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Message Publié : Ven Sep 02, 2016 3:31 am 
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Principales éditions de presse écrite en IJndenland :

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De Romeijnsendam Tijden, journal d'information nationale et internationale.

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IJndenlands dagblad, journal d'information nationale et internaitonale.

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De heudige staat, quotidien d'information nationale et régionale.

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De sportman, hebdomadaire sportif national et international.


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Message Publié : Lun Sep 05, 2016 8:33 pm 
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15 janvier 2031

Anita Smits médaillée de bronze


En ces premiers jours de l'année, le sport bat son plein. Profitant de la saison hivernale, le Vonalya a accueilli une compétition de patinage, mêlant diverses disciplines, du patinage artistique au patinage de vitesse, en passant par le patinage sur piste courte. Les athlètes IJndenlandais étaient bien entendu au rendez-vous, prêts à en découdre avec les grandes équipes des sports sur glace, traditionnellement peu répandus en IJndenland du fait du climat peu propice à des températures suffisamment basses pour assurer de bonnes conditions d'entraînement. Pourtant, certains parviennent parfois à faire fi des conditions climatiques, notamment – et c'est la pratique la plus répandue – en partant s'entraîner dans des pays au climat plus adapté à leur sport. C'est la voie qu'a choisi Anita Smits, 23 ans, qui participait pour la première fois à une compétition mondiale.

Si elle n'a pas réussi à faire trembler les plus grands, le tableau des médailles indiquant bien que le Vonalya et le Yanlei ont fait main basse sur la plupart des disciplines, décrochant respectivement 29 et 23 médailles, dont 13 en or pour l'hôte de la compétition, Anita Smits, avec les encouragements de supporters ijndenlandais venus sur place, est parvenue à remporter une médaille de bronze. C'est à l'issue d'une longue course (5000 mètres) que la groenekerkedamoise s'est imposée, devançant l'alekoise A. Brink lors du sprint final. La jeune femme, rayonnante lors de la remise des médailles, n'a pas tardé à confier aux journalistes couvrant l'événement sa joie incommensurable et sa gratitude à l'égard de tous ceux qui l'ont soutenue, et en particulier son entraîneuse, Maries Andringa. Avec une médaille de bronze, l'IJndenland fait donc jeu égal avec la Britonnie et la Posnanie, et fait donc partie des 9 Nations s'étant illustrées lors de cette semaine de compétition. À n'en pas douter, les patineurs et patineuses ijndenlandais, bien qu'il ne fassent sûrement pas partie des favoris, seront très attendus lors des prochains Jeux Olympiques ; et si ce n'est par les autres équipes, au moins sera-ce par les ijndenlandais.

Évidemment, cette victoire est une réjouissance en IJndenland, alors que la vie politique est toujours troublée par le renouvellement de la Chambre des Députés et la vacance du gouvernement, le Grand-Duc n'ayant pas encore arrêté son choix pour la Présidence du Conseil, ce qui empêche le gouvernement d'être formé. Et les politiciens de tout bord, sautant sur l'occasion de parler d'autre chose, n'ont pas hésité à relancer le débat du soutien de l'État aux sports d'hiver, et ce bien que l'absence d'un gouvernement rende la chose quelque peu vide de sens. Toutefois, il faut en effet remarquer que le manque d'infrastructures telles que des patinoires n'encourage pas les jeunes sportifs à devenir professionnels, les obligeant à quitter leur pays s'ils souhaitent disposer d'un entraînement de qualité et à toute époque de l'année. Le Président du Conseil dont le mandat s'est récemment achevé, Maximilian van de Leerhuis (Nieuwe Liberale Partij, NLP), s'est exprimé sobrement, dans un communiqué précisant qu'en cas de reconduite à son poste par le Grand-Duc Willem IV et le Parlement, il ferait du sport une priorité, et plus encore si les investissements publics donnent de véritables résultats lors des compétitions internationales. Sans surprise, van de Leerhuis a été vivement et rapidement soutenu par les députés du NLP et quelques députés sans parti. Toutefois, les bonnes intentions du Président du Conseil ont fait tiquer les membres du Conseil d'Administration de l'Association sportive Wijs Handball, qui ont exprimé leurs « sérieux doutes quant à l'honnêteté des déclarations » du chef de l'exécutif, mettant en avant leur demande de fonds pour la rénovation du stade de handball de Wijs, petite bourgade du nord du pays, déclaré inapte à l'utilisation car trop dangereux – des rapports ont mis en exergue une construction ancienne et hasardeuse présentant un grave risque d’effondrement inopiné –, mais que l'association sportive ne peut rénover car n'en ayant pas les moyens ; demande qui est, selon eux, restée lettre morte malgré les relances, et ce depuis 18 mois. « L'absence de stade empêche les entraînements réguliers de nos équipes de handball, explique Andries Jacobs, entraîneur de l'équipe des jeunes adultes (17-19 ans). Nous sommes contraints de nous déplacer dans les villes voisines, à Sankt-Joost ou Altkerk, pour nous entraîner en conditions réelles. Nous faisons cela avec l'accord des associations sportives de ces deux villes, qui ont la gentillesse de nous prêter main forte, mais cela réduit fortement la fréquence de nos entraînements, et notre niveau a grandement baissé depuis, sans parler des effectifs », m'explique-t-il lorsque je l'ai sollicité au téléphone après qu'il soit apparu sur une chaîne d'information nationale.

Quoi qu'il en soit, au-delà de l'actualité politique occupant l'espace comme elle peut, la victoire d'Anita Smits reste une très bonne nouvelle, qui appellera sûrement à un engouement national et un regain d'intérêt pour les différentes compétitions sportives. Félicitations à elle, mais aussi, il ne faut pas les oublier, aux autres patineurs et patineuses ayant concouru.


Wikke van Breel,
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Message Publié : Lun Sep 12, 2016 1:23 am 
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Cérémonie d'ouverture de la nouvelle législature de la Chambre des Députés


04 février 2031

Il y a un gouvernement, mais il n'y a pas de gouvernement


Renouvelée en novembre dernier, la Chambre des Députés a rouvert, après une période de congés hivernaux, le 12 janvier dernier. À cette occasion, il est courant que le Président et son Conseil s'adressent aux députés et aux ducs afin que chacun se souhaite mutuellement un bon mandat et une défense productive et utile à l'IJndenland de l'État de droit. Cette journée, assimilable à une pré-rentrée, en termes de système scolaire, est généralement très détendue, organisée autour d'un buffet en plein air dans les jardins de la Chambre des Députés ou du Palais du gouvernement. Cette année, hélas, la journée a été annulée. Et pour cause : si 200 députés ont été choisis par le peuple, les postes du gouvernement sont tous vacants. Pourtant, il n'aura échappé à personne que les articles parlent encore de Maximilian van de Leerhuis en tant que Président du Conseil, et font référence aux différents Ministres ainsi que leurs petites phrases ou les promesses de réforme et d'amélioration de l'outil étatique dont ils n'hésitent jamais à inonder les médias. Alors y a-t-il un gouvernement, ou n'y en a-t-il pas ?

Comme le dit la devise officielle du Duché de Noordzee : « Never fear, the rules are here » (n'ayez jamais peur, les règles sont là). Ainsi, la Constitution du Grand-duché prévoit que c'est au Grand-duc de présenter un candidat au vote de la Chambre des Députés et de la Chambre des Ducs, empêchant les parlementaires de choisir un candidat pouvant se révéler hostile à l'État de droit. Tous se tournent donc, depuis le début de la campagne pour les élections législatives, vers Willem IV, et en particulier les prétendants à la Présidence du Conseil. Toutefois, Son Altesse Royale n'a pas encore décidé de sortir de son silence, et ce alors que le mandat de M. van de Leerhuis devrait être achevé depuis maintenant près de deux mois. Il n'appartient à personne de connaître les raisons de ce silence, et le Grand-duc ne dispose d'aucun délai officiel pour présenter son candidat au vote des deux Chambres. Conscients que ce cas de figure était une possibilité non négligeable et que l'absence de membres du Conseil pendant ne serait-ce qu'un jour pourrait être dommageable pour le maintien de l'État de droit en IJndenland, les rédacteurs de la Constitution du Grand-duché ont prévu, pour contrer la vacance du pouvoir, que le Président et son Conseil resteraient en poste jusqu'à la nomination de son successeur.

C'est ainsi que Maximilian van de Leerhuis, ayant été Président du Conseil de janvier 2027 à aujourd'hui, est encore considéré comme chef de l'exécutif. En toutes circonstances, il dispose des égards dus à sa fonction, est entretenu par les finances de l'État, de la même manière que ses conseillers. Toutefois, ceux-ci ne peuvent ni être démis de leurs fonctions, ni les quitter. De plus, l'accès au Palais du Gouvernement de Groenekerkedam leur est interdit. Ainsi, bien que cela ne soit normalement pas permis par la Constitution, qui prend soin de séparer physiquement l'exécutif et le législatif, le Conseil siège dans une des salles annexes du Parlement, ainsi que les employés ministériels. En revanche, l'ensemble des dossiers et archives, qui sont évidemment nécessaires au bon fonctionnement des ministères, ne sont pas régis par les mêmes dispositions de la Constitution. Ainsi, ces documents appartiennent au Palais du Gouvernement, et ne peuvent donc le quitter sans que les deux Chambres et le Grand-Duc aient préalablement accédé à une requête formelle de déplacement temporaire des documents gouvernementaux formulée par le ou les Conseiller(s) ayant eu, en temps normal, accès aux documents. Dans la pratique, cela signifie que si le Conseiller aux Affaires Étrangères veut consulter les archives des rapports de l'ambassade d'IJndenland en Fritzie, il doit en faire la demande au Parlement et au Grand-Duc, attendre quelques jours leur réponse en espérant qu'elle soit positive, et ensuite demander à l'Intendant du Palais du Gouvernement de déplacer une copie des dossiers demandés (et uniquement ceux-ci) jusqu'au Parlement, où le Conseiller pourra enfin les utiliser et faire son travail, avec au minimum deux jours de délai (en assumant que le Parlement et le Grand-Duc n'ont rien d'autre à gérer à ce moment précis). Le plus absurde étant qu'à pied, le Conseiller aurait pu rejoindre le Palais du Gouvernement en quinze minutes. Mais ainsi est faite la Constitution.

Ces dispositions législatives mettent donc à mal la capacité de travail du gouvernement, et le paralyse lorsqu'un sujet est à traiter urgemment. Si cela peut paraître étrange et irresponsable, il ne faut pas oublier que, à la base, une nomination tardive de Président du Conseil par le Grand-duc est rare. Ainsi, la dernière vacance de gouvernement remonte à 1931, où le gouvernement précédent fut obligé de siéger pendant sept mois et deux jours avant que le Grand-duc désigne un nouveau Président du Conseil. Toutefois, bien que le mandat du chef de l'exécutif soit fixé à 4 ans, il commence légalement lorsque le mandat précédent s'achève, ce qui est le point de départ de la situation que l'IJndenland vit aujourd'hui. Par conséquent, le prochain Président du Conseil sera considéré comme ayant été nommé le 12 décembre 2030, et son mandat prendra fin le 11 décembre 2034 au soir, le silence du Grand-duc réduisant donc le temps que passera l'homme auquel il déléguera la gestion de l'exécutif à la tête de celui-ci. Et en attendant que soit fait le choix de Son Altesse Royale, il y a un gouvernement, mais il n'y a pas de gouvernement.


