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Message Publié : Lun Août 22, 2016 9:54 pm 
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ENCYCLOPÉDIE DU KOUDOUGOU

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I. Aperçu général

II. Géographie

III. Démographie

IV. Système politique

V. Histoire

VI. Religion

VII. Culture

VIII. Économie



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Message Publié : Mar Août 23, 2016 11:47 am 
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I. APERÇU GÉNÉRAL

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Nom officiel : République islamique du Koudougou
Nom courant : Koudougou
Gentilé : Dougaï

Devise(s) :
Patrie, Foi & Liberté
Hymne national :
[+] Hymne des Pieux
Levez-vous, enfants des monts et des plaines !
Combattez les toubabs venus d’outre-mer !
Car ainsi le veut la Destinée et le Tout-Puissant!

A Saint-Louis gisent les navires de Jon Nothingan !
Loin sous l’eau, enterrant les rêves d’un empire !
Le toubab n’y est plus, dans cette ville si rose !

Levez-vous, enfants des monts et des plaines !
Combattez les toubabs venus d’outre-mer !
Car ainsi le veut la Destinée et le Tout-Puissant!

A Ziguino, dix mille toubab impies sont morts !
Leurs cadavres nourrissent désormais la terre !
Du petit paysan, de sa femme et de leurs enfants !

Levez-vous, enfants des monts et des plaines !
Combattez les toubabs venus d’outre-mer !
Car ainsi le veut la Destinée et le Tout-Puissant!

A Thiadia, on entend plus les cloches infâmes !
Leurs temples profanes sont détruits et oubliés !
Les enfants jouent désormais dans leurs ruines !

Vive le Tout-Puissant qui nous a rendus si libre !
Vive la Destinée qui l’accompagne, sa servante !
Nous assurant la victoire contre les toubabs francs !

Régime politique : République islamique
Religion officielle : Islam
Système juridique : Loi islamique

Langue nationale : dougou
Autres langues officielles : arabe

Capitale : Thourou
Centre économique : Kanol
Centre religieux : Touara

Population : 52 millions
Composition ethnique : 49% Bobas, 21% Sisalas, 16% Dyans, 14% Nuni,
Composition religieuse : 81% musulmans (toute confrérie confondue), 11% chrétiens (toute branche confondue), 5% animistes et 3% autres confessions.

Monnaie officielle : Dinar
Valeur de la monnaie : 650 dinars pour 1 unité de référence mondiale
Inflation annuelle : 2%
PIB : 30 milliards d’unité de référence mondiale


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Message Publié : Mar Août 23, 2016 2:30 pm 
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II. GÉOGRAPHIE

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Carte topographique

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Carte des villes

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Carte ethnique

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Message Publié : Mer Août 24, 2016 10:39 pm 
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III. DÉMOGRAPHIE

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Le Koudougou n’est pas une nation similaire à celles d’Occident, mais un ensemble ethnique unifié au cours de nombreux siècles par un ensemble de contraintes naturelles et extérieures. L’idée d’Etat-Nation n’a donc que peu de sens dans une contrée dominée par l’idée de coutumes locales, de l’acte unificateur exercé par l’Islam et de la spécificité ethnique de chaque peuple composant cette nation de l’Algarbia.

Le pays compte quatre ethnies principales et une centaine de sous-groupes divers et variés. Tous possèdent des langues propres, mais qui restent compréhensibles entre elles, formant un espace linguistique commun qu’on qualifie le plus souvent d’espace des langues dougou. De manière plus courante, et aussi faussement, on aime parler de langue dougou même si celle-ci n’a pas d’existence propre et représente une simplification de la part des étrangers rencontrant des difficultés à s’orienter dans un pays avec une très grande complexité ethnique et linguistique. Presque toute la population est bilingue, parlant sa langue natale et aussi l’arabe, langue religieuse et de commerce. Même les populations non-musulmanes ont pour coutume de suivre les cours d’arabe en raison de l’ouverture que représente cette langue sur le monde et dans un pays avec une forte diversité linguistique.

