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Message Publié : Lun Oct 10, 2016 9:53 pm 
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SOCIÉTÉ AMARANTINE
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Ici seront publiés des articles sur divers sujets relatifs
à la société amarantine, souvent à l'appui de cartes et d'analyses.


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Message Publié : Lun Oct 10, 2016 10:16 pm 
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            Avortement en Amarantie
            Réelle avancée pour les femmes ou témoignage d'un eugénisme d'Etat ?



            Pratiqué depuis l’Antiquité, le droit à l’avortement est un débat qui a divisé les différentes entités confédérées amarantines, selon des motivations très diverses. La Ligue amarantine, qui dispose dans la Charte – la constitution – l’inégalité entre les hommes et les femmes, a laissé aux entités confédérées le soin de légiférer ou non sur cette question.

            I) Principes de base : les femmes constitutionnellement inférieures aux hommes
            Constitutionnellement, une femme amarantine ne peut être autonome que si elle a élevé jusqu’à leur majorité civile (14 ans) au moins deux enfants. Avant d’atteindre cet objectif, elle reste sous l’autorité non pas du mari – le mariage n’est pas une institution reconnue en Amarantie – mais de l’entité à laquelle elle est affiliée. Des entités confédérées peuvent donc, en théorie, accorder des droits aux femmes avant qu’elles remplissent cet objectif chronophage. Parmi ces droits, figure celui à l’avortement. Exception faite de la République de Spongorie qui l’interdit dans tous les cas, toutes les autres entités autorisent l’avortement au moins en cas de malformations ou de danger vital pour la mère. Certaines vont plus loin en proposant l’avortement sur demande, avec ou sans justification, ce qui confère des droits nouveaux pour les femmes. Aussi, le débat public amarantin s’arrache sur cette question : accorder « l’avortement de confort » aux femmes n’est-il pas transgresser l’inégalité constitutionnelle entre les hommes et les femmes ? En réalité, les opposants à l’avortement en Amarantie sont surtout motivés par cette question et se soucient assez peu du fœtus et de l’enfant en devenir.

            II) Historique : moins un débat moral que politique
            L’avortement reste une pratique courante en Amarantie. Fortement empreinte d’eugénisme durant l’Antiquité, on le pratiquait de force sur les femmes les plus laides ou les plus arriérées, avec un taux de succès assez faible. Les méthodes variaient mais on privilégiait surtout les abortifs oraux. On exigeait notamment des patientes qu’elles boivent du lait de chienne mélangé à des épices, ou des « médicaments » à base de rue fétide, d’ellébore, d’armoise ou de sulfate de cuivre. Les méthodes les plus violentes prévoyaient l’introduction dans le vagin de pessaires imbibés de substances irritantes voire de poison. Des offrandes et plusieurs heures quotidiennes de prières aux déesses de la fertilité (telles que Aphrodite ou Héra) étaient également préconisées pour un avortement réussi. Peu fructueuses, ces méthodes conduisaient dans les pires cas à la mort de la mère. Si l’enfant était né malgré tout, il était souvent noyé ou enterré vivant. L’impératif de beauté et d’êtres purs et biens formés dicta la politique de natalité en Amarantie.

            ImageImageImage
            (1) Aphrodite, déesse de la sexualité, priée pour faciliter la fertilité comme la contraception.
            (2) Représentation religieuse d'un dieu se débarrassant d'un bébé mal-formé, contraire à l'harmonie du monde.
            (3) Rue fétide, plante à qualités abortives, très utilisée durant l'Antiquité.