Joost Brabelijk,
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Message Publié : Dim Sep 25, 2016 6:23 pm 
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13 mars 2031

La dégustation de maatjes fait fureur à Driedrecht


Cette année, l'Eindenlandse wedstrijd proeverij maatjes (concours eindenlandais de dégustation de maatjes) s'est déroulé à Driedrecht, capitale du Duché de Driemeeren, en présence du Duc Gerhard IV et de son fils héritier. Après avoir réussi à arracher l'organisation de la compétition à Vlijdebrucht (Noordfritzland), Driedrecht a voulu profiter de l'importance culturelle de ce concours pour redorer l'image de la ville, souvent associée à la décadence économique et ne présentant pas d'autre gloire que d'être l'hôte de la Chambre des Ducs. Pour se marquer, le Président du Comité organisateur, Matthias Schotten, également commissaire driedrechtois à la culture, a pris la décision de renommer le concours afin d'en accroître l'accessibilité. Ainsi, le concours ijndenlandais est devenu eindenlandais. Si une telle graphie peut paraître archaïque, c'est qu'elle l'est, et c'est là le but de M. Schotten. En effet, il ne faut pas oublier qu'auparavant, et sans entrer dans des détails politico-historiques complexes, la Fritzie et l'IJndenland étaient unis sous le nom d'Eindenland. En 1781, les bourgeois de Fritzie ont mis fin à de rudes tensions et ont balayé les ducs, pour les remplacer par l'oligarchie capitaliste qu'on leur connaît aujourd'hui encore, tandis qu'en IJndenland la noblesse s'est unie pour élire un Grand-duc et jeter, ainsi, les bases du Grand-duché qu'est à présent l'IJndenland. Si ce changement de graphie ne s'est pas fait le jour de la sécession et par décision politique, mais bien davantage par l'évolution naturelle de la langue néerlandaise au fil des décennies, cela reste un symbole différenciant l'avant et l'après 1781. Ainsi, il est couramment admis que le terme d'Eindenland désigne le territoire ijndenlandais et son voisin fritz. Bien entendu, M. Schotten ne s'est pas contenté de changer deux lettres dans l'intitulé du concours, il a également ouvert les candidatures aux fritz le souhaitant, afin de légèrement internationaliser l'événement.

Ce furent donc près de 200 athlètes qui se présentèrent sur l'esplanade du port de Driedrecht ce 12 mars. Parmi eux, 22 étaient fritz, 2 breelandais, 5 zuidlandais, et 1 provenait de São Florencio Alves. Le florenciais, toutefois, ne se présentait pas pour le concours de dégustation de maatjes. En effet, cette année, deux prix furent décernés : le titre de plus gros mangeur de maatjes, et celui de la meilleure préparation amateure du fameux poisson. Ainsi, le florenciais, Felipe Soares, obtint-il une médaille d'argent pour son assiette de maatjes aux oignons et au miel. Les jurés ont apprécié, pour chacun des 12 participants à ce prix, la qualité de la recette, du dressage et du goût. Et après avoir débattu longtemps, les trois cuisiniers de renom, accompagnés du Duc Gerhard IV, ont finalement décerné la médaille d'or à Wolter Adriaans, boulanger à Aasseldam, pour avoir revisité la recette traditionnelle du maatjes au gros sel.

Toutefois, la partie la plus attendue de la compétition, et ayant réuni le plus de concurrents a sans conteste été le concours du plus gros mangeur de maatjes. Une assiette après une autre, les 179 athlètes englouti les harengs, les fritz n'étant nullement en retard. L'un d'entre eux, Jan Dircks, originaire de Ljouwbrucht, arriva à surpasser tous ses compatriotes, et poursuivit sa dégustation jusqu'au 21ème kilo, où il dut abandonner, son honorable résultat lui adjugeant la quatrième place. Les trois médaillés de cette année sont donc des ijndenlandais, avec d'impressionnants résultats de 22,2, 23,1 et 25,6 kilos de maatjes engloutis. Si le résultat de Tijn Jonker, déjà médaillé d'or l'année dernière, est très impressionnant, il est loin d'être suffisant pour battre le record du monde, décroché en 2015 par le fritz Johannes van de Saal, qui s'est depuis quelques années retiré des compétitions pour cause de problèmes de santé. Van de Saal a en effet réussi à avaler 49,8 kilogrammes de maatjes, presque sans broncher, avant de déclarer, sobrement et solennellement : « je pense que je vais m'arrêter là », comme si de rien n'était. Si l'exploit est saisissant, van de Saal est toutefois resté juste en dessous de la barre symbolique des 50 kilogrammes, laissant de la place pour de futurs champions. Tijn Jonker et ses 25,6 kilos, après une séance de remise des médailles bondée de journalistes, photographes, spectateurs, et menée par le Duc de Driemeeren, reçut du comité organisationnel son poids en poisson, soit 138 kilos de nourriture. La remise du prix se fit à l'aide d'une immense balance à poids, rendant la chose plus spectaculaire encore, et la foule, impressionnée par les exploits du grenzbourgeois, le fit entendre.

Au-delà des performances des athlètes, le concours est apprécié également par les commerçants de la zone du port de Driedrecht. En effet, en plus de nombreux partenariats, le concours attire chaque année de nombreux touristes, et c'est donc une bénédiction pour les bars, restaurants, cafés, coffeeshops, boutiques de souvenirs et, plus que tout, pêcheries. Ainsi, si à Vleesecht l'on se plaint encore de s'être fait voler l'organisation du concours, à Driedrecht les contestations sont un bruit de fond presque inaudibles, camouflées par la calmeur de la foule et la publicité grandiloquente des rabatteurs pour leur restaurant, devant se faire entendre par les passants même pendant la compétition. Les détaillants de maatjes, en revanche, n'ont guère de publicité à faire : si tenté qu'ils ne soient pas trop loin du port, la circulation piétonne est telle qu'un stand n'est jamais vide plus de quelques minutes. Et la situation fut pire encore lorsque le Duc Gerhard IV prononça son discours, appelant à chérir ce morceau de la culture néerlandaise en le dégustant autant qu'il le mérite. Certains stands, qui ne s'attendaient pas à une telle affluence, furent vidés en seulement quelques dizaines de minutes, et ce pour le plus grand plaisir des vendeurs. L'on ne saura pas avant novembre prochain quelle ville organisera l'Eindenlandse wedstrijd proeverij maatjes 2032 ni s'il sera de nouveau ouvert aux fritz, mais ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas le seul concours de dégustation de maatjes en IJndenland, et que la saison ne fait que commencer.


Wikke Drijmans,
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Message Publié : Dim Oct 09, 2016 9:18 pm 
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[ÉDIT HRP : J'ai dit n'importe quoi sur l'histoire d'Eden, merci de ne pas le prendre en compte, un autre article paraîtra un ce des quatre pour rétablir la vérité. Désolé.]

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27 avril 2031

Présence dytolienne en Algarbe : quand le gouvernement alekan pense tout savoir


Le compte ArpaCom officiel d'Erik per Sullivan, le Premier Ministre alekan, a récemment relayé la décision de son gouvernement de considérer plusieurs territoires algarbiens comme « territoires non-autonomes sous influence exocontinentale ». Un statut symbolique, mais qui montre bien la position du gouvernement alekan sur la question des reliquats de colonialisme en Algarbe. Si l'ersatz de gouvernement dont dispose actuellement l'IJndenland n'a pas souhaité commenter cette décision, la position semble claire parmi les Ducs et députés du NLP interrogés : Breeland, le seul territoire ijndenlandais cité par le communiqué sud-algarbien, n'est pas une colonie, et a cessé de l'être il y a bien longtemps. Et pour cause, continuent-ils : le territoire est un Duché ayant autant de pouvoir sur la politique ijndenlandaise que les autres Duchés composant notre État, habité par des ijndenlandais, qu'ils soient originaires du continent ou des berbères issus des premières migrations sur l'île, il y a plusieurs milliers d'années. Les particularités des minorités d'originaire berbère à Breeland sont respectées, et les ijndenlandais de souche, bien que plus nombreux, n'exercent aucune supériorité ou discrimination à l'égard de ces populations natives. Quand l'on en vient à demander à ces mêmes députés et ducs si Breeland a jamais été une colonie, la réponse est plus floue, moins directe. Wendelin van Buiren (chef de la majorité NLP à la Chambre des Députés) précise : « Ce fut une colonie, oui, à l'origine. Une colonie non pas eindenlandaise, mais de l'EVP. »[NDLR : Eindenlandse Vereinigde Poorten, une des compagnies commerciales concurrentes de la VSV fritz.]

En effet, Breeland était à l'origine un île peuplée de quelques tribus berbères oubliées de tous. Lorsque l'EVP comprit l'utilité commerciale de disposer d'un port non loin du détroit du Rioda, les autorités eindenlandaises acceptèrent la construction d'un comptoir sur place en son nom. Le comptoir fut rapidement érigé par Joost van Bree (qui donna son nom à l'île et au comptoir, Breestad) et devint une escale importante pour les navires ijndenlandais de passage, puisqu'il faut rappeler qu'à l'époque São Florencio Alves était indépendant et Zuidland inexploré. Le comptoir gagnant en importance, les autorités de l'EVP, qui disposaient de leur propre force militaire pour s'assurer de la discipline au sein des comptoirs et organiser la défense de ceux-ci, prirent la décision, sans demande préalable auprès des autorités de la métropole, de soumettre par la force les natifs de l'île afin d'étendre le comptoir, le transformant petit à petit en colonie. Si le pouvoir métropolitain a sans aucun doute fermé les yeux, et si le sujet est aujourd'hui encore un peu tabou, il n'en reste pas moins que Breeland est à présent un territoire intégré au Grand-Duché et ayant dépassé l'antagonisme entre natifs et métropolitains. « J'appelle tout les sud-algarbians à soutenir, en leurs âmes et leurs cœurs, les peuples victimes de cette immonde oppression et à ne pas les oublier » écrit le chef d'état alekan à la fin de son communiqué. Des termes qui choquent, même et surtout parmi les députés de Breeland : « Parce que les alekans se considèrent sud-algarbiens, ils se découvrent une volonté anticolonialiste. C'est une bonne chose, les peuples doivent pouvoir choisir leur destinée. Mais les alekans ne savent pas de quoi ils parlent, ne connaissent pas leur propre continent. Non, les breelandais ne se sentent pas colonisés. Nous sommes des ijndenlandais comme les autres. Nous nous sommes déjà libérés des fers coloniaux de l'EVP, et nous ne vivons pas sous une “immonde oppression”. M. per Sullivan devrait se renseigner avant de parler : nous autres, d'origine berbère, sommes de notre plein gré membres du Grand-duché d'IJndenland, et nous n'avons pas besoin de la pitié des alekans pour être heureux », a déclaré Bekheyyi Dris, lui-même issu de la minorité berbère breelandaise.