Le Koudougou possédait avant le cinquième siècle un système d’écriture de type phonétique, désormais disparu, qui a été abandonné après l’arrivée de l’Islam. Depuis, ce sont les lettres sémitiques arabes qui se sont imposées avec des modifications dues aux spécificités linguistiques locales. La diffusion rapide des lettres dites arabes a été permise par le fait que la plus grande partie du commerce extérieur maritime se faisait avec les marchands du monde musulman. Les lettres arabes permettant une communication plus efficace, elles se sont donc progressivement introduites dans les registres de commerce et ensuite dans les administrations royales locales. L’alphabet antique du Koudougou a été depuis oublié, mais suscite depuis quelques années un intérêt archéologique tout particulier.

La plus importante ethnie au Koudougou est celle des Bobas, une population originaire du Nord du pays, mais qui a quitté cette région après les incursions des colons blancs pour se déplacer vers les plaines du Sud et fonder des nouvelles cités au Sud. Toutefois, une partie des Bobas est resté au Nord et a évolué pour devenir une ethnie indépendante, les Nuni qui vivent surtout de la Grande Rivière. Ces deux ethnies sont donc très proches sur le plan linguistique et culturel. Ils entretiennent aussi des relations fraternelles entre elles. La troisième plus importante ethnie est celle des Sisilas qui vit dans les régions couvertes par la grande forêt tropicale. C’est en pratiquant l’agriculture dans les régions déboisées que les Sisilas ont réussi à pouvoir produire une vaste quantité de denrées et d’agrumes faisant la richesse de leurs villages et villes. Ils échangent la plus part du temps leurs excédents contre des outils fabriqués par les Dyan ou des produits artisanaux provenant des villes bobas. Les Dyans sont l’ethnie la moins importante démographiquement, mais qui contrôle les principales mines d’or et de fer du pays, assurant une mainmise importante sur les ressources minières de la contrée. Ils sont aussi réputés pour être des excellents éleveurs, produisant une grande quantité de viandes de tout type. C’est en échangeant les métaux transformés contre des denrées alimentaires et du bois ainsi que par l’élevage que les Dyans arrivent à subsister dans les régions les plus arides et rocailleuses du pays.

Au niveau culturel, les ethnies se distinguent principalement par leurs différentes architectures. Les Dyans sont connus pour leurs maisons et mosquées taillées dans la roche ou faites à partir de brique et de pierre. Les Sisilas recourent massivement au bois pour construire leurs demeures, palais et temples. Certains tribus sisilas utilisent même presque exclusivement le bois ce qui rend leurs villages et villes très vulnérables aux feux. Les Nunis, eux, ont été fortement influencés par la présence de marchands étrangers et donc leurs bâtiments sont très inspirés des édifices de la Renaissance occidentale avec des grandes maisons en brique aux colonnades et des temples avec des tours et des voûtes. Cela est le contraire des Bobas qui construisent massivement avec l’aide de la brique dans un style plus oriental, inspiré par les modèles du monde moyen-oriental, décorant avec beaucoup d’art leurs mosquées et palais. La Grande Mosquée de Thourou est un des édifices les plus spectaculaires du pays et symbolise cette synthèse entre architecture dougaï et importations culturelles venues du monde musulman.


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Message Publié : Dim Août 28, 2016 5:37 pm 
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IV. SYSTÈME POLITIQUE

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Le Koudougou est une république islamique depuis 1852 et constituée sous forme d’un régime présidentiel fort depuis la réforme constitutionnelle de 1992 et les modifications des structures politiques de la république depuis cette date.

La notion de république islamique comprend l’idée de procéder à une rupture avec l’idée que la constitution étatique doit prendre pour base le droit romain comme cela est le cas dans presque toutes les parties du monde. A l’instar du concept de pouvoir antique centrant le pouvoir autour du principe de la puissance étatique et princière, le pouvoir découle dans la conception de la république islamique des principes coraniques.

