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 Sujet du message : Encyclopédie de Fritzie
Message Publié : Lun Août 29, 2016 8:42 am 
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Principautés Associées de Fritzie

Encyclopédie non-exhaustive


Ici, nos aimables lecteurs trouveront un recueil de diverses informations relatives à la Fritzie, sa géographie, ses habitants, leur culture, leurs activités et leur Histoire.
Si une table des matières permettra un accès facile et structuré, l’ordre chronologique de publication ne suivra pas forcément cette structure.

-Nom officiel de la nation : Principautés Associées de Fritzie
Geassocieerd Vorstendommen van Fritzee (GVF)

-Nom courant de la nation : Fritzie
-Gentilé du pays : Fritz
-Langue(s) officielle(s) de l'État : Fritz (néérlandais)
-Autres langues reconnues :
Goudtaal (dialecte mélangeant le Fritz et le Töttern, équivalent IRL du Bas-Saxon)
Vurtaal (dialecte mélangeant le Fritz et le Briton, sans réel équivalent IRL)
Raaftaal (dialecte mélangeant le Fritz et le Fiémans, équivalent IRL du Limbourgeois)

-Devise(s) : Waar een wil is, is een weg (Quand on veut, on peut)
-Hymne national :
https://www.youtube.com/watch?v=tqkAgYjWtj4
-La monnaie : le Leeuwgeld
-La capitale : Ljouwbrucht

-Population : 16.000.000 habitants (2030)
-Superficie : 93.939 km² (2030)
- Terres : 81.217 km²
- Lac : 12.722 km²
-Densité de population : 170 habitants / km² (2030)

-Produit Intérieur Brut : 80.000.000.000 $SIM (2030)
-PIB / habitant : 5.000 $SIM (2030)
-Population active : 10.500.000 habitants (2030)
- Primaire : 1.100.000 habitants (environ 10%)
- Secondaire : 3.400.000 habitants (environ 33%)
- Tertiaire : 6.000.000 habitants (environ 57%)

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


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 Sujet du message : Re: Encyclopédie de Fritzie
Message Publié : Lun Août 29, 2016 2:23 pm 
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Géographie


Carte générale : (en construction)

https://s16.postimg.org/9aph12rlx/V4_f.png

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


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 Sujet du message : Re: Encyclopédie de Fritzie
Message Publié : Mar Août 30, 2016 8:41 am 
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Politique, institutions, législation


Législation

Majorité et nationalité

  • Majorité civile : 16 ans
  • Majorité judiciaire : 16 ans
  • Majorité sexuelle : 16 ans
  • Service militaire : Non
  • Droit de nationalité : Droit du sang

[+] Détail
Légalement, la justice a pris pour référence de considéré comme enfant tout humain n’ayant pas encore passé son 16ème anniversaire. Avant cela, il est considéré, au même titre qu’un animal, comme un bien meuble disposant de droits propres et donc entrainant des obligations propres dans le chef de son propriétaire.
La mère est considéré par défaut comme propriétaire de l’enfant, en partie par pragmatisme : on sait à coup sûr qu’elle est bien la génitrice alors qu’un test de paternité est nécessaire pour identifier le père.
Contrairement à un bien meuble strict, on ne peut se défaire de la propriété d’un enfant par simple vente ou donation. Le seul cas accepté est l’abandon unilatéral de propriété. Par loi, tout bien meuble n’ayant pas de propriétaire connu devient la propriété (et donc la responsabilité) du Prince-Marchand. L’enfant ne se retrouve ainsi jamais sans tuteur légal et ne se retrouve donc en principe jamais dans un état de péril matériel.

Il est à noter que cette loi découle en partie de la coutume, laquelle découle elle-même de l’application des édits de Chaarderic l’Inquiet, écris sous prétexte de formaliser les règles, droits et devoirs traditionnels de son époque. La pratique d’alors voulait que tout orphelin soit la propriété d’un Adeling, sorte d’aristocrate guerrier disposant de nombreuses têtes de bétail et de grandes terres, servant à l’époque de notable et donc de juge au sein de sa communauté. Le terme utilisé s’assimile effectivement à une propriété et non une tutelle, l’enfant devenant effectivement un esclave et non un fils ou équivalent.
Cette propriété était initialement purement symbolique en cela que les orphelins, une fois adultes, se mettaient généralement de toute façon sous la protection de l’Adeling en lui prêtant serment. Les accueillir sous son porche et dans ses étables tout en leur confiant de petits métiers durant leur enfance était donc un investissement pour l’Adeling, tant économique (serviteurs peu coûteux) que politique (cultiver une image publique de bienveillance). Souvent, un orphelin prometteur était confiés par l’Adeling en tutellage auprès d’un de leurs serviteurs, lequel servait alors de parent adoptif à l’enfant, tant sur le plan légal qu’affectif, allant parfois jusqu’à voir l’Adeling « vendre » l’enfant dans la droite ligne logique du « zoengeld ».

