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 Sujet du message : VSV - Van der Sar Vennootschap
Message Publié : Lun Août 29, 2016 9:25 am 
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Van der Sar Vennootschap



En Fritzie, il n’y a pas d’État-Nation garantissant l’unité nationale, pas de services publiques veillant à l’intérêt collectif, pas d’institutions nationales offrant un cadre à la nation, pas de gouvernement élu pour représenter le peuple, pas d’impôts ou taxes contribuant aux dépenses publiques. Ces notions n’ont pas même eu la chance de voir le jour, la notion même de citoyenneté ayant été balayée dès le 16ème siècle au profit d’associations libres entre familles dans le but de profiter des immenses richesses promises alors en bravant la crête des vagues.
Si des princes et autres hommes forts, héritiers de la tradition, tenaient alors les rênes du pouvoir, ils furent vite surpassés par l’influence grandissante d’une classe de « nouveaux riches » : une bourgeoisie composée de marchands, armateurs et capitaines de manufactures dont les possessions outremer, loin de l’autorité des petits tyrans de Dytonie, leur donnaient les ressources suffisantes à purement et simplement ignorer et éventuellement usurper cette autorité.
Au début du 18ème siècle, les Grandes Associations régnaient suprêmes en Fritzie, ayant de facto aboli la noblesse de sang, les conseils municipaux et toute forme de gouvernance publique, qu’elle tire sa légitimité du peuple ou d’un suzerain.

Parmi ces Grandes Associations, la plus grande et plus puissante fut la VOC (Vennootschap van die Ostwelt-Cargo), chargée du lucratif commerce naval reliant la Fritzie au lointain orient. Pendant plus de deux cents ans, elle fut la clé de voute de la Fritzie, pour ainsi dire synonyme avec celle-ci. Elle mit en place un véritable empire thalassocratique, composé de centaines de bastions installés sur les côtes étrangères et depuis lesquels des plantations, mines et manufactures créaient une richesse immense par la suite distribuée aux quatre coins du monde par la gigantesque flotte de la VOC.
Celle qui fut la première multinationale finit toutefois pas s’écrouler face à l’influence grandissante de la Britonnie, à la fin du 19ème siècle, la faillite de la VOC fut prononcée, ses actifs dévorés par ses concurrents, parmi lesquels la Van der Sar Vennootschap.

Bâtie à partir de quelques chantiers navals, la VSV ne fut qu’un acteur mineur dans le paysage politico-économique de Fritzie. Un classement officieux datant de 1998 la classait 306ème dans le classement mondial. Aujourd’hui, elle figure dans le top 10 du classement de nombre de pays et est effectivement la première Grande Association de Fritzie.

En Fritzie, le nom de Van der Sar est synonyme de pouvoir, la famille disposant d’une immense richesse et influence. Elle n’est pourtant qu’un actionnaire parmi des millions d’autres au sein du groupe VSV, lequel n’a qu’un seul but : satisfaire ses actionnaires. La course au profit et à la sécurité guident ses opérations qui, en dépit des récentes levées de bouclier face à un monde libre et ouvert, étendent lentement les tentacules du Léviathan.

Ce sujet vise à détailler les opérations de VSV, indissociables en soit de celles de la Fritzie.

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


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Message Publié : Lun Août 29, 2016 10:59 am 
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Organisation du groupe

Le groupe VSV est organisé selon une double hiérarchie à la fois géographique et sectorielle : chaque filiale procure des services et biens spécifiques sur une zone géographique spécifique.
L’ensemble des filiales situées dans une zone géographique précise reporte à un directeur régional chargé de faire naitre des synergies entre les différentes spécialités de chaque filiale sous ses ordres. Il joue aussi un rôle similaire à celui d’un ambassadeur auprès des autorités publiques locales.
L’ensemble des filiales d’une même spécialité reporte à un directeur mondial, lequel supervise le développement de chaque filiale pour éviter les redondances et donc faire émerger des économies d’échelle. Il joue aussi un rôle équivalent à celui d’un ministre pour le Président Directeur Général.

Le poste de directeur régional est considéré à la fois comme une marque de prestige, considérant qu’un tel directeur est rarement licencié de sa position tant que le territoire qu’il supervise continue de produire un profit net, qu’aucune plainte n’émerge des directeurs d’activité et que le gouvernement local coopère avec VSV. C’est toutefois aussi un poste considéré comme un « cul de sac » et une sinécure, souvent offerte à des membres de la famille Van der Sar ou à des éléments loyaux en fin de carrière.