Le républicanisme islamique ne part pas du principe que le pouvoir public doit se soumettre au pouvoir religieux, mais que la Foi et la Loi doivent représenter une union harmonieuse afin de constituer une société apaisée, prospère et unie. En pratique, cela signifie la mise en place d'un système de contrôle et de balance au sein des institutions entre les représentants de la société civile et ceux de la société religieuse. A cela s'ajoute aussi l'inclusion des représentants du pouvoir local, donc des rois et princes des différentes ethnies et tribus du pays, dans l’exercice du pouvoir national.

Pouvoir communal

Le pouvoir communal n'est pas organisé juridiquement, mais s'exerce selon les coutumes et les habitudes des ethnies et tribus locales. La plus part des villages sont dirigés par un conseil des sages. Ceux-ci sont des assemblée des habitants les plus âgés se réunissant régulièrement et prenant les décisions les plus importantes pour la communauté. Si le conseil des sages est le système le plus répandu, il n'est pas le seul. Dans certaines régions, il existe des conseils élus voire aussi des systèmes de chefs choisis pour un mandat pluriannuel. L'organisation concrète d'un village dépend énormément de son histoire, des contraintes géographiques ainsi que des rapports de force politiques internes. En règle général, on constate que plus petit est le village, plus celui-ci favorise un système de chefs alors qu'une communauté plus grand tendra à confier la gestion à un conseil.

Les villes les plus importantes sont les seules à jouir d'un statut juridique propre reconnu par l’État. Si une ville devient assez importante et jouit d'un soutien politique notable au niveau national, elle peut recevoir le statut de « Ville libre » ce qui signifie qu'elle jouit officiellement d'une autonomie en matière de gestion de ses affaires internes ainsi que d'un droit de regard sur les affaires du territoire l'entourant. Certaines cités libres les plus anciennes deviennent de facto des cité-états affranchies du pouvoir des rois locaux et donc même si étant officiellement une structure communale, adoptent le rôle d’une structure régionale. Deux exceptions existent à ce système : Thourou, la capitale du pays qui est dirigé directement par le Gouvernement national et Touara qui est une ville sainte jouissant de facto des mêmes droits qu'une ville libre.

Pouvoir régional

Sur le plan régional, le pays est divisé en sept royaumes traditionnels qui permettent la gestion des différents territoires dougaï. Chaque royaume possède un souverain issu d'une dynastie historique et qui est habituellement assisté d'un conseil royal. Le roi et le conseil travaillent avec le Gouvernement national pour mettre en place la politique régionale.

A l'heure actuelle, il existe deux royaumes bobas, deux royaumes sisilas, deux royaumes dyans et un royaume nuni. La présence de la grande chaîne de montagne centrale a contribué à favoriser la division politique des ethnies en deux entités politiques même si les dynasties régnantes d'une même ethnie sont souvent des proches parents. La seule exception est le royaume nuni qui est la monarchie la plus faible car devant perpétuellement lutter contre l'influence de la ville libre de Saint-Louis et n'étant pas soutenue par une monarchie jumelle.

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Pouvoir national

Branche exécutive


Le pouvoir exécutif est détenu par un président qui est élu pour un mandat de trois ans par l'ensemble d'un corps électoral comprenant tous les musulmans adultes de plus de 21 ans. Le vote est compulsif et se fait en deux tours. Tous les citoyens musulmans de plus de 25 ans peuvent candidater à la présidence. Les candidatures sont ensuite étudiées par l'Assemblée des Sages qui valide la liste des candidats. Cette instance a le droit de refuser toute candidature d'une personne jugée d'une moralité ou d’une capacité insuffisante pour exercer l'office. L'Assemblée doit présenter une liste comportant au moins sept candidats excepté si le nombre de candidatures total reçu est inférieur à dix.

Le Président de la République prend en charge la nomination et la direction du gouvernement national. Il est également doté du droit de présenter des projets de loi au Congrès et aussi de demander la proclamation d'un djihad mineur si la sécurité nationale l'exige.

Branche législative

Le pouvoir législatif est détenu par le Congrès, un parlement bicaméral composé de deux chambres. La première est l'Assemblée des Sages composée des rois et des sept plus importants imams du pays qui ont un siège à la chambre pour toute la durée de leur mandat/règne. La deuxième chambre est l'Assemblée populaire. Chaque ethnie peut faire élire via le suffrage universel un certain nombre de délégués à l'Assemblée populaire. Tout homme adulte musulman âgé de plus de 25 ans peut se porter comme candidat aux élections pour l'Assemblée. Les élections ont lieu tous les trois ans.

