SimPolitique - Jeu de Simulation Politique

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Message Publié : Mar Jan 03, 2017 1:27 am 
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Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie et Comtesse d'Orveral.


10 Janvier 2032, aéroport de Narvarion.


C'était la première rencontre diplomatique de l'année pour la Comtesse d'Orveral, qui était contente de reprendre du service en cette année nouvelle. Même si finalement l'année précédente n'avait pas été tout à fait aussi productive diplomatiquement qu'elle ne l'avait espéré de prime abord, elle était restée une belle réussite globale, surtout par rapport à la situation précédente, et cela ne faisait que dynamiser Ingrid Parle-d'Or à prolonger l'élan pour 2032. De fait, la rencontre avec l'Odensie était des plus importantes, ne fut-ce que géographiquement parlant : c'était un des voisins les plus directs du pays, avec lequel il était indispensable, aux yeux des vonalyans, d'encrer une paix solide pour éviter de mauvaises surprises ultérieures. La proximité culturelle avec ce pays qui plongeait au moins une large partie de ses racines dans la culture scandinave était bien entendu un autre élément de poids, et l'un dans l'autre il convenait donc de faire de cette rencontre une réussite.

De fait, il y avait une fois une petite foule de gens de la capitale et de nobles divers qui étaient venus voir cette occasion historique, qui étaient venus saluer le retour des liens avec ces nouveaux cousins du sud, se répartissant de chaque côté du trajet qui mèneraient les visiteurs de la sortie de l'avion aux véhicules qui les emporteraient ensuite jusqu'au lieu de la rencontre. Il y avait néanmoins au centre un large corridor, où attendaient des personnages de marque, au premier rang desquels la Ministre de la Diplomatie, Ingrid XII Parle-d'Or, qui mènerait elle-même la rencontre. Elle était impatiente de voir arriver la délégation d'Odensie, impatiente de commencer cette rencontre et de pouvoir écrire un nouvelle page de l'histoire diplomatique du Vonalya en sécurisant les relations avec ce grand voisin et en offrant une nouvelle source de dynamisme pour les scènes économiques et culturelles vonalyannes.

Cela faisait de vastes enjeux, mais la Comtesse était néanmoins confiante, car elle était certaine que tout était réunis pour que la rencontre soit un succès. Et quand on lui annonça que l'avion était en approche dans cette froide journée de janvier, elle se contenta de se redressée un peu plus, après avoir vérifié sa tenue, attendant donc l'arrivée des dignitaires étrangers avec un sourire sur le visage et de la confiance dans les yeux, bien décidée à restaurer aujourd'hui une nouvelle amitié qui, elle en était certaine, profiterait longtemps à son pays...


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Message Publié : Mer Jan 04, 2017 7:38 pm 
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Le sommet, très tôt officialisé par les deux Chancelleries, avait été plutôt bien accueilli au sein de la classe politique odenßoise. La presse s’en était d’ailleurs faîte l’écho soulignant alors "la ferme intention du gouvernement conservateur de nouer des relations solides avec les nations baignées par la Mer Boréale" (Le Handlerszeitung). En réalité, la diplomatie avait toujours fait l’objet d’un consensus en Odensie et était étrangère à toutes considérations partisanes. Domaine privilégié du Gouverneur Général des Provinces-Unies, et de son homme de main, le Grand Chancelier, l'on commentait généralement peu, et l'on critiquait encore moins. Le Parlement se préoccupait d’ailleurs peu du sujet.

La vive réaction, suscitée par cette annonce, démontrait donc la grande importance qu’accordaient les Odenßois au maintien de bonnes relations avec le Royaume du Vonolya. Nul ne contestait en effet l’intérêt pour l’Odensie d’entretenir une entente cordiale avec son voisin du grand nord. Les liens culturels et économiques attestaient d’ailleurs de la relation particulière que les deux nations, mais plus encore les deux peuples, avaient sue entretenir au cours de leur histoire.

C’était donc une page nouvelle de ce vieux roman historique qui s’ouvrait sur le tarmac de l’aéroport de Narvarion en ce 10 janvier 2032. Pourtant aucun responsable de haut lieu n’avait commenté l’annonce (pas même un de ces hauts fonctionnaires du Händleramt [ndlr : Grande Chancellerie] d’ordinaire si prompts à étancher la soif des journalistes). Sur ce dossier, la diplomatie odenßoise se voulait plus pragmatique qu’à l’accoutumé. L’enjeu était de taille.

Dans l’appareil qui le menait en Vonolya, Konrad Lambrecht, le Gouverneur Général, se préparait à sa première rencontre d’envergure. Il avait, tout le temps du trajet, peaufiné les derniers détails d’une entrevue qu’il souhaitait aussi réussie que possible. Interrompu dans sa conservation avec son chef de cabinet par un conseiller qui lui annonçait l’atterrissage imminent, Konrad Lambrecht laissa de côté les préoccupations politiques nationales pour se concentrer à nouveau sur la rencontre à venir. Il réfléchissait déjà aux mots qu’il allait choisir. Le premier contact était toujours primordial.

