exclura à tout jamais des grands combats politiques à mener au sein du Royaume que, qu’ils le veuillent ou non, nous avons en commun. Une campagne très active dans les coins les plus reculés devrait faire diminuer le taux d’abstention, en plus d’une éducation populaire grandissante, pour évacuer tous les ripous qui ont longtemps bloqué la progression du RT. La poussée du RT comme grand parti d’opposition pourra mener à la consécration d’un bipartisme Ô combien intéressant : ni PS, ni PPI, les deux étant pris dans leurs contradictions. Il reste cependant une seule réforme à faire : ce sera la création d’un système démocratique, car, n’oublions jamais cette caractéristique de notre système qui explique tout aujourd’hui ; les Thaïs ne représentent que 10/15% de la population, et pourtant peuvent élire plus de la moitié des députés, et le Pheu Sengaï ne faisant aucune voix, tout laisse à penser que l’AND remportera la majorité du Parlement, une première dans l’Histoire de notre Royaume, et laissera donc champ libre à Kongsuwan pour mener une politique qu’elle n’a même pas jugé utile de mettre de côté une seconde pour faire campagne…

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UNE CAMPAGNE ELECTORALE FACTICE DANS UN PAYS FACTICE PAR DES INSTITUTIONS FACTICES POUR DES RESULTATS FACTICES. Une vieille expression occidentale parle de « flyfucking » pour définir un sujet de discussion sans but. Comment peut-on trouver un but aux élections du PM à venir ? Le Rama, encore endormi, se refuse à entendre toutes les doléances d’un peuple nombreux qui tente de lui faire entendre raison sur ce qu’il se passe en dessous de lui. Les Tibétains ont choisi la solution suivante : le jeu est truqué mais on va quand même essayer de gagner. Certes, un carré de 2 sera toujours meilleur qu’un brelan d’as, mais la probabilité de gagner à ce jeu là relève de la naïveté. Les députés du PPI que nous élirons vont, comme à leur habitude, s’opposer à tout. Rien de bon ne peut sortir d’un système aussi pourri, et les seules réformes que nous soutiendrons seront les nécessaires réformes institutionnelles qui donneront lieu à une meilleure représentation des peuples du Sengaï au sein du soi-disant Parlement soi-disant démocratique de la soi-disant capitale Pan Ranong. A l’heure actuelle, rien ne nous permet de soutenir ce système et tout nous pousse à la contestation, sans violence, mais sans naïveté non plus. Il suffit de constater que rien ne peut tenir en l’état actuel des choses, et rien ne peut techniquement s’opposer à la route prise par Sumalee Kongsuwan, qui, comble du sarcasme, ne fait même pas campagne. Soutenue par le Roi qui lui accordé le Sénat, elle ne fait rien, preuve supplémentaire de la léthargie dans laquelle sombrent nos institutions.

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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Août 25, 2017 4:45 pm 
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Sumalee Kongsuwan largement réélue Première Ministre du Royaume du Sengaï

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En prime : 51% du Sénat, 63% du Parlement, la confiance du Rama, l’amour du peuple.


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HUMILITE, SATISFACTION ET CONFIANCE POUR LE SECOND MANDAT DE SUMALEE. Victoire sans fracas, sans hourras et sans surprise. Devant ses partisans rassemblés pour l’occasion avec leurs drapeaux du Sengaï, Sumalee Kongsuwan a salué dans un bref discours « la volonté d’aller de l’avant » des Sengaïais qui s’est manifesté selon elle dans ce vote. En effet, les résultats officiels ont été publiés ce matin : 63% du Rathasapha se colore du bleu de l’Alliance Nationale Démocratique, suivie par les 21% du Renouveau Tibétain, les 10% du Parti Pour l’Indépendance et le score… de 6% du Pheu Sengaï. Les analystes se sont longtemps gaussés des scores, se demandant comment le Pheu Sengaï avait pu faire plus de 5%. De l’avis de tous, l’erreur est de facto totale : le PS a épuisé ses dernières ressources financières (légales) dans une campagne qu’il était sûr de ne pas gagner. Une tactique plus fine, soutenue par quelques hiérarques du parti, aurait été de ne présenter aucun candidat et donc prendre de la profondeur pour les prochaines élections. En effet, au Sengaï –et cela étonne toujours les étrangers-, il faut « payer sa place » pour être élu. C’est-à-dire que, dans chaque circonscription, il existe un nombre en théorie illimité de places que chaque parti doit au préalable acheter pour pouvoir « déposer un visage », c’est-à-dire présenter un candidat. Parfois, c’est un véritable casse-tête pour les trésoriers et conseillers en stratégie des différents partis. En effet, les prix sont variables, et décroissants selon la richesse de la circonscription : acheter un droit de présenter un candidat dans le centre-ville de Pan Ranong ne coûte que quelques centaines de roupies sengaïaises, n’importe quel parti peut y présenter un candidat. Toutefois, et c’est là que c’est intéressant : les partis doivent acheter leurs places dans d’autres circonscriptions, plus pauvres, et qui demandent donc des droits plus importants. Parfois, une certitude de 100% d’arracher un siège dans une campagne profonde peut pousser un parti à débourser des milliers de roupies dans des provinces pommées du fin fond du pays. Sumalee Kongsuwan a été réélu grâce aux votes des grandes villes, profitant principalement de l’effondrement du Pheu Sengaï, la plupart de l’électorat de celui-ci s’étant réfugié dans l’abstention. Done. Maintenant, reste à savoir si le Renouveau Tibétain saura s’installer comme premier parti d’opposition, et au vu de la puissance arrachée par la Première Ministre, ce défi risque d’être colossal.

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UNE VICTOIRE ATTENDUE ET DES ESPOIRS DECUS ATTENDUS EUX AUSSI. Notre parti a bien sûr présenté ses félicitations à madame Kongsuwan en promettant de se comporter honorablement dans les quatre prochaines années. Cela n’a pas empêché nos députés de déposer la première proposition de loi ce matin déjà, visant à réformer le mode de scrutin. En effet, celui-ci fait que les circonscriptions sont découpées de telle sorte à ce que les 10% de Thaïs décident de plus de 50% du Rathasapha. Cela n’a absolument aucun sens et nous demandons un redécoupage des circonscriptions électorales en fonction de la population afin que l’équité soit parfaitement respectée. Cela donnera à la politique sengaïaise un gouvernement plus juste et plus représentatif de la réalité de terrain. La donne de cette composition parlementaire rebat les cartes du jeu politique sengaïais et donne un carré d’as à l’AND. En effet, avant, l’AND avait moins de 50% des sièges du Parlement, et devait donc passer ou bien des accords de coalition, ou bien des accords au cas-par-cas pour ajouter la voix de tel ou tel député à leurs projets. Ces compromissions ont sauté aujourd’hui, 63% du Rathasapha dans la main, inutile pour l’Alliance Nationale Démocratique de se contorsionner. Toutefois, nous l’avons dit : le projet porté par Sumalee Kongsuwan est nuisible à long terme au Royaume du Sengaï, et il faut le combattre. Il y a deux voies pour mettre un terme à l’hégémonie de l’AND : le premier, c’est d’appuyer sur les fractures internes du parti. Il y en a, entre les lignes libérales, d’autres plus nationalistes, entre les lignes progressistes et les lignes plus conservatrices… bref, en somme, jouer les faiblesses et les brisures du parti contre lui. La deuxième carte à jouer serait celle de l’isolement. Pendant quatre ans, l’AND va s’habituer à régner tout seul, il pourrait donc être judicieux de se séparer au maximum de ce parti et de le laisser s’isoler, qu’il forme un bloc compact qui se cassera la figure aux prochaines élections : Sumalee Kongsuwan aura fini son second mandat, elle ne pourra plus se représenter. Les victoires du parti aux élections étant surtout liées à sa personne, aucun doute que cela conduire au renouvellement politique tant attendu dans notre pays.