Le poste de directeur d’activité est une responsabilité complexe et délicate qui consiste à superviser une chaine de production étendue à l’échelle de toute la planète, avec pour objectif ultime de rendre cette production aussi efficace que possible pour tendre vers un état de « monopole naturel ». Généralement, il est considéré comme une prouesse de tenir le poste plus de trois années successives. Et selon le degré de succès durant cette période, l’ex-directeur sera soit réintégrer un poste moins prestigieux au sein de VSV… ou définitivement remercié.


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Une telle organisation a ses avantages mais comporte aussi des limites claires et, de par sa complexité, produit parfois de « spectaculaires foirages », pour citer Bart Van der Sar.
Ainsi, la subordination de chaque directeur de filiale à deux supérieurs peut entrainer des conflits hiérarchiques et généré une peur de l’initiative. Considérant que le même système de hierarchie bicéphale est reproduit à d’autres niveaux, il est parfois difficile de savoir qui est responsable de quoi, ce qui a donné naissance, sous Bart Van der Sar, au principe du « Een fout, drie klappen » (une faute, trois claques), où sont punis l’employé qui a exécuté la faute mais aussi ses deux supérieurs directs, lesquels ne peuvent ainsi pas se rejeter mutuellement la faute quant à l’absence de supervision ou de communication. La répression n’empêche toutefois pas le problème de persister…

Si le mérite est la base principale pour l’octroi des promotions, le nom de « Van der Sar » reste bien représenté parmi les directeurs régionaux, chaque membre de la grande famille régnant ainsi sur de véritables fiefs tels des seigneurs modernes. Cette tendance est moins visible au niveau des directeurs d’activité, chez qui un savoir-faire technique spécialisé est nécessaire en plus des simples compétences de gestion et des réseaux de contact, mais le problème de népotisme demeure à ce niveau, vu que ce sont les directeurs régionaux qui proposent leurs candidats quand il faut remplacer un directeur d’activité.


Directions régionales :

  • VSV - Sengaï
  • VSV - Ascensus
  • VSV - Vonalya
  • VSV - Yanlei
  • VSV - Aleka
  • VSV - Sitadei
  • VSV - Amarantie
  • VSV - Koudougou

Directions d'activités:

  • Finances
  • Télécommunication
  • Assurance et Sécurité
  • Pétrochimie
  • Chimie
  • Électronique
  • Pharmacologie
  • Armement léger
  • Conditionnement agroalimentaire
  • Électricité
  • Construction navale
  • Construction mécanique
  • Construction aéronautique (Van der Sar Aeronautische Onderneming)
  • Transport naval
  • Transport aéronautique (Van der Sar Aeronautische Onderneming)
  • Transport routier
  • Extraction minière

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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
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Message Publié : Dim Sep 04, 2016 7:35 pm 
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Van der Sar Aeronautische Onderneming

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Van der Sar Aeronautische Onderneming (VSAO) est une des nombreuses filiales de VSV. Ses activités recouvrent principalement la conception, la construction et l’opération d’avions et de l’ensemble des infrastructures de soutien qui sont liées au secteur aéronautique. Elle a des implantations dans plusieurs pays, faisant le meilleur usage possible des plus brillants cerveaux que l’Humanité a à offrir.
Les principales infrastructures de VSAO se trouvent en Fritzie, en Sitadei et en Amarantie, où elle sous-traite quantité de services à des entreprises locales, leur laissant par exemple la plupart des aspects logistiques mineurs mais offrant aussi aux industriels locaux de produire sous licence plusieurs pièces détachées critiques aux opérations de VSAO, de ses usines et de sa flotte.
Bien qu’étant une filiale de VSV, elle n’est pas intégralement contrôlée par celui-ci, ayant depuis longtemps ouvert son capital sur les bourses étrangères et VSV offrant même parfois des parts à des gouvernements étrangers en vue de s’assurer leur coopération et soutien politique actif. VSV contrôle toutefois VSAO à 64%. Les autres actionnaires d’importance sont le gouvernement de Sitadei (12%), la compagnie Sanctavia (8%) et la Cité-État de Fagrase (6%).

