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Message Publié : Dim Nov 20, 2016 6:31 pm 
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            30 août 2031

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            Contre toute attente, le port de Driedrecht passe sous pavillon amarantin


            La cession du port de Sloehaven, à Driedrecht (IJndenland) au fonds souverain amarantin a été rendue officielle le 26 août. La décision a surpris les investisseurs, si bien que la Bourse de Marejno, principale place financière d’Amarantie, a ouvert ce matin en baisse. En effet, initialement, d’après la résolution votée par le Conseil exécutif, l’Amarantie avait choisi de répartir les risques en envoyant une offre d’acquisition pour les ports de Vleesecht, Driedrech et Daldestad pour respectivement 51, 20 et 20 % du capital. Au final, le fonds souverain a accepté la contre-proposition du pouvoir ijndenlandais de céder 69 % du port de Driedrecht pour plus de 315 millions d’euros. Les investisseurs, qui avaient surtout misé sur le port de Vleesecht, principal pôle économique du pays, se sont estimés lésés par la nouvelle, considérant que Driedrecht n’est pas une ville stratégique pour l’IJndenland. Le fonds souverain estime au contraire que Driedrecht est une opportunité pour l’Amarantie, qui entend profiter des nombreuses zones en friche pour y installer des entreprises amarantines, notamment dans l’import-export. De plus, toujours d’après le Conseil exécutif, le port de Groenekerkedam arrive à saturation, le trafic pourrait donc en partie se rediriger vers celui de Driedrecht.




            L’Amarantie, destination touristique malgré elle ?


            Comme le rappelle le rapport de l’état du tourisme mondial en 2031, rédigé par l’OIT, le développement du tourisme est assez inégalitaire en Amarantie, notamment en raison de la divergence des vues économiques de chacune des entités confédérées. Si la Cité-Etat des Octaves fait clairement du tourisme l’un de ses secteurs-clés, ce n’est pas le cas des entités du sud, qui estiment les investissements en la matière non fructueux. Le tourisme en Amarantie souffre de l’absence d’une vision globale. Pour autant, le pays bénéficie très largement des efforts du Montalvo en ce domaine. En effet, les aéroports internationaux montalvéens ne bénéficient pas au seul Montalvo mais également à ses voisins. Une part non négligeable de touristes atterrit au Montalvo pour se rendre vers les pôles touristiques amarantins, ce qui n’est pas au goût du pouvoir local d’Arovaquie. Toujours est-il qu’en Alilée, les problèmes sont communs aux deux pays puisque l’Alilée amarantine comme l’Alilée montalvéenne souffrent des effets de la mafia. Prenant acte de ce rapport, le Conseil exécutif prend à la lettre la recommandation faite par l’OIT de mutualiser les moyens avec les pays voisins et tend une main au Montalvo pour une politique commune de valorisation touristique de l’Alilée.




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            Voile : Silvano Zaĥarik, champion en dériveur lourd solitaire

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            Silvano Zaĥarik, 31 ans, arbore fièrement sa médaille d’or et comme le veut la tradition, arrose son dériveur de champagne. L’Amarantin s’est largement imposé dans sa catégorie, privant le favori du Skogurjördin – pays de référence – d’une première place. Le jeune compatriote de Zaĥarik, Volfgango Tereza, qui a terminé à une honorable sixième place, s’est invité à la fête. La discipline, exclusivement masculine, est la plus suivie des amateurs de voile. On notera tout de même une troisième place pour Danielo Arĥimedo, en planche tandis qu’en skiff double masculin, les malheurs du duo ijndenlandais n’a pas profité à Maksimo Lizistrata et Lazaro Hasdrubalo, qui finissent en dehors du podium, à la quatrième place.


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Message Publié : Dim Déc 04, 2016 12:36 am 
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            9 octobre 2031

            Les vélos autonomes verront-ils le jour ?


            À l’appui d’une vidéo qui tourne allègrement sur les réseaux sociaux, une équipe de jeunes ingénieurs de la banlieue de Marejno (République maritime de Dentegorie) a mis au grand jour un prototype d’un vélo automatisé, capable de se rendre d’un point à un autre sans être assisté par le moindre cycliste. Ce bijou de la technologie n’en est cependant qu’au stade de son développement et c’est la raison pour laquelle une collecte de fonds a été lancée, dans l’optique de réunir la bagatelle de 10 millions €. Ces jeunes start-upers, qui ont déposé le nom de « Cyklomata » comme marque, prétendent obtenir un rendement d’ici 24 mois au plus tard. De l’avis du principal syndicat d’ingénieurs mécaniques, ce délai est trop ambitieux : « Il ne faut pas se fier à cet effet d’annonce, le projet ne pourra vraisemblablement être commercialisé que d’ici 5 ans. La technologie n’est pas tellement un frein, mais une mise sur le marché suppose au préalable une série de tests particulièrement chronophages. » analyse-t-il dans l’un de ses derniers communiqués. Les municipalités sont les premières intéressées par ce produit, qui pourrait les inciter à investir dans un système de partage de vélos en libre-service. Le ministre des Transports de la Cité-Etat des Octaves est « impatient » de pouvoir les tester : « Afabeljo [NDLR : capitale de la Cité-Etat] a été une pionnière dans ces vélos urbains en libre-service mais nous nous sommes confrontés très tôt à un problème majeur : un déséquilibre de l’offre. En périphérie de la capitale, les vélos sont moins nombreux et sont pris d’assaut pour faire le trajet jusqu’au centre-ville où, là, les stations sont saturées. Après l’heure de pointe, la municipalité affrète chaque jour plusieurs camions pour redistribuer de manière équilibrée les vélos sur les stations de l’ensemble du réseau. Ces vélos automatisés permettraient de nous éviter une telle manutention. ». La collecte de fonds est ouverte jusqu’au 31 décembre 2031.




            Ashurdabad : l’Amarantie préfère le leadership sangaïais


            Alors qu’elle était initialement en première ligne du conflit en Ashurdabad, l’Amarantie s’est cantonnée à sa seule mission de protection de ses ressortissants. Les soutiens de l’interventionnisme y voient une occasion manquée d’établir une route commerciale fluide entre l’Occident dytolien et la Ventélie, sans passer par le cap sud de Janubie. Plus prudents, l’état-major amarantin considère que trop d’acteurs se sont positionnés dans la Principauté pour que l’Amarantie puisse encore en tirer bénéfice. Bien qu’initié et mené par les Etats Fédérés d’Olgarie, le Joint Command Staff a pour acteur principal le Royaume de Sengaï, très impliqué dans le conflit. Et c’est logiquement vers lui que se tourne l’Amarantie. Outre les bonnes relations bilatérales entre les deux pays, l’Amarantie considère que le Sengaï est le plus à même à conclure le conflit, sans craindre la rébellion des nationalistes qui crieraient à « l’impérialisme occidental ». Le Sengaï est oriental, et c’est la raison pour laquelle l’Amarantie lui accorde toute sa confiance.




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            La drôle Realpolitik de l’exécutif evenisk


            Que s’est-il passé entre le Premier ministre du Royaume des Evenks et son homologue du Thorval pour que ce dernier quitte le sommet diplomatique de manière anticipée ? La presse eveniske avance quelques raisons, au premier rang duquel la susceptibilité du Grand Chambellan thorvalois face au « parler vrai » du représentant evenisk. Nationaliste et autoritaire, le gouvernement Bibikïne qui représente à lui seul une majorité parlementaire de 271 sièges sur 345, dit adopter une politique étrangère de type « Realpolitik », c’est-à-dire entièrement pragmatique et opportuniste, sans le moindre jugement idéologique, voire éthique. Fier de ses sorties populistes, le Premier ministre Bibikïne se vante d’avoir eu une discussion « franche et sans langue de bois » avec son interlocuteur thorvalois, critiquant notamment l’archaïsme du système économique du Thorval, caractérisé par sa paysannerie et ses guildes d’artisans. Si on reprend la définition de la Realpolitik, quel fut donc l’intérêt de Bibikïne et de son pays de s’essayer à une maladroite critique du système économique thorvalois ? Le Royaume des Evenks, qui cherche à vendre ses ressources énergétiques par tous les moyens, a ici donné une triste image de lui-même, incompatible avec le climat des affaires. Une diplomatie dure pour des résultats mous.