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SANS COMMENTAIRE. Voilà donc elle a été réélu, et on a déjà oublié le nom de ceux qui auraient été premier ministre en cas de victoire du Pheu Sengaï (sic) ou du Renouveau Tibétain (sic). Evidemment, le PPI n’avait aucune chance d’arracher plus que la soixantaine de députés qu’il a à présent, vu le système anti-démocratique anti-représentatif qui structure toute la politique sengaïaise. Mais passons à autre chose : pour une raison étrange, le Rama avait donné il y a quelques mois le Wuthisapha (Sénat) à l’AND. A 90 ans passés, peut-être a-t-il cru que le Sénat était une sucrerie que l’on offrait à un petit garçon qui avait eu une bonne note à l’école. Il a donc donné une arme dans la main gauche de Kongsuwan et lui donne maintenant une arme dans la main droite. A-t-il décidé que le Sengaï devait mourir en même temps que lui ? Car il semblerait que le pronostic vital soit engagé. En tout cas, il y a au moins un point positif dans ces évènements : Kongsuwan a clairement annoncé sa ligne. Maintenant qu’elle a les pleins pouvoirs, pourquoi se priverait-elle de tout balancer ? Plus rien ne la retient. Elle a donc annoncé le plus calmement du monde qu’elle continuerait à décentraliser et à centraliser (sic). De ses propres termes : « décentralisation administrative, centralisation politique » (sic et re-sic). La question économique, absolument cruciale, sera laissée à l’abandon ; le fameux « laisser-faire ». Toutefois, on est en droit de poser la question : mieux vaut la main invisible ou la main de Sumalee Kongsuwan ? Toi, lecteur pervers, oublie ce que tu as en tête.

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Message Publié : Sam Sep 09, 2017 1:21 pm 
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Le Lama Dargey s’assied sur les ruines du Pheu Sengaï

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Le chef spirituel de la plus grande partie des bouddhistes sengaïais entre sur la scène politique


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L’APPEL D’AIR SUITE A LA MORT DU PHEU SENGAÏ A-T-IL ATTIRE UN OURAGAN ? Le sujet du lama Dargey a déjà été évoqué dans ces lignes il y a quelques temps maintenant. Ce drôle d’oiseau, perché sur les grandes montagnes du Songphang, a semble-t-il un bon nid à présent, si bon, à vrai dire, qu’il a commencé à pondre des œufs et à se laisser pousser de belles plumes. La popularité de cet homme s’est étendu ces derniers mois dans toutes les régions tibétains et commencent même à percer sur les collines des Népalais. La raison ? Son érudition et sa vivacité d’esprit sur la religion bouddhique le rendent respectable aux yeux des pratiquants de cette religion. C’est là cependant la première couche de l’analyse, et il faut creuser un peu : nos journalistes se sont rendus à quelques-unes des réunions publiques du lama Dargey, qui drainent parfois des milliers de personnes. Les sujets strictement religieux y sont certes évoqués, mais rapidement dépassés pour des questions d’actualité. Le lama Dargey dit faire de « l’éducation populaire », expliquant aux paysans et petits employés comment le système électoral s’organise, comment fonctionnent les méandres de la politique sengaïaise, bref, comment le Royaume tourne. Nos équipes ont cependant relevé un très grand nombre d’erreurs, d’imprécisions et d’approximations douteuses dans le discours du Lama. C’est d’autant plus gênant que certaines personnes présentes dans la salle estimaient que cet homme pourrait se lancer en politique. Ce à quoi le lama Dargey a répondu… en exhibant fièrement sa carte du Renouveau Tibétain.

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UN NOUVEL ESPOIR ECLAIRE L’AVENIR DU SENGAÏ. Le Lama Dargey, monument de savoir sur les traditions bouddhiques de notre peuple, a fait savoir lors d’une de ses réunions que la politique ne devait en aucun cas être séparée de la vie du bouddhiste. L’idéal de renoncement n’est pas, d’après lui, immédiat et absolu, dans le sens où l’on peut agir dans le monde et faire générer d’immenses quantités de karma positif pour ensuite, et ensuite seulement, se retirer dans la solitude et la méditation pour rechercher l’extinction finale. Ce qu’il prône, en un sens, est que chaque homme puisse construire sa propre vie, mesurée et calculée, de telle sorte à ce que son action ne se limite pas qu’à lui-même. Pour le Lama Dargey, la bienveillance surpasse le renoncement. Le raisonnement à suivre est alors d’une simplicité fracassante : comment parvenir à toucher le plus grand nombre de personnes possible ? Les responsabilités politiques. Toutefois, un bémol a été décrit par le Lama : prendre des responsabilités politiques, comme députés ou sénateurs est certes le premier but à atteindre, mais pour être sûr d’y agir selon la Voie du Juste Milieu, il faut d’abord être soi-même dans le bon chemin et être intellectuellement au point avec les prescriptions bouddhiques. Ainsi, le Lama Dargey, s’adressant aux cadres du Renouveau Tibétain et aux futurs adhérents du parti, a proposé l’ouverture d’écoles, dans des temples, où pourraient se dispenser des formations, conduites par lui-même, pour construire les responsables politiques de demain selon des principes autres que ceux de l’argent-roi, du profit ou du libéralisme.

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LES TIBETAINS S’AUTOCONGRATULENT ENTRE EUX PENDANT QU’ON LEUR VIDE LES POCHES. Le lama Dargey, un bien étrange zigoto, propose d’offrir aux Tibétains des cours (on part donc du principe qu’il s’adresse aux lettrés) de politique et de religion. Donc, d’un côté, il va leur enseigner les valeurs bouddhiques, et de l’autre, leur apprendre à se faire élire. La manière dont ces cours vont s’articuler risque de bien faire rigoler les observateurs extérieurs. Le meilleur, dans tout ça, c’est que les élites thaïes s’en contrefoutent royalement : le système de Ran Sakdina, qui organise le pillage féodal de nos terres, est toujours maintenu, malgré la volonté de « modernisation » (sic) des décisionnaires de Pan Ranong. Ainsi, plutôt que d’affronter frontalement et directement les problèmes posés par un système multiséculaire et multinégalitaire, les Tibétains n’ont rien d’autre à faire que de s’organiser pour apprendre à se palucher sur un système dans lequel leur défaite est programmée d’avance. Comme d’habitude, ils vont tenter de faire leur petite tambouille de leur côté, comprendre que « ça passe pas » et une fois encore se ridiculiser à tenter l’intentable dans la joie et la bonne humeur. Maintenant, une vraie question se pose : le petite prince Bachagyal, descendant des Rajas tibétains, qui se la joue self-made-man en ce moment, va-t-il lui aussi participer à la mascarade ? Rien n’est exclus, et l’ego de certains pourrait se jouer de l’intelligence de tous.