Le droit de propriété se transforme en esclavage institutionnalisé avec les édits de Chaarderic, où des parents abandonnent à leur Adeling leurs enfants d’héritage mixtes, lesquels sont ensuite effectivement vendus à d’autres Adelings, officiellement au nom de la protection du sang mais, dans les faits, comme simple monnaie d’échange. Une bonne partie de ces esclaves finiront sur les marchés Amarantes, troqués contre de l’or avec lequel Chaarderic poursuivra ses conquêtes militaires mais aussi solidifiera l’assise politique de ses alliés au cœur du territoire Fritzii.
Malgré l’assimilation des Royaumes Fritz par leurs voisins, les édits de Chaarderic laisseront un lourd héritage coutumier au sein des lois des duchés d’Eindenland puis des principautés associées de Fritzie. L’esclavage disparaitra avec la christianisation, remplacé par des liens féodaux moralement plus acceptables par l’Église et sa vision paternaliste des relations entre dirigeants et dirigés. C’est cette vision qui domine actuellement : les orphelins sont les pupilles des princes, dont l’immense richesse autorise l’éducation et l’entretien de quelques gosses. Durant les trois premiers siècles de son existence, la Fritzie verra ainsi se construire les « Orphelinats Princiers », où les enfants trouvés à vagabondés seront rassemblés pour y apprendre un métier. Souvent promis à une vie de marins ou d’ouvriers au service des Grandes Associations, ils forment une main d’œuvre bon marché.

Aujourd’hui, si les orphelinats demeurent, la pratique veut d’avantage que le Prince recherche des parents adoptifs pour les gamins, n’ayant lui-même que peu d’utilité à les garder à sa charge. En ce qui concerne la majorité judiciaire et sexuelle, étant entendu qu’un individu n’est plus un enfant à 16 ans, il est considéré responsable de ses actes et donc à même d’en supporter les conséquences. Quant à la nationalité, elle est transmise automatiquement de la mère à l'enfant. Lorsqu'aucun parent n'est connu, l'enfant n'est pas considéré comme Fritz... et n'a donc pas la nationalité.


Droits fondamentaux

  • Liberté d'expression : garantie
  • Liberté de culte : garantie
  • Liberté de rassemblement : garantie
  • Liberté d'association : garantie
  • Droit de grève : garanti
  • Droit d'entreprendre : garanti
  • Droits des femmes : garantis
  • Droits des enfants : garantis
  • Droits des animaux : garantis
  • Droit d'héritage : garanti

[+] Détail
De manière générale, la Fritzie accueille toutes les croyances et convictions, religieuses comme politiques. Ses dirigeants sont peu intéressés à s’opposer à la libre circulation des idées ou des personnes, n’y voyant qu’un exercice futile face aux nouvelles technologies et préférant en cela le principe du « cause toujours » à celui du « ferme ta gueule ».
Ainsi, les débats, les publications, les paroles, les rassemblements, les associations, les organisations de quelque façon que ce soit ne sont en rien condamnées ou activement attaquées par les autorités. Il est même fréquent que, par intérêt ou par simple conviction, le Conseil des Trente-Six offre son appui à un groupe ou individu qui serait persécuté par d’autres. Le contraire peut aussi arriver mais est généralement le fruit des actions d’un seul prince-marchand plutôt que du conseil dans son ensemble.
Il fut un temps où le Conseil des Trente-Six persécuta activement sur des motifs religieux et politiques. Ce temps est toutefois révolu : après les grandes guerres du XXème siècle, il s’est avéré bien plus profitable pour les principautés d’accueillir ouvertement chaque tendance désireuse de contribuer à l’édifice socioéconomique plutôt que de chercher à tout prix à préserver l’uniformité culturelle. Cela n’empêche pas un profond sentiment xénophobe de survivre parmi la population, toujours habituée à penser selon les trois grandes lignes ethniques du pays.

Sur la question du droit de grève, les opinions sont mitigées. Le Conseil des Trente-Six estime pour sa part qu’il n’y a aucune répression en matière de grèves, chaque travailleur étant libre de choisir d’honorer son contrat ou de le rompre. Les associations de travailleurs décrient pour leur part cette position comme de l’hypocrisie : ne pas venir travailler sans motif légalement valable revient à rompre un contrat, ce qui entraine donc l’inutilité de la grève, le travailleur étant remplacé.
On notera toutefois que, depuis le Grand Soir Avorté, nombre d’entreprises incluent dans leurs contrats de travail une clause autorisant l’absence du travail pour « grève » sous certaines conditions, dont par exemple si au moins un certain pourcentage des salariés s’absente pour cette même raison. Si les grèves sont tolérées quand elles consistent à s’absenter de son poste, elles ne le sont pas lorsqu’elles prennent la forme d’occupation d’usines, barrages ou autres mesures plus ou moins violentes visant à saboter activement l’activité de l’entreprise. Dans de tels cas, les entreprises n’hésitent pas à faire usage de forces de sécurité privées pour chasser les intrus.