Dans chaque village, les habitants peuvent proposer des idées de loi. Celles-ci sont votées à intervalle régulier au niveau communal. Si un projet de loi est accepté, il est envoyé au roi/conseil communal local qui peut mettre un veto ou le porter au niveau national. Si le roi/conseil communal soutient le projet, il conçoit un projet légal avec l'aide de juristes pour ensuite le soumettre à l'Assemblée populaire. Celle-ci débat alors sur le projet légal et le vote. Si le projet est accepté par l'Assemblée populaire, il est envoyé à l'Assemblée des Sages qui débattent et votent le projet à leur tour. Si l'Assemblée des Sages refuse le projet, une commission de médiation est convoquée pour élaborer un projet commun acceptable pour les deux chambres. Le Président de la République et les membres de l'Assemblée des Sages possèdent également le droit de soumettre des projets au Congrès.

Branche judiciaire

Le système juridique dougaï se base sur un système de tribunaux politiquement indépendants et composés par des imams avec une formation en droit. Le Tribunal de Thourou est l'instance juridique suprême qui règle tous les litiges concernant la constitution, les lois au niveau national et qui sert d'instance de dernier recours. Ensuite existent une multitude de tribunaux au niveau régional et communal organisés selon les coutumes locales.

Le droit dougaï est basé sur les principes coraniques. Il existe dans ce cadre trois grandes catégories d'infractions légales.

1) Infraction à Dieu : Les infractions à Dieu sont un cas particulier de crime car ils se distinguent par une violation des commandements divins sans toutefois avoir engendré un dommage sur le monde physique. Dans ce cas, on intègre le plus souvent des cas de blasphème ou d'homosexualité consentie. En cas de condamnation, la personne ne peut pas être punie directement pour ses actions car seul Dieu est habilité de juger ce type de crime pendant le Dernier Jugement. Toutefois, les tribunaux peuvent dans les cas les plus extrêmes prononcer des condamnations de bannissement s'ils jugent que la personne, par ses actions, menace d'inciter d'autres à l’imiter dans ce comportement et que donc il est nécessaire de prendre des mesures pour protéger les autres membres de la communauté de son influence. Un bannissement peut aller de quelques jours à plusieurs années. Tout homme pouvant changer avant sa mort, un bannissement n’excède jamais dix ans.

2) Infraction aux Hommes : Les infractions aux Hommes sont tous les cas de criminalité habituelle donc des actions engendrant un dommage moral ou physique pour ou sur une autre personne. Cela concerne d'habitude toutes les formes de vol, de violence et de viol. Les tribunaux sont dans ce cadre habilités à procéder à des sanctions afin de punir la personne ayant nuit à son prochain dans le but de dissuader les autres d'agir de la même manière et aussi pour compenser la personne lésée. On parle au Koudougou dans ce cas d'un jugement en deux temps. Le premier temps est le jugement fait par les tribunaux dans ce monde. Le deuxième est le Dernier Jugement ou la personne en question sera à nouveau punie pour ses actions dans ce monde par Dieu.

3) Infraction à la Communauté : La notion d'infraction à la Communauté correspond à la notion de haute trahison dans les autres pays et englobe tous les crimes mettant en péril directement ou indirectement la sécurité collective comme par exemple l'espionnage, le terrorisme ou l'association avec une puissance ennemie.


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Message Publié : Ven Sep 02, 2016 10:38 pm 
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V. HISTOIRE

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Ère médiévale 1320 – 1711

Durant le Moyen-âge, le territoire de l'actuel Koudougou était divisé entre des dizaines de petites royautés commerçant, interagissant et guerroyant entre elles dans un vaste système politique isolé du reste du monde. Les rares contacts avec l'étranger se faisaient par voie fluvial depuis l'amont du Grand Fleuve au Nord du pays et en direction des autres pays musulmans. Cette isolation géopolitique, commerciale et culturelle a favorisé l'émergence d'une civilisation propre et indépendante durant cette époque.