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Message Publié : Lun Déc 12, 2016 12:04 am 
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            2 novembre 2031

            Tourisme : l’équation montalvéenne Seniors + Nord = Or


            Le Montalvo est bien déterminée à garder la place de première destination mondiale que lui a décernée l’Office International du Tourisme. Il n’est pas sans une semaine sans que la presse montalvéenne ne vante pas l’intérêt touristique de chacune des trois provinces qui constitue le Montalvo. Pour autant, malgré la diversité de ces lieux, le Montalvo veut afficher son unité politique et ainsi se démarquer de l’Amarantie et de son organisation confédérale… à condition que les touristes soient sensibles à ces considérations politico-institutionnelles, ce qui est douteux. Hub aéroportuaire de Dytolie, le Montalvo voit une minorité non négligeable de touristes étrangers lui échapper, au profit de l’Amarantie et l’essentiel de sa politique touristique consiste à leur faire faire marche arrière. Ayant eu connaissance des pourparlers entre l’Amarantie et le Vonalya, le Montalvo a récemment jeté son dévolu sur la clientèle vonalyane, bien pourvue en riche retraités en quête de lieux tranquilles ensoleillés. L’initiative, critiquée par la presse vonalyane, a été évoquée lors de la dernière réunion du Conseil exécutif amarantin. « Nous joignons le Montalvo à collaborer avec l’Amarantie et non se concurrencer à elle, pour promouvoir l’énorme potentiel touristique de nos deux pays. » a brièvement commenté le porte-parole du Conseil exécutif.




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            EDITO
            Le Tlaloctlitlal veut légaliser l’avortement pour faire aboutir le projet Temictli et désorganiser la société


            Quels sont les tenants et aboutissants du projet Temictli, en cours au Tlaloctlitlal depuis 1829 ? C’est en partie en vertu de ce projet que le Tlaloctlitlal a été l’un des pionniers dans le mariage homosexuel. Contrairement à une idée reçue à l’étranger, l’Amarantie n’a pas été la première à le faire et ne l’a toujours pas fait puisqu’elle ne reconnaît pas le mariage, dans n’importe quelles de ses formes. Le projet Temictli, qui consiste à « déconstruire les valeurs nocives qui minent le pays », consiste surtout, par la force de loi, à créer des précédents dans la société tlaloctlictec : autoriser le sexe faible à voter, abolir l’esclavage et bientôt autoriser l’avortement. L’histoire a souvent montré que ces « avancées » étaient irréversibles. Une société qui laisse le sexe faible voter et se faire avorter laisse entrer le ver dans la pomme et ne doit pas s’étonner de voir ses prochaines générations de plus en plus arriérées, et le sexe fort se faire émasculer. C’est que le sexe faible n’est pas idiot, il est vénal, et faute de pouvoir s’élever à la hauteur du sexe fort, il préfère le faire réduire. L’abolition de l’esclavage s’inscrit dans le même dessein, en déclarant que les aliénés sont les égaux des autres. Dans un tel schéma, seuls les homosexuels peuvent résister à ces assauts du sexe faible et vénal mais en les faisant marier et adopter, la société tlaloctlictec les a réduits eux aussi au rôle de parents au foyer, qui incombe dans les sociétés civilisées, au sexe faible. Toute l’intelligence du sexe faible réside dans cette capacité à faire décrire ces reculs de virilisation comme des « avancées sociétales ». Le projet Temictli va aboutir à un coup d’Etat du sexe faible. Et lui aussi sera irréversible.
            Horasiu Zamfir


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Message Publié : Sam Déc 17, 2016 1:43 pm 
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            20 novembre 2031

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            Horasiu Zamfir : éditorialiste et gros porc misogyne


            Difficile de qualifier Horasiu Zamfir comme l’un de nos confrères, tant sa plume dégouline de propos orduriers. Cet homme de 52 ans est éditorialiste de longue date au journal Amarantina Folioj et s’est bâti une réputation sur une haineuse théorie de « féminisation » des esprits en Amarantie, bien qu’il préfère le plus souvent parler de « sexe faible » pour qualifier le sexe féminin. Associant à la gente féminine toujours les mêmes qualificatifs – vénales, manipulatrices, égocentriques – cet homosexuel revendiqué, fier de l’être, est une émanation des écoles de République maritime de Céjanoise, cette entité amarantine nationaliste, militariste et « viriliste ». Récemment, l’homme s’est fendu d’un énième édito misogyne, prenant pour prétexte le projet de légalisation de l’avortement au Tlaloctlitlal, dans lequel il argue que ce dernier pays est sous le coup d’un imminent « Coup d’Etat du sexe faible » et que les femmes ne vont pas tarder à émasculer les quelques mâles restants. En juillet dernier, un autre édito s’opposait au mariage homosexuel et plus largement, à l’institution maritale qui est, selon lui, une revendication du sexe faible visant à spoiler le patrimoine de l’époux, faute de pouvoir et vouloir travailler de ses propres mains pour s’enrichir. Notre rédaction, La Profanino, mène depuis longtemps un combat contre les institutions amarantines foncièrement misogynes, excluant les femmes du droit de vote et de la liberté dont jouissent les hommes. Si la presse étrangère ne cesse de pointer ces anormales différences de traitement entre les hommes et les femmes, La Profanino rappelle que les Amarantins ne sont pas tous des gros porcs dans la lignée de Monsieur Zamfir et que des initiatives, de plus en plus nombreuses, plaident pour l’abandon de ces coutumes archaïques.

            Egina Marcidor





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            Des élections sénatoriales arovaques à forts enjeux pour l’Amarantine


            Ce n’était qu’un micro-évènement mais pourtant, une motion de soutien à l’accueil de retraités vonalyans sur la côte arovaque (Montalvo) avait suscité l’indignation des pouvoirs publics vonalyans, et la méfiance du Conseil exécutif de la Ligue amarantine, qui y avait vu une tentative pour écarter l’Amarantie de la scène vonalyane. Cet évènement, s’il reste anodin, traduit toutefois des relations perfectibles entre l’Amarantie et son voisin montalvéen. En février 2032, se tiendront les élections sénatoriales en Arovaquie et celles-ci risquent de bousculer le paysage bipartite multiséculaire de cette province montalvéenne. L’essor du mouvement Ecologisti per tutti inquiète en effet les partis de gouvernement que sont Nazione & liberta et Unione Cristiano-sociale. Dans un contexte de pénurie de carburants, les écologistes espèrent en effet rafler la mise et surfer sur le mécontentement des salariés de secteurs économiques très tributaires du prix du pétrole, comme le transport maritime. À Daro, en effet, les salariés du chantier naval se sont mis en grève, réclamant de meilleures conditions de travail dans ce contexte de vaches maigres. Le grand perdant d’une possible victoire écologiste serait l’Alfranie, qui fournit au Montalvo du pétrole raffiné, en suspension de droits de douane. Pour l’Amarantie, une victoire écologiste en Arovaquie serait la bienvenue puisqu’elle permettrait de recentrer l’économie montalvéenne sur elle-même, au détriment de ses ambitions internationales. « Le Montalvo étouffe l’Amarantie par sa position géographique : il le cerne par le sud, il le cerne par l’est, ce qui ne lui laisse que la Dytolie occidentale. Une victoire écologiste permettrait de libérer le « front de l’est ». » analyse Octavian Tarus, président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno. Viendront ensuite les élections en Alilée, qui auront, elles aussi, leur impact sur l’Amarantie et là encore, l’essor d’un Movimento Basta Corruzione anti-establishment semble ravir la majorité du Conseil exécutif de la Ligue Amarantine. Sans surprise, les entités amarantines de Spongorie et de Movopolis ont, elles, ouvertement pris position contre ce mouvement anti-corruption et anti-mafieux…




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            La Cité-Etat gérontocrate de Montorive prépare ses élections de janvier 2031, courues d’avance

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            La plus petite des entités amarantines n’en est pas moins la plus scrutée par les autres et la raison est politicienne : l’Administrateur principal de la Cité-Etat gérontocrate de Montorive, élu au sein du Parlement, sera le président de facto de la Ligue amarantine. La raison est historique et politicienne. Pour maintenir leur havre de paix de 11 km², sans ressources, dont l’emploi local est constitué aux trois quarts dans l’administration et au dernier quart par les quelques touristes qui y font escale, les gérontocrates ont fait une concession : élire un Administrateur, et donc un membre du Conseil exécutif, qui servira les intérêts de toutes les entités. Si l’administrateur ne se soumet pas à ces obligations, les autres membres ne tarderont pas à engager une procédure d’exclusion à l’encontre de la Cité-Etat de Montorive, qui serait dans les semaines suivantes annexée par sa voisine, la République maritime de Dentegorie. Cette obligation cadenasse le scrutin, dominé depuis des décennies par le mouvement « Amaranta Unua » (« Amarantie première »), très conciliant avec les intérêts des 15 autres entités.