Les droits des enfants et des animaux se rejoignent, en ce sens que les deux sont considérés comme des biens meubles, avec donc un propriétaire responsable de leurs actes et de leurs conséquences.
Concernant les droits des femmes, ils sont en tout point similaires à ceux des hommes, sans privilège ni pénalité : ni l’un ni l’autre n’ont un droit de vote quelconque en matière politique, les principautés étant, au sens stricte, une tyrannie pure et simple.
Les droits d’héritage sont un point sur lequel la tradition, une fois de plus, s’impose le plus souvent. Ainsi, si les testaments rédigés, signés et enregistrés auprès de bureaux d’avocats dignes de confiance existent et ont précédence légale, il est fréquent que les enfants légitimes d’un défunt contestent ces testaments et obtiennent malgré tout gain de cause lorsque le juge (à savoir le Prince-Marchand ou ses représentants) est d’opinion qu’il y a matière à douter de la volonté réelle du défunt ou de sa santé mentale. À défaut de testament valide, les avoirs sont partagés entre les enfants légitimes. En cas d’absence d’enfants légitimes, ce sont les parents du défunt qui héritent. Dans le cas où les parents eux-mêmes seraient morts, on cherche parmi leurs propres enfants légitimes. Enfin, si aucun descendant ou ascendant éligible ne se manifeste dans l’année suivant le décès, le Prince-Marchand reçoit les biens en tutelle pour une durée de dix ans, au cours de laquelle les héritiers potentiels peuvent se manifester. Au terme de cette durée, les biens appartiennent de droit au Prince-Marchand.



Législation sur les mœurs

  • Divorce : aucune législation
  • Relation sexuelle hors-majorité sexuelle : aucune législation
  • Relation sexuelle hors-mariage : aucune législation
  • Relation extra-conjugale : aucune législation
  • Relation et mariage consanguin : aucune législation
  • Polygamie : aucune législation
  • Contraception : aucune législation
  • Adoption : aucune législation
  • Avortement : aucune législation
  • Euthanasie : aucune législation
  • Homosexualité : aucune législation
  • Mariage homosexuel : aucune législation
  • Adoption homosexuelle : aucune législation
  • Transsexualisme : aucune législation
  • Prostitution : aucune législation
  • Pornographie : aucune législation
  • Sectarisme : aucune législation

[+] Détail
Si la législation demeure aussi lacunaire sur la question des mœurs que sur tout le reste, la tradition et la coutume se chargent aisément de remplir le vide. C’est sur ces deux dernières que les Princes-Marchands et leurs représentants s’appuient lorsqu’un cas leur est présenté en arbitrage ou médiation.

En ce qui concerne les divorces, il faut distinguer deux types de mariages. Les mariages légaux, étant une association régulée par un contrat, sont des cas où généralement assez simple d’estimer la répartition des avoirs et des tords en se basant sur le contrat. Ce qui n’est pas couvert par le contrat est ensuite couvert par la loi et l’usage sur la propriété. Les mariages religieux ou symboliques sont, pour leur part, sans valeur. On se réfère donc automatiquement à la loi et l’usage sur la propriété pour définir la répartition des avoirs. La garde des enfants reviendra donc la plupart du temps à la mère, celle-ci étant la propriétaire par défaut. Enfin, pour les tords, en l’absence de contrat, il ne peut y en avoir.

Les relations sexuelles sont, dans leur grande majorité, laissées au domaine de la sphère privée, chacun étant propriétaire de son corps. Toutefois, il y a exception. Ainsi, les relations sexuelles avec des biens meubles disposant de droits propres, c’est-à-dire les animaux et les enfants, sont interdites, purement et simplement. Il est assumé que, d’une part, le bien n’est pas en mesure d’exprimer son consentement ou d’en comprendre les implications. D’autre part, on estime que le propriétaire n’a pas le droit de choisir pour le bien meuble.
Cette législation pose certains soucis, notamment en matière d’élevage, où les animaux ne sont donc techniquement pas légalement autorisés à s’accoupler entre eux, le ou les propriétaires pouvant donc être poursuivi pour viol si besoin. En dehors de quelques cas de zèle judiciaire souvent encouragés pour des raisons politiques, les absurdités de ce genre entrainent toutefois rarement des sanctions et ce pour un point clé : pour qu’il y ait poursuite, il faut une plainte du violé ou de son propriétaire. Hors, si un enfant est tout à fait en mesure de se plaindre, un animal l’est nettement moins, limitant donc le champ de poursuite au seul flagrant délit. Ici aussi, sauf faits divers occasionnels, le cas se présente rarement…
La protection des enfants, en la matière, existe mais est assez lacunaire : légalement, un enfant ne peut pas avoir de relations sexuelles, qu’elles soient ou non consenties. Quiconque s’accouple avec un enfant est passible de poursuites si le propriétaire de celui-ci porte plainte. Et si le contrevenant est lui-même un enfant, alors c’est son propriétaire qui sera la cible de la plainte. Enfin, si le propriétaire de l’enfant violé (car c’est bien de cela qu’il s’agit) ne porte pas plainte mais que l’enfant violé informe le Prince-Marchand ou ses représentants, alors le propriétaire se verra confisquer sa propriété au profit du Prince-Marchand.
Les autorités sont toutefois relativement passives, laissant très largement les associations citoyennes s’organiser pour la récolte d’information sur la question de la maltraitance des enfants et animaux. Certaines associations vont un peu plus loin que la simple dénonciation et collecte d’informations et si leurs crimes et délits sont bel et bien poursuivis lorsqu’une plainte est déposée, les peines varient considérablement selon l’empathie du juge.