Les premières grandes villes émergent durant au Nord du territoire pendant cette période. La plus importante était celle occupant le territoire de l'actuelle Saint-Louis, nommée par les gens de l'époque Mouractou, ville fameuse pour ses nombreuses et grandes ziggourats bâties en honneur de Dieu. Sa mosquée était parmi les plus importantes de tout le continent. Durant toute l'époque médiévale, la ville de Mouractou eut un rôle primordial car concentrant tous les flux commerciaux venant du Sud et surtout des régions aurifères pour ensuite exporter l'or, les minerais et produits agricoles par voie fluviale vers le Nord du continent et au-delà.

Vers la fin du 16ème siècle, un jeune marchand du nom de John Maridol est le premier Dytolien à arriver à Mouractou. Il y séjourne environ dix ans dans cette cité, intégrant la cour du roi local et voyageant aussi dans le reste du pays. A son retour en Dytolia, il écrit ses mémoires qu'il intitule Voyage vers la Contrée dorée où il narre la richesse et l'opulence de la cité de Mouractou, réveillant des sombres convoitises dans les âmes de ses contemporains. C'est à partir de là que les Dytoliens entameront de voyager de manière systématique vers Mouractou pour établir des comptoirs et pour tenter de convertir les populations locales au christianisme. Au courant du 17ème siècle aura alors lieu un contre-mouvement au niveau de Mouractou face à cet afflux d’étrangers. Les rois de la cité, toujours plus méfiants envers les étrangers blancs, entament d'établir des restrictions commerciales et aussi combattent les missions de conversion au point qu'en 1692 on assiste à la première exécution publique d'un missionnaire.

Ère coloniale 1711 – 1850

Suite à l’exécution d'un missionnaire par le roi local, la guerre éclatera entre le Royaume de Mouractou et [Nation de Dytolia] en 1694. Grâce à la supériorité technologique des troupes venues de Dytolia, la ville de Mouractou tombe entre les mains des Dytoliens et est transformée dans une colonie qu’on rebaptise Saint-Louis. Après la prise, les ziggourats furent détruites, la mosquée incendiée et une grande partie de la population indigène exécutée. Suite à ces massacres, un grand nombre des habitants prirent la fuite vers le Sud pour fonder des nouvelles villes au-delà des Montagnes Rouges, vidant presque entièrement la région autour du fleuve de ses habitants. Les rares Dougaï restant sur place furent mis en esclavage par les colonisateurs afin de les forces à travailler sur des plantations en coton que les envahisseurs développent après la conquête.

Le régime colonial affirme sa mainmise sur tout le Nord du Koudougou et arrive au fil du 18ème siècle à mettre les différents royaumes dougaï sous son influence directe. Au courant des années 1720, les régions aurifères sont annexées par les troupes dytoliennes afin de pouvoir exploiter directement ces régions stratégiques pour le commerce d’or. L'esclavage s'étend alors à ces régions provoquant toute une série de soulèvements d'esclaves au courant des années 1730. Ceux-ci sont mâtés brutalement par les troupes de [Nation de Dytolia].

L'introduction des armes à feu par la puissance coloniale va profondément déstabiliser l'espace géopolitique du centre du continent. Certains royaumes arriveront à mettre la main sur des armes à feu en vendant des esclaves à la puissance coloniale, leur permettant d'avoir un avantage militaire majeur sur les autres royaumes. Les autres rois, voyant le danger émanant de ces armes, commenceront aussi à vendre des esclaves à [Nation de Dytolia] pour acquérir à leur tour des armes à feu. Cette course à l'armement provoquera non seulement des nombreux conflits dans la région, mais aussi favorisera la traite négrière et donc la création d'une économie esclavagiste au Nord et au Sud du Koudougou.