            Cette situation évolua assez peu au Moyen Âge, où folklore et superstitions continuaient à dicter le comportement des femmes. Néanmoins, il apparaît le souhait de lutter contre l’avortement clandestin, moins par souci de la santé de la femme que par volonté de rétablir l’autorité de l’Etat, à partir du XVIe siècle. Si les entités amarantines ont toujours eu le souci de l’Etat de droit, les premiers textes législatifs qui encadrent sérieusement l’avortement, de manière laïcisée, ne sont apparus qu’à cette époque. Pour assoir son autorité, la toute nouvelle Ligue amarantine, officialisée par la signature de la Charte, est en recherche de soldats et de main-d’œuvre. Les entités rendent toutes illégale la pratique de l’avortement, pour se conformer aux politiques populationnistes. Pour prévenir toute tentation à l’avortement, sont également institués des contrôles menstruels et pour cette mission, on chargeait des vieilles filles dont on disait d’elle « qu’elles étaient trop laides pour avoir été fécondées un jour, et qui connaît mieux que quiconque le cycle normal de la menstruation ». Ces sages-femmes improvisées recensaient les périodes de menstruation de chaque femme du territoire dont elles étaient chargées : en guise de preuve, les femmes étaient donc invitées à porter un vêtement blanc et à laisser sécher le sang de leurs propres menstruations. En cas d’aménorrhée, les attentions étaient redoublées pour suivre le bon déroulement de la grossesse, toujours dans l’optique de prévenir les avortements clandestins. Ces contrôles sont devenus désuets à partir du XIXe siècle. Pour répondre aux nouveaux besoins de main-d’œuvre, notamment dans un contexte d’industrialisation, des entités font le choix d’accorder plus de libertés aux femmes. Aujourd’hui, les avortements clandestins se sont considérablement raréfiés, au moins dans la partie continentale de l’Amarantie, plus ouverte sur cette question.

            La majeure partie des avortements concerne un troisième enfant non souhaité : comme dit précédemment, élever au moins deux enfants jusqu’à leur majorité est la condition pour que les femmes deviennent autonomes. Elles remplissent généralement ce contrat au strict minimum et se refusent à retenter l’expérience une troisième fois. L’avortement vit corriger d’éventuels « accidents »… De plus, sur tous les avortements où le sexe du bébé a été déterminé quand cela est possible (d’ici 12 semaines d’aménorrhées), les trois quarts des cas concernent des filles. Dans la société amarantine, qui valorise l’homme au détriment de la femme, il est admis qu’avoir un garçon est bien plus utile puisque, pouvant plus facilement accéder aux études, les garçons ont beaucoup plus de potentiel à subvenir aux besoins de leur mère. Plus récemment, compte tenu des avancées médicales, un trafic clandestin de fœtus avortés est soupçonné en Amarantie pour leurs prétendues qualités de jouvence. De riches clients amarantins et étrangers dépensent une fortune pour obtenir des lotions à base de fœtus pour s'en couvrir leur visage en vue de le rajeunir, voire pour en consommer en vue, cette fois-ci, de rajeunir tout le corps.

            III) Législation sur l'avortement en Amarantie : d'un extrême à l'autre
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            Le droit sur l’avortement est largement hétérogène à travers toute la Ligue amarantine mais on observe que la partie continentale est bien plus ouverte sur cette question que ne l’est la partie insulaire. Seule entité confédérée à avoir rendu illégal l’avortement dans tous les cas, sans exception aucune, la République de Spongorie est également la seule entité concentrant une minorité chrétienne importante, de culture grecque et culturellement proche du Montalvo. Seul le capitaliste Etat autonome de Haute-Alilée déroge à cette condamnation insulaire de l’avortement. Sur le continent, la Communauté des Melgares fut le premier historiquement à autoriser l’avortement pour certains cas, puis à l’autoriser sans exception et même sans justification. Cette entité est caractérisée par sa législation égalitaire entre les hommes et les femmes, en dépit des dispositions de la Charte auxquelles elle doit se soumettre. Dans cette entité d’inspiration plutôt socialiste et mutualiste, la légalisation de l’avortement a été portée par des mouvements féministes, qui sont plutôt nombreux. Seule autre entité à avoir suivi cet exemple, la libérale et bourgeoise-bohème Cité-Etat des Octaves a légalisé l’avortement au nom de la liberté. D’autres entités ont légalisé l’avortement mais sous des formes plus contraignantes, en exigeant de la patiente à ce qu’elle consulte médecins et psychologues avant l’acte. L’avis de ces professionnels de santé n’est que consultatif mais parfois dissuasif, la patiente garde le dernier mot et moyennant un délai d’attente d’au moins une semaine, elle peut demander à recevoir l’acte. Cette législation est la situation la plus commune dans l’Amarantie. Dans un esprit eugéniste mais se refusant toute légalisation pure, des entités (en jaune et en marron sur la carte) rendent possible l’avortement si des cas de malformations sont avérées ou si le père n’est pas suffisamment connu, comme c’est le cas pour un viol.