Les relations sexuelles extraconjugales ou consanguines sont royalement ignorées dans la mesure où tous les participants sont bien majeurs aux yeux de la loi. Il en est de même pour les mariages consanguins ou polygames qui, s’ils sont une curiosité culturelle, ne restent que des contrats. Certains temples, églises ou autres lieux de cultes refuseront de les performer et sont entièrement dans leur droit en la matière, les cultes étant gérés de manière privée. Mais un avocat peut difficilement refuser que ses clients signent un contrat. Il peut, par contre, refusé un client…

Contraception, avortement et euthanasie sont traitées de la même manière : on s’en fout. Ou du moins est-ce l’opinion de la majorité des Princes-Marchands. Si certains ont des idées bien arrêtées sur la question, condamnant moralement ceux qui y ont recours ou même militant activement pour convaincre de s’en abstenir, aucun n’a jusqu’ici fait preuve d’autoritarisme en cherchant à interdire purement et simplement par la force. L’initiative privée domine.
Quantité de médecins se refusent à cautionner avortement et euthanasie, sur des bases morales, alors que des cliniques s’y spécialisent. En ce qui concerne la contraception, elle est largement intégrée comme une part normale de la société, ceci d’autant plus facilement que la femme est propriétaire de l’enfant, il est largement accepté qu’elle soit aussi propriétaire de son corps.
Deux problèmes se posent toutefois :
D’abord, la nuance entre avortement et meurtre. Jusqu’ici, le Conseil des Trente-Six a gardé la ligne que, l’enfant étant un bien meuble disposant de droits propres, son propriétaire est libre dans disposer dans certaines limites. Malheureusement, cela inclut le droit de vie et de mort, dans la limite où aucune souffrance inutile n’est infligée.
Ensuite, la nuance entre euthanasie et meurtre. Ici, la présentation de dispositions testamentaires récentes, de préférence couplée à un écrit signé par le défunt autorisant le médecin à procéder, est la procédure favorite pour éviter la confusion. Lorsqu’elle n’est pas possible, se reposer sur la complicité de la famille marche bien. En appeler à l’empathie du juge marche parfois. De manière générale, l’euthanasie est donc légale mais prouver qu’il s’agissait bien d’une euthanasie et non d’un meurtre reste délicat.

L’homosexualité est traitée avec indifférence. L’homophobie aussi. Si quelques cas de violences, préjugés et harcèlements sont connus, la fréquence ne dépasse pas celle affectant les autres minorités et est vu par les autorités comme « acceptable ».
Le transsexualisme requiert une mention sur le passeport pour des raisons purement administratives et médicales. Le phénomène demeure marginal, en grande partie en raison des stigmas familiaux qui y sont associés.

La prostitution et la pornographie sont traitées avec indifférence. Cela n’a pas toujours été le cas et les morales chrétiennes demeurent assez fortes dans bien des milieux. Mais la tradition de villes portuaires et villes-garnisons où une forte population masculine célibataire s’accumule sur de courtes périodes a contribué à faire accepter la nécessité de tels services.

Aucune différence fondamentale n’est faite entre sectarisme et religion, l’un comme l’autre étant légalement ignorés. Si certains Princes-Marchands contribuent à titre privé à des charités d’inspiration religieuse, le Conseil des Trente-Six conserve une attitude de neutralité et distance à l’égard des organisations religieuses.

L’adoption n’existe pas dans le code légal mais une procédure similaire permet au Prince-Marchand de se défaire de la propriété d’un enfant au profit d’un individu qu’il juge digne de confiance. Dans la pratique, ce transfert de propriété est pris en charge par les orphelinats financés par les Princes-Marchands.
L’adoption homosexuelle, si elle est autorisée, est encore très peu courante dans la pratique et concerne principalement les couples homosexuels féminins, plusieurs orphelinats refusant tout simplement de confier un enfant à deux hommes.