L'histoire de l'entreprise remonte au début du siècle passé, lorsque le Conseil des Trente-Six vit l'intérêt de rassembler leurs ressources en vue de financer le développement national de biplans, tant comme outil militaire que pour les possibles applications civiles, alors limitées à l'exploration aérienne, la livraison de courrier et l'épandage aérien. Plusieurs Princes-Marchands aimaient aussi l'idée d'avoir leur propre "voiture volante". À cette époque, les ballons et dirigeables semblaient matures pour s'imposer comme le futur du transport aérien, offrant une capacité de cargo qu'aucun aéronef ne pouvait espérer contester. Toutefois, les dirigeables restaient lents et, pour les applications où la flexibilité et la vitesse importaient d'avantage, les avions semblaient capables d'occuper une niche désirable.
Les premiers taxis aériens de ce qui était alors simplement connu comme "Fritzee Aeronautische Onderneming" furent un succès parmi les nantis de Dytonie, offrant des voyages à vitesse incomparable à une époque où ni voiture ni autoroute n'étaient encore généralisée et où les chemins de fer ne dépassaient guère les 100 km/h et étaient largement limités aux lignes existantes. L'absence de régulations aériennes permet de rendre le service très flexible, avec une multiplication des pistes atterrissage à travers le continent.
Le marché est toutefois rapidement saturé et plusieurs concurrents sérieux apparaissent dans d'autres pays, usant du nationalisme en hausse pour pousser une régulation plus importante tout en boostant leur propre développement grâce à de généreux subsides publics. Le service postal express est pour sa part un échec retentissant, peu de courriers s'avérant assez urgents que pour justifier la dépense.

L'entreprise accumule les pertes année après année pendant plus de deux décennies, ne devant son salut qu'à des commandes du Conseil des Trente-Six pour des avions de reconnaissance armée, les premiers dirigeables-bombardiers ayant été démontré comme un concept viable dans d'autres pays et la Fritzie désirant disposer d'une force capable de réagir rapidement face à cette menace. De plus, l'absence d'infrastructures routières ou ferroviaires extensives dans les jungles d'Algarbia et les déserts du Marquaz est vue par le Conseil des Trentes-Six comme une opportunité de développement international futur, à la condition que la capacité de cargo des avions s'améliore. C'est chose faite vingt ans plus tard, avec le "Meeuw 011", un avion de transport biplan capable de transporter quelques deux tonnes de cargo sur une distance de 800 km. Plusieurs dizaines de variantes suivront avant que les premiers monoplans ne fassent leur apparition.

C'est vers cette période que les premiers accords avec la Cité-État de Fagrase sont signés, permettant la création d'un aéroport civil où pas moins de dix "Meeuw 011" assurent divers vols quotidiens à travers toute la Dytonie, tandis que la production sous licence des avions est sous-traitée dans cette ville. Le "Glaros", copie locale du "Meeuw 045", verra le jour quelques années plus tard et, paradoxalement, sera un succès commercial bien supérieur à celui du modèle original. Le secteur aéronautique deviendra une part importante de l'économie de Fagrase pour les 100 années qui suivent. FAO poursuivra toutefois d'autres partenariats internationaux avec quantité d'entreprises étrangères, développant un réseau qui, éventuellement, en fera la première vraie compagnie aérienne de l'Histoire avec l'introduction du "Pelikaan 052". Cela lui vaudra aussi d'avoir le douteux record de la première catastrophe aérienne, un des avions se brisant purement et simplement en deux, tuant ses 40 passagers et son équipage quelques minutes après le décollage. Les faibles standards de qualité du métal utilisé pour le fuselage seront mis en cause. En dépit de modifications extensives dans ses modèles suivants, FAO échouera à maintenir sa position dominante sur un marché où la compétition, une fois de plus, explose et apprend des erreurs des premiers pionniers.

Vers la fin du 20ème siècle, au soulagement du Conseil des Trente-Six, l'entreprise et ses brevets sont rachetés par la Grande Association VSV, qui la renomme "Van der Sar Aeronautische Onderneming" et entreprend plusieurs réorganisations internes. Aujourd'hui, VSAO et ses filiales emploient plus de 100.000 personnes dans une dizaine de pays différents. La majorité de son personnel est liée à ses activités de transport aérien, lesquels mobilisent une flotte de plus de 200 avions différents, mais une part importante demeure active dans la construction aéronavale. Elle est la première entreprise aéronautique de Fritzie et est une part importante du secteur en Sitadei et Amarantie.