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Message Publié : Ven Oct 14, 2016 2:30 pm 
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            Education en Amarantie
            Une institution scolaire déterminante pour l’avenir des jeunes

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            Ecole prestigieuse à Marejno
            (République maritime de Dentegorie)


            Toutes les entités confédérées de l’Amarantie consacrent l’éducation comme premier poste de dépense de leur budget. Cet effort financier consenti en faveur des jeunes pousses amarantines illustre surtout une institution scolaire d’inspiration eugéniste sous des vernis d’ouverture au monde extérieur.

            I) Principes de base : les jeunes Amarantins jouent leur avenir sur un simple examen
            « L’Amarantin doit être beau de corps, noble de cœur et vivace d’esprit. » peut-on lire en préambule de chaque document officiel des écoles du pays. La communication de l’institution scolaire est bien rodée et évite bien volontiers d’insister sur l’inégalité de traitement de ses élèves derrière des vernis de « méritocratie » et d’inculcation de valeurs chevaleresques. Très majoritairement publiques, les écoles sont réservées aux enfants issus de deux parents amarantins dès l’âge de 4 ans. C’est qu’au terme de dix années, à 14 ans, âge de la majorité civile, chaque élève amarantin est soumis au redoutable examen de fins d’études secondaires. S’il est tant redouté, c’est qu’il permet de leur octroyer officiellement la citoyenneté amarantine en cas de réussite, du moins pour les garçons. En cas d’échec, en revanche, le nouvel adulte est officiellement considéré comme « aliéné », c’est-à-dire mis à la disposition de son entité confédérée et parfois littéralement vendu à une tierce personne. Les filles, si elles réussissent l’examen, ne se voient pas accorder la citoyenneté et doivent juste se contenter de ne pas être « aliénées ». L’aliénation n’est pas une condition éternelle : la personne concernée peut être affranchie par son propriétaire, par la justice ou en repassant l’examen de fin d’études et le réussir.

            II) Croire dans le potentiel de chacun : la théorie des intelligences multiples
            L’Amarantie connaît bien les critiques qui sont adressées à son système éducatif : eugéniste, sexiste, pédérastique. Ce sont les mêmes critiques qui sont adressées à ses institutions. Pourtant, les défenseurs de l’Amarantie n’en démordent pas : l’éducation, telle qu’elle est pratiquée ici, est beaucoup plus juste qu’ailleurs, car elle jugerait les élèves non pas sur leur capacité à retenir des informations et à les restituer à l’écrit dans un cadre formel, mais plutôt sur un ensemble « d’intelligences multiples ».

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            Les intelligences multiples mises en valeur par l’institution scolaire amarantine