[+] Conservé pour la postérité mais inexact historiquement
Un autre des 5 territoires listés par Erik per Sullivan peut attirer l'attention : Eden. Ou plus précisément, l'Archipel d'Eden, composé de 4 îles dont 3 inhabitées et tirant son nom de la seule île qui ne soit pas un roc inhospitalier : Eden Island. L'archipel appartient officiellement à l'État olgarien de New Heaven & Eden, mais en réalité, et cela est moins connu du grand public, l'archipel appartient à l'IJndenland. En effet, les deux États ont par le passé entretenu de très bons rapports diplomatiques et commerciaux. Lorsque Joost van Bree (oui, le même que celui qui découvrit et installa un comptoir pour l'EVP à Breeland) découvrit l'archipel, il n'y trouva aucun humain. Et pour cause : l'île est loin des côtes du continent, et difficile d'accès sans une bonne technologie de navigation tant les tempêtes sont fréquentes dans la zone. Les autorités ijndenlandaises installèrent sur place une petite colonie, ayant pour but principal de servir de port de ravitaillement pour les bateaux de passage. L'île fut plébiscitée par les populations ijndenlandaises hébraïques, et bientôt tous les edeniens furent juifs, de la même manière qu'à Zuidland. Au début du XIXe siècle, alors que les comptoirs ijndenlandais de par le monde se comptaient sur les cinq doigts de la main et qu'il était presque sûr que leur nombre diminuerait encore, l'archipel perdit de son utilité, et fut loué à New Haven pour 99 ans le 18 janvier 1933. Eden devrait donc dans moins de 9 mois redevenir ijndenlandaise, et pour organiser cela les autorités haveniennes et grand-ducales devraient bientôt entamer des pourparlers afin de décider d'un possible renouvellement du contrat de location.


Mais cela amène également une autre question : dans quelle mesure les populations edeniennes sont-elles victimes d'une « immonde oppression », comme l'a déclaré Erik per Sullivan ? Une île inhabitée peut-elle se réveiller du colonialisme et se dresser contre sa patrie simplement en raison de la distance géographique ? Finalement, qu'est-ce qu'une colonie ? Installer des gens sur une île inhabitée est-il la même chose que contraindre des populations locales ? Et qu'en est-il si les populations locales l'acceptent et en redemandent ? Et si les natifs s'intègrent ? Est-ce une colonie ? Toutes ces questions sont complexes, et n'ont donc pas une seule réponse mais bien une multitude de sous-intrigues et sous-questionnements. Quoi qu'il en soit, il est clair que l'histoire d'Eden et de Breeland est tout à fait unique et ne peut être résumée à un simple colonialisme bête et méchant comme n'hésitent pas à le considérer les autorités alekanes. Pour reprendre les mots de M. Bekheyyi Dris, je pense que M. per Sullivan devrait se renseigner avant de parler. J'avoue mon ignorance concernant le statut des territoires ponançais, riodéen et posnanien en Algarbe du Nord, et c'est pourquoi je n'en parlerai pas. Il serait bon que M. per Sullivan ait fait de même pour Breeland et Eden.


Joost Brabelijk,
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Message Publié : Mar Oct 11, 2016 12:30 am 
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01 mai 2031

Édito : Pourquoi les revendications pancontinentales n'ont aucun fondement


Comme à présent tout le monde le sait, le chef d'État alekan, Erik per Sullivan il y a trois jours très vivement critiqué la présence d'États dytoliens en Algarbe à travers leurs colonies ou dépendances. Ainsi, les colonies riodéenne, ponançaise, posnanienne ainsi que Breeland et l'Archipel havenien d'Eden ont été classées par le gouvernement alekan comme, en substance, des territoires opprimés à décoloniser. De nombreux articles et texts en IJndenland et plus particulièrement à Breeland ont déjà réagi à cela, c'est pourquoi je ne m'occuperai pas de cette question et du manque de légitimité qu'a l'Aleka pour parler de cela, le Nunakya n'ayant pas plus de liberté que Breeland mais ne figurant – étrangement – pas sur cette liste. En revanche, il s'avère qu'une question a été soulevée par M. per Sullivan que tout le monde semble avoir oubliée tant le sensationnel des termes « immonde oppression » l'a rendue discrète et secondaire. Cette question, c'est celle du concept même de continent.

Il est dit que les lecteurs du Romeijnsendam Tijden disposent généralement d'un bon niveau universitaire et n'hésitent pas à lire des pages et des pages de texte sans forcément tout y comprendre. Toutefois, par respect pour les lecteurs n'ayant pas ce courage ou cette volonté-là, je ferai de mon mieux pour rester clair dans mon propos et tenterai de défendre mon idée et faire mes humbles propositions sans trop divaguer.

Erik per Sullivan, qui fait sûrement dorénavant partie des hommes politiques les plus connus des IJndenlandais, peut-être même devant leurs propres responsables, donne un titre très précis au statut des territoires concernés, celui de « territoire non-autonome sous influence exocontinentale ». Ce qu'il faut retenir, c'est le principe d'exocontinentalité, c'est-à-dire quelque chose qui n'appartient pas au continent, qui en est extérieur, de la même façon que l'on parle d'exoplanètes pour les planètes n'appartenant pas au système solaire. Mais pour qu'il y ait exocontinentalité, il faut qu'il existe une notion de continentalité. S'il est admis que chaque peuple peut avoir sa propre vision de ce qui est dans le continent et ce qui n'y est pas, il serait bon, pour la coopération entre les différents pays du monde, qu'un accord soit trouvé sur la chose. C'est pour aider à cela que je souhaite aujourd'hui écrire cet éditorial.

Il faut pour cela se poser la question de ce qu'est un continent. La définition à peu près acceptée par tous, et répandue largement par les États dytoliens lors de leur colonisation du monde – ce qui, avouons-le, est assez ironique à présent que les anciennes colonies critiquent les dytoliens en vertu d'un concept qu'ils leur doivent –, est qu'un continent est « une vaste surface de terre émergée dont la circumnavigation est possible » (Dictionnaire van Aller). Cela paraît évident lorsque l'on sait que le terme vient du latin continens terra, qui signifie « terre continue ». Mais il faut reconnaître que cette définition est fort peu précise car, finalement, quelle différence y a-t-il entre une île et un continent ? Les deux sont des étendues de terre émergée dont l'on peut faire le tour en bateau. La classification classique, dytolienne, des continents regroupe dans un même ensemble le Skogurjördin et les îles de la pointe dorimarienne. La Déchinésie serait donc un continent non continu composé de centaines d'îles allant du Nord au Sud du globe, de même que la Néchinésie, ce qui ne correspond pas du tout à la définition d'un continent.

Le problème est le même pour Breeland : l'Aleka considère l'île comme étant algarbienne. Or l'Algarbe telle que considérée par les alekans n'est pas une, mais 89 îles, du plus petit pic rocheux à proximité de la Janubie à l'immensité des terres de l'île sur laquelle se sont établis, entre autres, le Koudougou et la Bédrétangasie, de Breeland aux îles du Nunakya. L'Algarbe n'est pas un continent. Mais la Dytolie, l'Olgarie ou la Janubie non plus. Finalement, les îles ne sont-elles pas toutes des continents, et les continents ne sont-ils pas tous des îles, ne se différenciant pas par autre chose que leur taille ?

Pour répondre à cette nouvelle question, il faut s'interroger sur l'utilité de la notion de continent : pourquoi vouloir séparer les terres émergées entre les îles et les continents, plutôt que de simplement les considérer pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire des terres émergées ? N'importe quel professeur répondra que cela permet aux peuples de s'identifier comme appartenant à un plus grand ensemble, et montre les liens entre les pays proches. Hélas, je ne suis pas ce genre de professeur, et j'aime contester ce que disent mes camarades. La notion de continent est une notion qui divise bien plus qu'elle n'unit. Je ne conteste pas le besoin pour les peuples de s'identifier à quelque chose de plus grand, comme les Juifs portent un chapeau pour se rappeler d'être humbles, car il y a quelque chose de plus grand au-dessus de nous. Les programmes scolaires aiment, ainsi, à montrer le monde aux enfants sous l'angle de la petitesse de l'IJndenland et la grandeur du continent dytolien. Mais, lorsqu'on y réfléchit un peu, cela n'a pas vraiment de sens. Certes, l'on peut s'identifier facilement en tant que dytolien, mais pourquoi ne pas simplement montrer la grandeur de la Terre comparée à la taille immense de notre système solaire, voire de notre Galaxie ? D'où vient ce besoin de créer un mur entre la pointe sud du Rioda et la pointe nord de l'Algarbe ?

L'explication avancée par certains scientifiques – généralement des ethnologues, contre qui je n'ai rien mais qui ne devraient pas avancer de théories géographiques à mon avis – est que l'appartenance à un continent, et donc la notion même de continent, est également une appartenance culturelle. Ainsi, l'on dira souvent que l'on est dytolien comme un substitut au terme d'occidental, comme l'on délimite l'archipel de Nayoque par la présence de peuples dont la culture n'est pas nayoque en Ventélie et Janubie. Ces simples faits se veulent éloquents, mais en réalité ils omettent la frontière trouble entre Dytolie et Natolique, mais aussi les différences de culture au sein de chaque continent. N'en déplaise aux théoriciens des classes culturelles, un IJndenlandais n'a pas la même culture qu'un amaratin, de la même façon qu'un alekan n'a pas la même culture qu'un dougaï, qu'un tlaloctlictec est bien différent d'un arizonien, ou encore qu'un golnazaran n'a que bien peu de points communs avec un yanleien. La solution culturelle est donc une réponse très partielle au problème qu'est la notion de continent.

De plus, la solution culturelle sous-entendrait qu'à chaque culture est lié un continent. Il n'y aurait alors plus aucun respect de la définition – à part le concept de terres émergées, mais tant que personne n'aura trouvé d'atlante cela devrait être assez difficile à contester –, et chaque peuple disposerait de son propre continent. Que faire, alors d'un pays algarbien dont la culture est également très implantée en Dytolie ? Est-ce là un continent, malgré l'éloignement des deux parties du pays ? De même, que faire des pays multiethniques ? N'ont-ils plus le droit d'exister, car cela occasionnerait une « immonde oppression » d'un continent sur un autre ? Non, décidément, la solution culturelle n'apporte rien au concept de continent, et définit bien davantage la notion de peuple.

Une autre réponse pourrait être la solution géologique. Les continents, comme toutes les terres émergées, disposant d'un plateau continental délimitant, même en dessous de la mer, les contours des continents. Mais à cela deux problèmes : tout d'abord, la proximité géographique entre le Rioda et le nord algarbien est telle que les deux se situent en réalité sur le même plateau continental, ce qui ne correspond pas avec la définition fixée de ce qu'est un continent. Ensuite, cela regroupe des terres émergées proches qui ne sont pour autant pas, au-dessus du niveau de la mer, liées physiquement. Ainsi, le principe de circumnavigation, part importante de la définition, serait amendé, et disposerait d'exceptions lorsque cela arrange tel ou tel peuple. (Et, de plus, cela ne change rien au problème de la Déchinésie.)