BREVES

-Le Prince Chamaban revient d’Ashurdabad/Eashatri, auréolé de victoire et plein d’espoir pour la reconstruction de la région et son intégration dans le concert des nations.

-Le chômage a atteint ce mois-ci le taux historique de 3,4%, le plus bas depuis quatre décennies.

-Sumalee Kongsuwan en passe de déposer deux nouveaux projets de loi sur le commerce d’armes et la justice.

-Bachagyal, descendant des Rajas tibétains, a fondé une entreprise d’extraction minière.

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Message Publié : Ven Oct 06, 2017 12:06 pm 
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Le Renouveau Tibétain devient le Mouvement Fédéral-Démocrate (MFD)

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L’ancien parti tibétain prend une dimension nationale et supplante le Pheu Sengaï


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QUEL MERITE Y A-T-IL A PIETINER UN CADAVRE ? La mort du Pheu Sengaï est actée depuis un bon moment maintenant et les conséquences arrivent enfin, et plutôt rapidement, sur la scène politique sengaïaise. Pendant de longs mois, les cadres du Renouveau Tibétain discutaient de l’opportunité de marcher sur le cadavre du Pheu Sengaï, en d’autres termes de rassembler autour d’eux toute la frange sengaïaise de sensibilité plus ou moins socialisante. Il était évident que comporter le mot « tibétain » en son intitulé était un obstacle à cette volonté de large rassemblement. Ainsi, la première idée a été de rebaptiser le mouvement en Mouvement Fédéral-Démocrate, ce qui inclut à la fois une dynamique nouvelle, plus rassembleuse, et à la fois un énoncé clair de la doctrine qui suivra le parti. Cela fait des décennies que les députés du Renouveau Tibétain demandent un fédéralisme plus juste, conséquence pour eux d’une démocratie plus proche d’un peuple si nombreux. Les congrès qui ont amené à la reformation du parti ont eu un résultat relativement concluant, puisque tous les députés ont accepté le changement de nom et la systématisation de doctrine. Toutefois, nos analystes politiques sont formels : il est évident qu’un parti géré à plus de 95% par des cadres tibétains n’aura jamais la moindre chance de ratisser jusque dans les terres thaïes du Sud. Alors, plusieurs solutions se proposeront rapidement au MFD : ou bien recruter des cadres thaïs, ou bien mordre sur les terres de l’AND (Alliance Nationale-Démocrate) ou encore bourrer les urnes. Aucune de ces solutions n’est exclue lorsque l’on sait la conception très étrange que certains peuvent avoir de la démocratie.

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LA FORMATION DU MOUVEMENT FEDERAL-DEMOCRATE EST LE PREMIER PAS VERS UN SENGAÏ NOUVEAU. Le Renouveau Tibétain s’est rassemblée en un vaste congrès la semaine dernière dans son siège à Tingri. Le but de ce congrès public était la refondation du mouvement. A l’origine de cette volonté ; le vide créé par la mort du Pheu Sengaï, les « presque-plein-pouvoirs » de Sumalee Kongsuwan, le manque de représentativité démocratique au Sengaï et l’aspiration de tout un peuple à une réforme profonde et massive du pays. Si tous ces points ont été posés sur la table, mis en forme et problématisés, il n’est quasiment aucun député, aucun cadre du parti qui n’ait pas participé à la constitution du Mouvement Fédéral-Démocrate. Le Mouvement se structurera autour de trois points : tout d’abord, une volonté fédéraliste faisant reposer le pouvoir non pas sur Pan Ranong mais sur les cinq Phudins sengaïais et se construisant sur une décentralisation administrative mais une centralisation politique. Le deuxième point est une réforme massive des institutions politiques sengaïaises ; le MFD propose une proportionnelle intégrale pour le Parlement (Rathasapha) et une proportionnelle partielle pour le Sénat (Wuthisapha). Le troisième point demeure en une reconstruction du système économique sengaïais, entre d’un côté une politique sociale plus prégnante, au niveau fédéral du moins, l’abolition totale et absolue du système du Ran Sakdina ainsi qu’un corporatisme plus mesuré et calculé. Si les bases idéologiques sont clairement posées, il faut à présent constituer la tête du Mouvement, et la question se pose : si le lama Dargey s’est proposé comme président-intérim en attendant l’élection du président du mouvement, il est clair que sa personnalité demeure trop clivante, non pour ce qu’il dit, mais bien pour ce qu’il est : un bonze bouddhiste tibétain, dont la popularité ne dépassera jamais les montagnes du Songphang.

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LE MFD : CES INFÂMES TROLLS DES MONTAGNES DE TIBETAINS CONTINUENT DE FOUETTER LES FLOTS DE LA MER. C’est un vieux mythe que celui du roi thaï devenu fou qui donna des coups de fouet à la mer, celle-ci ayant eu l’outrecuidance de couler le navire amiral de sa flotte durant une tempête. Voilà que les Tibétains, face aux Thaïs ayant eu l’outrecuidance de couler toutes leurs espérances démocratiques (depuis deux siècles, quand même), se mettent à piétiner les vagues qui arrivent sur la mer comme des enfants capricieux devant des parents qui les auraient privés de dessert. Alors, il semblerait maintenant que les Tibétains aient une nouvelle lubie, après avoir échoué partout ailleurs ; construire un parti politique, le mouvement fédéral-démocrate, redoutable machine à conquérir le pouvoir (sic), dont le but est proposer une offre idéologique nouvelle, et il est vrai qu’elle est plus convaincante que le libéralisme débridé de Sumalee Kongsuwan, ce qui en soi n’est pas extrêmement compliqué. Soit, voilà qui est fait. Toutefois, un problème fondamental se pose, et il va falloir que ces clowns s’en rendent compte : le système « démocratique » est verrouillé de telle manière à ce que les non-Thaïs n’aient jamais plus de 45% des sièges du Parlement. Il faut donc réformer ce système, soit. Mais pour ça, il faut être plus de 51%... ce qui est impossible puisque le même système vous bloque à 45% (cette petite explication était là au cas où vous vous demanderiez ce qu’était un cercle vicieux). Ce qui ramène donc les possibilités du MFD à une seule et unique solution : conquérir des circonscriptions à majorité thaïe. Et là, c’est le grand éclat de rire. Il faudrait non seulement que l’AND subisse une perte de crédibilité colossale, mais encore que l’abstention soit énorme, ou encore que l’AND ne contre-attaque pas en raflant des circonscriptions tibétains ou népalaises (ce dont elle a montré qu’elle était capable). Le MFD rencontrera donc les mêmes problèmes que ses prédécesseurs, et la solution des urnes s’éloigne donc chaque jour un peu plus.