            • Intelligence verbo-linguistique : aptitude à penser avec des mots et à employer le langage pour exprimer ou saisir des idées complexes. Intelligence mobilisée par les cours de grammaire, de langues étrangères, de rhétorique, d’ateliers d’écriture, de littérature, de journalisme…
            • Intelligence logico-mathématique : capacité de calculer, de mesurer, de faire preuve de logique et de résoudre des problèmes mathématiques et scientifiques. Intelligence mobilisée par les cours de mathématiques, de physique, d’électricité-électronique, de robotique, d’informatique…
            • Intelligence spatiale : aptitude à avoir mentalement une représentation spatiale du monde. Intelligence mobilisée par les cours de géographie, de cartographie, de peinture, de dessin, de photographie…
            • Intelligence intra-personnelle : capacité à se former une représentation sociale de soi précise et fidèle et de l’utiliser efficacement dans la vie. Intelligence mobilisée par les cours de philosophie, de cercles de débats, de théâtre, de psychologie, de morale, de religion…
            • Intelligence interpersonnelle : capacité à agir et de réagir avec les autres de façon correcte et adaptée. Intelligence mobilisée par les cours de sciences politiques, d’économie, d’histoire, de projets de groupe, de sociologie…
            • Intelligence corporelle-kinesthésique : capacité d’utiliser son corps pour exprimer une idée ou un sentiment ou réaliser une activité physique donnée. Intelligence mobilisée pour les cours d’éducation sportive, et des disciplines exigeant doigté et précision.
            • Intelligence musicale-rythmique : aptitude à penser en rythme et en mélodies, de reconnaître des modèles musicaux, de les interpréter et d’en créer. Intelligence mobilisée pour les cours d’enseignement musical et d’acoustique.
            • Intelligence naturaliste-écologiste : capacité à classer les objets, les différencier en catégories et de reconnaître et de classer la faune, la flore et le monde minéral. Intelligence mobilisée pour les cours de biologie, de médecine, de chimie…
            La pensée amarantine considère que, par défaut, tout élève a une forme d’intelligence à laquelle il est plus ou moins sensible. De ce fait, on comprend mieux pourquoi l’Amarantie affuble le qualificatif d’aliénés aux élèves qui ne correspondraient à l’une de ces catégories : s’ils sont incapables de répondre à l’une d’entre elles, alors c’est qu’ils présentent une déficience intellectuelle et qu’à ce titre, ils ne peuvent prendre leur vie eux-mêmes en main. Un élève doit valider le maximum de ces intelligences pour réussir son examen.

            Sur le papier, ce système peut être séduisant mais il se confronte à des différences de conceptions et d’évaluations de la part des entités confédérées, auxquelles relèvent ces politiques d’éducation : certaines, pour évaluer l’intelligence intrapersonnelle, misent davantage sur la mise à la concurrence que sur la coopération. Dans la Principauté de Movopolis, on exige l’apprentissage du grec en plus de l’espéranto. Concernant les cercles de débats, l’étendue des sujets pouvant être abordés est plus ou moins large selon les entités, etc. Les entités restent maîtresses d’un système imposé par la Charte et contre lesquelles elles sont parfois hostiles. Vecteur d’uniformisation de la population, le système ne remplit pas correctement son rôle.

            III) Est-il réellement plus avantageux d’être un garçon en Amarantie ?
            La société amarantine est homo-normée, c’est-à-dire que l’union entre hommes y est privilégiée. La beauté du sexe fort est louée sous tous ses aspects et ce, dès leur entrée à l’école. On y inculque le sens de la « camaraderie » au sens très large du terme, à savoir reconnaître ses propres qualités, ses propres attributs, à les comparer à ses voisins, « les plus forts devant protéger les plus faibles ». Ce n’est qu’à l’aube de la pré-adolescence que les garçons sont souvent mis en relation avec des adultes qui ont atteint la fleur de l’âge, que l’on situe généralement vers 35 ans. Par cette association, on prétend que le garçon développera sa virilité plus précocement et de la manière la plus appréciable qui soit. La pédérastie n’est pas codifiée mais reste un rite social extrêmement prégnant et lui aussi déterminant dans l’éducation et l’avenir du jeune puisque le pédéraste fait généralement profiter son réseau à son jeune. Les relations sexuelles sont courantes mais le lien unissant le pédéraste au jeune n’est pas que sexuel. L’objectif est avant tout de susciter chez le jeune l’amour des hommes et implicitement, de les dégoûter des femmes, « idiotes et méchantes ».