Aucune de ces trois réponses n'étant satisfaisante, une quatrième peut se révéler intéressante, et c'est pourtant la plus simple : instaurer un minimum de superficie émergée pour séparer les îles des continents. Cette solution permet de différencier les continents et les îles tout en étant le plus objectif qui soit. Mais cette solution ne peut être prise sans un consensus sur le sujet, qu'il soit international si ma critique du principe actuel du continent dépasse les frontières ijndenlandaises, ou tout du moins politique, au sein du Grand-duché, afin de réformer notre propre façon de voir les continents, le temps que les autres pays voient à quel point cette proposition est pratique et bien moins conflictuelle que la vision actuelle de la notion de continent .J'exhorte à ce propos le prochain Ministre de l'Éducation à étudier la question et prendre des mesures afin de réformer la vision qu'ont les jeunes ijndenlandais du monde, qui est une vision biaisée et malinformée de l'organisation géographique de la Terre. Si l'on établit des définitions que nous, professeurs, ne respectons même pas, comment pouvons-nous espérer que les enfants que nous éduquons pourront s'épanouir intellectuellement au maximum de leur potentiel et disposer d'une rigueur de raisonnement que l'on attend d'un bon élève ? Quoi qu'il en soit, comme on l'apprend à nos descendants, il ne suffit pas de critique, il faut également proposer quelque chose. Ainsi, voici ce que je considère et préconise comme étant des continents.

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Et le reste, me direz-vous ? Que faire de toutes ces terres restées blanches sur la carte ? Ce sont des îles. Tout simplement. Des îles plus ou moins grandes, plus ou moins éloignées des continents, mais de simples îles. Toutefois, ce qui est le plus amusant dans cette carte, c'est de remarquer que l'Aleka, malgré ses discours panalgarbiens, ne sont qu'un groupe d'îles au sud de l'Algarbe, pas un membre officiel du continent.

Une autre possibilité, que je préfère à titre personnel, est celle qui consiste à abolir le terme de continent. Car finalement, comme je l'évoquais plus tôt, quelle utilité aux continents, si ce n'est séparer des peuples distants de quelques centaines de kilomètres sous prétexte qu'ils ne sont pas du même continent ? La langue et la culture humaines se sont déjà dotées du concept d'île. Pourquoi ne pas appliquer ce concept à tous les ensembles géographiques émergés ? Certaines îles sont plus grandes que d'autres, il est vrai, et les tailles sont peu comparables, mais qu'importe : nul n'a besoin d'être plus ventélien que terrien, ou plus marquésien que sitadin. Certaines îles, comme celle partagée entre l'Amarantie et le Montalvo, voient coexister plusieurs peuples. À part la superficie, les conditions sont les mêmes qu'en Dorilgarie. Le concept de continent pousse à la formation de mouvements pancontinentaux, au rejet de la libre association entre des peuples sous prétexte qu'ils ne sont pas issus du même continent, dans un relent de société de caste dans lequel les dytoliens ne seraient pas assez bien, assez réputés, pour s'associer à des algarbiens, alors que le contraire, comme au Montalvo, serait possible et accepté. Ces critiques existent et peuvent être faites, je ne le conteste pas. Ce que je conteste est le fait que le concept de continent soit utilisé pour justifier des prétentions (géo)politiques. Non, Breeland n'est pas plus membre du continent algarbien que ne l'est le Sengaï. Non pas seulement parce que c'est un archipel et que sa culture est différente, mais avant tout car le continent algarbien n'existe pas.


Joop van Akkeren,
Professeur de géographie à l'Université de Groenekerkedam.


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Message Publié : Ven Oct 28, 2016 7:54 pm 
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24 juin 2031

ARMATA, quand l'Aleka fournit les gangs ijndenlandais


Il y a quelques semaines, nous vous annoncions, dans un article bien trop court pour faire hommage au drame, le meurtre dont avait été victime M. van Alster, chef de la police ducale de Noordfritzland. Nous n'avions alors que très peu d'informations ; aujourd'hui, les services de police nous en ont accordé davantage.

Ainsi, M. van Alster, qui a été scié en deux par plusieurs rafales de balles de calibre 5.56mm dans une rue, a, d'après les experts scientifiques de la police ducale, été assassiné par une association de crime organisé opérant principalement dans les quartiers Est de Vlijdebrucht. Après recoupage des informations offertes par les rares témoins de la scène, l'officier de police aurait été arrêté par une lourde berline étrangère alors qu'il était à quelques mètres seulement de l'entrée de sa maison, vers 19h30, et, sans qu'aucune parole n'ait été prononcée, criblé de balles par un tireur se situant sur la banquette arrière et tirant à travers la fenêtre ouverte. Un acte qui arrive de temps en temps dans les quartiers malfamés de l'Est de la ville, mais qui relève généralement du règlement de compte, et qui est rarement aussi bien exécuté que celui-ci. Là, en effet, les criminels ne se sont pas contentés de quelques balles d'arme de point mais ont utilisé un fusil d'assaut ViKTOR R-4 produit par l'entreprise alekane ARMATA. Ce conglomérat algarbian à l'armement, dont les usines se trouvent sur l'île principale alekane et dont le siège social se trouve dans la capitale de la province archipélagique du Nunakya, à Nook, fait partie de ces entreprises qui n'ont pas tardé à proposer des fusils d'assaut pour les clients les plus jeunes. En effet, une loi a récemment été passée en Aleka légalisant la vente et le port d'armes aux personnes ayant au minimum 14 ans, abaissant le minimum d'âge de quatre ans.

Hélas, et comme l'a sobrement précisé l'adjoint de police en charge de l'enquête, M. Tijn Vijmans, ce n'est pas la première fois qu'une telle arme est utilisée sur le territoire ijndenlandais. En novembre 2030, deux corps avaient été retrouvés dans une cité de la périphérie de Vleesecht, dans un caniveau, criblés de balles du même calibre et issues de la même arme. La police avait conclu que ce n'était là qu'un « simple règlement de comptes », et n'avait pas enquêté plus avant. Il aurait pourtant fallu, a assuré M. Wendelin van Buiren, chef de la majorité NLP à la Chambre des Députés : « En comptant tous les meurtes par arme à feu, il y a eu 24 assassinats depuis janvier 2030. Il est inadmissible de laisser passer cela. » Si cela peut paraître normal dans des pays comme l'Aleka ou les États Fédérés d'Olgarie (ÉFO), c'est une situation tout à fait nouvelle en IJndenland, où la possession d'une arme pouvant provoquer la mort est interdite depuis 1784 et très bien acceptée par la population. En effet, autoriser les civils à disposer d'armes à feu est vue comme un moyen d'aider les groupes et individus violents à perpétrer leurs méfaits, en plus d'empêcher la police de faire le sien. « On ne peut plus jouer à armes égales, quand les voyous sont armés de fusils d'assaut ! » s'exclamait un policier de Vlijdebrucht, peu après une échauffourée ayant causé deux morts et un blessé dans les quartiers malfamés de Vlijdebrucht, en janvier dernier. Les forces de police, armées seulement d'armes de poing, ont rappelé à plusieurs reprises, par des lettres ouvertes à leur supérieur hiérarchique, le Ministre grand-ducal de la Sécurité Intérieure, leur incapacité à maintenir l'ordre dans de tels conditions. Si une solution à ce problème peut être le surarmement des policiers pour faire face au surarmement des malfaiteurs, ce n'est qu'une solution à court terme qui ne fera que pousser les criminels à s'armer davantage, provoquant une escalade effrénée dans l'armement des deux camps. Le Président du Conseil, M. Maximilian van de Leerhuis, avait, en 2029, aux prémices de ce que certains députés Fascistes et NLP appellent aujourd'hui une « guerre pour la stabilité de l'État de droit dans les cités », promis de mettre en place des mesures permettant de réduire la criminalité dans les quartiers malfamés à travers une baisse du chômage et une action sociale. Soutenu par l'opposition sur cette question, le Président du Conseil n'avait finalement rien mis en place, et s'était contenté de réitérer son soutien au Ministre de la Sécurité Intérieure, à chaque drame, pour sa politique en la matière.

Mais au-delà de la raison des actes criminels commis par les populations défavorisées, il y a un problème plus proche et plus marquant : comment les gangs font-ils pour se procurer des armes à feu et, plus encore, d'aussi gros calibre ? Il n'est pas étonnant qu'en Aleka ou au sein des ÉFO les armes circulent librement ; après tout, c'est autorisé par leur Constitution respective, cela répond à certaines peurs populaires, et il y a une explication historique résultant de l'époque coloniale de ces deux pays : lorsqu'il fallait se défendre contre les populations locales et défendre un territoire bien trop large et inéquipé pour mettre en place une police ou une armée ailleurs que dans les grandes villes, il était bien utile et justifié que chacun puisse posséder et utiliser une arme à feu. L'on considérait alors que la poudre ne serait mise à feu qu'envers des populations ennemies, hélas ce ne fut pas toujours, et est de moins en moins, le cas. Quoi qu'il en soit, l'IJndenland, fier de sa neutralité, a fait tout son possible pour limiter le port d'armes aux forces de police et parfois, dans les comptoirs commerciaux de par le monde, aux milices habilités par le Grand-duc à faire usage de la violence légitime, parfois nécessaire pour maintenir l'ordre au sein de la société. Des armes à feu de différents calibres apparaissent à présent en IJndenland, mais nul ne semble, en haut lieu, s'en inquiéter, et tout est géré comme si ces armes faisaient partie du paysage normal dans une cité malfamée ou une association de crime organisé. Or, et il est triste de voir qu'il est nécessaire de le préciser, cela n'est pas normal. Il faut que soit posée la question de la provenance de ces armes, afin de stopper leur afflux avant même d'envisager aborder le problème profond de la criminalité.

En Aleka, toutes les armes sont libres de détention, et ce sont plus de 15 millions d'armes à feu qui sont possédées par des civils. Un chiffre impressionnant, quand on sait que le pays ne compte que 12 millions d'habitants. Il n'y est pas même nécessaire, dans la pratique, de disposer d'une carte d'indentité pour acheter un fusil d'assaut. Et depuis l'ouverture aux mineurs d'au moins 14 ans du droit de détention d'arme à feu, ARMATA et KiRiShiNa, les deux principales entreprises licensées par l'État alekan, proposent une gamme d'armes à prix abordable et au design customisable, aux couleurs vives, dont du rose pour plaire aux jeunes filles et leur permettre, selon les slogans publicitaires, de se défendre face aux agresseurs ; ce qui a du sens uniquement parce que les agresseurs, eux aussi, ont le droit de détenir une arme. Au-delà de cet équilibre de la terreur créé par les autorités alekanes pour endiguer une maladie qu'elles ont elles-mêmes mise en place, le problème est que ces armes sortent du pays et irriguent les réseaux criminels des pays voisins et du monde entier. Interrogée, ARMATA n'a pas souhaité s'exprimer à ce sujet, mais selon un officier de police du département grand-ducal de contrôle des armes souhaitant rester anonyme, les armes seraient achetées en Aleka puis importées par bateau grâce à des moyens très ingénieux et échappant aux contrôles douaniers. « Les douanes, en Aleka, ne sont pas regardantes du tout et se contentent d'une vérification de routine, se rendant rarement sur les navires pour les fouiller. En IJndenland, le problème est qu'il y a trop de trafic maritime pour prendre le temps de tous les contrôler efficacement », a-t-il expliqué. Les services de douane des ports de Vlijdebrucht, Vleesecht, Driemeeren et Groenekerkedam n'ont pas non plus souhaité répondre à nos demandes de commentaire. Le Ministre de la Sécurité Intérieure n'a fait que réitérer son soutien aux forces de police et promettre d'améliorer le contrôle douaniers dans les ports ijndenlandais. Mais le véritable problème se trouve en Aleka, et le Gouvernement devrait mettre en place les mesures diplomatiques nécessaires pour encourager les douaniers alekans à faire, eux aussi, des efforts considérables pour maintenir leur droit de port d'arme au sein de leurs frontières.