Législation sécuritaire

  • Possession d'arme à feu : aucune législation
  • Espionnage domestique : aucune législation
  • Torture : aucune législation
  • Peine capitale : aucune législation

Autres législations

  • Clonage : aucune législation
  • Recherche génétique : aucune législation
  • Organismes génétiquement modifiés : aucune législation
  • Jeux de hasards : aucune législation
  • Consommation d'alcool : aucune législation
  • Consommation de stupéfiants : aucune législation

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


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 Sujet du message : Re: Encyclopédie de Fritzie
Message Publié : Ven Sep 02, 2016 1:57 pm 
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Démographie, culture et ethnies


Ethnies

Culturellement, la couleur des cheveux est un élément-clé de l’identité du peuple Fritz, la clarté ayant été jadis le symbole de pureté puis, en raison de la forte proportion de Snuwii au sein de la classe dirigeante, symbole de réelle noblesse. Les cheveux noirs, châtains ou roux étaient pour leur part vu comme le symbole d’origines humbles ou, pire, étrangères. Initialement simple préjugé social, les choses se formalisent peu à peu et un véritable système informel de castes émerge.

Ce système est formalisé au 4ème siècle Avant Jean-Claude, en même temps qu’un système légal officiel mis en place par Chaarderic l’Inquiet, dont le règne vit la transcription par écris des lois coutumières mais aussi de nombreuses mesures visant à empêcher la « corruption des traditions » par l’influence des civilisations de l’époque.
Il en résultera l’interdiction pour les Fritz de fonder une famille avec quelqu’un d’une autre caste que la leur, sous peine de voir leurs descendants asservis. Concernant les communautés Fritz de la vallée du Shay, les familles dotées de cheveux roux y seront connues comme les Vurieers, une évolution des mots « Vuur » pour feu et « Haar » pour cheveux. Au cours des deux décennies qui suivront les proclamations de Chaarderic, pas moins de trois révoltes sont reportées dans la vallée du Shay face aux enlèvements d’enfants roux nés de mères blondes, avant d’être finalement accepté, faute de familles en situation de se révolter.
Les castes se renforcent peu à peu tant sur le plan génétique que social, en partie car peu de Fritz tenaient à courir le risque de la mise en esclavage de leurs enfants nés d’un mariage avec des membres d’une autre caste ou avec des étrangers. Les rares enfants à naître avec la « mauvaise » couleur de cheveux furent vendus à la noblesse de la caste appropriée, empêchant la dispersion de la population. La situation se poursuivit jusqu’au 6ème siècle Après Jean-Claude.

Durant la période des Royaumes de Fritzie, les castes se muèrent en un semblant de nationalisme, divisant la Fritzie plus que jamais avant de la voire s’unifier brièvement face aux envahisseurs Britons et Töttens. Après la conquête de la Fritzie par les royaumes étrangers, le système de castes est légalement dissous. Il en résulte une plus grande mixité entre les castes et donc un affaiblissement de l’identité culturelle Vurieer, même si la tradition pousse ceux-ci à garder une certaine distance avec les peuples « non-Fritz » mais aussi avec les autres castes Fritz. L’identité de caste sera remplacée par un nationalisme rassemblant les trois castes sous l’appellation d’ethnies, unies par une histoire, une langue et des coutumes communes.

Image


On compte trois ethnies aujourd’hui en Fritzie, la carte ci-dessus donnant une idée grossière de leur répartition, les zones colorées étant là où la proportion d'une ethnie précise dépasse les 50% de la population locale.
  • Les Goudieers aux cheveux blonds, supposé d’héritage Nordiques
  • Les Vurieers, aux cheveux roux, supposé d’héritage Insulaire
  • Les Raafieers aux cheveux noirs, supposé d’héritage Dytonien


L’Histoire parle aussi de la caste des Snuwii, aux cheveux blancs et fortement représenté parmi les élites dirigeantes, sans qu'il soit clair s'il s'agissait d'une tribu, d'une caste ou d'un titre. Mais la distinction entre les éventuels descendants de cette caste et ceux de l’ethnie des Goudieers n’est plus faite la fin des Royaumes de Fritzie.

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
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 Sujet du message : Re: Encyclopédie de Fritzie
Message Publié : Ven Sep 02, 2016 2:01 pm 
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Ethnies : Vurieers

Les Vurieers sont une ethnie qui a émergée en Fritzie au cours des 3000 dernières années. Elle a vu le jour suite au métissage initial entre population celtique et germanique dans la région du fleuve Shay, autour du 7ème siècle Avant Jean-Claude.
Les trois premiers siècles de coexistence de ces peuplades est marquée par un mélange de commerce, de raids et d’alliances maritales. Sur ce dernier point, on voit des individus aux cheveux clairs apparaitre au sein de la population celtique tandis que des individus aux cheveux roux apparaissent au sein de la population germanique. Si cette diversité est accueillie avec une relative indifférence dans la plupart des communautés de la vallée du Shay, elle est mal vue par les communautés germaniques de Fritzie.