            Les filles sont en effet soumises à une éducation moins stricte, plus sommaire. Le but n’étant pas de les élever mais de leur donner des bagages suffisants pour affronter leur vie prochaine de mères de famille. Beaucoup plus épuré, le programme scolaire octroie une place importante aux fondamentaux, à « l’économie domestique » (c’est-à-dire la bonne réalisation des tâches domestiques) mais aussi à l’entretien de sa ligne, notamment par la pratique de la gymnastique, très répandue en Amarantie par les deux sexes. Elles ne sont évidemment pas soumises à la pratique pédérastique puisqu’on accorde peu d’importance à leur implication future dans la société.

            Les garçons doivent répondre à des exigences beaucoup plus importantes, ce qui peut leur rendre l’éducation assez anxiogène et stressante. Si les filles ont la garantie d’avoir le minimum de commodités pour vivre et faire vivre leur progéniture, les garçons doivent bien davantage « mériter » leur place : étant donné les importants fonds publics qui sont mobilisés pour rendre hommes ces garçons, les écarts sont bien plus difficilement pardonnables que ceux commis par les filles.


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Message Publié : Dim Déc 25, 2016 9:14 pm 
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            Sexualité en Amarantie
            Une sexualité qui détermine les rapports de force dans la société

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            Souvent réduits à une population où les hommes sont tous homosexuels, les Amarantins ont en réalité une sexualité nettement plus compliquée. Si la Ligue s’est toujours montrée indifférente vis-à-vis de la manière dont les Amarantins la vivent, elle détermine pourtant la position sociale de chacun.

            I) Principes de base : la règle des « trois tiers »
            « L’Amarantie est un pays parfait, qui ne laisse au ban aucun de ses hommes, où ils se divisent en toute harmonie en trois tiers : un tiers qui préfère l’amitié des autres hommes, un tiers qui préfère l’amitié des érotomanes, un tiers qui s’accommode des deux. » écrit en 1784 l’écrivain Daphnis Breban, qui part du postulat selon lequel la cohésion sociale viendrait d’une sexualité libre, universelle et épanoui. L’homme ne s’était guère intéressée à la sexualité des femmes, qu’il nomme érotomanes dans tous écrits. Ce constat a néanmoins été partagée par l’ensemble de la classe dirigeante, à cela près que les études démographiques plaident pour une répartition différente : 40 % d’homosexuels, 45 % de bisexuels, 15 % d’hétrosexuels. La sexualité des Amarantins ne saurait pour autant être réduite à ces répartition mathématique. Si culturellement l’Amarantie a toujours chanté les louanges du sexe et des amours masculins, il a pourtant toujours été hostile à toute forme d’institutionnalisation d’union. En effet, en Amarantie, le mariage n’existe pas : la vie en couple est jugée « réductrice » et les rapports humains sont dominés par un certain individualisme. Dans la prolongation de cette idée, cela explique pourquoi les Amarantins ont toujours été majoritairement prosélytes : aimer un seul dieu, comme aimer une seule personne est une idée totalement inconcevable. Les Amarantins tirent le potentiel de chaque personne de leur entourage.

            II) Les homosexuels, la classe dominante
            Les homosexuels « purs » ne représenteraient donc que 40 % de la population, soit un Amarantin sur cinq, ce qui dément l’assertion « les Amarantins sont tous homosexuels ». Ce milieu homosexuel cultive une très forte culture de l’entre-soi, où les dominants socialement sont les dominés sexuellement et inversement, les dominés socialement sont sexuellement dominants. On retrouve effectivement les homosexuels adoptant une position sexuelle « passive » ou « efféminée » dans la plus haute hiérarchie, là où ceux ayant une position sexuelle « active » ou « virile » se situent davantage dans les métiers de rangs intermédiaires. Mais dans leur ensemble, indépendamment de leur sexualité individuelle, les homosexuels amarantins ont un revenu moyen bien plus élevé que la moyenne nationale, et ils dominent les secteurs d’activité les plus rentables et accordant le plus de pouvoirs. Economiquement, c’est un milieu fermé, qui fonctionne presque uniquement par cooptation, et où l’on se juge d’abord sur l’apparence et la capacité à être un « requin », avide et cupide que sur les compétences. Selon un proverbe amarantin, « on n’est pas un vrai homosexuel sans être cruel ». Les homosexuels amarantins sont très opposés aux « mouvements LGBT » des autres pays, qui prétendent à l’égalité alors qu’ils devraient, selon eux, prétendre à la domination. Pour autant, il faut nuancer ce propos en rappelant qu’il existe tout de même des disparités au sein des homosexuels et qu’ils n’occupent pas, loin s’en faut, tous des hautes positions. En revanche, pratiquement toutes les hautes positions sont occupées par des (vrais) homosexuels. Il y a une forte tendance à la reproduction sociale chez les homosexuels, puisqu’ils optent de plus en plus pour l’insémination artificielle, qui reste une pratique coûteuse en Amarantie.

