SimPolitique - Jeu de Simulation Politique

Incarnez le dirigeant de votre propre nation. La limite est votre imagination !
Nous sommes actuellement le Lun Déc 18, 2017 2:49 am

Le fuseau horaire est UTC+1 heure




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 38 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1, 2, 3
Auteur Message
Message Publié : Mar Nov 28, 2017 10:33 pm 
Hors-ligne
Maitre de l'univers
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Dim Juin 13, 2010 8:35 am
Message(s) : 5997
Localisation : Janubia 27-28-30
Dynasties et diplomatie
Prison militaire de Sindabad
24/09/2034

Image

Le bruit métallique d'une clé dans une serrure sortit Madhup de la torpeur qu'induisait la chaleur tropicale et l'absence d'aération. Instinctivement, le journaliste se recula dans un coin, jambes et avant-bras prêts à défendre son visage et les parties molles de son anatomie. Les cinq derniers jours et les visites "amicales" successives des gardiens avaient fait naître quelques réflexes presque animal chez le jeune homme d’ordinaire jovial. Comme à chaque fois, par la lumière artificielle qui filtrait à travers les barreaux, deux hommes en uniformes entrèrent, leur odeur de sueur rance couvrant celle de l'air vicié où se mêlait d'ordinaire saleté et peur. Madhup ne daigna pas croiser leurs visages, moins par peur de représailles que parce qu'il était concentré sur les matraques que les deux soldats portaient à la ceinture.

Sergent :
"-Debout !!"

Oh non !! On la lui avait déjà faite, celle-là. Non. Non, il n'allait pas se lever uniquement pour se faire taper dessus et retourner au tapis le nez en sang. Madhup resta prostré en position défensive.

Sergent :
"-Debout !! T'es libre !!"

Libre ?

Sergent :
"-Mais putain, il écoute pas, ce chien !! Allez, bordel, bouge ton cul !!"

La matraque frappa le genoux puis la cuisse et les tibias. Si le coup était brutal, il était porté en aveugle, sans aucune précision, sans même intention de causer la moindre douleur : les gardiens se défoulaient simplement, usant et abusant de leur pouvoir en sachant très bien que personne, après un séjour ici, n'aura l'audace de porter plainte... de peur d'y être ramener. Ces attaques avaient un second bénéfice : si le détenu se protégeait, il ne pouvait pas frapper en retour. Et aussi inefficaces qu'étaient les coups, ils firent leur office : la poigne d'acier d'un des soldats se referma sur le cuir chevelu de Madhup et le traîna à travers la cellule, lui arrachant une pleine main de cheveux tout en l'envoyant voler dans le seau d'aisance dont le contenu souilla le malheureux. La chute fut arrêtée par les barreaux de la porte, auxquels Madhup agrippa pour se hisser sur ses deux pieds.

Sergent :
"-Chien d'Hindou !! Y'a que quand on leur met la tête dans leur merde qu'ils comprennent qui c'est l'patron, hein ? Aller !! En avant !!"

Ils marchèrent un long moment jusqu'à l'entrée, où un autre gardien tendit un sac en plastique à Madhup, ainsi qu'un formulaire et un bic.

Soldat :
"-Tes affaires. Tu signes là pour dire que tout y est."

Madhup
Journaliste
"-Je... Mais... Non, j'avais une montre en rentrant !! Une montre en or !! Un cadeau de mon père !!"

Soldat :
"-'vois pas d'quoi tu parles. Ne crois pas que t'es le premier à nous la faire, celle-là. Tu l'as mentionné sur le reçu quand t'as été accueilli ?"

Madhup
Journaliste
"-Le reçu ?"

Soldat :
"-Quoi ?!! T'as oublié de le remplir ?! Dommage !!"

Non, il n'avait pas "oublié" : quand il avait été "accueilli", Madhup n'avait pas eu l'occasion de signer le moindre reçu. Ou tout autre formulaire administratif.
On l'avait déshabillé, foutu sous une douche tiède puis il avait été "interrogé" pendant six heures avant d'être laissé nu toute la nuit dans sa cellule, avant d'être réveillé aux premières lueurs pour sa première "inspection surprise", laquelle lui avait valu une "punition disciplinaire" pour "tenue indécente". Le châtiment corporel était la norme au Mahajanubia et les prisons étaient rares. Sans surprise, l'idée de discipline ou de procédure y était complètement inconnue : les détenus n'étaient là que temporairement, le temps pour les princes de décider s'il fallait les tuer, les mutiler, les mettre en servitude ou les relâcher. À ce compte, Madhup s'en sortait bien : quelques hématomes, probablement aucune fracture ou commotion. Il n'avait pas subis de sévices sexuels. La perte de la montre de son père lui brisait le cœur mais au moins, il était en vie. Et il comptait le rester. Voilà pourquoi il signa le formulaire.

Quelques couloirs de plus et enfin, la lumière du soleil déclinant qui illuminait la cour intérieure. Au centre de celle-ci, plusieurs visages familiers attendaient en rangs serrés devant une bande de soldats en armes, dont l'un portait un bon paquet de décoration.


Sergent :
C'est le dernier, Altesse !!"