Image


Aujourd’hui, les Vurieers se démarquent des autres Fritz par les éléments suivants :
  • Une chevelure rousse, tirant même fréquemment sur le rouge, fruit de plus de 2000 ans de sélection génétique plus ou moins rigoureuse.
  • Un dialecte fortement inspiré du Briton, dont ils ont emprunté l’accent ainsi que plusieurs mots et sons.
  • Une cuisine universellement reconnue comme atroce car tantôt insipide, tantôt alliant des saveurs radicalement anthèmes.

Ils sont la première ethnie du pays en terme de population et sont principalement implanté dans l’Ouest du pays.

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
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 Sujet du message : Re: Encyclopédie de Fritzie
Message Publié : Dim Sep 04, 2016 12:05 pm 
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Ethnies : Goudieers

Les Goudieers sont une ethnie arrivée en Fritzie via les migrations Nordiques il y a un peu plus de 3000 ans. Yeux bleus et cheveux très clairs les distinguaient alors clairement des communautés celtiques. S'ils sont parents des ethnies Vurieers et Raafieers, la majorité des ancêtres des actuels Goudieers s'installèrent le long des côtes de l'actuel IJndenland et du nord de la Fritzie. Là, ils formèrent le cœur de ce qui serait défini par les Amarantes comme le peuple "Friztii", bien qu'ils se donnaient eux-mêmes simplement le nom de "Inheemlings", littéralement "les gens appartenant au cru".

Les populations de ces régions furent moins affectées que les autres communautés germaniques par les migrations et les échanges avec les populations celtes. Elles développèrent une société semi-nomades, dirigée par une classe de roi-prêtres, à la fois seigneurs de guerre et entremetteurs avec le divin, probablement née des unions entre les familles des hommes forts et celles des chamanes, pour finalement voir les deux fonctions concentrées en une seule personne. Pratiquant une agriculture extensive avec des outils relativement peu performants, les communautés devaient régulièrement migrer sur de nouvelles terres pour laisser le temps aux anciennes de récupérer. Il en résultait des conflits incessants entre tribus, alors même que la pression démographique fut une issue constante.
Là où les communautés Fritzii du Sud bénéficièrent des techniques agricoles utilisées par les celtes et se sédentarisèrent, les communautés Fritzii du Nord évoluèrent en une société xénophobe, où les liens de sang importaient d'avantage que l'esprit communautaire territorial. La couleur des cheveux et des yeux devint une référence pour identifier qui faisait partie du peuple Fritzii et qui n'en faisait pas partie selon la coutume, laquelle fut plus ou moins imposée aux communautés qui deviendraient plus tard les Vurieers et les Raafieers.

Autour du 4ème siècle Avant Jean-Claude, le Roi Chaarderic l'Inquiet unifia la quasi-totalité des tribus Fritzii tout en fondant une alliance ténue avec les tribus germaniques habitant l'actuel Tötternland. Désireux de bâtir quelque chose de plus durable qu'une éphémère tyrannie, il transposa la coutume en lois écrites, s'inspirant en cela des Amarantes. Lors de cette transcription, l'influence d'une partie des aristocrates d'alors vit la mise en place officielle d'un système protoeugéniste visant officiellement à préserver la pureté des lignages.
La notion d'Inheemlings véritables et de Nietlings ("ceux qui n'appartiennent pas") apparut dans les écris Amarantes vers cette période, décrivant la manière dont les Fritzii n'acceptaient comme un des leurs que les individus nés avec des yeux bleus et des cheveux roux, blonds ou d'un noir profond et uniquement si la mère était elle-même une Inheemling et si un homme lui-même Inheemling reconnaissait l'enfant comme le sien. Ces critères se firent encore plus stricts en cela que les caractéristiques physiques de l'enfant devait être les mêmes que celles des parents.

Nombre d'historiens soupçonnent aujourd'hui qu'au-delà des superstitions et de la xénophobie, il s'agissait en fait d'une manœuvre politique visant à exclure de la sphère politique plusieurs familles aristocrates rivales de Chaarderic, lui-même décrit par les Amarantes comme "un géant aux cheveux d'ivoire, à la peau de bronze et aux yeux d'un bleu perçant". Selon ce système, les membres de l'aristocratie qui n'auraient pas les bonnes caractéristiques auraient été vu comme n'étant pas de vrais Fritzii. Dans une société semi-nomade où le statut social faisait tout, une telle accusation les auraient détruit. Les références Amarantes à l’existence à l'époque d'une caste dites des "Snuwii", fortement représentés parmi l’aristocratie d'alors et dotée de cheveux presque blanc comme Chaarderic, peut faire penser que l'objectif de Chaarderic (ou du moins d'une partie de l’aristocratie) était d'exclure des familles rivales tout en faisant naître une sorte de nationalisme primitif. Le fait est qu'après plusieurs purges et révoltes, le système sembla entièrement accepté sous le règne de Jeanoric, troisième fils de Chaarderic. Si celui-ci sera le dernier représentant de cette première dynastie Fritz, l'héritage culturel et légal de sa famille endurera les siècles.