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Message Publié : Ven Nov 03, 2017 1:03 pm 
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Les dépenses publiques toujours au cœur du débat politique

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Au Parlement, l’opposition à l’AND en branle-bas de combat contre la baisse des dépenses publiques


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PLUS QUE L’ARGENT DES CONTRIBUABLES : DEUX CONCEPTIONS DE L’ETAT. Dans les années 60 et 70, une théorie très en vogue était celle de la complémentarité ; on pensait alors que chaque conception de l’état qui se battait sur la scène politique pouvait se joindre à sa voisine et, en somme, mettre tout le monde d’accord. Plus personne aujourd’hui, ne peut souscrire à une telle théorie. Le débat qui tourne autour de la dépense publique en est une preuve supplémentaire. Au Rathasapha (Parlement), il y a grosso modo deux camps qui s’affrontent. Une partie, largement incarnée par l’AND –le parti de gouvernement-, est favorable à un Etat centralisé à la dépense publique faible, selon les théories de Rajanor Chan-Akon : un Etat fort qui garantit un libéralisme économique, empêche les grands monopoles et demeure l’arbitre social par excellence. Cette théorie mesurée aujourd’hui appliquée dans le Royaume se heurte à une deuxième conception, dite fédérale-démocrate, expression récemment reprise par les nouveaux cadres du Mouvement Fédéral-Démocrate, ancien Renouveau Tibétain. Cette conception souhaite un Etat décentralisé et des dépenses publiques fortes, en somme, un Etat qui délègue énormément de compétences aux Phudins, selon un modèle démocratique fort, mais qui conserve une forte dépense publique pour maintenir les structures de base de la société sur laquelle chaque groupe de citoyen et chaque organisation économique pourrait s’appuyer. Bref, un Etat qui garantit les bases d’une société démocratique et décentralisée, ou un Etat qui laisse faire les citoyens et intervient quand certains principes sont bafoués. Deux conceptions de l’Etat, qui pointent leurs nez dans le débat de la dépense publique, et ce ne sera probablement que la première marche d’un long escalier.

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UNE VISION DELETERE ET DEPASSEE DE LA DEPENSE PUBLIQUE ; LES PROBLEMATIQUES DE DEMAIN. Il y a quelques années encore, le Sengaï présentait un poids de dépenses publiques égal à plus de 60% du PIB. La politique ordolibérale de Sumalee Kongsuwan, au pouvoir depuis plus de cinq ans maintenant, a considérablement réduit ce pourcentage, qui vient de passer sous les 50%, atteignant les 49%. De durs débats se sont engagés au Parlement pour savoir si l’Etat devait demeurer maître au Sengaï ou non, car au fond, c’est bien là l’enjeu du débat. L’Alliance Nationale-Démocratique (AND) a annoncé poursuivre cette baisse jusqu’à atteindre 40% du PIB. Le MFD et le PPI ont levé les armes pour s’opposer à cette façon délétère de gérer un Etat. En effet, cette volonté acharnée de diminuer dépenses publiques entre dans une vision de l’économie qui consiste à dénier à l’Etat toute utilité en tant qu’acteur de l’économie nationale, les libéraux souhaitant le conserver comme simple arbitre. Un fort taux de dépenses publiques peut s’avérer lourd et bloquant l’économie… s’il est allié à un Etat-mammouth. Toutefois, ce n’est pas libéral et marxiste, il existe des dégradés, dont le MFD est un porteur. Diminuer bêtement la dépense publique comme les ultralibéraux des décennies précédentes ne mènera jamais à autre chose qu’à la misère d’un peuple pour l’enrichissement de quelques-uns, et c’est surtout là un aveu d’une incapacité à donner à l’Etat des tâches concrètes et délimitées dans une société aux caractéristiques pourtant connues et comprises. Il est important de mener aujourd’hui un combat pour ne pas laisser notre Royaume mourir d’une dépense publique trop faible et inadaptée aux besoins de base d’une société, qu’elle est censée remplir.

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LA QUESTION DE LA REDISTRIBUTION TOUJOURS OCCULTEE PAR NOS CLOWNS MIMES FAVORIS. La dépense publique se casse la figure, par la volonté délibérée d’une Première Ministre qui a annoncé la couleur depuis cinq ans maintenant. Inutile de faire l’effarouchée comme un Tibétain, tout était annoncé et écrit à l’avance. En soi, que la dépense publique soit à 80 ou 20% ne fait qu’occulter un problème bien plus important : celui des poches dans lesquelles l’argent produit tombe. Les tuyaux d’alimentation monétaire sengaïais sont tous dirigés vers Pan Ranong et le Muang-Baï Phudin de manière générale, y compris la dépense publique : il suffit de se rendre compte du peu d’investissements qui sont faits par l’Etat pour développer les ports de la Mer Intérieure par exemple, qui sont pourtant plein d’avenir… et de Népalais, c’est peut-être ça qui pose problème. En tout cas, nos députés soutiendront au Rathasapha une politique visant à la hausse de la dépense publique, ne serait-ce que parce que le gouvernement veut la faire partir à la baisse. Nous ne perdons cependant pas de vue que ce combat est secondaire et ne pourra en aucun cas définir une ligne économique politique dans les années à venir. Soyons lucides et clairs sur nos ambitions : ce que nous exigeons, au milieu des gesticulations tibétaines et de la suffisance thaïe, c’est un véritable débat sur l’égalité des territoires, donc des opportunités, pour un Sengaï équilibré qui sait profiter des talents et ressources de chacun.

BREVES

-L’entreprise minière du descendant des Rajas Bachagyal entre à la bourse de Pan Ranong.

-L’instabilité de l’étrange Karmalistan inquiète nos experts en géopolitique.

-Le Commonwealth toujours en chute libre dans l’opinion publique sengaïaise.

-Glissement de terrain sur les rives du Mézong : 14 morts, 2 millions de roupies de dommages.

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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Nov 17, 2017 12:36 pm 
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La pieuvre pharmaceutique s’étend

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L’un des plus puissants lobbys sengaïais à la conquête du monde


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LA PUISSANCE PHARMACEUTIQUE SENGAÏAISE ; SES ATOUTS ET SES STRATEGIES DE CONQUÊTE. Tout le monde connaît le géant pharmaceutique sengaïais Ran Khay Na, aujourd’hui l’une des firmes les plus puissantes du monde… et l’une des plus belles entorses à la loi sengaïaise. En effet, l’ordo-libéralisme sengaïais est fondamentalement un libéralisme opposé aux trusts et cartels qui s’accaparent des monopoles et des parts entières de marché. Les législations anti-monopoles ont poussé de nombreuses entreprises à se séparer, à se morceler en petites unités pour éviter la nationalisation. Seules cinq d’entre elles ont réussi à obtenir du Roi lui-même une dispense, et Ran Khay Na en est une. Toutefois, ce qu’il est important de comprendre est que Ran Khay Na agit à l’international comme une firme unie et puissante, mais agit au Sengaï comme une mosaïque de petits laboratoires et unités économiques morcelées. Chaque université de médecine-pharmacologie a, non loin d’elle, une branche de la firme Ran Khay Na, qui recrute directement les étudiants avec de multiples avantages attractifs : contrats à vie, salaires confortables, formations de qualité, parfois même logements pour les plus jeunes etc. A côté de ces méthodes de recrutements efficaces, Ran Khay Na développe aussi d’intéressantes stratégies de lobbying à l’étranger : les étudiants étrangers sont invités à suivre les formations de l’entreprise, les personnes de pouvoir sont approchées par des lobbyistes de la firme… bref, tout ça grâce aux traités de libre-échange et au soutien du gouvernement dans ces exportations de service. Un autre atout de l’entreprise est bien évidemment son intelligente stratégie de filiales : celles-ci s’ouvrent dans chaque pays qui l’autorise et entament de vastes campagnes de communications et de développements internes. Si l’une de ces filiales venait à ne pas donner les résultats escomptés, elle est tout simplement coupée comme une branche pourrie, et abandonnée, sans pénaliser le reste de l’entreprise. Le dernier avantage est bien évidemment l’expérience sengaïaise en la matière, forte de sa longue histoire médicinale et de sa capacité à reproduire et créer des médicaments propres et souvent, naturels autant que faire se peut.