La porte de l’avion s’ouvrit. Quelques minutes furent nécessaires avant que la silhouette du Gouverneur Général ne se présenta dans l’entrebâillement de la porte. Le froid le saisit alors immédiatement (et douloureusement) mais il n’affectait rien. Le climat de l’Odensie savait aussi parfois être rude. Vêtu d’un simple pardessus de laine noire, qui laissait apercevoir un élégant costume trois pièces gris foncé, rehaussé d’un nœud papillon, il passait volontiers pour un original. D’une cinquantaine d’années au moins, plutôt bien fait, mince à la taille élancée, il gardait encore quelque chose de sa jeunesse passée. Sa chevelure, d’un blond ambré et simplement structurée par une timide raie sur le côté droit, résistait aux bourrasques de l’hiver vonalyan.

Le regard vif, la démarché assurée, mais un peu lente, il précéda sa délégation saluant au passage, de larges sourires, les badauds venus assister à l’événement.


Citer :
Konrad Lambrecht
[Gouverneur Général des Provinces-Unies d’Odensie]


Mes hommages, votre Excellence ! C’est un honneur et un plaisir d’être reçu en Vonolya

[marquant une légère pause. Montrant de la main la foule]

Je reconnais dans cet accueil si chaleureux l’âme d’une nation bien hospitalière.


Konrad Lambrecht s’approcha alors légèrement d’Ingrid, se déganta, et lui sera délicatement la main. Jörgen Lehmann, à quelques pas derrière lui, comme l’exigeait le protocole odenßois, s’inclina légèrement pour saluer son interlocutrice.


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Message Publié : Jeu Jan 05, 2017 9:17 pm 
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Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie et Comtesse d'Orveral.


La rencontre était importante pour les deux parties, et c'était généralement dans ce genre de situation que l'on arrivait aux meilleurs accords, de ce qu'en avait vu la Ministre. Ce fut donc avec un sourire qu'elle rendit sa poignée de main à son invité, lui répondant dans sa propre langue.

Ingrid XII Parle-d'Or : « L'honneur et le plaisir sont notre, Excellence. C'est véritablement une joie de vous recevoir aujourd'hui pour restaurer les liens d'amitié entre nos peuples, pour bâtir une paix solide et durable autant que les fondations de partenariats qui feront la prospérité de nos deux nations. »

Toujours souriante, Parle-d'Or salua également le compagnon du Gouverneur Général, avant d'indiquer la voiture – à chevaux, bien entendu, ne fut-ce que pour une question de standing – qui attendait leur groupe, portant sur sa portière les deux drapeaux du Vonalya et de l'Odensie.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Je vous propose de rapidement prendre place dans la voiture, où nous pourrons mieux discuter. Je ne voudrais pas vous faire attraper froid dans le rude hivers vonalyan ! »


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Message Publié : Lun Jan 09, 2017 12:49 am 
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Le Gouverneur Général ne fut pas surpris d'entendre Ingrid XII Parle d'Or lui répondre en allemand si ce n'était qu'il s'attendait plus à l'usage du danois. Il avait eu vent de ses connaissances linguistiques, et plus particulièrement de sa parfaite maîtrise de la langue de Goethe. Aussi s'était-il passé de tout interprète afin que la conversation soit plus agréable et plus fluide. Lui-même maîtrisait les bases du vonalyan, assez proche du danois. Nul doute qu'elles lui seraient bien utiles si son homologue montrait quelques difficultés.

Citer :
Konrad Lambrecht
[Gouverneur Général des Provinces-Unies d’Odensie]


Je suis aussi certain que nos deux nations peuvent accomplir de belles choses ensemble!


Sur l'invitation de son hôte, Konrad Lambrecht pris position dans la voiture qui lui était indiquée. A peine s'était-il installé sur les confortables banquettes qu'une agréable chaleur le saisit. Climat plus propice à la discussion.

La voiture démarra lentement au trot de ces magnifiques pur-sangs. Ce trajet à cheval allait être l'occasion pour lui de découvrir ce pays qu'il connaissait peu. Tout juste avait-il à l'esprit certaines images d’Épinal alimentées par les quelques récits de poètes et romanciers odenßois, mais rien qui puisse lui donner une image fidèle et concrète du Vonalya. La proximité géographique, et culturelle, n'était pas toujours source de connaissance mutuelle. Après tout, l'histoire diplomatique et militaire regorge de ces récits de nations meurtries par les conflits et pourtant si proches.


Citer :
Konrad Lambrecht
[Gouverneur Général des Provinces-Unies d’Odensie]


Je me permets d'être honnête avec vous, votre Excellence, je n'ai jamais eu le plaisir de voyager au Vonalya. Aussi je ne connais votre pays qu'à travers des yeux d'Odenßois...Je désire bien naturellement en savoir un peu plus sur votre nation, sur votre peuple et sur sa manière d'appréhender le monde


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Message Publié : Lun Jan 09, 2017 11:26 am 
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Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie et Comtesse d'Orveral.