            Le mode de scrutin au Montorive est très particulier puisqu’il raisonne en « circonscriptions d’âge ». Autrement dit, les électeurs déposent leur bulletin dans l’urne de catégorie d’âge qui les correspond. Le scrutin est de liste et la répartition des sièges se fait à la proportionnelle :
            • 14-34 ans : 5 sièges
            • 35-49 ans : 5 sièges
            • 50-59 ans : 5 sièges
            • 60-64 ans : 5 sièges
            • 65-69 ans : 5 sièges
            • 70-74 ans : 5 sièges
            • 75-79 ans : 5 sièges
            • 80-84 ans : 5 sièges
            • 85-89 ans : 5 sièges
            • 90 ans et plus : 5 sièges

            Ainsi, les plus de 70 ans décident de la moitié des 50 sièges à pourvoir. Les plus jeunes députés du Parlement de Montorive ne pourront jamais prétendre à la fonction suprême puisque les membres du gouvernement local ne peuvent être choisis qu’au sein des parlementaires les plus âgés au moment de leur élection. Le scrutin est ainsi cadenassé, en dépit des disparités démographiques, pour assurer la continuité de la politique menée. Il ne fait donc aucun doute que Artisofano Negustesco, actuel Administrateur principal, sera reconduit dans ses fonctions.


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Message Publié : Mar Déc 20, 2016 11:26 pm 
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            30 novembre 2031

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            Le trafic d’enfants à Menavi est-il véridique ?


            L'eco di Miliameni, le journal de la province montalvéenne d’Alilée, s’est fait l’écho d’un supposé trafic d’enfants à la frontière aliléenne orchestré par la pègre amarantine contre de jeunes Montalvéens. Une centaine de disparitions d’enfants restées inexpliquées est à la base de ces soupçons, même si le mode de vie amarantin est lui aussi clairement mis en cause. L’enquête des Carabiniers n’a pas abouti et s’est contentée de rappeler qu’il existe une forte activité mafieuse à la frontière. Cela n’a pas empêché la population de Menavi de faire des Amarantins leurs boucs émissaires, sans doute incitée par les populistes du Movimento Basta Corruzione qui en oublient le principe élémentaire de présomption d’innocence. À Menavi, le racisme anti-Amarantins est proportionnelle à la popularité de ce mouvement politique. Certains y voient même une polémique téléguidée par les réseaux mafieux eux-mêmes, de telle sorte à empêcher les forces de l’ordre et les enquêteurs amarantins d’approcher la frontière. Grecophone, la mafia Daktýlios qui sévit en République de Spongorie passe entre les mailles du filet et peut librement circuler dans Menavi, où l’espéranto est banni. D’autres, enfin, estiment que ce sont les parents de Menavi qui « louent » leurs enfants aux réseaux de pédérastes amarantins avec une contrepartie financière, dans cette région de pauvreté et de chômage de masse. Le temps de la « location » serait alors masqué en une « fugue » ou en un « enlèvement ». Quelle que soit l’issue de cette sordide histoire, celle-ci mettra à mal des relations amarantino-montalvéennes déjà assez fragiles. Ioustínos Petrakis, jeune chancelier de la République de Spongorie, a demandé aux responsables politiques de Menavi de cesser leurs diffamations et a proposé une collaboration entre les deux régions frontalières pour éclaircir. « Pour ce faire, les enquêteurs spongoriens doivent pouvoir circuler à Menavi sans être lynchés par les locaux. La Spongorie adoptera bien sûr une attitude réciproque à l’égard des enquêteurs de Menavi. » a annoncé le chancelier.


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Message Publié : Jeu Déc 22, 2016 9:30 pm 
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            6 décembre 2031

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            La chaîne olgarianne Nessie’s Food s’internationalise


            Déjà très présente aux Etats-Fédérés d’Olgarie, la chaîne de fast-food Nessie’s Food entend conquérir le marché mondial, avec plusieurs propositions d’achat de terrains dans des métropoles comme Cartagina, Suresisca (Montalvo) et Aravindapura (Lianwa). L’heure n’est qu’aux négociations – si bien que la presse olgarienne reste muette sur le sujet – mais celles-ci pourraient aboutir de manière imminente. Si la presse olgarienne a évité de s’en faire l’écho, c’est par crainte d’affronter l’hostilité d’éventuels altermondialistes et autres opposants à ces « temples de la malbouffe », et ce avant d’avoir conclu le contrat. De telles oppositions avant la signature du contrat auraient pu dissuader les pouvoirs publics lianwais ou montalvéens, propriétaires des terrains qui intéresse Nessie’s. Le groupe, qui emploie 16000 salariés, insiste sur sa capacité à créer des emplois peu qualifiés, de nature à intéresser certaines entités confédérées amarantines, comme la République du Caducée, l’Etat autonome du Barnique ou la Principauté de Movopolis, qui sont dans une délicate situation économique. « Plus que jamais, il est intéressant d’investir dans le foncier dans des zones déshéritées, gangrénées par le chômage, qui sont très demandeuses de ce mode de restauration « populaire », et qui constituent également un vivier de main-d’œuvre peu qualifiée et flexible. » analyse Virgil Luscesco, conseiller financier auprès de la Caisse de la Première République (Fundo de la Unua Respubliko).




            L’Alfranie lâche d'une main du lest sur la répression de ses opposants mais garde le fouet de l'autre


            Le dernier décret du Sultan Sidi d’Alfranie ouvre-t-il la voie à une possible démocratisation du pays ? En reconnaissant la liberté d’association, le pays autorise l’expression a minima des courants de pensées royalistes, libéraux, nationalistes, conservateurs, socialistes et communistes, en prenant soin d’exclure les républicains. Si la nouvelle a autant ravi que surpris les radios clandestines, il convient toutefois aux opposants de rester vigilants vis-à-vis de cette soudaine clémence du pouvoir à l’égard des opinions non officielles. Déjà, le décret ne prévoit pas l’ouverture des ondes et continue de pénaliser le « prosélytisme politique », c’est-à-dire qu’il interdit aux opposants de faire campagne. De plus, en incitant les opposants à s’enregistrer officiellement en associations, le pouvoir ne souhaite-t-il pas avant tout pouvoir mettre des noms et des visages sur ses opposants ? Dans un pays où la radio et la presse clandestines restent hors de contrôle, ce décret est certainement un cadeau empoisonné qui vise à faire sortir les loups du bois, pour qu’ils soient enfin à la vue des forces de l’ordre.


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Message Publié : Ven Déc 23, 2016 5:31 pm 
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            9 décembre 2031

            La « Steppe de Pierres » officiellement protégée après un très houleux vote au Conseil exécutif

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            Curiosité de la nature, la Steppe de Pierres (Spongorie) recèlerait également des hydrocarbures.


            Réuni hier soir, le Conseil exécutif a voté une résolution accordant le statut de milieu protégé à la Stepo de ŝtonoj (« Steppe de Pierres »), cette région naturelle située au cœur de la République de Spongorie, non loin des zones marécageuses, et qui se caractérise par une colonie de roches insolites, sculptés par l’érosion alors qu’ils donnent l’impression d’avoir été réalisés par l’homme. Certains affirment même qu’ils l’ont été par les dieux. Ces rochers, vieux de plusieurs millions d’années, sont constitués de calcaire et de sale et contiennent des fossiles de coquillages. L’environnement est néanmoins fragile : une partie du patrimoine a été saccagé au XIXe siècle pour assécher les terres, en vue de pratiquer l’agriculture sur des terres proches, très fertiles. Depuis, l’agriculture a été abandonnée dans cette partie de la Spongorie. Toutefois, une étude récente géochimique et pétrographique a conclu à une « probable présence d’hydrocarbures » sous ces rochers. Officiellement, le vote de cette résolution est un moyen de sanctuariser cet incroyable phénomène naturel, d’autant plus que la présence de ces hydrocarbures n’est pas certaine. Mais les rapports tendus entre la République de Spongorie et les autres entités – surtout continentales – laisse à penser qu’il s’agit d’un moyen de limiter le développement de la région, gangrénée par une mafia locale et une classe politique corrompue par cette dernière. Pour autant, la Spongorie n’a jamais émis l’intention d’exploiter, même à titre scientifique, la Steppe de Pierres. Dénonçant une entrave à son autonomie, la Spongorie entend faire appel de cette résolution auprès de la Haute Cour mais le verdict ne sera pas rendu avant au minimum six mois.