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Aujourd’hui, les Goudieers se démarquent des autres Fritz par les éléments suivants :
  • Une chevelure blonde, tirant même fréquemment sur le blanc, fruit de plus de 2000 ans de sélection génétique plus ou moins rigoureuse.
  • Un dialecte fortement inspiré du Töttern, dont ils ont emprunté l’accent ainsi que plusieurs mots et sons.
  • Un penchant prononcé pour les bières plates et le poisson cru.

Ils sont la seconde ethnie du pays en terme de population, juste derrière les Vurieers, et sont principalement implanté dans le Nord du pays.

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


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 Sujet du message : Re: Encyclopédie de Fritzie
Message Publié : Lun Sep 05, 2016 11:20 am 
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Système monétaire

Historique

La monnaie, en Fritzie, est le leeuwgeld. Initialement, il s’agissait de pièces faites de divers alliages d’or, d’argent et de cuivre, frappées d’une emblème de lion (voir photo) et qui servaient comme simples moyens d’échange, la valeur de la pièce en elle-même étant souvent inférieure à la valeur des métaux qui la composaient. Les contrefaçons étaient rares car fondamentalement peu avantageuses et les pièces avaient avant tout une valeur symbolique, représentative de la promesse du Conseil des Trente-Six de collectivement offrir de l'or en échange de ces pièces.

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Un des privilèges traditionnels des Adelings, ancienne aristocratie de la société Fritzii, était notamment de frapper des pièces portant le nom de leur famille, acceptées en guise de paiement par les artisans et paysans de la communauté car ceux-ci devaient payer leurs impôts avec ces pièces mais aussi parce qu’elles permettaient d’acheter le gite et le couvert dans la demeure d’un Adeling, où de grandes fêtes étaient organisées et où nul ne pouvait lever d’arme contre les invités en dehors d’un duel accepté par le maître des lieux. Le troc demeurait toutefois alors encore la forme dominante d’échange et les pièces ne servaient qu’à régler symboliquement des dettes à long terme.
Ainsi, les édits de Chaarderic mentionnent le « Zoengeld », littéralement « le prix du fils », en référence à la coutume initiale qui voulait qu’un homme qui tue ou mutile un autre homme en dehors d’un duel légal ou d’une bataille ait l’obligation de payer une compensation au père de cet homme, puisque celui-ci sera privé des bras de son fils. Le concept a fini par s’étendre en une tradition complexe attribuant un prix à chaque offense, blessure ou dommage causé à un homme, le prix variant selon l’importance de la faute et la position sociale de la victime.
Le paiement de ces « Zoengeld » en monnaie plutôt qu’en nature assurait que cet argent puisse être utilisé par la famille de la victime de la manière la plus flexible possible, avec au minimum l’assurance de ne pas être elle-même en dette à l’égard d’un Adeling. Il est mentionné que, par loi, quiconque ne peut s’acquitter du « Zoengeld » devient l’esclave d’un Adeling, jusqu’à ce qu’il ait payé sa dette par son labeur. L’Adeling avance pour sa part la somme à la famille de la victime.
Au temps des premiers Royaumes Fritz, le système d’allégeance féodale se met peu à peu en place. Si les monnaies sont toujours légions, elles prennent une réelle valeur, permettant notamment de s’acquitter de l’impôt au seigneur local, lequel s’acquitte lui-même de ses obligations auprès de son suzerain en payant une somme chaque année. Le suzerain use ensuite ces sommes pour compenser ses vassaux pour le prêt de leurs gens pour ses projets, qu’il s’agisse d’expéditions militaires ou de grandes travaux. Les vassaux eux-mêmes usent de cet argent pour rémunérer leurs gens et ainsi faire fonctionner leur fief. Ici aussi toutefois, la monnaie reste un symbole, une unité de compte, souvent remplacée dans la pratique par le troc de biens et services.