La Ministre avait remarqué qu'il faisait toujours bon, dans les rencontres avec l'étranger, adopter la langue la plus naturelle pour celui-ci, particulièrement si, de deux langues nationales, elle était la moins proche de la sienne propre. Apprendre les différentes langues scandinaves était facile à qui en avait une pour langue maternelle, cependant que parler l'allemand, par exemple, démontrait un intérêt plus grand et spécifique pour une culture en particulier. Quoiqu'il en soit, une fois le petit groupe installé, la Comtesse répondit aux propos de son invité avec un doux sourire.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Je dois vous avouer que moi-même je n'ai jamais visité votre pays non plus... un manquement qui prouve bien la nécessité de ranimer la flamme des relations entre nos deux peuples, relations touristiques comprises ! Je serai bien entendu heureuse de vous parler du Vonalya, cependant que vous aurez l'occasion d'en découvrir vous-mêmes une petite partie de vos yeux, si cela vous convient.

Comme vous le savez certainement, le Vonalya est une vieille nation scandinave, l'ancien cœur battant des âges héroïques de nos ancêtres vikings. C'est du Vonalya, dit-on, que partirent les impulsions menant aux grands mouvements de population vers le sud et l'ouest, notamment, qui marquèrent durablement le monde dytolien, et le monde au sens large, les vagues de guerrier et de colons qui peuplèrent les îles d'occident, comme le Skogurjördin, ou ceux, qui vous sont sans doute plus familiers qu'à moi, qui s'installèrent sur le littoral de la mer Boréale et de la mer des Crabes.

C'est l'avancée de la christianisation qui coupa durablement le monde viking en deux, mais là encore je ne vous apprend rien. Cependant que les scandinaves du continent se convertissaient à la foi chrétienne, ceux des îles, en majorité – quoique pas tous – restèrent fidèles aux anciens dieux, entraînant une cassure durable. Avec cet éloignement de nos cousins du sud, et la prise d'indépendance d'autres territoires qui, comme le Skogurjördin, s'organisèrent de leur côté pour résister eux-mêmes à la conversion, le Vonalya se retrouva réduit à sa plus simple expression. Nos ancêtres se tournèrent alors vers le nord, et bâtirent le royaume tel qu'il existe encore aujourd'hui.

Les vonalyans forment un peuple attaché à ses traditions, à ses racines. Nous portons nombre d'érudits, de savants, d'artistes, d'artisans, bref, autant de gens assoiffés de la quête de la beauté et du savoir. De fait, nous sommes fiers de notre culture, mais heureusement nous avons su garder la curiosité des autres peuples. Les vonalyans sont toujours très intéressés par la découverte culturelle de peuple qui ont des racines communes avec le nôtre – comme c'est votre cas – mais savent aussi s’intéresser aux partenaires plus exotiques, bien sûr.

Car plus que tout, notre peuple est resté un peuple de marins et de commerçants. Si je peux dire sans crainte que la soif de combat des anciens vikings s'est apaisée en nous, leurs instincts pour la navigation et le commerce, eux, est toujours bien présent ! Jadis, le Vonalya avait des comptoirs et des relations commerciales dans le monde entiers, aussi loin que dans le lointain Kaiyuan, à l'autre bout du monde pour ainsi dire, et nous aspirons à rebâtir aujourd'hui, à présent que les grandes crises sont passées, un réseau commercial et diplomatique à la hauteur de ce qu'il était jadis.

Mais excusez-moi, je parle, je parle... je ne voudrais pas vous assommer de paroles ! Ais-je répondu à votre curiosité, Excellence, ou avez-vous d'autres choses à me demander sur le peuple vonalyan et sur le royaume ? Je serai bien entendu ravie de vous répondre ! Et de votre côté dites-moi, pourriez-vous me parler de l'Odensie ? »


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Message Publié : Mer Jan 11, 2017 7:34 pm 
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Le Gouverneur Général écoutait attentivement son homologue décrire, avec un grand déploiement d’érudition, le récit de son peuple. Il lui semblait entendre, par moment, une histoire bien familière. De leurs ancêtres communs à leur culture marchande partagée, le Vonalya et l’Odensie avaient bien des raisons de tisser une relation privilégiée.


Citer :
Konrad Lambrecht
[Gouverneur Général des Provinces-Unies d’Odensie]


Rien qui ne puisse plus m’éclairer votre Excellence !

[Il prit quelques instants afin de réfléchir à la question de la Comtesse]

Comme vous l’avez si bien souligné, nous sommes les héritiers de cette histoire. Je ne vous apprends rien non plus, l’Odensie est née des grandes invasions vonalyanes et de l’assimilation de ces colons et guerriers aux populations germaniques autochtones.

De cette noble filiation nous avons su conserver le goût du commerce et de la navigation. Nos ancêtres auraient très bien pu céder aux sirènes de l’oisiveté, se contenter de cultiver leurs terres, suffisamment riches et fertiles pour subvenir à leurs besoins et ceux de leur descendance, et ainsi mener une vie humble et modeste dans ce cadre bucolique sans se soucier de l’Autre et du monde extérieur.