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LE LIBRE-ECHANGE : PAS DE BARRIERES POUR LES PIEUVRES. Beaucoup d’analystes économiques s’accordent sur le point sur le libre-échangisme sengaïais a permis l’enrichissement du pays et lui assure, pour le moment, une croissance économique forte. Ce n’est pas entièrement faux, mais il faut comprendre toutes les implications d’une telle politique. L’argent engrangé retombe-t-il vraiment entre les mains de ceux qui le produisent ? Non, ce sont les fonctionnaires et les grandes entreprises qui récupèrent les plus grandes sommes, et pas les petites mains d’en bas. C’est un point, et toutes les statistiques le confirment. A côté de cela, il y a aussi la question de l’international : la signature de nombreux traités de libre-échange par le gouvernement de Sumalee Kongsuwan a ouvert aux grandes firmes les portes de nombreuses nations. Rappelons que Ran Khay Na, la plus puissante firme sengaïaise, ne possède pas que quelques laboratoires, mais de vastes unités de communication, d’intelligence économique, de formations et même de défense. Lui permettre d’avoir autant d’intérêts à l’étranger, sans aucun moyen de contrôler, mène à la création d’un état-pieuvre dans notre état-mammouth.
Nous n’imaginons pas quelles conséquences un tel état de fait pourrait avoir le jour où les actions de telle ou telle entreprise venaient à devenir plus précieuses à l’étranger que chez nous. D’un autre côté, ne soyons pas naïfs : circonscrire aux frontières nationales les actions de Ran Khay Na et statuer qu’elle ne peut faire plus de profits à l’étranger que chez nous impliquerait une grande précarité pour ses employés, et donc pour notre société, puisque une baisse de la consommation intérieure en médicaments –ce qui est en soi une bonne nouvelle- entraînerait de fait l’obligation de fermer à l’étranger d’autres filiales. Bref, le problème est complexe mais la réponse se devrait d’être simple : la création d’un organe de contrôle, et non d’étouffement, afin que l’Etat garantisse aux entreprises une croissance contrôlée et mesurée dans l’intérêt de notre nation. Seuls les renards se réjouissent de l’absence de barrières autour du poulailler.


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LES POISONS –CHERS- POUR LES PAUVRES S’ETENDENT DANS LE MONDE ENTIER. Au-delà de toutes les considérations économiques inutiles et pénibles sur lesquelles vont se chamailler nos collègues du Chaw Banthuk et du Sengaï Times, il est important de mettre en avant, à notre sens, la question purement médicale. Qui sait, par exemple, que les cadres du Ran Khay Na ne se soignent pas avec des médicaments Ran Khay Na ? Ils se soignent aux plantes et remèdes médicaux traditionnels, et prétendent ensuite les mettre dans leurs médicaments qu’ils vendent aux pauvres qui n’ont pas d’autres moyens. Un pur scandale totalement passé sous silence. En plus de cela, et voilà qui est encore plus douteux, il n’existe aucun rapport ni aucune étude sur les véritables activités de lobbying des costards-cravates bien coiffés de l’entreprise, aucun. Le pire est donc à prévoir, que se passe-t-il dans les couloirs des puissantes institutions étrangères ? Pots de vin ? Nuits à l’hôtel ? Personne ne le sait, mais nous savons clairement jusqu’où sont prêts à aller des businessmen brassant des milliards de billets. Alors, devons-nous craindre de telles actions secrètes ? En fait, au Sengaï, pas de problèmes, l’argent généré, nous ne le voyons jamais, ni même les lobbyistes, puisqu’ils ont déjà tout ce qu’ils veulent. Toutefois, nous nous questionnons sérieusement sur l’influence négative que peut avoir une entreprise qui contourne exceptionnellement les lois. C’est un vrai scandale, qui ne semble concerner personne. Rien n’a changé, rien.

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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Nov 24, 2017 12:52 pm 
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Elections à la tête du Mouvement Fédéral-Démocrate : large victoire de Lamoon Aditaya

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Kyet Ben-Louan largement battu par Lamoon Aditya


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LES TIBETAINS METTENT UNE FEMME A LEUR TÊTE, FIDELES A EUX-MÊMES. Le Renouveau Tibétain s’est fait rebaptiser Mouvement Fédéral-Démocrate et est parti à la conquête de tout le Sengaï, gageant qu’il ne pourrait l’emporter en se limitant aux montagnes tibétaines. Juste calcul, dirons certains, mais immédiatement brisé par l’élection qui vient d’avoir lieu. Les deux opposants étaient Kyet Ben-Louan, haut fonctionnaire d’origine thaï –de père tibétain- et Lamoon Aditya, femme originaire de Tingri et directrice d’un laboratoire de recherche en médecine. Les élections ont eu lieu à Tingri, dans une atmosphère hypocrite, qui se voulait amical, mais qui suintait l’angoisse et la peur de voir un thaï accéder à la tête du parti tibétain par excellence. Cela aurait toutefois peut-être permis de conquérir des pans entiers de l’électorat thaï, et cela aurait-il vraiment fait perdre des électeurs tibétains ? Rien n’est moins sûr. Le débat qui a eu lieu juste avant le vote a principalement tourné autour… des stratégies pour gagner, et un peu d’économie. Kyet Ben-Louan voulait essentiellement se consacrer à la création de compromis et de consensus avec les autorités locales pour constituer des bastions tandis que Lamoon Aditya se veut détentrice d’une stratégie plus aventureuse, visant à prendre certains bastions des autres partis, que ce soit l’AND ou le PPI, au cas par cas. Cela va demander beaucoup de travail, et l’on espère qu’elle en aura la force, n’est-ce pas. Bref, après l’annonce du résultat, bon joueur, Kyet Ben-Louan a apporté son soutien à Lamoon Aditya et a engagé tous ses fidèles à s’unir autour d’elle afin de construire un projet d’avenir pour le Sengaï, mettant de côté les profondes différences de ligne économique qui les différenciait pourtant quelques heures auparavant. Il est évident que cette élection donne crédibilité à un parti qui en avait nettement besoin, il reste maintenant à se frotter aux électeurs et aux tigres des autres partis…