Wikke Drijmans,
Journaliste.


[Note HRP : Fait avec l'accord du joueur de l'Aleka]


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Message Publié : Lun Oct 31, 2016 11:56 am 
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30 juin 2031

Les toilettes dans les gares bientôt payantes ?


Hier, la Vereenigde Spoorwegstations Bedrijf (VSB), qui détient un monopole de facto sur le transport ferroviaire en IJndenland, clôturait les trois jours d'Assemblée générale organisée à Grenzburg. Résultant, comme son nom l'indique, d'une association des gares ijndenlandaises, l'Assemblée générale ne regroupe pas que les actionnaires, mais également tous les chefs de gare ou leur suppléant, ainsi que quelques observateurs ayant souhaité prendre sur leur temps libre pour assister aux conférences, aux débats et aux votes. Ce furent donc environ un millier de personnes, dont, selon la VSB, 768 représentants de gares, 150 observateurs, 40 administrateurs de la VSB, 15 invités (conférenciers, politiciens, etc.), 10 hommes de loi et près de 70 actionnaires qui sont venus à Bruisburg, dans la périphérie de la capitale du duché de l'est, et ce sans compter les journalistes, agents de sécurité et autres techniciens de surface. L'objectif de cette réunion annuelle : présenter le bilan annuel de l'entreprise, discuter de son orientation, mais aussi permettre de soumettre des résolutions au vote des actionnaires, qu'elles soient formulées par ceux-ci ou les administrateurs. Parmi celles-ci, certaines ont retenu plus d'attention que d'autres.

Ainsi, un chef de gare a proposé de rendre les toilettes en gare payantes. Appuyant sa résolution, l'actionnaire a évoqué le problème sanitaire que devenaient certains cabinets, surtout alors que les gares ne sont pas toutes en mesure d'embaucher des agents de nettoyage. Afin de réduire le problème sanitaire et, dans le même temps, de créer de l'emploi dans le domaine, il fut donc proposé de rendre toutes les toilettes disponibles uniquement en échange d'une participation des utilisateurs, dont le prix doit être fixé par les gares mais ne pourrait être inférieur à 20 centimes de ducats. La résolution fut adoptée rapidement et presque sans débat par l'Assemblée générale, et ce à une large majorité (78%). Interrogés sur la question, le chef de gare et un administrateur de la VSB ont tous deux répondu que « c'est une mesure réaliste que nous aurions du prendre depuis bien longtemps. », a commencé M. Joost Veermans, l'administrateur, bien vite suivi du chef de gare : « Cela permettra également de réguler l'accès aux toilettes, afin d'assurer un meilleur confort de voyage aux utilisateurs de nos services. Dans les trains, il faut le reconnaître, les lieux d'aisance sont rarement suffisamment nettoyés : nous n'avons pas le temps de nettoyer parfaitement chaque train entre deux départs, nous devons donc pour le moment nous en contenter. » Aucun actionnaire n'a souhaité nous parler du point de vue adverse.

Mais la Chambre des Députés, en revanche, s'est exprimée à ce sujet par la voix de M. Wessel Abbink, son Président. « Nous n'avons pas encore pu organiser un vote à ce sujet, puisque l'on vient de m'informer de cette décision. Mais l'État ne peut pas laisser passer cela aussi facilement. La VSB est une entreprise indépendante, mais son importance stratégique est telle qu'elle n'est pas entièrement libre de tout mouvement. Elle assure une mission de service public dont elle ne peut s'affranchir de la sorte. » En effet, l'État ijndenlandais dispose d'un droit de regard sur les actions de la VSB, et c'est pourquoi quelques administrateurs sont nommés par l'État. Nous n'avons pas réussi à en contacter pour recueillir un commentaire, mais il serait étonnant qu'ils soient autorisés à dire autre chose que ce que souhaite l'État, et par là même la Chambre des Députés. Et le point de vue de M. Abbink se tient : la VSB accomplit une mission de service public, il y a donc peu de domaines qu'elle peut en réalité légiférer à sa guise.

Mais au-delà de ces luttes législatives, qui prendront du temps, une question est essentielle : quel serait l'impact d'une telle décision sur le confort de voyage des utilisateurs de la VSB ? Et plus important que cela : quel est leur avis ? Nous avons approché de nombreuses personnes dans diverses gares, et leur avis est partagé. Si l'on y voit égoïstement un prix trop élevé pour le service essentiel, fondamental, prodigué en gare, l'on y reconnaît également un choix logique et objectivement utile. « Tant que cela n'ouvre pas la boîte de Pandore, que 20 centimes ne deviennent pas 2 ducats et que l'on ne soit pas obligé de payer pour lire les tableaux d'affichage des horaires de train, c'est raisonnable, je dirais », indique un étudiant interrogé. « Et dans le pire des cas, il suffit d'acheter un billet de train pour avoir le même service sans avoir à débourser 20 centimes supplémentaires », complète son amie. D'autres, surtout des retraités, qui ne sont pourtant pas les plus fervents utilisateurs du réseau ferroviaire, n'ont pas manqué de s'énerver contre cette décision, en discutant le bien-fondé et n'hésitant pas à insulter la direction des gares.

En attendant qu'un vote soit organisé au Parlement, le Ministre des Transports grand-ducal, M. Hermanus Heijmans, a demandé à ce que la mesure soit, avant une hypothétique mise en place totale, testée dans certaines gares afin d'établir des statistiques tant sur l'utilité de la mesure que sur le ressenti des utilisateurs. De même, il a fait savoir à la Chambre des Députés et à la direction de la VSB qu'il soutiendrait le projet d'une mesure plus laxiste, où chaque gare peut choisir d'appliquer ou non la décision ainsi que le montant de la participation, avec toutefois un plafond fixé par concertation entre l'État et la VSB, pour éviter tout excès. Il ne fallut pas plus de trente minutes pour que le Directeur de la VSB, Thijmen Addens, s'exprime sur Texty : « La VSB est une entreprise indépendante de l'État accomplissant un service dans les conditions fixées par la loi. Rien ne légifère l'accès aux toilettes dans les gares. À la VSB les décisions qui la concernent. » Une déclaration qui montre une fois de plus l'opposition entre l'État et la compagnie, cette dernière n'ayant jamais accepté de réduire ses prérogatives ou souhaité coopérer plus que de raison avec les services ministériels. Et dans ce domaine, M. Addens est excellent, ce qui a sans aucun doute influé sur le choix de son profil pour diriger l'entreprise. Nul doute que tant qu'il sera à son poste, le gouvernement aura bien du mal à réguler les actions de l'unique compagnie ferroviaire ijndenlandaise.

L'Assemblée générale a également été l'occasion pour l'administration de présenter son bilan et d'énoncer ses objectifs pour l'avenir et l'orientation de la société. Et pour appuyer leur envie d'expansion et de coopération internationale, les administrateurs ont fait voter la proposition d'entrer en relation avec la Fritzie afin d'envisager une coopération étendue dans le domaine du transport ferroviaire. Approuvée, la résolution est longuement justifiée par les résultats du rapport publié par le think-tank Terrmelhora, qui préconise une reconstruction de l'Eindenland afin d'égaler, voire surpasser, la puissance économique du Tötternland. Un rapport épais qui aborde tous les aspects d'une telle hypothèse, mais met l'accent sur l'importance de la coopération économique afin de rapprocher les peuples. Un objectif que déclare pouvoir efficacement remplir la VSB, qui rappelle que deux pays dont la frontière commune est aussi poreuse que celle séparant deux régions sont bien plus aptes à communiquer et se mélanger, que l'objectif soit une union politique ou seulement un rapprochement économique et social. Une décision qui, elle aussi, a fait réagir nombre de députés et politiciens, qui s'inquiètent du contrôle réduit des frontières ijndenlandaises que cela représenterait. La VSB a annoncé avoir l'intention de publier un rapport sur le sujet précis d'une union ferroviaire, résultat d'une étude qu'elle mènera en lien avec Terrmelhora.


Wikke Drijmans,
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Message Publié : Jeu Nov 03, 2016 4:54 pm 
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09 juillet 2031


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À Vlijdebrucht, les sans-abris acceptent aussi les cartes bancaires


C'est une scène que l'on voit rarement dans une rue : un mendiant, emmitouflé dans des couvertures, au petit matin, qui tend d'un main vigoureuse un lecteur de cartes bancaires à un homme en costume, carte dans une main et attaché-case dans l'autre. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, non, ce n'est pas une mise en scène artistique ou une tentative de flashmob. Il y a depuis le 1er juillet 30 mendiants, dans les rues de la capitale noordfritzlandaise, qui acceptent les dons par carte de crédit.

« Nous avons fait le constat que les dons sont plus élevés et plus fréquents lorsque l'argent offert est abstrait. Nous avons pris le pari d'appliquer cette règle aux mendiants », explique Mme Jacobine van Aalst, la Présidente de Steunpilaar. Créée en 2029, cette fondation a pour objectif de prodiguer un soutien moral et physique aux mendiants de Vlijdebrucht. Si les activités de l'association étaient jusqu'alors limitées à des soupes populaires et quelques permanences d'aide juridique afin que les mendiants puissent, eux aussi, être des membres actifs et utiles à la société et à l'État de droit, ce 1er juillet a marqué la volonté de sa dirigeante de se démarquer et de « frapper fort », comme elle le raconte à un petit parterre de journalistes venus l'écouter présenter cette action.

C'est la première fois, en IJndenland, qu'une telle action est organisée. Mais ce n'est que la première étape, comme le précise Mme Van Aalst : « Pour cette première vague d'aide aux plus démunis, nous n'avons réuni suffisamment de subventions et donations privées que pour 30 lecteurs de cartes bancaires. Mais cela ne nous suffit pas, et j'ai déjà reçu plusieurs propositions de nouveaux généreux donateurs qui nous aideront à fournir davantage de sans-abris d'ici septembre. » Mais même cette très bonne nouvelle ne suffit pas à la quadragénaire, qui vise plus haut, mais n'hésite pas à s'accorder du temps afin de faire les choses « en douceur ». En effet, son objectif est bien plus important et ambitieux, comme l'explique Mme Katrijn Spijker, vice-présidente de l'œuvre de charité : « pour nous, ijndenlandais, la liberté de la presse est un droit fondamental. Ce n'est pas le cas dans tous les pays du monde, c'est pourquoi l'association Steunpilaar veut aider, à son niveau, à la protection de cette liberté. Nous pensons que la force de la liberté de la presse est la diversité des journaux. Et pour encourager cela, il faut que même des petits journaux, étudiants par exemple, qui n'ont pas la renommée de grands quotidiens comme “De Romeijnsendam Tijden” puissent être distribués à ceux qui le souhaitent, même s'ils ne sont pas acceptés dans les kiosques car ils ne rapporteraient pas assez. » Et pour mettre cela en application, Mme Spijker a pour projet de redonner une activité aux sans-abri qui sont équipés d'un lecteur de cartes bancaires, en leur faisant vendre ces petits journaux aux passants. Quant au prix des journaux, Mme Spijker a annoncé souhaiter que ce soient les passants qui décident du montant qu'ils donneront, sachant que les fonds récoltés seront réunis par Steunpilaar, puis redistribués également entre les participants à ce programme de réinsertion qui devrait, si les choses se passent au mieux, bénéficier d'une aide financière et d'un encadrement par l'État, ce qui serait « un honneur et une chance de mener ce projet au mieux », selon Mme Spijker.