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            Fragile laïcisation du Sultanat d'Aznatirk qui cache une volonté d’islamiser le marché du pétrole

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            Un mois après la Révolution des roses, qui a conduit au renversement des fondamentalistes musulmans au Sultanat d'Aznatirk, les électeurs se sont rendus aux urnes le 6 décembre dernier pour accorder une majorité parlementaire au nouveau sultan, Nizam Ier d'Aznatirk. Ejecté du pouvoir, le Mouvement pour une République Islamique a subi une défaite, ne remportant que 12 sièges sur les 250 à pourvoir, et a appelé à la révolte depuis le désert de Curbiaz. Cette laïcisation rapide du pouvoir, qui reste cependant attaché aux principes islamiques, peut conduire à la chute du nouveau sultan, qui, à peine âgé de 25 ans, manque d’expérience. Le nouvel homme fort d’Aznatirk devra asseoir sa légitimité sur le long terme pour mener à bien ses projets, notamment la création d’une organisation avec les autres pays producteurs de pétrole, comme l’Alfranie. Cette laïcisation apparente du régime n’est-elle toutefois pas une manière de polir l’image et de gagner en respectabilité auprès des pays importateurs ? En dominant le marché du pétrole, le consortium musulman a également le pouvoir d’imposer ses idéaux au reste du monde. En effet, les pays pétroliers non mahométans comme l’Archipel des Abrigs ou l’Aleka ont pour l’instant décidé de faire cavaliers seuls…




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            Le Thorval réfléchit à une alternative au diktat du PIB


            Le journal thorvalois Den Hakke propose une intéressante mais peu surprenante réflexion sur la domination du PIB comme indicateurs de performance d’un Etat. Peu surprenante dans ce pays essentiellement rural, vivant de la production de la terre, de la mer et des animaux mais intéressante en ce sens où elle diffère des critiques généralement adressées au Produit Intérieur Brut, qui l’accusent de ne pas prendre en compte le paramètre environnemental ou du cadre de vie. Den Hakke propose une critique différente, le PIB étant selon lui une émanation de la ville. Cet indicateur est, il est vrai, adoré des comptables, dont le métier a explosé ces dernières décennies grâce à la difficulté de plus en plus importante à déterminer les richesses produites par une nation. En cause : la tertiarisation de l’économie, ce phénomène économique paradoxal parvenu à inoculer au reste du monde le fait que parler au téléphone, vendre des contrats d’assurance, traiter des dossiers administratifs par exemple pouvaient produire autant sinon davantage de richesses que des productions vraiment tangibles. À la fin de la journée, un artisan peut dire combien de pains il a produit. À la fin de la journée, un industriel peut dire combien de boîtes de conserve sont sorties de son usine. Mais que dit un expert-comptable à la fin de sa journée ? Quelle a été sa valeur ajoutée ? Le PIB est né de cette difficulté à évaluer des « prestations intellectuelles », c’est-à-dire la production de ceux qui ne produisent rien. Den Hakke met cependant au même niveau l’économie des industries et l’économie des services, ce qui tend à affaiblir la portée de sa réflexion, moins motivée par un désir de trouver une alternative au PIB et à cette économie de costumes-cravates qu’à régler ses comptes avec une industrie que le Thorval a toujours violemment rejetée.


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Message Publié : Dim Déc 25, 2016 4:36 pm 
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            14 décembre 2031

            L’Amarantie n’aime pas les femmes… mais est heureuse de les utiliser en temps de guerre !

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            Des prostitués amarantines se seraient vu proposer une mission très bien rémunérée en Ashurdabad


            « On m’a dit que je gagnerais au moins 3 fois mon salaire actuel, que je ne devrai payer ni loyer, ni nourriture et que mes clients seraient de très beaux hommes. » raconte, cigarette à la main, Servilia, 29 ans, prostituée dans la banlieue d’Erikejo (République du Caducée), qui dit avoir décliné l’offre après réflexion. Et pour cause : il s’agissait pour elle de se rendre en Ashurdabad pour remonter le moral des soldats. L’objectif se veut purement sanitaire : de nombreux soldats auraient en effet été infectés après avoir eu des relations avec des prostituées locales, qui étaient en réalité envoyées par les rebelles shuktènes. Pour y faire face, l’Amarantie a proposé à ses prostituées de s’y rendre, afin que les soldats aient des relations avec des femmes saines et expérimentées. « Non, ils ne m’ont pas forcé… », concède Servilia, qui dit avoir refusé par peur de se retrouver dans une zone aussi dangereuse, « … mais ils ont longuement insisté. Ils m’ont fait lire un contrat de travail, l’un était écrit en espéranto, l’autre dans une langue bizarre avec plein d’accents bizarres, dans tous les sens ». Cette langue avec plein d’accents bizarres, ce serait le skogurjördinois, ce qui laisse à penser qu’un contrat ait été passé entre les deux pays pour subvenir aux besoins sexuels des soldats. En Amarantie, on interdit aux femmes de voter, d’être libres dans toutes les entités confédérées, et d’avoir d’autres ambitions que d’être de bonnes mères mais on sait étrangement être plus laxistes en temps de guerre. Enfin, tout est relatif, le naturel revient au galop : l’Amarantie considérant les femmes comme des érotomanes dotées d’un appétit sexuel permanent, c’est naturellement vers la fonction de prostituées qu’on les redirige… Mais de quoi se plaindraient-elles, après tout ? Leurs clients seront de « très beaux hommes ». Par contre, n’allez pas imaginer une quelconque femme officier dans les rangs amarantins. À en croire le salaire proposé, leur rôle est pourtant indispensable, au moins pour assouvir les désirs des soldats non-amarantins, qui ont peut-être, eux encore, du respect pour le sexe féminin... Au sein des rangs amarantins, nul besoin des services de Servilia ! La rédaction de La Profanino se dit surtout profondément inquiète du sort réservé aux femmes « aliénées » (traduction en novlangue : « esclaves ») qui seront envoyées contre le gré dans cette zone de conflit et lance à un appel à manifester contre ce trafic à Ortubo, capitale de la Communauté des Melgares.




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            À Marinduque aussi, on vient en aide à la Coalition d’Ashurdabad

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            De nombreuses plantations de thé de Marinduque appartiennent à des entreprises amarantines


            L’Amarantie entre dans le conflit Ashurdabad et pour ce faire, la Ligue amarantine a appelé à l’aide l’une de ses anciennes colonies ventéliennes, à savoir Marinduque. Cette Cité-Etat d’un million d’habitants rétrocédée au Kaiyuan n’est pas située très loin de la Principauté, au moins par rapport à la métropole amarantine. Cette proximité fera de Marinduque un lieu stratégique pour l’état-major amarantin si le conflit venait à s’éterniser. Si l’Amarantie n’a pas les moyens légaux d’y établir une base militaire, elle y a toutefois gardé une forte assise économique et culturelle. Historiquement, l’Amarantie s’est établie dans cette zone afin de profiter de ressources naturelles que ne lui offre pas la géographie amarantine, telle que la soie, le bois d’ébène, le thé parmi tant d’autres. C’est logiquement sur ces ressources précieuses que de grands groupes amarantins se sont construit une fortune. À titre d’exemple, les plantations de thé ont connu un bond de leur activité avec la décision de la Ligue amarantine d’envoyer des vivres qui permettent de stimuler les soldats mobilisés en Ashurdabad. Pourtant resté neutre pour le moment, le Kaiyuan, par ses concessions dytoliennes, est lui aussi engagé dans le conflit en faveur de la Coalition.