Il faudra attendre le début du 15ème siècle Après Jean-Claude pour que la monnaie supplante complétement le troc dans les échanges commerciaux et légaux en Fritzie, formant ainsi les fondations des futures Grandes Associations, avec leurs levées de capitaux à une échelle suffisante à financer les expéditions transocéaniques qui permettront d’établir les bastions-comptoirs puis les plantations, mines et ateliers d’où émergera la richesse de la région.
Vers le 16ème siècle, la monnaie papier devient courante sous forme de lettres de créance, lesquelles sont en substance un contrat tripartite où l’épargnant avance une somme à l’emprunteur, où la banque garantit à l’épargnant qu’elle lui paiera une somme supérieure s’il attend jusqu’à l’échéance de la dette et où l’emprunteur s’engage à payer à la banque une somme encore supérieure une fois arrivé cette échéance. La banque offre de rembourser l’épargnant plus tôt si celui-ci le demande mais elle prélève alors un pourcentage de pénalité. Le système fonctionne alors d’avantage comme une assurance contre la faillite pour les investisseurs.
On voit aussi les comptes bancaires apparaitre, avec une monnaie "virtuelle" dans le sens où elle n'existe que dans les registres des banques, n'ayant ni été imprimée en billets, ni été frappée en monnaie, ni même représentant des garanties physiques existantes.
C’est à peu près à cette période que les Principautés Associées de Fritzie s’imposent, chassant définitivement la noblesse terrienne, complètement dépassée en termes de ressources. Le Conseil des Trentes-Six n’établira pas de banque centrale, se contentant à la place de s’appuyer sur un collectif de banques privées auxquelles nombre des princes-marchands sont eux-mêmes associés. Leur politique de l'étalon or visera à construire une monnaie solide, sur laquelle leurs fournisseurs, associés et clients pourront se reposer, tout comme les gouvernements étrangers.

Le système qui se met alors en place est resté pour ainsi dire le même depuis lors :

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(A) Cycle d’émissions de monnaie et de commerce international :

1. Le Conseil des Trente-Six décide d’émettre une certaine quantité de leeuwgelds. Il fait frapper/imprimer les devises puis place une offre d’achat pour de l’or auprès des banques de Fritzie, offrant de les payer en leeuwgelds. Cela est généralement fait à un moment où le cours international du leeuwgeld est élevé, de sorte que les banques ont un réel intérêt à participer à l’opération. L’or reçu est stocké et sert de réserve pour garantir la parité entre le nombre de leeuwgelds et les grammes d’or, garantissant en cela une convertibilité constante.

2. Les banques achètent de l’or à l’étranger, payant avec des leeuwgelds. Comme le cours du leeuwgeld est élevé, il est accepté car les banques étrangères savent qu’elles trouveront des acheteurs parmi les entreprises de leur pays qui doivent faire des importations depuis la Fritzie. L’or est temporairement stocké avant d’être vendu au Conseil des Trente-Six. Occasionnellement, lorsque le Conseil des Trente-Six n’achète pas d’or mais que la demande étrangère pour des leeuwgelds est importante, les banques stockent elles-mêmes de l’or en prévision de futures commandes du Conseil des Trentes-Six. Enfin, elles acceptent aussi de vendre des leeuwgelds en échange de devises étrangères, conscientes que les Grandes Associations de Fritzie voudront en acheter pour financer leurs importations.

3. Les Grandes Associations vendent et achètent à l’étranger. Elles paient leurs achats avec des devises étrangères achetées aux banques de Fritzie et elles sont payées par leurs clients avec des leeuwgelds. Tant que cette balance commerciale est positive, cela veut dire que les Grandes Associations engrangent un solde net en leeuwgelds, dont le cours internationale grimpe puisque des entreprises étrangères en ont besoin pour payer leurs importations depuis la Fritzie.

Par ce processus, le Conseil des Trente-Six accroit son « trésor de guerre » en lingots d’or d’année en année, tant que l’économie de Fritzie exporte d’avantage qu’elle n’importe. Lorsque la tendance s’inverse, vendre de l’or permet de récupérer des leeuwgelds et ainsi éviter que le cours international ne s’effondre tandis qu’il y aurait un manque de monnaie sur le marché domestique.

(B) Cycle de production domestique :

Les Fritz échangent leur travail contre des leeuwgelds et des parts des Grandes Associations pour lesquelles ils travaillent. Les parts elles-mêmes donnent lieu à des dividendes qui se traduisent par d’avantage de leeuwgelds.

Le fruit du travail des Fritz résulte en des biens et services qui peuvent être achetés par les Fritz ou par le reste du monde. Et l’ensemble des leeuwgelds perçus permettent de satisfaire leurs besoins et désirs. Le solde des biens non-achetés est soit vendu au reste du monde, soit stocké par les Grandes Associations, soit simplement recyclé, faute d'utilité dans leur forme actuelle.

La partie des salaires et dividendes non-dépensés par les Fritz est épargnée auprès des banques, en échange d’intérêts futures et dans l’optique de servir soit de réserve de sécurité, soit de fonds pour financer des investissements (placements, véhicules, immeuble,...). De même, s’ils n’ont pas assez de leeuwgelds pour financer leurs dépenses ou investissements, les Fritz peuvent emprunter aux banques, en échange de remboursements futurs avec intérêts.

(C) Cycle de transmission de la propriété :
à venir

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
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