Pour l'instant, ils sont donc 30 à avoir reçu un lecteur de cartes bancaires, mais celui-ci n'est pas un lecteur classique comme ceux que l'on peut trouver dans les commerces. Car avec celui-ci est fourni par Steunpilaar un smartphone. En effet, sa particularité est d'être un petit accessoire qui tient dans la main et que l'on branche sur la prise jack de son smartphone. Ce chiox de faire baisser le coût d'entretien du réseau bancaire nécessaire pour assurer un tel programme, mais aussi le prix de ces lecteurs. En effet, le lecteur Vierkant, innovation de la société ijndenlandaise éponyme, est cinq fois moins cher qu'un lecteur classique (50Þ au lieu de, en moyenne, 250Þ). Soucieuse de faire connaître son produit révolutionnaire, Vierkant a même offert 10 des lecteurs, et a toute confiance en l'action de Steunpilaar, comme le précise M. Hanke Achterberg, son fondateur : « Vierkant a pour objectif de faciliter toutes les transactions financières entre particuliers. Je suis fermement convaincu que cela peut aider les sans-abris et leur permettre de remettre un pied dans la vie active, les aider à se sortir de la spirale infernale dans laquelle ils sont pour la plupart plongés. Avec ces lecteurs et les activités de Steunpilaar et des autres œuvres de charité que Vierkant soutient avec ferveur, tous ces sans-abris auront la possibilité de se prendre en main et de se relever. J'y crois. »

Vierkant et les dons aux mendiants de rue par carte bancaire sont un pas de plus vers une société sans argent sonnant et trébuchant. Mais ce qui apparaît comme une utopie où les Hommes seraient libérés des contraintes monétaires et capitalistiques est en réalité surtout une de ces grandes questions auxquelles nous ne répondrons ni aisément ni rapidement, et qui ne seront, en fin de compte, jamais résolues. En attendant, il est bon de soutenir les actions comme celle de Steunpilaar, car même si ce n'est pas la solution à tout, il semble, au vu des « bons résultats » réunis en seulement quelques jours et annoncés par Mme Jacobine van Aalst, que cela puisse aider à améliorer la vie de ceux que la société oublie. Et si cela peut aider au maintien de l'État de droit par la liberté de la presse, qu'attend l'État pour soutenir de toute sa force ces initiatives?


Brecht Kuyper,
Journaliste.


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Message Publié : Dim Nov 20, 2016 8:29 pm 
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31 août 2031

Groenekerkedam candidate à l'organisation des JO d'Été 2032


Le Comité Olympique International (COI) vient d'ouvrir officiellement le dépôt des candidatures des villes pour l'organisation des Jeux Olympiques d'Été et d'Hiver 2032. Après plusieurs mois de consultations et négociations quant à la forme du dossier de candidature, le COI assure que les villes ont encore le temps de tout mettre en place, d'autant plus que, comme le rappelle le représentant ijndenlandais au Comité, M. Wilhelmus Beumers, les villes candidates potentielles ont déjà été contactées, et le dépôt du dossier n'est plus qu'une formalité. Un résumé des dossiers enregistrés sera rendu public d'ici le 31 décembre 2031, date à laquelle seront annoncées les candidatures qui retenues par le COI. En effet, bien que les Jeux Olympiques d'Hiver et d'Été se tiendront la même année, il n'est pas dit que les deux compétitions auront lieu à la même date et qu'elles seront organisées par la même ville.

En IJndenland, la ville de Groenekerkedam s'est déclarée candidate à l'organisation des JO d'Été. En effet, souhaitant rentabiliser la construction en 2028 d'un stade olympique en bordure de la capitale, le maire, M. Manfred Jaansing, a solennellement annoncé que les préparatifs et constructions supplémentaires étaient déjà en cours suite aux diverses communications avec le COI, et qu'il avait bon espoir que la candidature groenekerkedamoise, qui sera déposée dans les semaines à venir, obtienne un bon écho auprès du COI. « Cela permettra de relancer l'économie de la ville, de ranimer les quartiers oubliés, et d'insuffler aux groenekerkedamois et à tous les jeunes ijndenlandais les valeurs essentielles de don de soi et de persévérance », a-t-il ajouté, confiant que l'accueil des Jeux Olympiques donnera l'envie aux jeunes de se dépasser et de donner le meilleur d'eux-mêmes, que ce soit dans le sport ou dans leur vie quotidienne, leurs études, leur travail.

Pour la Ministre de la Culture et des Sports par délégation, Mme Roosje Specht, c'est une formidable opportunité non seulement pour la capitale, mais pour le pays tout entier. « Accueillir les Jeux Olympiques d'Été serait une très belle façon de faire connaître notre petit pays au monde entier et de relancer une diplomatie encore balbutiante », a-t-elle déclaré. L'IJndenland n'a pour l'instant de relations diplomatiques officielles qu'avec la Ligue Amarantine, et l'on peut donc se poser la question de l'écho d'une telle candidature et du soutien dont elle disposerait. « Le Vonalya et la Fédération des Îles-Unies ont demandé à rencontrer une délégation ijndenlandaise dans les semaines qui viennent, indique Mme Specht. Il ne me semblerait pas incohérent que l'Alfranie soit contactée afin de finaliser la vente du port de Groenekerkedam. D'autres États, comme la Fritzie, les États Fédérés d'Olgarie, le Montalvo ou New Haven & Eden font partie de ceux qui devront être rapidement contactés. » Mais malgré la bonne volonté des ministres par délégation, la situation d'absence de gouvernement reste un problème pour les États étrangers, qui ne sont pas sûrs de la valeur des rencontres diplomatiques passées avec Son Altesse Royale Willem IV ou d'anciens ministres qui continuent à gérer des ministères simplement parce qu'ils sont les derniers à avoir été en poste.

Ainsi, l'organisation des Jeux Olympiques sera peut-être un moyen pour tous les États du monde de voir que le pays fonctionne encore. Mais après avoir porté candidature, encore faut-il que le COI choisisse Groenekerkedam. Le vote des représentants au Comité sera sans aucun doute influencé – et c'est tout à fait normal – par ce qu'ils savent de l'IJndenland. Et, difficile de le nier, ce qui ressort majoritairement de l'IJndenland à l'international est l'absence d'un gouvernement. Un pays apparemment instable politiquement peut-il être l'hôte d'une édition des Jeux Olympiques ? Voilà la question à laquelle répondra le COI si Son Altesse Royale Willem IV reste silencieux et ne choisit personne pour succéder à M. Maximilian van de Leerhuis. « Si nous voulons que la candidature de Groenekerkedam soit choisie, indiquait M. Manfred Jaansing lors d'une conférence de presse, il faut que tous les acteurs politiques, économiques et sociaux du pays travaillent ensemble. Il doit exister une synergie qui permettra de montrer que le pays est uni, stable et ouvert. » Cela doit également s'appliquer à notre Grand-duc.


Teun Koemans,
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03 octobre 2031

Wendelin van Buiren nommé Président du Conseil


Mettant fin à un long silence de huit mois, Son Altesse Royale le Grand-duc Willem IV est sorti de son mutisme et s'est exprimé, hier, devant une foule de journalistes, sur le perron de sa résidence d'été, pour annoncer son choix. Sans surprise, il s'est tourné vers le parti au gouvernement et a choisi un de ses plus estimés responsables. Mais alors que tous étaient persuadés qu'il adouberait une fois de plus Maximilian van de Leerhuis, il lui a préféré un député n'ayant jamais eu de porte-feuille ministériel à sa charge. Les sondages étaient sympathiques avec M. van Buiren, mais sans toutefois le placer comme grand favori. Vu comme un homme capable sans être miraculeux ou visionnaire, il fut souvent qualifié de bon prétendant à un ministère, rarement davantage. Au-delà de vouloir faire mentir les sondages, Willem a sans aucun doute voulu montrer qu'il était le seul à pouvoir choisir le Président du Conseil, que sur cette question son choix était souverain, et que plus que des idées il avait été à la recherche d'un homme, d'une personnalité, voire peut-être même d'une façon de penser. Dans son allocution, Willem s'est contenté de clarifier la raison de la lenteur de son choix et les espoirs qu'il plaçait en M. van Buiren. « Choisir le chef d'une Nation n'est pas la chose la plus simple qu'il m'ait été donné de faire. J'ai tenté de choisir un homme bon, préoccupé par les besoins du peuple, et capable de faire la différence entre une décision bonne à court terme et une décision bonne pour tous, et notamment pour l'État de Droit, sur le long terme », a-t-il déclaré, les yeux rivés sur le prompteur. Devant cette description, il suffit d'avoir suivi les actions du Grand-duc pour s'apercevoir que la personne idéale aux yeux de Willem n'était autre que lui-même, à tout le moins celui qu'il pense et tente d'être. Si cela n'est jamais arrivé, certains juristes ne considèrent pas cela comme impossible. Selon M. Sjoerd Hoedemaeker, juge administratif à Grenzburg et spécialiste de la Constitution, « un grand-duc se nommant lui-même Président du Conseil contreviendrait à la coutume et serait sans doute très impopulaire, mais juridiquement rien ne l'en empêche. Les seuls informations que donne la Constitution à ce sujet sont que le Grand-duc doit nommer quelqu'un ayant déjà été au service de l'Été, soit politiquement, soit dans la Fonction Publique, et que cette personne doit avoir plus de trente ans. Certes, le Grand-duc délègue de manière permanente le pouvoir exécutif, mais s'ils se nomme en tant que personne et non en tant que Grand-duc, il pourrait occuper les deux fonctions en même temps. » Cela reste de la fiction juridique et politique, mais le cas demeure essentiel à traiter, puisqu'en l'état il y a un vide juridique au sommet de l'État, voire à la base de la stabilité de l'État de droit ijndenlandais.