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Message Publié : Mer Déc 28, 2016 12:28 pm 
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            23 décembre 2031

            Les Amarantines manifestent à travers le pays pour leur libération du joug phallocrate

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            Ortubo fut le centre névralgique de cette manifestation à portée nationale


            À l'appel de plusieurs organisations, près de 100 000 femmes ont manifesté à travers l’Amarantie, dont 30 000 rien qu’à Ortubo (capitale de la Communauté des Melgares), pour protester contre l’intenable phallocratie mis en place par le régime. C’est loin d’être la première manifestation de ce genre, ni même la plus importante, mais la Ligue Amarantine a toujours été sourde aux revendications les plus rudimentaires de femmes qui ne demandent qu’à être reconnues comme citoyennes, comme leurs homologues masculins. Les manifestations se sont déroulées dans heurts majeurs, sauf dans la République maritime de Céjanoise, la plus misogyne des entités, où ces manifestations ont bravé les nombreux obstacles administratifs de Céjanosie et la politique de tolérance zéro de policiers zélés. N’en déplaisent aux autorités céjanosiennes, le droit de manifester est heureusement reconnu par la Charte de la Ligue, même si l’application de ce principe fondamental est laissée à l’appréciation des entités. En Céjanosie et dans d’autres entités autoritaires, nombreuses sont les femmes qui ont d’ailleurs dû se travestir en hommes par précaution. Il n’y a guère qu’à Ortubo qu’elles ont pu toutes manifester à visage découvert, même s’il faut souligner les progrès de la Cité-Etat des Octaves, qui œuvre de plus en plus en faveur de l’égalité. Les pays étrangers soutiennent ce combat. Les jours de cette millénaire phallocratie sont comptés !
            Egina Marcidor





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            EDITO
            Les Amarantines se plaignent d’une absence de liberté qu’elles finiront par regretter


            Note : Un édito n’engage que la responsabilité de son auteur, il ne saurait être représentatif de l’opinion de tous les Amarantins.

            La Communauté des Melagres porte bien ce nom. Cette entité, au nord-ouest de l’Amarantie, tire son nom d’une colonie de dindons sauvages qui peuplent les collines aux alentours. Or, hier, des dindes sauvages ont gloussé sur le bitume d’Ortubo pour protester contre une « phallocratie » largement fantasmée. Galvanisées par une presse étrangère, du Tlaloctlitlal, au Montalvo en passant par l’Arsois, qui leur donne raison, elles ont crié leur haine du sexe fort et leur volonté d’émasculer tous les hommes du pays. De l’autre côté de la frontière aliléenne, L'eco di Miliameni a réservé une longue tribune à la place du sexe faible dans la société amarantine, pointant une inversion des valeurs en Amarantie où le culte de la virilité aurait été remplacé par une société homosexuelle, où la sexualité détermine les rapports sociaux. Pourtant, les deux sont liés : les vraies nations viriles promeuvent les amours masculines. Tandis que dans un couple hétérosexuel, l’homme domine naturellement le couple ; dans un couple homosexuel c’est une lutte de tous les instants pour qu’un partenaire prenne l’ascendant sur l’autre.

            Peu habitués au combat face au sexe faible, les hommes hétérosexuels tendent à être moins vigilants et à se laisser manipuler par celui-ci : son concubinage avec le sexe faible l’abrutit, le rend docile. L’homme homosexuel est quant à lui toujours paré au combat viril et doit manifester d’autant plus de preuve de supériorité physique, intellectuelle et morale face à son conjoint. Les manifestations qui ont lieu en Amarantie sont le témoignage de la perversité du sexe faible qui, faute de pouvoir trouver des arguments rationnels en faveur de l’égalité, utilise l’émotion pour parvenir à ses fins. L’herbe de ces dindes sauvages sera-t-elle plus verte au Montalvo ou dans les monastères-mouroirs de l’Arsois ? L’Amarantie, pourtant, a toujours œuvré pour qu’elles puissent vivre et remplir leur mission sans jamais avoir d’autres responsabilités que celles d’élever nos futurs hommes forts, et ce sur les deniers publics. Que leur rapportera la liberté qu’elles revendiquent ? La liberté de vivre et mourir dans la misère ? Dans les faits, l’Amarantie leur accorde déjà la liberté lorsque, ménopausées, elles ne peuvent plus contribuer à l’essor national.
            Horasiu Zamfir


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Message Publié : Ven Déc 30, 2016 6:09 pm 
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            29 décembre 2031

            Le salut des femmes amarantines viendra-t-il de la pression internationale ?


            De manière solennelle et officielle, la République du Tlaloctlitlal a condamné la Ligue Amarantine pour son mépris institutionnel des femmes. Cette décision, peu relayée par la majorité des titres de presse d’Amarantie, est la preuve d’une mobilisation réussie en faveur de l’égalité des sexes, dont s’est également fait l’écho la presse montalvéenne de la province d’Alilée. Si la mobilisation populaire ne parvient pas à assouplir les positions misogynes du Conseil exécutif, qui continue de faire la sourde oreille ; la solidarité des pays étrangers, elle, peut faire changer les choses. De plus, l’exode féminin vers des pays qui se sont proposés de les accueillir, à l’instar du Montalvo, de l’Arsois ou de la Posnanie, peut également sonner comme une hémorragie qu’il convient immédiatement de stopper. Sans ses utérus sur jambes, l’Amarantie ne sera plus qu’un souvenir. Toujours est-il que la position du Conseil exécutif n’est pas représentative de la population amarantine dans son ensemble, seulement d’une classe dominante qui refusera même la moindre faveur à toutes ces femmes envoyées en Ashurdabad, qui au péril de leur vie, contribue à l’effort de guerre.
            Jocasta Mircea





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            La Principauté d’Ashurdabad asphyxiée par les troupes du monde entier


            Restée discrète durant le conflit, l’Amarantie a essentiellement apporté une aide logistique et a préféré soumettre ses troupes au commandement de la Coalition menée par les Etats Fédérés d’Olgarie. Le Conseil exécutif a également indiqué, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, que la Ligue Amarantine se retirera du conflit dès que ses ressortissants pris en otage auront été libérés. Si une victoire de la coalition face aux rebelles shuktènes est certaine, compte tenu de la dissymétrie des moyens humaines et matériels, la Principauté d’Ashurdabad a toutes les raisons de craindre l’arrivée de troupes du monde entier. Le Commonwealth, les Iles-Unies et l’Empire Luciférien d’Algarbe ont tous les trois été refusés aux portes de la Principauté ; le premier a maintenu une flotte navale défensive sur le fleuve ; le second s’est plié à la demande d’Ashurdabad tandis que le troisième a bravé l’interdiction.

            En appelant la communauté internationale à la rescousse, la Principauté d’Ashurdabad n’a-t-elle pas empiré la situation, en ouvrant une brèche et en portant malgré elle les germes de nouveaux conflits ? C’est que cet Etat situé au carrefour des routes maritimes occupe une place très enviée et les Etats participant au conflit redoublent d’efforts pour devenir « le partenaire privilégié de la Principauté » : à l’ouest, le Karmalistan se présente comme un Etat-frère et met en garde contre les ambitions colonialistes des Etats dytoliens ; à l’est, un front formé mené par le Sengaï, auquel appartiennent également le Yanlei et le Lianwa, affirme plus que jamais leur soutien au régime en place. Malgré leur objectif commun, celui de repousser la rébellion shuktène, des tensions parfois vives sont apparues entre les parties prenantes du conflit. Le Sengaï a notamment jeté l’opprobre sur le Skogurjördin et ses prostitués ; tandis que les Etats Fédérés d’Olgarie a sermonné un Commonwealth bien déterminé à garder une présence dans la région, malgré le refus du Prince. L’Empire Luciférien d’Algarbe, immobilisé jusqu’alors par un décret lui interdisant d’échanger et d’intervenir à l’étranger, est quant à lui au centre de toutes les critiques.

            Pour le Prince, difficile en ces circonstances de distinguer les véritables alliés des opportunistes. La Ligue amarantine a, elle, voulu montrer patte blanche en annonçant se cantonner à la libération de ses otages et ne pas vouloir participer aux pourparlers sur le futur de cette région. Pour certains observateurs, cependant, la Ligue a évidemment des arrière-pensées : en annonçant son retrait, elle espère incarner l’honnêteté parmi tous ces Etats profiteurs et être récompensée par la Principauté pour son comportement. C’est bien évidemment de l’opportunisme.
            Justeno Goldis


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Message Publié : Lun Jan 02, 2017 1:24 am 
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            4 janvier 2032

            La Ligue Amarantine devient la troisième puissance mondiale


            Avec une croissance de son produit intérieur brut de 16.67 % par rapport au 31 décembre 2030, l’année 2031 aura permis à l’Amarantie de se glisser sur la troisième marche du podium en cette année olympique. Le pays affiche d’ailleurs la troisième meilleure performance économique, derrière son voisin montalvéen où une croissance exceptionnelle de 19.46 % a été accueillie entre indifférence et ironie. Peu d’enthousiasme également du côté amarantin, où cette flatteuse statistique cache les disparités encore importantes entre entités confédérées. Convaincus par ces chiffres, plusieurs responsables politiques, de tous bords, plaident pour une coopération étroite avec le Montalvo plutôt qu’une apparente concurrence. « Nous sommes deux ligues, nous avons tous les deux baptisé notre monnaie « lire » et nous avons des ancêtres communs… mais malgré ça, on garde nos distances. » déplore un Spongorien, fervent défenseur d’une « Alilée unie ». Le Conseil exécutif est dans l’attente des résultats des imminentes élections arovaques avant d’envisager la mise au point de projets d’envergure.