Au lieu de cela, c’est animés du désir de connaître et de découvrir, fidèles à la philosophie de leurs aïeuls, qu’ils sont partis à la conquête des océans pour bâtir, non pas un empire, ni même un royaume, car la puissance et l’asservissement des peuples ne les intéressaient pas, mais une fraternité commerçante. C’est ce qui constitue, je le pense, la facette essentielle de notre identité et le cœur de notre liturgie. En dignes héritiers des hanséates, nous cultivons cet idéal d’une paix par le commerce, là où bien des nations ont mené ou mènent une diplomatie par les armes. C’est, je le crois, de l’intérêt de tous les peuples de s’y consacrer et ainsi poser les bases d’une cohabitation pacifique.


[Le Gouverneur Général marqua une pause. Il semblait hésiter]

L’Odensie est souvent décrite à l’étranger, avec…un certain mépris, comme une nation de boutiquiers et de commerçants. Je considère que c’est un compliment, certes un peu réducteur. Entreprendre, négocier, échanger sont autant de qualités indissociables de notre mentalité. Et je vois dans l’ardeur laborieuse des Odenßois l’expression la plus directe de l’amour du prochain commandé par l’Evangile. Il faut savoir rester plus sage et humble à côtés de peuples qui, parfois, prétendent réincarner la sainteté ici-bas ou vivre dans la mystique du Christ berger !

J’ai toutefois le sentiment que l’Odensie ne saurait se résumer à cela. Nous ne sommes pas seulement un pays de culture commerçante. Nous comptons, et avons compté, parmi nos compatriotes beaucoup d’artistes et de savants qui ont su incarner l’élégance, le raffinement et…la beauté. Qui, vous me l’accorderez, est de loin l’une des conquêtes les plus âpres qui soit! [sourire]


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Message Publié : Jeu Jan 12, 2017 12:53 am 
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Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie et Comtesse d'Orveral.


Pour le coup, ce fut au tour de la Ministre d'être frappée par les concordances entre ce qu'avançait son interlocuteur et le Vonalya lui-même. Visiblement, les racines communes que l'Odensie tenait de son passé vikings n'étaient pas mortes sur le continent, loin de là, et cette découverte amena un sourire enjoué sur les lèvres de la Comtesse.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Hé bien, voilà qui nous fait beaucoup de points communs ! En dépit de nos régimes et de nos religions diverses, qui nous font sans doute vivre les choses selon un point de vue un peu différent, nous avons beaucoup de points communs, comme l'amour du voyage et du commerce, ou la recherche de la beauté ! Cela ne peut que promettre pour les partenariats que nous pourrons tissés sur les volets culturels et économiques, j'ai déjà hâte de pouvoir en discuter avec vous quand nous y viendrons.

Mais n'allons pas trop vite, bien sûr. Si vous le voulez bien, j'aurais encore une question. Comment votre pays voit-il la géopolitique simpomondiale ? Avez-vous déjà des ennemis, des alliés naturels ? C'est toujours intéressant de savoir comment un pays voit le jeu des nations avant de commencer à parler des accords proprement dits... »


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Message Publié : Dim Jan 15, 2017 3:56 pm 
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Konrad Lambrecht
[Gouverneur Général des Provinces-Unies d’Odensie]


Par principe, notre diplomatie se veut pragmatique et, surtout, étrangère aux préoccupations géostratégiques des grandes puissances régionales et internationales dès lors que celles-ci n’intéressent guère nos intérêts particuliers.

Comprenez bien, votre Excellence, que l’Odensie a su s’émanciper de la tutelle et de la menace de ses puissants voisins. Elle n’entend pas, aujourd’hui, acquiescer, ni même participer, aux actions de ses alliés sous ce seul prétexte. Aussi, nous tentons d’être plus réalistes et moins idéologiques dans notre manière de concevoir le monde. A ce titre l’Odensie n’a pas d’ennemis, ni d’alliés naturels. C’est une conception bien surannée de la politique étrangère que de diviser le monde en deux catégories selon un logiciel qui, historiquement, a démontré ses limites.

Cela ne signifie pas que l’Odensie entend pratiquer une diplomatie en retrait, ou uniquement recentrée sur ses seuls intérêts économiques et politiques. Nous avons au contraire une véritable ambition sur la Dyotilie et nous aspirons à jouer pleinement notre rôle dans le concert des nations. Sur ce point, je considère que le Royaume du Vonalya et le Grand-Duché d’IJndenland seront des partenaires privilégiés et de grande valeur.

La paix et la sécurité, préalable au développement, le développement du commerce et de l’intégration régionale sont des problématiques au cœur de notre nouvelle politique étrangère. Elles semblent faire consensus au sein de la classe politique odenßoise. Le désaccord semble plus se situer sur la manière de mettre en œuvre cette diplomatie nouvelle.