En l'occurrence, Willem a choisi un député du NLP répondant très bien aux conditions établies par la Constitution : âgé de 51 ans, il reste jeune mais a tout de même derrière lui une belle carrière politique. De conseiller municipal à 20 ans, à la fin de ses quatre années d'étude du droit environnemental, il devint maire en 2006, puis député en 2018 pour la 1ère circonscription d'Aasseldam. Ministre du Respect de l'environnement en 2026, il retourna sur les bancs des députés de la majorité deux ans plus tard, au changement d'administration, pour devenir, au début de son quatrième mandat de députation, chef du Nieuwe liberale partij (NLP) à la Chambre des Députés. Maximilian van de Leerhuis, Président du Conseil de 2022 à 2030, lui a à plusieurs reprises reconnu des qualités de bon gestionnaire de projets : « Wendelin est un responsable qui aime déléguer, et qui sait choisir efficacement les personnes en fonction de la tâche. […] Plus qu'un homme fort et leader, c'est un homme qui sait organiser le travail et choisir de bons collaborateurs », précisait-il lors d'une interview au Romeijnsendam Tijden le 18 avril 2026, quelques jours après l'avoir choisi comme Ministre du Respect de l'environnement. À Aasseldam, dont il a été élu maire en 2006, on entend volontiers que M. van Buiren est une des personnalités historiques de la ville. Lors de son élection, il avait 26 ans, ce qui a fait de lui le plus jeune maire de la capitale d'un duché depuis l'instauration du Grand-duché. Tranchant radicalement avec les habitudes et conventions de ses prédécesseurs, Wendelin van Buiren inspire un air de renouveau sur la ville, qui se modernise et se relance économiquement. Par de grands chantiers urbains dans le centre-ville tout d'abord, puis dans d'autres quartiers, le jeune maire met en œuvre sa politique environnementale : les pistes cyclables fleurissent, de même que les parcs et espaces verts. Deux écoquartiers sont construits en bordure de la ville ; ceux-ci sont autonomes énergétiquement, puisqu'ils sont reliés à un champ d'éoliennes et de panneaux solaires, et les eaux usées sont traitées sur place grâce à la phytoépuration. Reconnus exemples d'occupation respectueuse de l'environnement par l'État en 2027, après quinze ans de bonne gestion par les occupants de ces écoquartiers et de résultats convaincants. Nombreux sont les aasseldamois qui sont heureux de voir l'enfant du pays s'élever si haut dans la hiérarchie institutionnelle. « M. van Buiren est né ici, il y a fait ses études et y a été élu. Il a fait beaucoup de choses pour notre ville et, en tant que député, beaucoup pour le Duché tout entier. Évidemment, on se sent à la fois humble et chauvin de savoir qu'il sera Président du Conseil pendant quatre ans », explique Aard, fleuriste.

S'il est très présent dans le domaine environnemental du fait de ses préférences personnelles, de ses études et de son expérience politique, il reste polyvalent. Ainsi, en réaction à l'annonce de son choix par le Grand-duc, il a publié un communiqué, dans lequel il annonce les objectifs principaux qu'il poursuivra pendant la première année de son mandat. En plus de relancer la diplomatie ijndenlandaise et soutenir la candidature groenekerkedamoise à l'organisation des Jeux Olympiques d'Été 2032, Wendelin van Buiren souhaite faire voter par le Parlement un plan de relance économique de l'archipel de Zuidzee à travers le tourisme, la culture, l'exploitation des ressources en hydrocarbures, la protection des pêcheurs locaux, et la facilitation du transport physique entre l'archipel et la métropole. « Les îles de l'archipel de Zuidzee sont des trésors de beauté, tant du fait de leurs paysages que de leur culture. Je veux m'engager à faire en sorte qu'ils ne soient plus des territoires oubliés mais de véritables Duchés, à égalité avec les Duchés métropolitains », écrit le nouveau Président du Conseil dans son communiqué. Ce dernier annonce également que Wendelin van Buiren souhaite étudier la question de la légalisation du cannabis, sujet écarté par les gouvernements précédents et gagnant en ampleur en même temps que le nombre de consommateurs réguliers augmente. En tant que député, M. van Buiren n'avait pas pris de position claire sur le sujet, entendant les arguments des deux parties sans plus. L'on peut donc s'attendre à une consultation ouverte à ce sujet, que ce soit en recueillant l'avis direct du peuple ou simplement en faisant appel à l'expertise de divers acteurs, lobbys et politiciens sur le sujet. Le nouveau Président du Conseil a également énoncé sa volonté d'améliorer le système scolaire pour le rendre plus moderne et être à la pointe de ce sujet dans le monde. Enfin, M. van Buiren décrit son désir de lancer de grands projets, que ce soit à l'initiative de l'État ou en encourageant les entreprises à le faire, comme la remise à niveau des réseaux de télécommunications et des infrastructures énergétiques.

Le communiqué ne comporte pas d'annonce concernant la critique que le Congrès national des Juifs d'IJndenland a formulée à l'égard de certaines administrations et collectivités territoriales, comme il ne précise rien quant aux responsables politiques qu'il sollicitera pour composer avec lui le Cabinet gouvernemental. Il ne serait pas étonnant que le choix de M. van Buiren soit relativement simple, donc que les ministres soient tous issus du NLP. Le nouveau Président du Conseil entrera en fonction le 7 octobre, après les cinq jours réglementaires, et il aura alors une semaine pour constituer son Cabinet et, ainsi, redonner vie au Palais du Gouvernement, quasiment inoccupé depuis que le Cabinet de M. van de Leerhuis est devenu un gouvernement par délégation. Auprès des militants NLP, on jubile, alors que les partisans du VAP (NDLR : Parti travailliste libre), principale opposition, qui espéraient une surprise, pestent. Les Ducs, comme le Président de la Chambre des Députés, M. Wessel Abbink, ont tous félicité le nouveau Président du Conseil pour sa nomination et l'ont invité à leur rendre formellement visite au plus tôt.

L'annonce fut très bien accueillie par les marchés financiers, qui se sont clos en hausse hier soir. M. van Buiren incarne la stabilité et la modération, ce qui rassure les investisseurs. Bien que ceux-ci pouvaient difficilement être mécontents du choix de Willem, puisqu'après une si longue absence de gouvernement officiel, avoir quelqu'un reprenant les choses en main ne peut être que positif. Certains sources auprès du Ministère des Affaires Étrangères évoquent la possibilité que certains États jusqu'ici réticents à discuter avec l'IJndenland s'ouvrent à la discussion en réponse à l'annonce du Grand-duc Willem. Wendelin van Buiren a également annoncé qu'il s'adresserait à tous les ijndenlandais lors d'une allocution télédiffusée le 9 octobre prochain.


Andries Hendrikx,
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Message Publié : Lun Jan 02, 2017 4:42 pm 
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6 janvier 2032

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Championnat national d'athlétisme : répétition générale pour Groenekerkedam


En prévision de l'éventuel accueil des Jeux Olympiques d'Été 2032, la municipalité de Groenekerkedam accueille, du 5 au 10 janvier, le championnat national d'athlétisme. Celui-ci comporte deux pendants : l'un est la compétition amateur, au cours de laquelle se rencontrent les meilleurs athlètes de chaque Duché ; l'autre est la compétition universitaire, qui voit s'affronter les étudiants pressentis pour devenir professionnels. Le maire de la ville, Manfred Jaansing, n'a pas caché souhaiter profiter de l'accueil de cette compétition pour tester les différents dispositifs envisagés au cas où Groenekerkedam accueillerait les Jeux Olympiques.

Alors que l'activité de la municipalité est depuis plusieurs mois presque exclusivement tournée vers la promotion de l'événement, alors même que les votes n'ont pas encore eu lieu au Comité Olympique International, il n'est pas étonnant de voir que la municipalité prend les choses très à cœur. Si la majorité du village olympique n'a pas encore été finalisé, les installations sportives, elles, sont déjà prêtes. Ainsi, le stade olympique van Veermelft, qui accueillera peut-être les épreuves d'athlétisme ainsi que certaines autres grandes épreuves, telles la finale du tournoi de rugby, est à l'image de ce qu'il sera en juin prochain. Pour ce premier jour du championnat, les spectateurs ne sont pas très nombreux. Pourtant, les organisateurs ne perdent pas espoir et persévèrent : la campagne d'affichage n'a pas marché autant que souhaité, mais la campagne sur Internet, à travers le compte Texty de la municipalité, se poursuit, et les analystes prévoient une croissance du nombre de spectateurs pour les trois derniers jours.

Mais le manque de spectateurs n'empêche pas la compétition d'avoir lieu, qui se déroule bien jusqu'ici. La grande majorité des sportifs et des équipes techniques se dit très heureuse des dispositifs mis en place pour les Jeux Olympiques. « Nous sommes bien mieux accompagnés que dans d'autres stades et d'autres villes, précise Koert van Nekken, entraîneur des coureurs de l'Université Sankt Josephien de Molendam. Le stade est grandiose, très bien équipé. L'ambiance y est bonne, et l'organisation est de qualité. » Une spécialiste du lancer du javelot, Miep Segers, confie, pour sa part, qu'elle est bien heureuse de la faible quantité de sponsors dont le nom est affiché dans le stade. « On a trop l'habitude de voir des publicités partout. C'est usant, à la fin. Ici, il y a bien sûr quelques grandes marques qui ont réussi à mettre leur nom, mais c'est bien mieux que dans un stade de football ou dans un pays comme la Britonnie. » En effet, hormis Klijd, leader du marché horloger en IJndenland, dont le logo est présent sur tous les chronomètres, et Van de Moer, qui gère la rediffusion des images sur les écrans géants dans et en dehors des installations sportives, rares sont les entreprises dont le logo est visible. Bien entendu, pour ne pas froisser les entreprises, la municipalité a mis en place un large panneau, sur ce qui sera le forum olympique, où sont inscrits les sponsors, leur logo et leur contribution. Mais le classement est alphabétique, et aucun nom n'est plus large qu'un autre. L'objectif, selon Mme Noortje Stefansen, adjointe au maire chargée des événements sportifs, est de « favoriser autant les grandes entreprises que les petites, qui ont elles aussi participé et sans lesquelles rien n'aurait été possible jusqu'ici. »


Hendrina de Groot,
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Message Publié : Dim Jan 08, 2017 2:20 am 
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22 janvier 2032

La Britonnie s'arroge les eaux internationales


L'Institut Mondial de la Culture et de la Science a révélé il y a peu, à l'issue de sa session à Vindurhiminn de décembre 2031, avoir refusé un dossier de candidature à l'inscription au Patrimoine Mondial de l'Humanité. Celui-ci, déposé par la Britonnie, cherchait à faire reconnaître et protéger l'épave du paquebot Galaktika. Construit à l'aube du XXe siècle en Britonnie, dans les chantiers navals de Pelfast, au Dalreudin, il n'avait jamais atteint les États-Fédérés d'Olgarie au terme de son voyage inaugural. Fleuron de l'industrie britonne, le Galaktika était censé montrer à tous le génie naval briton. Hélas, au cœur d'une nuit d'hiver, le paquebot, et ses 2 200 passagers ayant payé rubis sur l'ongle pour entrer dans l'histoire et faire partie du premier voyage d'un si imposant bâtiment, heurta un iceberg, qui éventra la coque du navire, le rendant subitement submersible. Bien que l'équipage fût dévoué, et parvint à faire évacuer environ 700 personnes malgré la panique et le manque de préparation et de matériel, ce furent plus de 1 500 personnes qui périrent dans les eaux glaciales du grand nord. En effet, l'épave, retrouvée en 1984 par des chercheurs britons et montalvéens et explorée quatre ans plus tard, se trouve dans les eaux internationales, entre le Libertalia et le Skogurjördin. Reconnu comme une des pires catastrophes maritimes de l'histoire, le naufrage du Galaktika fait aujourd'hui entièrement partie de l'imaginaire collectif briton, en raison du grand nombre de personnes ayant été de la famille d'un passager et du choc terrible que fut le récit de cette horrible nuit.