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Message Publié : Dim Sep 04, 2016 9:14 pm 
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Internationaal Fritzee Finances

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Internationaal Fritzee Finances (IFF) est une des nombreuses filiales de VSV. Un des plus gros banquiers-assureurs de la planète, IFF figure parmi les leaders du marché dans au moins huit pays, offrant un vaste réseau international pour la levée et l'investissement de capitaux mais aussi pour la gestion de petite épargne et la mutualisation des risques. L'entreprise représente à elle seule plusieurs points de PIB de la Fritzie et emploie plus de 40.000 personnes à travers le monde.
Son capital est détenue à seulement 41% par VSV. Les autres actionnaires d’importance sont les gouvernements du Sengaï, d'Ascensus, de Vonalya, de Yanlei, de Sitadei et d'Amarantie, chacun ayant reçu 5% suite à un accord négocié en 2020 avec VSV suite à une série de nationalisations sauvages dont IFF a souffert dans d'autres pays. Le reste de l'actionnariat est relativement flottant, changeant de main au gré des fluctuations boursières.

L'entreprise est l'une des plus anciennes du pays, avec pas moins de quatre siècles d’existences, ayant été en son temps une des Grandes Associations du pays avant que deux grandes dépressions, les ravages du Grand Soir Avorté et finalement le Réveil des Nations n'aient raison de sa trésorerie et ne la forcent au bord de la faillite.
Fondée initialement en 1629 comme une caisse de mutualité entre armateurs et manufacturiers textiles en vue de couvrir les risques d'incendie, elle diversifie peu à peu ses activités et offre assez vite un service de prêts aux armateurs en vue de financer des expéditions commerciales transocéaniques, avançant les fonds nécessaires à payer l'équipage et les provisions. Elle étend aussi ses services d'assurance-incendie aux particuliers, réalisant des profits confortables pendant plus de deux siècles, entre-coupés uniquement par les éventuels conflits.
Avec le début de la révolution industrielle, ses activités bancaires explosent, alors qu'elle absorbe plusieurs de ses concurrents tout en voyant son directeur accéder au Conseil des Trente-Six. En 1870, elle est l'une des trente plus grandes banques de la planète, avec des participations dans des milliers d'entreprises aux activités variant de la production textile au transport ferroviaire en passant par la métallurgie, l'armement, l'extraction minière et bien d'autres. Elle est aussi en concurrence avec trois autres entreprises pour le titre de premier assureur. Sa devise "La part du Lion", est un motto où se mélangent confiance optimiste dans l'avenir et arrogance hautaine car, pour beaucoup, elle est aujourd'hui littéralement "too big to fail", les simples statistiques jouant en sa faveur : le montant global des primes d'assurance collectées chaque année dépasse de loin les coûts des nombreuses indemnisations. Et cette trésorerie immense sert elle-même à doper la croissance industrielle mondiale d'où découle encore plus de richesses matérielles que leurs propriétaires désirent assurés contre les risques...

La dépression de 1920 brisa tout cela, IFF étant souvent décrite par les historiens comme l'un des pires responsables. D'une part, un surinvestissement dans certains secteurs économiques jugés prometteurs résulta en une croissance inférieure à celle prévue dans ces secteurs. D'autres parts, privés des ressources allouées ailleurs, d'autres secteurs échouèrent à progresser en suffisance. L'attribution de prêts bons marchés aux ménages pour l'achat de maisons, de véhicules ou pour le lancement de petits commerces entraîna la création d'une quantité immense de monnaie sans couverture aucune sinon la promesse de remboursement par les dits ménages. Lorsque nombre de ceux-ci firent défaut, une première bulle immobilière fit frémir les marchés. D'autres bulles, résultant ici d'un surinvestissement dans des entreprises actives dans des secteurs où la croissance ne se matérialisa pas comme prévu, explosèrent, ruinant un peu plus les banques, dont IFF. La guerre de 1930 et ses ravages coûtèrent encore d'avantage aux assurances, secteur dans lequel IFF était l'un des leaders. Révolte dans les colonies des pays développés et révolutions au cœur même de ceux-ci provoquèrent la faillite d'entreprises fortement endettées auprès d'IFF... laquelle ne put donc récupérer l'argent prêté et fut en peine de rembourser ses propres clients, sur l'épargne desquels elle avait prélevé et qui maintenant, ayant souvent perdu leurs emplois ou même logements sous les bombes, demandaient leur argent. Et la guerre suivante fut le dernier clou du cercueil...