[Konrad Lambrecht fit une pause. Pour reprendre ses esprits semble-t-il]

Qu’en est-il de votre pays, votre Excellence ? Votre Royaume a une diplomatie très active. Celle-ci est-elle empreinte de considérations particulières?


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Message Publié : Dim Jan 15, 2017 9:26 pm 
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Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie et Comtesse d'Orveral.


La Ministre ne pu s'empêcher de se demander qui étaient les « puissants voisins » que pouvait redouter l'Odensie, mais elle n'en fit pas la remarque, car, globalement, elle approuvait ce qu'avançait son interlocuteur, une politique internationale raisonnable qu'elle ne pouvait que saluer. De fait, quand son invité lui retourna la question, ce fut avec le sourire qu'elle répondit.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Hé bien, le Vonalya, lui non plus, ne se considère pas comme doté d'ennemis pré-désignés. Nous sommes un peuple qui se soucie avant tout d'exploration et de commerce, de fait notre volonté n'est pas tant de nous imposer par la guerre que de nouer des relations avec des partenaires potentiels, et d'assurer la paix. Si nous sommes attaqués, nous répondons, bien entendu, et nous nous méfions quelque peu de ceux qui voudraient nous imposer leur culture ou leur religion, comme cela fut le cas aux périodes les plus difficiles de notre histoire, mais, cela mis à part, notre règle est celle de l'ouverture.

À cette fin, la politique diplomatique vonalyanne s'articule principalement autour de deux axes, différents et que certains jugent parfois antinomiques, mais pourtant complémentaires. Le premier, ma foi, est très proche de ce que vous venez de m'énoncer. Le Vonalya ne souhaite pas la guerre sur son sol, et une de nos priorités est donc de nous soucier de la paix régionale, si possible entre tous, sinon du moins vis-à-vis du Vonalya. Nous sommes convaincus que le meilleur moyen de solidifier cette paix sera de permettre le commerce et la prospérité dans l'aire de la Mer des Crabes et de la Mer Boréale, raison pour laquelle nous avons à cœur de tisser des relations diplomatiques et commerciales avec l'ensemble de nos voisins, et si possible à participer aux initiatives pouvant renforcer la paix ou les échanges au niveau régional.

Le second axe de notre politique étrangère est lui tourné vers l'extérieur. Je crois l'avoir mentionné, jadis, avant l'Hégémonie puis la crise qui suivit sa chute, le Vonalya avait des partenaires et parfois des relais ou comptoirs sur tout le globe, jusqu'au lointain Kaiyuan. Nous avons à cœur de reconstituer un réseau diplomatique et commercial aussi vaste qu'à cette époque, et si pour l'heure nos efforts extra-régionaux ont principalement portés leurs fruits dans le bassin céruléens, nous poussons petit à petit nos filets plus loin encore, avec l'ambition finale d'un réseau qui recouvrera l'ensemble du simpomonde et comptera des partenaires dans tous les coins du globe. Ce sera une longue entreprise, mais nous y sommes préparés. »


Parle-d'Or eut un sourire, en faisant une pause pour reprendre son souffle. Elle en profita pour jeter un œil au dehors, et pu voir que pendant leur discussion ils avaient déjà parcouru une bonne partie du chemin jusqu'au lieu de la discussion officielle proprement dites.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Ais-je répondu à votre curiosité sur notre diplomatie, Excellence ? Et tant que nous y sommes, avez-vous d'autres questions ? Le moment est idéal pour le faire avant que notre voiture n'arrive à destination, si tel est le cas. »


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Message Publié : Ven Jan 20, 2017 9:31 am 
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Le Gouverneur Général avait pu remarquer que les traits du visage de son interlocutrice s'étaient durcis à l'évocation des "puissants voisins" de l'Odensie. Elle semblait dubitative. Konrad Lambrecht n'estima pas nécessaire d'apporter une quelconque précision. Il espérait seulement que celle-ci avait compris qu'il faisait référence à l'Histoire de l'Odensie et aux raisons qui l'ont poussée à se fédérer en une nation libre et indépendante.

Citer :
Konrad Lambrecht
[Gouverneur Général des Provinces-Unies d’Odensie]


Je constate que nous partageons une doctrine commune dans la manière d'envisager nos relations extérieures. Je considère qu'il s'agit là d'un élément essentiel à la stabilité de la région.

[Konrad Lambrecht fit une pause. Il n'avait pas d'autres question à poser à la Comtesse. Il profita alors du moment pour offrir un témoignage de l'amitié des Odenßois aux Vonalyans]

Je n'ai aucune question à ajouter votre Excellence! Je désirai seulement, si vous me le permettez, vous offrir ce modeste présent au nom de l'amitié qui a toujours unie nos deux peuples!


Le Grand-chancelier, ministre des affaires étrangères, assis en face de la Comtesse, lui tendit alors une boîte en chêne vernis, vitrée sur la partie supérieure. Celle-ci contenait, dans un élégant écrin en soie de couleur pourpre, une réplique, en bois précieux, d'un Kogge, voilier de commerce odenßois qui fut utilisé pour les échanges entre les ports de la Ligue hanséatique et les nations voisines (notamment le Vonalya). Sur la coque on pouvait lire, en fines lettres d'or, "Brüns Vater&Sohn", prestigieuse maison d'artisan-sculpteur de bois de la ville d'Ebene.