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LAMOON ADITAYA PREND LA TÊTE DU MOUVEMENT FEDERAL-DEMOCRATE ET PORTERA LES ESPOIRS DE TOUT UN PEUPLE. Il existait entre Kyet Ban-Louan et Lamoon Aditya une vraie opposition, un vrai fossé idéologique, qui s’est comblé par l’approbation populaire. Kyet défendait une ligne économique plus libérale et ouverte que Lamoon, qui se voulait porteuse d’une politique plus traditionnelle, dans la droite ligne du Renouveau Tibétain, socialisante et mesurée, notamment dans les relations avec le monde. Les discussions ont été cordiales et ont amené quelques dix-sept millions de personne à choisir entre les deux concurrents, et au final, Lamoon obtint 68,9% des voix. On est loin du plébiscite mais il semblerait malgré tout qu’une vraie volonté de voir ses idées, son programme et sa personne à la tête du premier parti d’opposition s’est fait ressentir. Les perspectives que cela ouvre à présent sont particulièrement intéressantes. Lamoon Aditya ne possède aucun mandat et peut donc se consacrer entièrement au parti et à son futur. Tout d’abord, elle a indiqué vouloir constituer des groupes de réflexion dans tout le pays, afin de que chaque membre du parti puisse exprimer ses idées sur la politique à suivre. Ensuite, il s’agira de constituer une équipe de campagne –déjà- pour lancer le mouvement sur les rails pour les prochaines élections. Il semblerait que Lamoon Aditya ait pour ferme intention de constituer le MFD comme le parti le plus sérieux du Sengaï. Il faudra de fait lancer en parallèle une réelle campagne de communication, afin de s’assurer, au moins aux élections, une bonne partie du Parlement. A l’heure actuelle, personne ne pourrait situer les pions sur l’échiquier politique sengaïais à plus de quelques mois. L’espoir de tout un peuple vient de réincarner.

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LA REPRODUCTION DES MOUCHES COMME FUTUR VRAI SUJET POLITIQUE. Le système matriarcal des Tibétains n’a pas pu les retenir de mettre une femme à leur tête. Le MFD sera désormais, comme l’AND, dirigé par une femme. Nous avons enfin la réponse à la question que nous nous posions depuis des années : pourquoi nous, Népalais, n’avons pas le droit à une part au moins représentative du pouvoir ? Eh bien voilà : nous n’avons pas d’utérus entre les jambes, nos cadres et politiques demeurent majoritairement des hommes. Cela fait de nous des parias, visiblement. Toutefois, il faudrait quand même rappeler aux pitres qui nous dirigent que leur relativisme culturel absurde devrait au moins s’appliquer au sein de notre Royaume et que chaque ethnie devrait y être respectée. Ce n’est visiblement pas encore à l’ordre du jour, puisque notre simple organisation familiale patriarcale n’est pas respectée, malgré ses deux mille ans d’existence, au bas mot. Tout cela n’a aucun sens et aucun sujet qui n’aura d’abord réglé cette question ne méritera le tampon « Sujet sérieux ». Sur Lamoon Aditya en tant que telle, que pouvons-nous dire ? C’est une scientifique, coincée dans un laboratoire pendant plus de trente ans, qui se découvre aujourd’hui politicienne professionnelle, prête à entrer dans le palais royal de Pan Ranong. Ambition démesurée ? Mégalomanie incontrôlée ? Dans tous les cas, il est évident que sa présence pose une sérieuse question : jusqu’à maintenant, la politique de ce pays faisait qu’on CENSURE des mouches, mais maintenant qu’une scientifique va en devenir l’une des figures principales, va-t-on le faire pour de bon, avec un protocole et un cadre aseptisé ?

BREVES

-La guerre ELA-Commonwealth s’essouffle déjà : une baudruche que nos médias n’ont même pas eu le temps de traiter.

-Les cinq plus grands patrons sengaïais se sont rencontrés à Pan Ranong hier soir.

-Le Rathasapha a approuvé une motion visant à remonter la majorité sexuelle à 18 ans.

-Résultats concluants pour les écoles primaires privatisées : beaucoup d’élèves réussissent le test commun.

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«-Que pensez-vous du communisme ?
-Je crois que l'Internationale est apparue à Babylone il y a trois mille ans.
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Message Publié : Sam Déc 16, 2017 2:31 pm 
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Le train de vie de nos députés

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… parmi les moins bien payés du monde…


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LES DEPUTES SENGAÏAIS MALTRAITES, DISENT-ILS. LES CHIFFRES. En moyenne, le député sengaïais gagne quelques 11000 roupies sengaïaises par mois. En comparaison, un ouvrier métallurgiste qualifié dans une usine de Koliang en gagne 5000. Un écart extrêmement faible quand on compare à la situation dans d’autres pays. De plus, récemment, une coalition très sérieuse de députés a demandé l’achat par le gouvernement de sièges plus confortables pour le Rathasapha. Eclat de rire général au conseil des ministres. En fait, ce qu’il faut comprendre, c’est que beaucoup de députés participent à des voyages diplomatiques et qu’ainsi ils découvrent les mœurs et coutumes politiques des autres nations, et surtout leurs salaires extravagants. Par respect des nations en question, nous ne donnerons pas de noms mais il faut savoir qu’il en est une où les députés gagnent en un mois ce que les députés sengaïais gagnent en un an. Ca coupe le souffle et surtout, ça apporte des débats assez longs et inutiles sur la vie des ouvriers et des députés, que l’on compare bêtement. S’il est évident que de vastes différences nationales existent, il est probable qu’il existe des sujets un peu plus importants que la rémunération des députés. Il semblerait que chacun ait tranquillement ses petites priorités, ce qui a provoqué l’ire de quelques citoyens, se demandant si les députés ne regardaient pas plus leurs fiches de paie –sans y toucher- que les propositions de loi qui leur sont soumises par les mêmes, justement. Si le débat a été plus ou moins étouffé, jugé trop insolent par certains, il est clair que cette mini-crise témoigne de la pénétration de mœurs étrangers au cœur de notre système politique.

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QUAND LES INCONVENIENTS ECLIPSENT LES AVANTAGES. Rappelons tout d’abord comment vivent les députés de notre nation : transport totalement gratuit (du tramway à l’avion), quatre secrétaires à leur service personnel payés par l’Etat, un salaire pour leurs conjoint(e)s –ce qu’on oublie souvent- et des garderies à disposition gratuitement pour leurs enfants. Mais ils se plaignent de ne pas être assez payés. Ce comportement est absolument scandaleux et pas du tout en accord avec la culture sengaïaise. Au Sengaï, nous considérons le fait d’être député comme un honneur, et recevoir un salaire pour un honneur est déjà une grande chose. Se plaindre, en somme, de ne pas être assez honoré est d’une indécence rare. En tant que défenseurs de l’esprit sengaïais le plus profond et apparemment le plus authentique, nous sommes à deux doigts de demander la suppression de certains des avantages cités plus haut. Nous rejoignons toutefois la conclusion de nos confrères du Sengaï Times, dont l’honnêteté est suffisamment rare pour être notée, qui tirent sur la pénétration d’idées occidentales dans nos sociétés. En effet, il n’y a qu’hors du Sengaï que le député peut être considéré comme un personnage d’élite qu’il faut grassement entretenir. A présent, il convient de tenir droit dans nos traditions et nos idéaux afin de ne pas nous laisser submerger par la vague friquée et individualiste que défendent malheureusement certains de nos députés.