            III) Les bisexuels, les usurpateurs
            La majorité des Amarantins serait donc bisexuelle. L’institution scolaire et pédérastique insistent énormément sur la beauté sur le sexe masculin, au point que tous les Amarantins ont tous une bonne opinion de leurs homologues de même sexe. Si l’amour masculine est valorisé, les Amarantins restent des électrons libres, qui ne ferment aucune porte à l’expérimentation individuelle. Les « vrais homosexuels » ont une mauvaise opinion de ces bisexuels, qu’il juge comme étant des usurpateurs, qui s’infiltrent dans le milieu par pur opportunisme professionnel. Toutefois, ils sont nécessaires à la société amarantine puisqu’ils contribuent au renouvellement des générations.

            IV) Les hétérosexuels, les mâles procréateurs
            Historiquement, avant la mise au point de méthodes artificielles, les hétérosexuels avaient la noble tâche de mâles procréateurs. Les homosexuels payaient les plus beaux étalons pour concevoir leur descendance avec « l’érotomane » ayant elle-même le plus beau patrimoine génétique. Plus ils étaient fortunés, plus l’étalon choisi répondait à leurs attentes. Le bébé alors issu de cette relation était aux yeux de la loi l’enfant de celui qui a acheté le service. La technologie a certes permis aux homosexuels d’être parents, sans devoir passer à l’acte, mais les hétérosexuels restent très recherchés pour perpétuer les beaux caractères génétiques. Des fortunes chez les hétérosexuels se sont créées grâce à ces prestations de service. L’exemple le plus connu reste Eŭstaĥo Nistor, fondateur du royaume de Forluno, qui s’est enrichi en proposant ses services de mâle procréateur, avant de devenir roi une fois quinquagénaire. Les hétérosexuels sont également souvent sollicités pour représenter l’Amarantie auprès des pays où l’homosexualité y est mal perçue.

            V) La sexualité féminine indiffère tout le monde
            Les femmes étant considérées en Amarantie comme des érotomanes passives, elles ne sont pas considérées comme actrices de leur sexualité, ce qui justifie des viols et des rapports non désirés assez fréquents. Si les femmes non aliénées (non esclaves) restent protégées par la loi et les forces de l’ordre des actes de violence, il est localement pratiquées des excisions chez les femmes aliénées, de sorte à les réduire strictement à leur rôle de mères. Légalement, en Amarantie les femmes à leur majorité (14 ans) disposent, si elles ne sont pas aliénées, des droits que veulent bien leur accorder les entités confédérées auxquelles elles appartiennent… et ce jusqu’à ce qu’elles aient élevé au moins deux enfants jusqu’à leur majorité. D’une entité à une autre, elles jouissent de plus ou moins de libertés durant leur maternité. Nombreuses sont en Amarantie les femmes qui ont rejeté le sexe masculin, soit par traumatisme, soit par convictions, soit les deux. Le lesbianisme est pratiqué, surtout dans la Communauté des Melgares, mais fait l’objet de brimades et de discriminations, qui ne sont pas punies par la majorité des entités.




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