Guerre d'Indépendance 1850 – 1852

A partir de 1800, la situation au Koudougou évolue en défaveur de la puissance coloniale. La large diffusion des armes à feu contribue à réduire l'écart technologique entre les deux civilisations. En même temps, les armes à feu permettent à quatre royaumes de prendre le dessus sur leurs rivaux et donc de réduire le nombre de royaumes d'une vingtaine à quatre, plus concrètement : deux monarchies bobas et deux couronnes sisilas. Cette simplification géopolitique va contribuer à pacifier la région car le rapport de force devient plus équilibré et les différents royaumes engagent des mariages entre eux pour apaiser leurs relations. Cela empêchera à [Nation de Dytolia] de pouvoir jouer sur les tensions militaires et politiques entre les royaumes pour nourrir la traite négrière.

En même temps, le territoire est irrigué par les idées du Siècle des Lumières et un courant intellectuel dougaï milite pour une renaissance politique, culturelle et religieuse du pays. Ils se baptisent les Sunistes, les Adeptes du Soleil. Pour eux, la Raison et la Foi doivent être au cœur de la pensée et l'action publique, elles doivent inonder comme le Soleil (Sun en anglais) la terre en chaleur et énergie. Ce mouvement va contribuer à avancer l'idée d'une grande république basée sur la raison et les valeurs coraniques, unifiant la foi avec la rationalité moderne. C'est le début du républicanisme islamique. Fortement pourchasséa au Nord par les autorités coloniales, les Sunistes trouveront refuge dans les villes du Sud ou ils fonderont des Maisons de la Pensée et de la Foi, édifices qui serviront de point de ralliement pour les courants nationalistes et anti-impérialistes.

C'est alors qu'arrive l'inévitable. Au courant des années 1840, le Koudougou est frappé par une grave famine et l'instabilité sociale et politique s'empare de la région. Des révolutions sunistes éclatent en 1848 dans les royaumes du Sud et les rois sont forcés à reconnaître la création d'un Conseil islamique central qui prend le pouvoir, le contrôle des armées, impose des réformes libérales et instaure une instance nationale commune. Voyant qu'elle est entra de perdre le contrôle sur le Sud, la [Nation de Dytolia] déclare la guerre au Conseil islamique central dans le but d'annexer le Sud du Koudougou une fois pour toute.

La première bataille a lieu aux portes de Diourba et les troupes du Conseil islamique central remportent le combat après six heures d'affrontement sanguinaire. C'est la première fois qu'une armée occidentale est vaincue par des troupes du centre de l'Algarbia et la défaite a des effets dévastateurs sur le moral du régime colonial. Celui-ci souffre de manière générale de graves difficultés logistiques et n'arrive pas à ravitailler efficacement ses armées au-delà des Montagnes rouges. En même temps, des révoltes d'esclaves éclatent au Nord. Janvier 1852, les Nuni affranchis prennent même d'assaut les réserves d'armes à Saint-Louis et se retournent ensuite contre les troupes militaires stationnées dans la cité. Les meilleures unités ayant été envoyées au Sud pour combattre le Conseil, la garnison est massacrée par les anciens esclaves qui prennent d'assaut le fort de Saint-Louis et le mette à sac. Durant les deux semaines suivantes, la cité est pillée et ravagée. Le gouverneur local est retrouvé dans la campagne par des miliciens nuni et pendu à un arbre. Le chaos engendré par cette révolte va faire effondrer l'Armée coloniale et la [Nation de Dytolia] sera contraint de reconnaître l'indépendance du Koudougou.

Epoque de la Grande République 1852 – 1921

Après la signature du Traité de Saint-Louis qui met fin à la Guerre d'Indépendance, le Conseil islamique central proclame le 12 mars 1852 la création de la Première République Islamique. Dans l'esprit d'unité, la nouvelle république reconnaitra les royaumes bobas et sisilas comme les structures régionales composantes de la République. En même temps, la République accepte la création de trois nouveaux royaumes : deux royaumes dyans et un royaume nuni sur le territoire de l'ancienne colonie dytolienne.