Konrad Lambrecht avait souhaité offrir un présent modeste mais d'une portée symbolique. Le Kogge s'était alors naturellement imposé à son esprit d'autant qu'il possédait, lui-même, une collection de bateaux et voiliers en tout genre reproduits à la main. Pour des nations commerçantes comme le Vonolya et l'Odensie le symbole était puissant. Le Gouverneur-général entendait ainsi placer la relation commerciale et politique des deux pays sous d'heureux auspices comme ce fut le cas par le passé.


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Message Publié : Ven Jan 20, 2017 8:11 pm 
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Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie et Comtesse d'Orveral.


La Comtesse fut quelque peu surprise par le présent qui lui fut fait, néanmoins elle n'en montra rien. Au Vonalya, ce genre d'attention ne se faisait qu'entre monarques, parfois entre nobles lors de rencontres internes... mais néanmoins il était sans doute tout à fait logique qu'il en fut autrement en Odensie, où la noblesse n'était guère de mise. Du reste, le présent était magnifique, et un sourire s'afficha bien vite sur ses lèvres alors qu'elle acceptait celui-ci.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Je vous remercie de votre générosité, Excellence. C'est un magnifique présent qui, je l'espère, sera de bonne augure pour le reste de nos relations ! Ah, et voici justement que nous arrivons. »

En effet la voiture avait visiblement fini le trajet pendant la remise du cadeau, et elle s'arrêta après quelques instants, laissant ses éminents passagers sortir face au siège du gouvernement, sur la place qui se trouvait devant celui-ci. Il s'agissait d'un vaste bâtiment à deux étages, très allongé, construit en pierre dans un style sobre et digne, imprégné d'éléments typiquement scandinaves. Il portait des statues sur la façade, représentant les Douze Dieux du Vonatur, la religion officielle du Vonalya, qui avaient pour vocation de protéger l'édifice et d'éclairer les décisions prises en son sein. Il était magnifique, particulièrement sous la neige, et le petit groupe s'y dirigea rapidement, car le froid était toujours là et qu'Ingrid ne tenait pas à être responsable de la grippe d'un chef d'état en visite. La garde d'honneur de l'édifice les salua martialement et on leur ouvrit la puissante porte de bois sombre sculptée de scènes historiques glorieuses, rehaussées d'or, et ils purent entrer dans le hall d'entrée, déjà beaucoup mieux chauffé.

Avec un sourire, Ingrid invita ses invités à la suivre dans un couloir où des portraits d'anciens Rois et Reines, contemporains ou non, faisaient face aux fenêtres donnant sur les jardins arrières du siège du gouvernement – des jardins où la glace et la neige étaient des éléments-clés pensés dès l'origine – jusqu'à une vaste pièce où se tiendrait la rencontre, autour d'une table ronde de bois clair, à laquelle la Ministre invita ses interlocuteurs à prendre place avant de s'asseoir face à eux. Un serviteur vint s'enquérir des éventuelles demandes des odensois en boisson – froide ou chaude, alcoolisée ou non – et éventuellement en restauration avant qu'Ingrid ne reprenne.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Hé bien, nous voici mieux installer ! Je vous propose de commencer directement avec le classique volet diplomatique comprenant la reconnaissance mutuelle, la non-agression, la non-ingérence, et ainsi de suite... rien de bien original. À moins que vous ne voyez un élément particulier à aborder dans ce volet, Excellences ? »


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Message Publié : Dim Mars 05, 2017 10:20 am 
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Le Gouverneur Général avait suivi la diplomate dans le rude hiver vonalyan. Tout au long du chemin qui allait les mener jusqu'au lieu de rencontre, Konrad Lambrecht put admirer le raffinement architectural du Vonalya. Sa grande passion pour l’architecture le poussait à scruter les détails du palais du gouvernement, lieu emblématique du pays. A bien des égards, ils lui rappelèrent le style que l'on pouvait également admirer dans le nord de l'Odensie, dans la Province du Gotland. Mais les architectes vonalyans avaient su faire preuve d'une grande originalité qui donnait toute sa particularité au style scandinave.

Arrivé dans cette imposante pièce où trônait en son centre, sobre mais élégante, une table sculptée, de bois massif, le Gouverneur-Général, interpellé par un serviteur, demanda poliment une spécialité locale. La diplomatie s'exprimait aussi par les papilles.


Citer :
Konrad Lambrecht
[Gouverneur Général des Provinces-Unies d’Odensie]


Nous aimerions effectivement aborder un point supplémentaire si, bien entendu, celui-ci n'est pas abordé dans le traité. Nous souhaiterions évoquer la question de l'extradition de nos ressortissants.