            Le Skogurjördin affiche de loin la meilleure progression et rattrape peu à peu son retard sur son cousin vonalyan. Première puissance mondiale par défaut, l’Osthurie serait-elle, au regard de son taux de croissance plutôt décevant, arrivée au bout de son cycle économique ? Selon les prédictions des experts économiques, le Yanlei, qui s’impose comme une véritable puissance est-ventélienne, pourrait ravir la première place dès l’année prochaine, à moins que ce ne soit l’Amarantie. Autre puissance ventélienne, le Lianwa, s’il a été déclassé du troisième au quatrième rang mondial, ne cache pas ses ambitions. Ce micro-Etat, qui n’a pas hésité à s’engager dans le conflit en Ashurdabad a une capacité foncière limitée mais peut compter sur une population très productive, avec un PIB/habitant de plus de 61 000 € ! Seules les Iles-Unies ont un PIB par habitant plus élevé, mais cette donnée est à relativiser, tant le poids du tourisme local biaise la réalité.

            Prospero Kraŭzol





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            Et si le nombre d’otages amarantins était moins élevé que prévu ?

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            Une prison vide, sans signe récent d’incarcération, dans une ex-zone rebelle shuktène


            Malgré l’avancée de la coalition occidentale sur les rebelles shuktènes, l’Amarantie et les autres Etats membres de la coalition restent sans nouvelles des otages et se contentent de communiqués laconiques de l'État Populaire de Libération des Shuktènes qui prend un plaisir à annoncer le nombre d’otages exécutés ou morts par négligence. Si des Amarantins présents en Ashurdabad sont effectivement portés disparus, selon le signalement de leurs proches qui affirment ne plus avoir de nouvelles d’eux, l’état-major amarantin se montre plus sceptique quant au nombre d’otages réels, avançant que sur les 174 Amarantins détenus prisonniers selon les sources rebelles, seule une trentaine a fait l’objet d’une déclaration de disparition. Octavian Tarus, président de la chaire de géopolitique de l’Université de Marejno, en est convaincu : « Les Shuktènes grossissent le nombre d’otages, afin de pouvoir faire entendre leurs revendications. En annonçant des otages des quatre coins du monde, ils ont réussi à faire de l’Ashurdabad le théâtre du monde, et ainsi relayer leurs revendications territoriales. ».

            Une opinion partagée par nos confrères de Marborda Anoncanto qui, dans leur édition du 29 décembre dernier insistaient sur le désordre créé par l’afflux massif de troupes étrangères. « En apparence, les Shuktènes perdent le combat. Mais ils ont réussi la bataille médiatique et peuvent même reprendre des forces, en se dégustant de la bataille d’égos entre membres de la Coalition. » avance Octavian Tarus. Le porte-parole du Conseil exécutif a sous-entendu que l’Amarantie réfléchit à une sortie du conflit : « Notre participation sur le terrain de l’Ashurdabad coûte cher. Nous avons certes contribué au recul des rebelles shuktènes mais nous nous sommes égarés de notre objectif premier, qui est de libérer les otages amarantins. Dans plusieurs régions, les forces rebelles ont été anéanties. Pourtant, aucun otage amarantin n’a été libéré. Notre tort est de nous être fiés aux chiffres d’un groupuscule terroriste. Le nombre de détenus amarantins serait bien plus faible que prévu. ». Pour appuyer son propos, le Conseil exécutif relaye les photos de geôles gérées par les rebelles, où soi-disant, auraient été enfermé les otages. Celles-ci ne présentent aucun signe de vie récent. En se retirant du conflit, l’Amarantie espère paradoxalement faire pression sur les Shuktènes, en mettant leur parole en doute ; une opération risquée qui peut coûter la vie à nombre de nos concitoyens si d’aventure les rebelles avaient la preuve de ce qu’ils avancent.

            Lazaro Ĝermon





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            J.O. : l’Amarantie soutiendra Groenekerkedam en été et Vindurhiminn en hiver


            D’ici le mois prochain, les Comités olympiques de chaque pays devront voter pour élire la ville hôte des Jeux Olympiques d’été et ceux d’hiver, organisés respectivement en juin et en décembre. L’Amarantie n’avait pas donné suite aux rumeurs d’une candidature de la ville d’Artigona (République maritime de Céjanoise). Entre les trois candidatures des Jeux d’été, l’Amarantie a rapidement tranché en faveur de Groenekerkedam (IJndenland), qui prépare de longue date ces Jeux. De plus, l’Amarantie noue des relations de plus en plus importantes avec l’IJndenland puisque, récemment, le fonds souverain a acquis le port de Driedrecht. Officiellement loin de ces intérêts économico-politiques, le Comité amarantin olympique a privilégié la candidature de la capitale ijndenlandaise pour son sérieux, sa sécurité et sa mentalité ouverte au monde. Les Amarantins soutiennent également cette décision. Selon une enquête d’opinion réalisée pour Amarantina Folioj, 70 % des Amarantins ont une image négative de l’Aleka, en raison des propos anti-Dytoliens de l’ancien chef de gouvernement ; et 68 % de l’Arsois, qui a récemment pris position en faveur de l’immigration des femmes amarantines. Le roi de Forluno a annoncé sa présence à la session du Comité olympique, pour vanter les mérites de la candidature de Groenekerkedam et a promis de « mettre de l’ambiance » (sic).

            Le Comité olympique a également annoncé son soutien à Vindurhiminn (Skogurjördin), toujours face à l’Arsois et au Commonwealth, sans pour autant mener une campagne de soutien comme pour Groenekerkedam. En effet, l’Amarantie n’est pas un pays de sports d’hiver et les médailles sont rares. Seuls le patinage artistique et le hockey sur glace sortent du lot. Les Amarantins risquent en revanche d’être totalement absents des pistes de ski…

            Hasdrubalo Gontrann


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Message Publié : Mer Jan 04, 2017 4:47 pm 
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            11 janvier 2032

            Le Prince héritier de Forluno est mort

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            HRP : Article à mettre en relation avec ce RP.

            Le Prince Homero de Forluno a été retrouvé mort, dans sa suite d’un luxueux hôtel au sud de Patrosio. L’homme, qui venait d’avoir 34 ans, a été étranglé, vraisemblablement par l’une de ses visiteuses, venues recevoir la semence royale. D’après l’enquête préliminaire, le meurtre aurait été prémédité, les gardes assurant n’avoir absolument rien entendu d’anormal. L’enquête se dirige vers une femme d’un mètre soixante-dix, âgée de la trentaine, qui s’est présentée comme une Amarantine d’origine montalvéenne du nom de Valeriana mais il est quasiment certain que ces informations soient fausses. En revanche, elle serait selon toutes vraisemblances blondes, une information confirmée par le roi de Forluno - « Homero aimait les blondes. Seulement les vraies blondes. » - lequel a annoncé un deuil national de 7 jours.

            Personnage excentrique, amateur de rap, le Prince héritier était reconnaissable par les tatouages qui tapissaient tout son corps et était connu pour ses frasques. Des problèmes d’alcoolisme l’avaient conduit à se retirer de la scène forlunienne et il avait été impliqué en 2027 dans une obscure affaire de meurtre contre une visiteuse mais a été, depuis, acquitté par la justice. L’homme était en effet un amateur d’armes à poing et l’on ne compte plus les accidents survenus lors de soirées trop arrosées. Malgré ce profil atypique, il était le favori du Roi de Forluno, qui en avait fait son héritier parmi les quelques centaines de ses fils prétendants au trône : « Il ne faut pas s’arrêter à son apparence physique. Homera était un jeune homme blessé, qui a souffert du décès de sa mère. Il s’est forgé une carapace et un caractère de « dur » mais c’était un homme bon et généreux. Autrement, je n’aurais jamais voulu lui confier les clés de mon royaume. » a dit le roi de Forluno lors d’une cérémonie retransmise sur tous les médias du royaume. Bien que le roi de Forluno fasse l’étalage de sa « vigueur exceptionnelle », du haut de ses 53 ans, il estime prudent de préparer la succession dès maintenant. Constitutionnellement, devient roi de Forluno l’homme qui aura la descendance la plus nombreuse. Pour ce faire, les moyens du royaume sont mobilisés, le trône de Forluno est ainsi détenu par la dynastie Nistor depuis la fondation du royaume à la fin du XVIIIe siècle. Scipiono Ier choisira donc son héritier parmi l’un de ses centaines de fils et s’assurera qu’il se reproduise le plus possible, de telle sorte à pouvoir égaler avec la performance du Prince Homero.