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LE LION BOUFFE TOUTES LES GAZELLES DE LA SAVANE ET SE PLAINT DE NE PLUS TROUVER DE GAZELLES A CHASSER. Par différents moyens qu’il serait inutile de citer, les députés pompent l’argent que notre bonne volonté veut bien leur accorder par les impôts et se plaignent ensuite de ne plus en trouver pour eux. Nous pensons sérieusement que leur demande est légitime. En effet, la plupart d’entre eux est une bande d’esclaves au service de lobbys bien plus dangereux et puissants qu’eux, auxquels ils ne font qu’obéir. Ainsi, à force d’être de simples canaux destinés à irriguer d’autres champs… ils se rendent compte que le leur est le seul à ne pas être fertile ! Donner dix millions à quelqu’un en oubliant de prendre sa commission au passage relève au mieux de la naïveté, au pire de la pure stupidité. Bien sûr, cela concerne les députés de l’Alliance Nationale Démocratique et du Mouvement Fédéral-Démocrate, est-il nécessaire de le préciser ? A l’heure actuelle, il n’est plus question de déposer des recours ou on-ne-sait-quelle absurde demande pour contrer ces demandes absurdes et scandaleuses. Que les députés montent leurs boîtes, comme le dirait les entrepreneurs qui gouvernent le pays, mais par pitié, qu’ils arrêtent de geindre là où tant de sengaïais geindraient avec plus de légitimité.

BREVES

-La Grande Ambassade en passe d’être construite à Pan Ranong.

-L’interdiction des monopoles-cartels-trusts secouée par quelques lobbyistes ultralibéraux du Parlement.

-Quarante-trois condamnations à mort l’année dernière : 23 meurtriers, 13 violeurs, 7 pédophiles.

-La Guerre des Containers approche effectivement de la fin.

-20% d’oiseaux en moins dans le ciel sengaïais, une commission d’experts en ornithologie constituée.

-Les conséquences de l’éruption de Big George ne sont pas encore toutes déroulées. La Ventélie touchée dans une moindre mesure.

-Le Sengaï toujours dans le peloton de tête de l’indice FIDES.

-Le désordre politique qui règne au Karmalistan demeure un problème qui inquiète de plus en plus les autorités sengaïaises.

-L’Eashatri sur la route de la reconstruction, le Sengaï prêt à intervenir de toutes ses forces.

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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Jan 05, 2018 2:08 pm 
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L’infiltration des musulmans du Sengaï par les réseaux terroristes

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Le Karavaï, de mines de fer et de cuivre à mine… antipersonnel ?


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LES OUÏGHOURS EN PROIE AUX ASSAUTS DES PREDICATEURS RADICAUX. Depuis plusieurs mois maintenant, notre voisin kaiyuanais subit des vagues de radicalisation au sein de sa population musulmane. Au Sengaï, ce phénomène n’est pas nouveau mais a toujours été de plus faible envergure, ne serait-ce que par le faible pourcentage que représentent les Ouïghours au sein de la population totale sengaïaise. Toutefois, les autorités locales, en place dans le désert du Karavaï et dans le Ratcha-Khaen Phuding plus largement, tirent la sonnette d’alarme. La radicalisation au sein de la population Ouïghoure sengaïaise se décline selon deux dimensions : tout d’abord, l’arrivée de prédicateurs étrangers, venant du Kaiyuan ou de pays musulmans plus lointains. Cependant, leur rôle consiste surtout à recruter et à former les réseaux radicaux sengaïais et à la connecter aux autres réseaux transnationaux. La deuxième dimension est plus intéressante : il s’agit de prédicateurs internes, sengaïais, radicalisés seuls, par la lecture du Coran et un ascétisme très poussé. Et le tout, malgré les efforts de l’Etat en faveur de l’intégration de ces populations. A l’heure actuelle, le gouvernement se repose sur les autorités locales et a demandé aux princes Ratcha-Khaen d’être plus attentifs à ces nouvelles problématiques régionales. Au Parlement, le sujet a été amené sur la table et diverses propositions ont été émises, allant de plus forts contrôles frontaliers à l’interdiction de la littérature islamique dans le pays en passant par le fichage de la population musulmane. Ce qui est particulièrement gênant, c’est que le Phudin en question est en grande partie un désert : même si la population est très urbanisée, le désert offre des opportunités nombreuses et variées de dissimulation. Nombre de prédicateurs radicaux, ayant échappé aux autorités, se sont réfugiés dans le désert et ont disparu. Reste à savoir si les rumeurs locales de communautés islamistes sont fondées ou pas.

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UN PROBLEME RAPIDEMENT ENTERRE JADIS NOUS REJAILLIT AUJOURD’HUI EN PLEINE FACE. Tibétains et Népalais auraient beaucoup plus à se plaindre d’une marginalisation au sein du Royaume que les Ouïghours, pour sûr. Et pourtant, ce sont bien eux qui aujourd’hui se détournent de l’unité nationale. Nous venons de le dire, jamais aucune loi ou réglementation ne les a fait regretter d’être Sengaïais. Alors pourquoi s’excluent-ils ? Par choix, et uniquement par choix. Bien sûr, il n’est pas question de ranger tous les Ouïghours dans le même sac, mais d’après les informations que nos envoyés sur place ont rassemblé et que les autres journaux n’osent pas sortir, nous pouvons vous communiquer qu’il y a à peu près dix-sept mille adhérents à un islam radical, à peu près, en comptant les femmes qui ont suivi les hommes de leur entourage. Il faut comprendre cela sur le plan religieux et sur le plan politique. L’islam est une religion de violence et d’obscurantisme, et dans sa forme extrême, c’est une religion de destruction et de chaos, et cela n’est pas une dérive mais bel et bien le fruit d’une littérature noire et emplie de haine, du Coran jusqu’aux Hadiths. Les premiers germes de cette radicalisation sont donc à rechercher dans l’islam lui-même en tant que religion, quoiqu’en dise quelques historiens et islamologues complices. Toutefois, ce sunnisme radical qui se développe chez nous ne pourrait se faire sans un profond soutien politique. En effet, il est sous-tendu par le projet d’un état ouïghour qui s’étendrait sur le Sengaï et le Kaiyuan, et qui ne possède bien évidemment aucune légitimité historique. Ils ne parlent même pas tout à fait la même langue d’un côté et de l’autre de la frontière. Lamoon Aditya, présidente du Mouvement Fédéral-Démocrate, entend rédiger avec les députés du MFD de propositions de lois visant à endiguer cette montée du radicalisme musulman, par tous les moyens nécessaires.