Par principe, l'Odensie n'extrade pas ses ressortissants nationaux dès lors qu'ils sont sur son sol. A moins de vouloir créer une exception (dans certains cas limitativement et explicitement prévues tels les crimes politiques, crimes contre l'humanité, crimes de guerre, etc...) dans le cadre stricte de nos relations bilatérales, nous considérons la non-extradition de nos ressortissants comme un principe essentiel du droit international public odenßois.

Je propose donc, si vous me le permettez, que nos gouvernements se refusent à toute extradition de leur concitoyen dès lors que l'individu, objet de la demande, est un citoyen ou un protégé vonalyan ou odenßois.


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Message Publié : Mar Mars 07, 2017 1:06 pm 
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Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie et Comtesse d'Orveral.


Le siège du gouvernement sembla plaire aux dignitaires odensois, ce qui faisait toujours plaisir à constater pour la Ministre. La discussion, elle aussi, commença de façon satisfaisante, le Gouverneur Général ne soulevant aucune objection sur les points diplomatiques – mais il fallait bien dire qu'on en soulevait rarement. Néanmoins, comme cela arrivait parfois, il porta à la discussion un point que la vonalyanne aurait pour sa part abordé plus tardivement, en l'occurrence celui de l'extradition, et Parle-d'Or l'écouta donc avec attention, car une bonne diplomate devait savoir faire preuve de souplesse. Elle réfléchit donc quelques instants, puis lui répondit.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Pour tout dire nous voyons, au Vonalya, la question des extraditions liées à la justice, et nous avons coutume de l'aborder plus loin dans un point distinct. Mais je ne vois pas d'inconvénient à en discuter maintenant, après tout rien ne fige l'ordre des points que nous voyons ensemble !

Pour tout vous avouer, la politique vonalyanne est totalement opposée sur ce point. Nous considérons que la justice doit prévaloir et nous avons coutume de signer des accords réglant les cas d'extradition entre nous et nos partenaires. Nous ne pratiquons la non-extradition que vis-à-vis des pays dont nous ne sommes pas sûrs.

Néanmoins nous savons aussi nous adapter, et nous respectons la vision de chaque nation sur ce genre de questions. Voici ce que je vous propose donc comme accords, qui pourrait concilier nos deux visions.

Premièrement, le Vonalya s'engage à ne pas extrader d'odensois, sauf vers l'Odensie elle-même bien entendu, sauf dans le cas d'un crime de guerre majeur ou d'une crime contre l'humanité, comme vous l'évoquiez, à moins de recevoir l'autorisation express de votre gouvernement pour procéder à l'extradition.

Deuxièmement, l'Odensie s'engage à ne pas extrader de vonalyans, sauf vers les pays avec lesquels le Vonalya dispose d'accords d'extradition, ou vers le Vonalya lui-même, le tout avec les mêmes exceptions. Il ne serait guère logique, par exemple, que vous nous renvoyez un vonalyan qui a commis un crime au Thorval et a traversé la frontière pour que nous le renvoyons nous-mêmes au Thorval ensuite, il me semble !

Troisièmement, reste à régler le cas de vonalyans commettant des crimes sur le sol odensois et fuyant au Vonalya, et inversement. Comme je vous l'ai dis, nous sommes partisans de laisser les criminels être jugés et purger leur peine dans le pays où ils ont enfreint la loi, y compris s'il faut l'extrader après une fuite au pays... le tout bien sûr si la possibilité est garantie dans les deux sens.

Je vous propose donc deux solutions. Tout d'abord, nous pouvons convenir qu'au vu de l'amitié et de la confiance entre nos pays, nous pouvons faire confiance à la justice de l'autre, et utiliser nos accords habituels. Un odensois commettant un crime au Vonalya y serait donc jugé et y purgerait sa peine, et s'il tente de fuir en Odensie il sera extradé vers le Vonalya... et inversement dans le cas contraire.

L'autre solution, si votre principe s'applique même dans ce genre de cas, ce que nous comprendrions et respecterions le cas échéant, bien entendu, est de convenir qu'un odensois ayant commis un crime au Vonalya sera extradé en Odensie, ou y restera s'il a déjà fuit là-bas, à la condition qu'il soit alors jugé et qu'il purge sa peine en Odensie pour son crime commis au Vonalya... et inversement là encore, bien sûr. Nous pourrions aussi imaginer d'en rester à mi-chemin avec le jugement dans le pays du crime et l'emprisonnement dans le pays d'origine, si vous préférez.

Bref, je suis, et mon pays à travers moi, largement ouverte à la discussion, et n'hésitez pas à me proposer vos propres solutions si celles-ci vous semblent inadéquates, bien entendu ! L'important étant pour nous que la justice soit rendue pour les crimes commis chez nous, y compris quand c'est un étranger qui s'y livre et qu'il tente ensuite de fuir. »


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Message Publié : Mer Mars 08, 2017 11:01 pm 
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Alors que la diplomate vonalyane répondait aux suggestions soulevées par le Gouverneur-Général, un conseiller de la délégation odenßoise, jusque-là en retrait des discussions se rapprocha du chef d’État qui écoutait attentivement son interlocutrice. Il pouvait paraître malséant de sa part de se manifester ainsi mais la raison de cette subreptice et soudaine intervention semblait concerner le sujet abordé par les deux diplomates. Le jeune homme posa discrètement un papier près du Gouverneur sur lequel étaient annotés quelques mots que les deux autres interlocuteurs présents autour de la table ne pouvaient naturellement voir.