Plus d'un siècle après le naufrage, la Britonnie a donc décidé de présenter devant l'Institut Mondial de la Culture et de la Science ce qu'elle estime être son bien, et qu'elle souhaite faire reconnaître au Patrimoine Mondial de l'Humanité afin d'en faciliter la protection, mais aussi, sans aucun doute, que ses prétentions soient acceptées par la communauté internationale, au travers de cet institut reconnu de tous. En effet, dans ce dossier, les autorités britonnes précisent : « le site et un cercle d'un millier d'hectares de superficie autour sont la propriété directe de la couronne royale de Britonnie qui en fait le prêt pour une livre sterling symbolique au Ministère de la Culture et des Sports de Britonnie ». Au-delà de l'apparente générosité de la Couronne britonne, il faut remarquer que l'épave se trouve dans les eaux internationales, comme l'indique lui-même le dossier de candidature. Mais cela n'a pas empêché, semble-t-il, la monarchie de Lanfair de considérer l'endroit comme sien. Avant même de s'attarder sur le fait que ces eaux soient, comme leur nom l'indique, internationales, la question se pose de savoir de quel droit la Couronne britonne fut amenée à se considérer propriétaire de l'épave. Bien que le droit international ou son pendant coutumier ne soit pas totalement clair sur le devenir des épaves dans les eaux internationales, la Galaktika n'appartenait pas, lors de son appareillage, à la Couronne, mais à une entreprise privée, qui gérait des lignes maritimes. Il n'est pas très étonnant que ladite compagnie ait rapidement fait faillite après l'incident – qui souhaiterait monter sur la navire d'une compagnie qui n'a pas assuré la sécurité de ses anciens passagers ? Mais, à ce moment-ci, le Galaktika était déjà une épave, introuvable d'autant plus. La Couronne a-t-elle décidé de réquisitionner quelques débris et une superficie égale à un dixième de celle de Veenland ? Si c'est le cas, les britons prouvent qu'ils se contrefichent des normes internationales et du respect le plus élémentaire de leurs dispositions.

Pourquoi, dans ce cas, leur faire confiance sur d'autres sujets ? Un de leurs États associés au sein du Commonwealth des Nations, l'Aleka, encourage toujours la ségrégation raciale organisée, entretient ce système d'apartheid, et mène dans l'indifférence générale une guerre d'extermination en Kaskadia. Alors que certains États du nord de la Dytolie, selon les rumeurs, négocient l'établissement d'une coopération multilatérale dont la Britonnie serait partie, il est difficile d'envisager de véritables relations avec cet État, dont la secrétaire générale du principal parti d'opposition, après avoir remplacé le terme « ministre » de son vocabulaire et l'avoir remplacé par « sinistre », telle une enfant boudant de ne pas avoir le pouvoir, n'hésite pas à traiter les bonnes gens d'Arsois, d'Osthurie et de tous les pays catholiques de « consanguins en guenilles », cherche à opposer deux civilisations, l'une libéral-capitaliste, adélo-saxonne et protestante, l'autre catholique, sans préciser clairement quels sont les pays constituant l'une et l'autre.

Il est néanmoins important de remarquer que le fait que la Couronne britonne se soit arrogé le lieu, si cela est bien mal à propos en raison des conséquences juridiques, n'est pas forcément négatif. La Britonnie, par ce biais, a fait de l'épave un cimetière sous-marin dédié aux victimes, et l'a inscrit dans son patrimoine national en 1987. Un musée, dans la ville de Beltony, retrace l'histoire de ce géant des mers, et a pour objectif de sensibiliser la population, afin que plus jamais une telle tragédie ne se reproduise. Si la Britonnie ne s'était pas arrogé la propriété de ces fonds et avait considéré l'épave comme n'importe quel autre débris sous-marins, il est sûr que sa conservation aurait été bien plus difficile aujourd'hui. De plus, cela a permis d'installer un contrôle quant aux expéditions qui y sont faites et aux objets qui y sont prélevés, sans quoi le Galaktika aurait été bien vite pillé par des groupes avides des richesses s'y trouvant supposément. En cela, il faut reconnaître que la Britonnie n'a pas eu qu'une mauvaise idée ; et l'inscription du site au Patrimoine Mondial de l'Humanité aurait eu pour objectif de, justement, ne plus considérer que cette épave est seulement la propriété de la Britonnie, mais celle de l'Humanité toute entière. Hélas, les conséquences juridiques à cette décision de considérer un territoire si vaste aux alentours du bateau comme briton restent plus préoccupantes, surtout lorsque l'on sait que les gisements sous-marins sont nombreux de par le monde, et qu'un gisement découvert dans les parages serait, selon les britons, leur propriété légitime. Afin de conserver une certain notion d'ordre dans les relations entre les États, notamment quant au droit de la mer, il est nécessaire de faire respecter les règles élémentaires, et donc de ne reconnaître aucun droit à la Britonnie sur ces eaux. En cela, il faut saluer la décision de l'Institut Mondial pour la Culture et la Science.


Aleida Zuiderduin,
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Message Publié : Mar Jan 24, 2017 3:42 am 
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5 mars 2032

JO de Groenekerkedam : le programme se précise


Le 16 février dernier, les représentants nationaux au Comité Olympique International (COI) ont voté pour départager les candidats à l'organisation des Jeux Olympiques d'Été et d'Hiver 2032, et ont choisi les candidatures associées de Groenekerkedam et Vindurhiminn (Skogurjördin). Très vite, la quasi-totalité de la classe politique s'est réjouie de la nouvelle, ce qui correspond aux objectifs de la candidature groenekerkedamoise : unir les peuples, quelles que soient leurs confessions et opinions politiques, autour du sport, au moins l'espace de quelques semaines, cet été.

Quant à l'organisation de la compétition en elle-même, « les choses avancent », pour reprendre les mots de Manfred Jaansing, le maire de la capitale et porte-parole du projet. La compétition elle-même prend de plus en plus forme. Pour cette édition, le comité organisateur a souhaité créer des commissions afin de déterminer les règles de chaque discipline, afin qu'elles correspondent le plus possible aux spécificités de chaque discipline. Ainsi, et comme l'a annoncé hier le Comité Olympique Organisateur, si les compétitions masculines et féminines de rugby, football, volley-ball et la compétition féminine de hockey sur gazon prendront la forme d'une série de matches à élimination directe laquelle étant précédée de matches éliminatoires, les autres compétitions de sports collectifs débuteront par une phase de poules. Comme le veut la coutume, toutefois, les sportifs et équipes ijndenlandais seront dispensés de tout match éliminatoire, en tant qu'hôtes de la compétition.

M. Manfred Jaansing a également indiqué que le comité organisateur avait pris la décision d'installer plusieurs larges panneaux sur le village olympique afin de dispenser des informations sur certains sports plus culturellement marqués et moins connus. Ainsi, le public pourra, entre deux épreuves, s'informer quant à l'existence et à la pratique du rugby à XIII, du jeu de paume, de la sioule, du kofball, des boules carrées, mais aussi de l'ullamaliztli et de la boxe surinoise traditionnelle. De plus, un match de rugby à XIII de démonstration sera organisé durant les Jeux Olympiques afin de faire connaître cette version du rugby à XV au plus grand nombre. De même, un match d'ullamaliztli sera disputé. Le Comité Olymique Organisateur a annoncé être à la recherche de deux équipes de chacun de ces deux sports qui accepteraient de jouer afin de participer à l'ouverture sportive.

Les choses avancent également du côté de la construction. Le village olympique, comme annoncé lors du choix de l'entreprise de BTP, devrait être achevé et prêt à utilisation le 1er juin 2032. Ceci permettra de tester les installations et préparer la venue des athlètes et des spectateurs. L'ajout d'une tour au sommet de laquelle brûlera, dans une large flasque, la flamme olympique pendant toute la durée des Jeux devrait être achevé le 18 mars. Une première inauguration permettra aux curieux d'admirer le test de cette installation si symbolique des Jeux. La Flamme sera, comme il en est coutume, transportée par des athlètes et des personnalités, depuis l'Éphénie jusqu'en IJndenland. Environ 8 000 athlètes seront choisis par les pays traversés par la flamme pour organiser le relais du flambeau (dont le design sera celui-ci). Trois flammes, qui suivront trois trajets afin de traverser un maximum de pays, mais restant toutefois en Dytolie, seront donc allumées en Éphénie, lieu des premiers jeux olympiques, et portées à travers le continent.

Le premier trajet imaginé par le Comité Olympique Organisateur (COO) traversera le Montalvo, l'Amarantie, le Mérail, l'Arsois, l'Osthurie, Noraïa et la Britonnie. Le second, lui, passera par le Montalvo, puis par le Caskar, l'Occidente, la Posnanie, les Abrigs, et le Skogurjördin avant de parvenir à Groenekerkedam. La troisième flamme, enfin, sera relayée à travers le Thorval, l'Odensie et le Vonalya. Le COO a annoncé espérer que les différents pays traversés en profiteront pour mettre en avant leurs personnalités sportives les plus méritantes en avant et les récompenser en leur permettant de transporter, même sur un petit kilomètre, la flamme symbole de ces Jeux. En IJndenland, le dernier relai des trois flammes, le plus prestigieux, sera effectué par, respectivement, le Grand-duc Willem IV, la plus grande athlète ijndenlandaise handicapée, qui a sensibilisé le public aux compétitions handisport, Anna van Bergen, et l'instigateur du projet deux ans auparavant, qui l'aura porté à bout de bras jusqu'à ce que la candidature groenekerkedamoise soit retenue, Manfred Jaansing, Maire de Groenekerkedam. Les trois deniers coureurs allumeront en même temps la flasque.

Par ailleurs, chaque sportif ou équipe remportant une médaille d'or étant accompagné lors de la remise de la médaille par l'hymne de son pays, la question s'est posée de ce qui serait joué dans l'éventualité – ayons bon espoir ! – où un sportif ijndenlandais remporterait une épreuve. Le Grand-duché d'IJndenland n'ayant pas d'hymne national officiel, et après que le COO ait fait une demande officielle auprès du Grand-duc, il fut finalement décidé que l'hymne joué serait sans paroles, et consisterait en les deux premières strophes de Het Wilhelmus, l'hymne grand-ducal, qui est joué lors des rencontres diplomatiques et cérémonies officielles depuis le XVIe siècle, bien que ce ne fut pas toujours le Grand-duc qui accueillit les représentants étrangers.

Peu d'informations filtrent toutefois quant à la cérémonie d'ouverture officielle des Jeux Olympiques d'Été 2032 de Groenekerkedam. S'il est sûr – et peu étonnant – que le spectacle se déroulera dans l'enceinte du Stade olympique, le reste demeure très mystérieux. M. Manfred Jaansing a annoncé souhaiter que la cérémonie soit « grandiose et représentatif de la culture ijndenlandaise passée et présente », mais également, comme il l'a dit dans une autre entrevue, qu'elle mette en valeur les principes fondamentaux régissant les compétitions sportives, telles que le fairplay, la paix et l'égalité entre les peuples. « Divers et unis par le sport ! », a martelé, citant le slogan de ces Jeux, le maire de la capitale. Concernant la cérémonie de clôture, les informations sont plus restreintes encore. La seule chose dont l'on puisse être sûr est qu'un représentant skogurjördinois, dont le nom et l'importance restent encore inconnus, recevra la flamme, en prévision des Jeux Olympiques d'Hiver, qui auront lieu six mois plus tard, à Vindurhiminn.


Hendrina de Groot,
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