L'époque de la Première République voit l'émergence de l'Islam des Lumières donc d'un renouveau religieux donnant la place à une symbiose entre foi et raison. Les premières Maisons du Savoir se créent dans les grandes villes sur le modèle des universités dytoliennes. On constate aussi la diffusion des machines à imprimer permettant la reproduction en masse du coran, d'ouvrages théologiques, culturels et scientifiques. Toutefois, la Renaissance culturelle ne s'accompagne pas d'un processus d'industrialisation similaire à celui ayant lieu en même temps en Dytolia. La sortie du système colonial occidental aura des effets extrêmement bénéfiques sur le plan religieux et culturel, mais empêchera la diffusion rapide des nouveaux savoirs technologiques émergeants en Dytolia au Koudougou. Sans autorité coloniale, le développement du système ferroviaire et des méthodes d'exploitations minières modernes n'a pas lieu.

Le retard technologique prend des propositions dramatiques vers la fin du 19ème siècle. Faute d'investissement dans le secteur agricole et confronté à une croissance démographique galopante, le pays sera forcé d'importer de plus en plus de nourriture depuis l'extérieur, le rendant très vulnérable à toute fluctuation sur le marché mondial des denrées alimentaires. Quand a lieu le Grand Crash économique en 1920, le Koudougou est frappé de plein fouet. La famine éclate et les émeutes s'ensuivent dans les principales villes. En 1922, des groupes communistes organisent avec succès un coup d'état et renversent les autorités de la Première République islamique en faveur d'une république socialiste.

La République Socialiste 1922 – 1930

Emergeant pendant le chaos économique des années 20, la République socialiste du Koudougou se montrera incapable de faire face aux difficultés alimentaires, industrielles, technologiques et de manière générale, économique du pays. Le Conseil prolétaire central tentera de nationaliser les terres agricoles mais sera confronté à des jacqueries paysannes et se montrera incapable de s'imposer face à des rois locaux faisant alliance avec les propriétaires terriens et les paysans craignant de perdre leur lot de terre. En même temps, la situation internationale se dégrade chaque année d'avantage, la crise touchant de plus en plus de secteurs et de pays.

Le 12 janvier 1930, la République socialiste est confrontée à un soulèvement général organisé par les rois, débutant la longue Guerre civile dougaï.

La Guerre civile 1930 – 1950

Pendant vingt ans, le Koudougou sera victime d'une longue et cruelle guerre civile se déroulant en même temps que les deux grandes guerres mondiales. Entre 1930 à 1933, le régime socialiste pense pouvoir rapidement mâter la résistance s'organisant dans les régions reculées du pays, mais les rois s'organisent dans une alliance intitulée la Ligue islamique et établissent dans les Montagnes rouges une résistance acharnée. En 1934, la guerre prend des nouvelles proportions avec le soulèvement de Thourou et d'autres villes bobas dans le Sud. Le Gouvernement est contraint de se replier vers le Nord pendant que les manufactures et mines de fer du Sud permettent la création d'une armée régulière au service de la Ligue islamique.

Entre 1935 à 1940, le camp socialiste et islamique s'affrontent dans des divers et variés escarmouches, chacun tentant de prendre le dessus dans la région frontalière entre les deux camps. La Ligue islamique misera sur le développement technologique, appuyé par les Maisons du Savoir du Sud, afin de concevoir des armes permettant de rompre l'équilibre des forces. En même temps, la Ligue assiste à l'émergence de généraux exceptions parmi lesquels il faut citer Boubacar Sylla, militaire qui permettra de mettre un terme à la Guerre civile. Toutefois, son heure de gloire devra arriver que dans les années 40.

A partir de 1940 et sous pression militaire de la part du Gouvernement socialiste, la Ligue mettra au point plusieurs nouvelles armes qui lui permettront de remporter le conflit. Le fusil à recul zéro et automatique, les chars de guerre mécaniques et aussi la moto à haute propulsion seront tous des atouts qui, combiné avec le talent du général Boubacar Sylla, permettront dès 1946 à définitivement inverser le rapport de force. C'est ainsi qu'en 1947 la ville de Ziguino et prise. En 1948, c'est la cité de Mbala, suivie durant la même année de Diourba, qui tombe entre les mains de la Ligue. Les deux années suivantes seront consacrées à l'avance vers Saint-Louis, ville qui sera capturée après un siège de dix mois au printemps 1950, mettant enfin un terme à la guerre civile.