            Vaclavo Minea


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Message Publié : Sam Jan 14, 2017 2:52 pm 
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            11 février 2032

            L’Amarantie est perçue comme le pays le plus corrompu du monde

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            Une intéressante étude de Rökkamaður, le Laboratoire Impérial de Recherches Sociales du Skogurjördin auprès de citoyens du monde entier, a établi un profil de différents pays, selon la manière dont ils étaient perçus par les particuliers. En ce qui concerne l’Amarantie, le pays est perçu par plus de 9 répondants sur 10 comme étant corrompu. Cette image n’est pas récente, la configuration de la Ligue amarantine en confédération de petites entités, a été historiquement dans le pays la cause de nombreuses intrigues politiques et de stratagèmes en vue d’éliminer des adversaires. Dans l’histoire amarantine, des entités ont été créées par une entente entre milieux d’affaires et politiques : le cas d’école le plus étudié dans les écoles de sciences politiques est celui de la Cité-Etat de Fagrasie, presque directement gouvernée par VSV qui y a implanté son aéroport. Celles qui n’ont pas eu le soutien de ces réseaux influents n’ont pas survécu à l’épreuve du temps, à l’exception de la petite Cité-Etat de Sceptrie, qui continue de faire de la transparence et de la lutte contre la corruption son fer de lance. L’Alfranie et le voisin montalvéen complètent le podium, l’image de l’Alfranie pâtissant de son statut d’Etat pétrolier tandis que l’image de la mafia colle à la peau du Montalvo, malgré d’intenses campagnes de communication. Le pouvoir exécutif n’est pas le seul à être perçu comme corrompu puisque seul un tiers des répondants a confiance dans le pouvoir judiciaire de l’Amarantie, à égalité avec le Byvoka.

            Le statut des femmes amarantines, qui a récemment subi une sur-médiatisation, a eu un impact sur la perception des répondants sur l’égalité entre les sexes. À égalité avec l’Alfranie, l’Amarantie est considérée comme le pays où cette égalité est la moins respectée, ce qui en fait le seul pays non-musulman parmi les cinq premiers de la liste (Karmalistan, Iskrabhiya et Koudougou complètent ladite liste). La cinquième place du Koudougou est d’autant plus étonnante que c’est une femme qui a été portée à la présidence du pays. Suit, à la sixième place, l’Arsois deuxième pays non-musulman mais de culture chrétienne traditionnaliste. Le Tlaloctlitlal, qui a fait de cette égalité hommes-femmes son cheval de bataille est tout de même perçu comme inégalitaire par plus d’un quart des répondants. C’est l’archipel des Abrigs qui remporte ce statut de pays sexuellement égalitaire.

            Malgré sa place peu enviable de premier pays corrompu, le profil de l’Amarantie dressé par les répondants est quelque peu paradoxal puisque l’Amarantie est aussi considérée comme « le pays des libertés » (avec une faible majorité, certes) et « le pays du libertinage » (cette fois-ci avec une immense majorité des répondants : 88.89 % !). La corruption du pouvoir exécutif n’aurait donc pas d’influence sur le quotidien des administrés et des touristes, qui continuent à venir en masse, si bien que l’étude montre que le potentiel d’accueil touristique de l’Amarantie reste largement inexploité. Pour une majorité de répondants, l’Amarantie reste un pays sûr, où les exigences sanitaires sont respectées. Ce sont surtout les institutions du pays qui sont critiquées et seulement dans une moindre mesure le mode de vie des Amarantins, puisque le pays est aussi, pour 54.55 % du panel, qualifié de « pays le plus immoral ».

            Alors, que faut-il retenir de cette étude ? Si les responsables politiques du pays ne mettent nullement en doute le sérieux de l’étude, ils estiment qu’elle reste « peu pertinente », notamment en raison du profil des répondants, qui ne sont pas experts dans plusieurs domaines sur lesquels ils ont été interrogés (comme l’international et le commerce). Les opposants estiment à l’inverse qu’elle confirme deux points noirs des institutions amarantie : leur aspect oligarchique d’une part et leur misogynie alléguée d’autre part. Deux Etats ont toutefois tous leurs voyants au vert : l’IJndenland d’une part et les Abrigs d’autre part. Si l’Amarantie a déjà d’imports liens avec le premier, elle aurait également tout à gagner de développer ses relations avec les Abrigs, qui bénéficient également de la première place dans l’indice de confiance des entreprises de la FIDES. Les pays les plus soucieux de la démocratie ne sont enfin pas un gage de paix puisque le Commonwealth des Nations est jugé comme étant la plus grande menace, son imprévisible comportement ayant été mis à l’épreuve lors du conflit en Ashurdabad.

            Lazaro Ĝermon





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            Indice FIDES 2031 : dans quels pays investir ?

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            La Ventélie reste la région la plus attractive pour l'entrepreunariat


            La Fédération Internationale pour le Droit des Entreprises et des Salariés (FIDES) a rendu public son indice annuel de confiance des entreprises. Abusivement qualifiée d’agence de notation, la FIDES est née en 1974 sous l’impulsion de syndicats internationaux et met en avant son caractère dépolitisé et tenant du climat des affaires mais aussi du bien-être au travail. L’indice évalue, sur une échelle de A à E (A étant la meilleure note, E la pire), « l’attractivité des pays étudiés pour les entreprises et leur capacité à conserver leurs forces vives entrepreneuriales sur leur sol ». Parmi les classés A, on y retrouve des pays, également perçus comme économiquement attrayants par l’étude de Rökkamaður, tels que l’IJndenland et les Abrigs. Il faut surtout souligner la forte progression du Kaiyuan qui était, il y a quelques années encore, dans une situation de guerre civile et qui, aujourd’hui, renoue avec la confiance des investisseurs. Autre puissance ventélienne, le Sengaï affiche aussi la note maximale mais la FIDES émet quelques réserves, quant aux conflits parfois virulents entre thaïs, tibétains et népalais. Sans progression sur ce sujet, la note du Sengaï risque de se dégrader dès l’année prochaine.

            Malgré ses appels du pied en direction des investisseurs, le Lianwa ne bénéficie pas de la note maximale, laquelle a été décernée à sa principale concurrente dans la région, le Yanlei. La principale faiblesse de ces deux puissances réside dans leur situation interne : le Lianwa est empreint d’un certain autoritarisme tandis que le Yanlei est gangrené par les réseaux mafieux. La FIDES a cependant estimé que ces menaces ne troublaient globalement pas le climat des affaires. Les Etats-Fédérés d’Olgarie, qui s’imposent malgré eux comme le « gendarme du monde » sont également une destination intéressante pour l’investissement. La bonne implantation des multinationales olgariennes comme Nessie’s Food illustre le dynamisme des EFO. L’Alfranie s’est elle aussi convertie au capitalisme, afin de liquider des importants stocks de pétrole, mais les difficultés d’expression voire d’existence rencontrées par l’opposition ternissent le climat social.

            L’Amarantie ne récolte que la note intermédiaire – C – en raison de son organisation institutionnelle en une multitude d’entités, qui eux-mêmes ne survivent pas à l’épreuve du temps. La FIDES épingle par ailleurs l’Amarantie pour sa pratique dite « esclavagiste » qui, cependant, est en perdition. De nombreuses entités ont d’ores et déjà abandonné la pratique de l’aliénation pour regagner la confiance des entrepreneurs les plus réfractaires. Les pays classés C le sont le plus souvent par un manque d’ouverture internationale, mais aussi là encore par une forte présence de la mafia (Montalvo) et leur réelle capacité d’accueil malgré un volontarisme certain (Vonalya).