Tout en gardant une oreille attentive aux propos d’Ingrid, le Gouverneur-Général déplia très discrètement la note. Sur celle-ci apparaissait une petite écriture fine mais élégante que le chef d’État odenßois eut de prime abord beaucoup de mal à décrypter tant le jeune homme avait semble-t-il dû se dépêcher d’écrire. Après une brève tentative de déchiffrement, Konrad Lambrecht put interpréter le message suivant : "Vonalya – peine capitale autorisée – proposition n°3/solution 1 : inacceptable".

L’Odensie avait en effet aboli depuis bien longtemps déjà la peine de mort pour la remplacer, pour les crimes les plus abjects, par la perpétuité dite "réelle". Il apparaissait dès lors incompatible avec les principes du droit odenßois d’autoriser le jugement et l’exécution de la peine d’un ressortissant odenßois sur le sol vonalyan sauf à prendre le risque d’une telle sentence laquelle ne manquerait d'ailleurs pas d’avoir pour conséquence un incident diplomatique majeur. L’Odenßois ne pouvait imaginer non plus exiger de la Vonalyane une exception pour ses ressortissants nationaux. Il ne lui appartenait en effet pas de déterminer d’une part la politique pénale d’un État souverain, d’autre part d’influer sur sa législation et son échelle des peines. Aussi, comme le soulignait implicitement son conseiller, la seconde solution de la troisième proposition paraissait premièrement plus conforme au droit odenßois, secondement plus respectueux de la souveraineté vonalyane. Cette seconde solution avait néanmoins ses imperfections mais il fallait néanmoins composer avec. Ainsi, au risque de paraître intransigeant aux yeux des autorités vonalyanes, c’était bien cette seconde solution que le Gouverneur-Général allait privilégier.

Le contenu du message assimilé, Konrad Lambrecht prit quelques secondes de réflexion avant de répondre à son interlocutrice qui avait entre-temps terminé son intervention.


Citer :
Konrad Lambrecht
[Gouverneur Général des Provinces-Unies d’Odensie]


Nous ne voyons pas de raisons de nous opposer aux deux premières propositions qui apparaissent conformes aux principes et à la pratique judiciaire odenßois.

En ce qui concerne la troisième proposition, il me paraît plus opportun de privilégier la seconde solution dans son acception la plus stricte. Par conséquent, si l'extradition est refusée avec pour seule motif la nationalité, vonalyane ou odenßoise selon les scenarii, de la personne réclamée, la partie requise doit, sur dénonciation des faits commis sur le territoire de la partie requérante, soumettre l'affaire à ses autorités judiciaires compétentes pour l'exercice de l'action pénale si les faits sont, bien entendu, punis à la fois par les lois de la partie requérante et par les lois de la partie requise puisqu’il s’agit d’appliquer, cela va de soit, la législation pénale en vigueur dans nos États respectifs en appliquant la qualification adéquate.

Qu’en pensez-vous ?


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Message Publié : Mar Mars 14, 2017 9:08 pm 
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Inscription : Dim Août 02, 2015 6:58 am
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Ingrid XII Parle-d'Or, Ministre de la Diplomatie et Comtesse d'Orveral.


La diplomate vonalyanne était habituée à traiter ce genre de questions délicates, et savait que toutes sortes d'arrangements étaient parfois nécessaire. Elle ne s'offusqua donc pas devant le petit manège du Gouverneur Général. Pour tout dire, le Vonalya aurait aussi accepté une commuation automatique de toutes les peines capitales en "perpétuité réelle", quoique la perpétuité en elle-même existe aussi déjà dans le royaume, mais la Ministre, ignorante des tractations odensoises, n'en acquiesça pas moins à la proposition finalement choisie par son invité.

Ingrid XII Parle-d'Or : « Ma foi, si cette proposition est celle qui vous semble la plus acceptable, cela nous convient. Le Vonalya est habitué à être assez souple sur ce point, notre principale exigence étant la garantie de la justice, tout simplement. Même si ce genre de discussion est parfois compliquée et sans doute assez technique, cela a le mérite de mettre les choses au clair et d'éviter un possible incident diplomatique plus tard. Si cela vous convient, nous pouvons donc considéré ce point comme entendu.

Pour compléter le volet judiciaire, tant que nous y sommes et pour ne pas y revenir inutilement plus tard, je vous propose aussi de mettre en place des procédures de collaboration entre notre police, notre justice et nos gardes-côtes respectifs, de façon à faciliter les actions contre les criminels fuyards ou les trafics internationaux pouvant agir entre nos deux côtes ou dans nos deux pays... qu'en dites-vous ? »


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