Le 27 avril 1950, la Ligue islamique proclame la victoire et aussi la création de la Seconde République islamique, inaugurant une longue ère de paix.

La Seconde République islamique 1951 – 1992

Alors que le monde en entier s'était enflammé, la période entre 1950 à 1960 est surtout une époque de reconstruction et d'apaisement. La Guerre civile ayant provoquée une baisse démographique très importante, surtout en raison de sa durée et son intensité, l'agriculture locale arrive à subvenir aux besoins de la population durant les premières années. Au fil des années 50, l'introduction de nouvelles méthodes agricoles contribue à faire émerger une agriculture plus efficace, moins gourmande en eau et surtout dont le gain en productivité arrive à suivre la croissance démographique post-guerre. Toutefois, la déstabilisation introduite par le conflit crée des déséquilibres et aussi des déficits structurels qui perdureront pendant des décennies.

La Nouvelle République est surtout le fruit de l'exhaustion général des protagonistes de la Guerre civile. L'administration nationale est très faible et le pouvoir réside surtout entre les mains des rois qui ont été ceux ayant le plus contribué à la victoire sur les communistes pendant la Guerre civile. En même temps, le Koudougou adopte une posture de neutralité complète durant plusieurs décennies, se faisant littéralement oublié par le monde. Le résultat est aussi une fin effective du commerce avec l'extérieur en raison de la Guerre civile. La production d'or ne cesse de baisser dès 1960, la production de coton, de café et de cacao s'écroulent en faveur d'une agriculture de subsistance. En même temps, les mines d'uranium sont abandonnées. Cette stagnation économique persistera jusqu'en 2030.

Confronté à des énormes difficultés politiques, mais surtout financières, le Gouvernement central sera de plus en plus contesté. C'est alors qu'en 1992, un jeune général du nom de Habacar Sylla, petit-fils de Boubacar Sylla, est élu Président de la République. Décidé à ne pas être un simple figurant, il lance un processus de réforme qui sera retenue dans l'Histoire comme la Réforme d'Habacar.

La Réforme d'Habacar 1992 - 1995

L'époque de Habacar est surtout celle de la domination du néo-libéralisme effréné. Déchainé, l'idéologie néo-libérale imposa un ordre économique mondial mettant le Sud à rude épreuve. Cette évolution poussa alors à un renforcement de l'isolationnisme du Koudougou qui se trouvait assiégé de tout part et mis sur pression pour ouvrir son marché intérieur. Habacar Sylla, convaincu que l'idéologie néo-libérale ne pouvait que conduire l'Humanité au bord du collapse, renforça les lois protectionnistes et lança une véritable politique d'armement nationale. En même temps, jugeant que les structures de la Seconde République étaient inadaptées, trop décentralisées et vagues, Habacar imposa une réforme constitutionnelle en profondeur qui créa au niveau national un pouvoir présidentiel fort en maintenant l'autonomie des rois au niveau régional. L'Histoire raconte que Habacar aurait voulu mettre fin aux monarchies mais que sans les rois, il aurait jugé impossible de porter la réforme à bout.

Après des années de négociation et de travail, la Troisième République fut officiellement instaurée en 1995, ouvrant une nouvelle ère. Habacar, considérant son travail accompli, démissionna du poste de Président et retourna à la vie militaire sans plus jamais redonner signe de vie sur la scène politique.

La Troisième République islamique 1995 - Aujourd'hui

L'effondrement du système économique néo-libéral dans les années 2000 eut pour effet de déstabiliser le monde en profondeur. La chute des grandes puissances économiques créa un vide dangereux et aussi mis pendant des longues années le commerce international à l'arrêt sans oublier les grandes pertes en termes de progrès technologique. Le Koudougou entra alors entre 2010 à 2030 dans une période de stagnation économique et démographique. C'était aussi une époque de fort endettement, aggravé par une inflation très faible et donc empêchant d'absorber une partie du coût de la dette. En somme, à l'aube de 2030, le pays avait besoin de manière urgente d'un renouveau politique et économique. C’est alors qu’arriva l’impensable…


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