            Les autres pays ne sont pas véritablement propices aux affaires, parce qu’ils adoptent une position trop protectionniste, à l’image du Skogurjördin qui, même s’il est une des principales destinations touristiques, reste fermé aux mouvements étrangers de personnes et même de capitaux. Des pays instables, comme la Britonnie, figurent parmi les destinations à éviter. Enfin, des pays sont tout seulement fermés à la mondialisation, tels que le Thorval.

            Prospero Kraŭzol


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Message Publié : Sam Jan 14, 2017 8:27 pm 
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            12 février 2032

            Les électeurs arovaques contraignent le gouvernement à une coalition


            Longtemps dominé par le bipartisme, le paysage arovaque est en pleine évolution, avec l’entrée au Sénat des populistes autonomistes du mouvement Avanti Arovachia qui réussit l’exploit de passer devant les sociaux-libéraux, en baisse. Les écologistes, qui faisaient jusqu’alors figure d’opposition au « système », restent stables. Mais le vrai perdant de ces élections reste le mouvement de centre-gauche Nazione & liberta qui disposait de la majorité absolue sous la mandature précédente (35 sièges sur 60), contre 22 sièges pour les cinq prochaines années. Cette configuration contraint probablement les deux tenants de l’ancien bipartisme à s’allier et former une coalition pour obtenir la majorité parlementaire nécessaire à la conduite des projets. La solution ne fait cependant pas l’unanimité au sein du parti majoritaire N&L : l’essor économique du Montalvo s’explique en grande partie par une législation sociale particulièrement faible. Les sociaux-libéraux de l’UCS, à l’inverse, dénoncent cette politique de dumping social, qui joue contre les salariés. Dans ce contexte de difficile entente, les autonomistes peuvent espérer tirer leur épingle du jeu en proposant des solutions anti-fiscales auxquelles peut être sensible le gouvernement sortant. En portant ce mouvement populiste à plus d’un quart des voix, l’Arovaquie veut désormais voler de ses propres ailes. Province la plus riche du pays, l’Arovaquie pâtit de la mauvaise image véhiculée par les autres provinces, en premier lieu l’Alilée, intimement liée aux réseaux mafieux. Si en Amarantie, les entités n’ont d’autre choix que de s’entendre compte tenu de leurs frontières communes, les trois provinces montalvéennes sont tellement éloignées les unes des autres qu’elles vivent déjà en relative autonomie. Toujours est-il que, quelque soit la couleur du prochain gouvernement, celui-ci aura des défis à relever et en particulièrement, lutter contre la fuite des jeunes dans ce pays où les retraités sont très choyés.

            Ĵafaro Hekton





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            Elections de la cité-Etat de Montorive : au final, les vieux gagnent toujours !

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            Résultats détaillés des élections parlementaires de 2032 à Montorive


            Pour ceux qui ne le savaient pas encore, la Cité-Etat de Montorive a renouvelé son Parlement. Si vous ne le saviez pas, c’est normal et ce pour deux raisons : la première, c’est parce que le nombre de sièges par mouvement est resté incroyablement stable ; la seconde c’est parce que tout le monde se moque de ce rocher de 50 000 habitants improductif (le rocher, pas les habitants… quoique…). Le mode de scrutin, rappelons-le, accorde une majorité certaine aux gérontocrates : le scrutin est divisé en dix circonscriptions d’âge, dont la moitié concernent les plus de 70 ans. Les partisans de ce système électoral rappellent que chaque circonscription est en nombre de sièges (5), la belle affaire ! Pourtant dix fois plus nombreux que les plus de 90 ans, les 14-34 ans sont représentés par le même nombre de députés. Montorive ne compte que quelques centaines d’habitants de plus de 90 ans et parmi eux, à peine la moitié exerce leur droit de vote. La Cité-Etat gérontocrate de Montorive est la plus grande fumisterie de l’histoire des entités amarantines, elle ne contribue même pas à hauteur de 1 % symbolique du PIB. Son existence est consensuelle au sein de la Ligue, et c’est pourquoi son Administrateur principal est aussi le chef de la diplomatie amarantine, et ce alors qu’il n’a aucune légitimité démocratique. Sur le fond, les résultats n’ont rien changé au Parlement : le parti Amaranta Unua, qui souhaite la soumission de la Cité-Etat aux intérêts des grandes entités, garde ses 28 sièges, sans en gagner aucun autre. Le « Front Jeune » est le seul perdant de ces élections, perdant 2 de ses 4 sièges au profit du « Mouvement pour la Solidarité » (gauche), perdant notamment son unique représentant des 35-49 ans. L’Union moderne fédérale, seul parti à envergure nationale de ces élections, qui vise l’instauration d’un Etat fédéral en lieu et place de la confédération actuelle, conserve lui aussi ses 7 sièges. Le mouvement « Valeurs montorivaines », enfin, qui souhaite l’exclusion des moins de 50 ans de la Cité-Etat, conserve son nombre de sièges mais augmente sensiblement son score, chez les plus aigris âgés entre 75 et 84 ans. Vous voilà désormais informés de la vie politique montorivaine.

            Jocasta Mircea


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Message Publié : Dim Jan 29, 2017 1:14 pm 
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            26 mars 2032

            Une procédure d’exclusion engagée contre la Principauté de Movopolis, en incapacité de paiement

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            Zénon Ier, Prince de Movopolis, dénonce « l’acharnement de la Ligue contre [lui] »


            Le déficit abyssal de la Principauté de Movopolis a empêché cette dernière de verser sa cotisation annuelle, de plusieurs milliards de lires amarantines, à la Ligue Amarantine. Rappelons que pour faire partie de la Ligue, les entités doivent payer cette très onéreuse cotisation, faute de quoi un sursis de 6 mois est accordé. Si l’entité ne parvient pas à verser sa cotisation au terme de ces 6 mois, elle est automatiquement exclue et son territoire mis en vente. Tous les moyens de financement sont bienvenus mais toutes les entités veulent éviter la solution de la dernière chance : la vente de leurs immobilisations, c’est-à-dire d’une partie de leur territoire. La République du Caducée a, par exemple, un territoire amputé de près 30 % par rapport il y a 100 ans.

            La Principauté de Movopolis n’est pas seulement en déficit, elle est aussi la cible des entités amarantines les plus puissantes. La haine réciproque entre le Prince de Movopolis et le Roi de Forluno n’est un secret pour personne et les mastodontes de la Ligue que sont les Républiques maritimes de Dentegorie et de Céjanoise ne demandent qu’à exclure la Principauté. Le Prince de Movopolis est l’une des entités les moins intégrées au sein de la Ligue et la moins soucieuse de ses intérêts : cet « égoïsme » a occasionné l’ire des entités les plus « pro-Ligue ». La personnalité particulièrement antipathique du Prince de Movopolis, n’est par ailleurs pas étrangère à cette ligne anti-Movopolis. En plus de son caractère ordurier, le Prince Zénon Ier se soucie peu de l’intérêt de ses propres sujets, au point de faire de la Principauté de Movopolis l’une des entités les moins démocratiques de la Ligue mais surtout, il dépense sans compter alors que tous les voyants budgétaires sont au rouge. Isolée au sein de la Ligue, ne pouvant compter que sur une « amitié » (elle-même intéressée) de la République de Spongorie voisine, la Principauté de Movopolis a pour la première fois de son histoire, été dans l’incapacité de verser sa cotisation.

            Durant les six prochains mois, la Principauté de Movopolis ne pourra être représentée au sein du Conseil Exécutif. Si le plan de financement qu'elle propose lui permet de verser la cotisation, elle réintégrera dans l'immédiat la Ligue. Près de 650 millions de lires manquent dans les caisses de la Principauté pour honorer cet engagement et le bon fonctionnement administratif. Les banques ne sont guère enclines à lui octroyer un prêt salvateur et le Prince ne compte plus ses nuits blanches, à la recherche de solutions. Toutefois, une idée semble lui satisfaire : celui de réinstaurer la noblesse, qui a été abolie il y a 50 ans pour éviter un Coup d’Etat. L’idée, originale, consiste à « mettre en vente » des titres de noblesse à de richissimes intéressés. En tant que nobles, les titulaires auraient un droit de regard sur les affaires de la Principauté. Autrement dit, pour garder sa couronne, le Prince est prêt à brader un peu de sa souveraineté. Une opération qui peut être payante financièrement parlant mais qui, politiquement, risque de le déstabiliser.

            Lazaro Ĝermon


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