En 1951, IFF fut sauvée de la faillite par l'intervention du Conseil des Trente-Six et des Grandes Associations sous leur influence. Un prêt exceptionnel fut accordé à IFF par le Conseil, lequel s'engagea à reprendre à son compte le paiement de l'ensemble des dettes dues aux créanciers de Dytonie en échange de concessions diplomatiques de la part de leurs gouvernements. Cet acte ne fut pas gratuit : le Conseil comme les gouvernements étrangers y virent une nécessité afin de ne pas définitivement ruiner l'économie leurs pays. IFF était la chose plus proche que la Fritzie ait d'une banque nationale et son réseau tentaculaire, couplé à des prêts avec un taux de marge très faible, pouvait effectivement ruiné des millions de ménages à travers le continent.
Au cour des 60 années suivantes, IFF fut effectivement une entreprise publique, si une telle chose est même possible en Fritzie, son actionnariat divisé entre les familles les plus influentes du pays. Son profit annuel fut nul, l'ensemble des rentrées servant à payer une dette abyssale aux dites familles et aux centaines d'entreprises ayant participer au refinancement et à présent elles-mêmes lourdement endettées auprès de gouvernements étrangers.

Elle acheva le remboursement en 2010 et, par le simple effet des statistiques liés aux assurances, émergea à nouveau en 2020 comme une des grandes puissances financières mondiales. Inutile de préciser que le Réveil des Nations fut une très mauvaise surprise qui vit la plupart de ces activités d'assurance nationalisées dans les pays étrangers. Avec la coopération de plusieurs nations, VSV racheta la carcasse de IFF pour une bouchée de pain, utilisant cet acte comme la consécration de son entrée au Conseil des Trente-Six, et passa la dernière décennie à reconstruire la vénérable Grande Association en une entreprise profitable, une simple ombre de sa gloire passée, moins arrogante et nettement plus prudente qu'avant... et pourtant promise à un avenir brillant selon VSV

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Message Publié : Mar Sep 13, 2016 10:31 am 
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VSV MultiMedia

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La pluralité des médias et la liberté de la presse sont, du fait de l’absence de régulations, pleinement en place en Fritzie. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui, à l’ère de l’information, où des millions de voix ont la possibilité de s’exprimer auprès d’une audience tout aussi large. Mais dans la cacophonie qui résulte de cet échange, les arguments les plus aiguisés et le point de vue le plus informé ne suffit pas à garantir que l’audience écoutera. L’attention de celle-ci est captivée par quelques grandes plateformes multimédias, dont les énormes ressources garantissent un audimat important.

VSV MultiMedia est une filiale du groupe VSV. Quotidiennement, son équipe de journalistes, aidés d’experts divers, couvrent l’actualité de la planète pour en donner un aperçu à son public. Ce journal numérique, couvrant l’actualité politique, économique, sportive et culturelle à l’échelle de la planète, a été baptisé simplement « À travers le Monde ». Le groupe a des antennes locales dans quantité de pays et, là où il ne peut légalement ou politiquement s'établir, il entretient un réseau de journalistes locaux, amateurs comme professionnels, pour lui fournir ses informations et ainsi être, selon son propre slogan, "une fenêtre de transparence sur le monde".

Si la majorité des articles et reportages semblent objectifs et si la rédaction laisse une grande autonomie à ses journalistes, VSV MultiMedia reste inféodée à une multinationale dont les intérêts pratiques guident indirectement la manière dont les informations sont présentées par sa filiale. Le modèle de financement de VSV MultiMedia lui-même, basé sur la publicité, fait que la plateforme est aussi influencée par ses plus gros clients, parmi lesquels certains gouvernement. Il arrive ainsi que des associations civiles ou même des partis politiques d'opposition accusent ouvertement VSV MultiMedia de ne présenter qu'une image déformée de la vérité.

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Message Publié : Mer Sep 14, 2016 10:03 am 
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VSV OTWK