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LES OUÏGHOURS, ASSIS SUR LES RICHESSES DU DESERT, FONT FACE A UNE DEFERLANTE ISLAMOPHOBE. Le Rathasapha explose sous les accusations islamophobes d’un grand nombre de députés, toute couleur confondue, à l’encontre des cinq pauvres Ouïghours siégeant dans ce même parlement. Ca en devient ridicule, d’autant plus que personne ne donne d’autres raisons que religieuses et politiques alors que le problème est en réalité économique, tout à fait économique. Le désert du Karavaï, qui n’est d’ailleurs même pas composé en majorité d’Ouïghours, regorge de richesses minières, et beaucoup d’Ouïghours ont eu le bon sens d’y acheter plein de terres, aujourd’hui louées à prix d’or à des industriels miniers thaïs… qui ont donc tout intérêt à chasser les propriétaires fonciers. Logique économique, dont le facteur religieux n’est que le cache-sexe bien grossier. La logique libérale qui gère désormais le Sengaï se fait au détriment de plus de 80% de la population, mais ça on le savait déjà, et maintenant, elle exige même qu’une partie de la population rende les clés et dégage, le plus simplement du monde. Il y a donc des radicaux islamistes parmi les musulmans du Sengaï, à la bonne heure, comme si les autres religions étaient exemptes de franges extrémistes, mais à ce que nous sachions, personne n’est allé jusqu’à les chasser. Rien n’arrêtera le mammouth libéral.

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 Sujet du message : Re: Médias du Sengaï
Message Publié : Ven Jan 12, 2018 3:01 pm 
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Le Mouvement Fédéral-Démocrate en marche vers le pouvoir

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Lamoon Aditya dévoile des pans entiers de son programme


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A DEUX ANS DES ELECTIONS, LES PREMIERES MUNITIONS SONT LÂCHEES. L’art de la guerre ne peut être maîtrisé par des femmes, il semblerait. A deux ans des combats pour le poste de Premier Ministre, la tête du Mouvement Fédéral-Démocrate a tenu un grand meeting ouvert au public et retransmis sur internet pour spécifier les grands axes de son futur mandat (sic). C’est en tout cas comme ça qu’elle fut présentée par le porte-parole du parti, Artom Kan-Souk, le seul thaï qu’on l’on trouvât à dix kilomètres à la ronde. L’une des principales règles de la stratégie militaire et politique consiste à dévoiler ses forces le plus tard possible, pour prendre par surprise les armées ennemies ou donner le moins de temps possible à ses adversaires politiques pour contrer les propositions de son programme. C’est une tactique vieille comme le monde qui semble échapper aux Tibétains, car à deux ans (!) des élections, ils sont déjà en train de dire tout ce qu’ils vont faire, laissant largement le temps à leurs adversaires de l’AND et du PPI de préparer tous les arguments. Sont-ils idiots ? Non. Sont-ils sûrs d’eux ? Certainement. Durant le meeting, Lamoon Aditya a par ailleurs clairement signalé que le programme publié aussi tôt avait clairement pour but d’être répandu et de montrer le sérieux et la confiance du parti aux citoyens. C’est une stratégie qui peut se défendre, sans aucun doute, mais le contenu du programme, qui demande à être analysé, et qui, du coup, va l’être, ne présente aucune surprise en soi. Du crypto-fédéralisme socialisant, un mélange d’étatisme et de décentralisation –« Centralisation politique, décentralisation administrative » est l’un de leurs slogans-. Nous espérons que beaucoup de Sengaïais auront le courage de lire ces 150 pages de programmes, entre deux éclats de rire.

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PREVOYANCE, TRAVAIL ET STABILITE : LE MFD SE POSITIONNE COMME PARTI DE POUVOIR. Les mots d’ordre du meeting donné par Lamoon Aditya ont bien été retenu par les personnes présentes. « Centralisation politique, décentralisation administrative », « Le sujet, l’assemblée populaire, le phudin, le roi », « Une économie juste, distributive et contrôlée », « La théorie de la montagne : les monts Tibétains pour irriguer les côtes du Royaume » ou encore « Nos racines, nos pères, Bouddha et Confucius ». Les grandes lignes sont fixées et il ne fait aucun doute que les Sengaïais seront intéressés de constater que de tous les partis, seul le MFD met sur la table un programme suffisamment tôt pour qu’il puisse être débattu et enrichi par chacun. Bien évidemment, des points sont susceptibles d’être modifiés selon les évolutions que connaîtront notre société ou même la situation internationale. Toutefois, le site internet du MFD et son bulletin d’information mensuelle (5 millions d’abonnés à l’heure actuelle) tiendront au courant chaque personne intéressée par les changements du parti qui se veut le prochain à la tête du Sengaï. Sumalee Kongsuwan, l’actuelle Première Ministre (parti Alliance Nationale Démocratique), n’a pas voulu donner son avis sur l’agitation que connait l’authentique mouvement d’opposition qu’est le MFD. C’est probablement tout à son honneur de préférer se concentrer sur la gestion du pays plutôt que sur les querelles politiciennes, d’autant plus que c’est son dernier mandat… La place, bientôt libre, demandera à être comblée par un parti sérieux et stable. Le MFD est en première ligne.

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UN PROGRAMME SANS PROGRAMMATEUR, UNE ELECTION SANS ELECTEURS. Voilà donc que le MFD sort un super programme pour sauver le Sengaï et pourquoi se limiter au Sengaï, d’ailleurs, alors que le monde entier peut être sauvé par la clairvoyance et l’intelligence de ce peuple qui n’en peut plus de lui-même. Lamoon Aditya et sa bande ont donc publié 150 pages de propositions en tout genre, agrémentées d’analyses et de statistiques, pour relever le pays qui d’après eux se casse la figure. Ce constat, en soi, n’est pas faux, notre journal le démontre de jour en jour. Le problème, c’est que le Mouvement Fédéral-Démocrate a choisi, pour lutter contre le délitement progressif de notre société, de prendre les armes de l’ennemi et d’essayer de le battre avec, c’est-à-dire de se vautrer dans l’économisme, le mathématisme, le chiffrisme, le statistitisme et l’intellectuello-branlisme. Quelle crédibilité peut avoir un programme qui prétend combattre le règne de l’argent-roi… avec de l’argent, fût-t-il mieux réparti ? Tout cela n’a aucun sens. Nous, au Parti Pour l’Indépendance, nous proposons de combattre l’argent pour la révolution, la ferveur populaire qui se soulèverait et seule pourrait balayer la puissance du règne de la monnaie. C’est la seule alternative, et nous sommes convaincus qu’on ne tuera jamais un lion avec une dent de lion. Chacun ses armes, chacun ses capacités, chacun ses qualités, et les Tibétains y gagneraient, à revenir un peu sur eux-mêmes, sur leur peuple, leur esprit, pour comprendre leurs spécificités et les utiliser en conséquence, car, en effet, c’est bien là un programme de Tibétains, qui veulent dominer à la place des dominants. Problème : le parti ne pourra valider ses lois que s’il a suffisamment d’électeurs pour le Parlement, et il doit donc abandonner sa composante ethnique, beaucoup plus forte qu’on ne le croit. Et comment faire, puisque qu’il n’y a qu’un seul thaï (et pas un seul népalais, cela va de soi) dans les équipes de Lamoon Aditya, et aucun moyen de pénétrer les fiefs abandonnés du Pheu Sengaï ?

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