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Lorsqu’une entreprise nait, elle cherche ses talents parmi ses associés mais aussi parmi les jeunes diplômés qui, après avoir fait leur expérience en son sein, seront peut-être tentés d’y faire une carrière, mettant toute leur énergie au service de leur employeur et devenant peut-être associés eux-mêmes.
Lorsqu’une entreprise atteint une certaine taille, devenant une véritable institution, elle a son propre axe de formation interne, souvent sous la forme de parrainage entre un vétéran et une nouvelle recrue. Cette formation est assez informelle et vise surtout à roder le nouveau aux mécanismes propres à l’entreprise plutôt qu’à lui transmettre des compétences et savoir-faire qu’il est sensé déjà avoir acquis de par ses études.
Mais lorsqu’une entreprise devient véritablement massive, avec des activités tellement diverses qu’elle en éclipse presque certaines nations, elle doit envisager le recrutement à une tout autre échelle. Certaines sont actives dans le sponsoring d’universités, offrant des bourses pour permettre à ces établissements d’attirer des étudiants méritants avec, en retour, un accès privilégié aux meilleurs élèves avant même qu’ils ne soient diplômés. D’autres offrent directement de payer les études de candidats potentiels en échange d’une période de travail à salaire réduit.
VSV a pour sa part opté pour la création de « centres de formation ». Appellation modeste qui fait pâle figure à côté des « universités » à l’Histoire longue et prestigieuse ou même à côté des « hautes écoles » et autres « instituts », les centres de formation n’en sont pas moins efficaces dans leur mission première : la transmission d’un savoir-faire et des connaissances qui l’entourent.

Il s’agit ni plus ni moins d’écoles privées, en fait. Libres de toutes contraintes pédagogiques ou programme éducatif, elles sont financées directement par VSV dans le but de former les futurs salariés et associés du groupe. Elles agissent sous la supervision d’une des filiales, « VSV opleidingscentrum voor technische en wetenschappelijke kennis », alias VSV OTWK, un nom aussi barbare que pompeux qui ne décrit absolument pas ses missions :
  • Développer des partenariats avec les écoles locales en vue d’identifier et attirer leurs meilleurs élèves, peu importe leurs origines sociales. Seules les capacités intellectuelles comptent.
  • Recruter ces élèves via des contrats de prêt pour financer leurs études au sein des centres éducatifs de VSV, en échange de quoi ils s’engagent à travailler pour VSV jusqu’au remboursement.
  • Développer des partenariats avec les universités, hautes écoles et autres institutions de formation supérieure en vue de capter leurs meilleurs diplômés pour VSV.
  • Organiser une véritable « bourse aux talents » entre les différentes départements et filiales de VSV, tant sur le plan géographique que par spécialité, pour allouer les candidats là où ils seront les plus utiles.

Si OTWK supporte des dizaines de centres de formation différents à travers le monde, son principal centre, véritable ville étudiante et institut de recherche, se situe en Fritzie même. Construit au milieu d’une ancienne forêt, le sobrement nommé « Opleidingscentrum Één » accueille quelques 80.000 étudiants venus de vastes horizons.

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Seidel Vuurwapens

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L’alliance entre la famille Seidel et Van der Sar est vieille de plus d’un siècle déjà et est née des cendres de la Grande Guerre. Un jeune ingénieur Töttern du nom de Heirich Seidel cherchait à mettre en pratique plusieurs de ses idées quant aux fusils automatiques. La Fritzie, dont les forces armées privées étaient alors très loin d’être à la pointe de ce qui se faisait en Dytonie, représentait un marché potentiellement intéressant. Il lui manquait toutefois le capital nécessaire. Craintif de voir sa propriété intellectuelle volée par les puissants Princes-Marchands, il ne put aller directement auprès d’eux. Son association avec la famille Van der Sar, alors connu comme impitoyable mais juste en affaires, lui permit de voir la première usine voir le jour, avec Van der Sar Securiteit comme client exclusif.

Durant le demi-siècle, le succès de Seidel Vuurwapens resta mitigé : si ses produits furent reconnus comme de grande qualité, la difficulté à accroitre l’échelle de production au-delà de l’artisanat mécanisé mis toujours une limite sur les quantités que l’entreprise pouvait offrir. De plus, le prix des armes fut souvent jugé excessif par plus d’une force armée. Les fusils « SV » devinrent donc un symbole de prestige et d’excellence parmi les forces spéciales et autres unités d’élite mais ne permirent pas à l’entreprise de devenir un leader mondial. L'entreprise se diversifia dans l'équipement militaire et sécuritaire en général, produisant virtuellement chaque pièce d'équipement possible pour équipper de l'infanterie légère, depuis les lunettes de vision nocturne jusqu'aux simples cartouches. Si le nom de Seidel a été choisi pour l’enseigne et s’il est de tradition qu’un Seidel soit le directeur d’activité de l’entreprise, la famille Seidel n’a jamais contrôlé qu’une minorité de Seidel Vuurwapens. Le gros de l’entreprise reste entre les mains de la famille Van der Sar, avec une ouverture de plus en plus large vers le personnel.


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Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


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