Devant ses hommes, Son Altesse Fauzan Bahadur, second fils du Nizam Abdhul Bahadur de Sindabad, chef de la sécurité intérieure de la Confédération des Principautés du Mahajanubia, offrit un hochement de tête approbateur au duo de gardiens. Son regard, masqué par d'épaisses lunettes de soleil, se posa ensuite sur une tablette électronique.

Image

Fauzan Bahadur
4ème Sahibzada de Sindabad
"-Voici cinq jours, vous avez été condamnés pour vos actes de subversion, un crime qui, en temps de guerre, est normalement puni par la peine de mort.
Toutefois, dans sa grande clémence, la Confédération ne vous a condamné qu'à un court séjour en prison.
Aussi déplaisant que fut celui-ci, il est espéré que vous en ayez tirer les leçons qui s'imposent en matière de patriotisme.

La Confédération reconnait que sa communication fut mauvaise mais ne reviendra pas sur le fond de l’affaire.
Elle rappelle que vous aviez été déjà avertis pour votre comportement contraire à la bonne tenue.

Dans quelques heures vous serez libres.
En préparation de cela, il vous sera accordé une douche fraiche, un repas chaud et une visite médicale qui attestera de vos bonnes conditions de détention.
Vous allez confirmer celles-ci à présent via cette déclaration commune. Ceci n'est pas une requête : ceux qui ne signe pas passeront la visite médicale à la morgue.
Lisez-la, signez-la et ne vous avisez pas de troubler d'avantage notre grande nation que vous ne l'avez déjà fait."


Nouveau hochement de tête vers ses sublaternes, lesquels arment la culasse de leurs armes.

Fauzan Bahadur
4ème Sahibzada de Sindabad
"-Sergent, je vous laisse la suite.
Escortez jusqu'à la salle des douches ceux qui auront signé."


Sergent :
Bien compris, Altesse.

Bon, alors... qui veut un crayon... et qui préfère du plomb ?"

_________________
---------------------------------------------------------------------------

Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


Haut
 Profil  
 
Message Publié : Jeu Nov 30, 2017 10:59 pm 
Hors-ligne
Maitre de l'univers
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Dim Juin 13, 2010 8:35 am
Message(s) : 5997
Localisation : Janubia 27-28-30
Pour le Commonwealth...
Aadheratkhe
31/09/2034


Image

Fin de la huitième semaine de formation pour la première vague de recrues des Bataillons Pan-Océaniques. Encore deux semaines d'exercices intensifs menant à l'évaluation finale de la formation de base au combat. Discipline, courages, capacités physiques, aptitudes au tir, à l'orientation sur carte, aux respects des procédures radios, à la conduite de véhicule, à l'entretien du matériel, à l'infiltration de nuit, aux tactiques de section et de peloton... Une procédure de sélection rigoureuse mais moins drastique qu'en temps de paix : sur quelques 150.000 candidats, seuls 100.000 seront retenus.
Ceux-là auront le privilège de recevoir une formation spécialisée d'infanterie motorisée.

Parmi eux, 10.000 candidats, choisis sur des critères politiques, sociaux, ethniques et religieux rejoindront la "division spéciale" destinée au front asymétrique d'Hachémanie. 8 bataillons, choisis parmi les plus loyaux, seraient stationnés dans les montagnes du Karmalistan, où ils formeraient la base de structure de recrutement et entrainement pour les forces de l'Amarat-e Eslami-ye Kormālestan. Ces mêmes forces qui rejoindraient les 8 autres bataillons chargés d'envahir l'Hachémanie et d'y organiser une révolution islamiste.
Le reste des recrues formerait une force de 150 bataillons à la disposition du Haut Commandement de l'Union Pan-Océanique. Une partie irait libéré et sécurisé l'Aleka. Une autre renforcerait la Britonnie, Skipper's Rock et tout autre territoire sensible, afin de contrer tout débarquement. Une autre encore se tiendrait prête à renforcer les Uhmaliens sitôt la maîtrise des cieux achevées au Txile. Cette vague humaine déferlerait d'ici quatre semaines à peine.

Ils seraient suivi dans les camps par 150.000 autres candidats, lesquels formeraient une deuxième vague de 100.000 hommes, prêts "au cas où".
Au cas où la guerre s'éterniserait.
Au cas où un des ex-membres de la Coalition briserait le cessez-le-feu.
Au cas où l'ELA réserverait des surprises.
Au cas où d'autres nations décideraient de profiter de la faiblesse de l'Union.
Au cas où Lanfair déciderait que la paix ne serait signée qu'avec la capitulation sans condition de tous ses ennemis.

Et si nécessaire, 150.000 autres candidats pouvaient suivre encore après pour 100.000 hommes de plus, gonflant l'armée du Mahajanubia à près de 400.000 soldats équipés et entraînés selon les standards modernes, dotés de camions et autres véhicules légers pour accroître leur mobilité et capacité logistique.
Payer pour tout cela serait un défi que le Mahajanubia espérait voir résolu avec la défaite des ennemis de l'Union. Dans le cas contraire, la Confédération devrait s'endetter lourdement pour une décennie entière.

_________________
---------------------------------------------------------------------------

Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


Haut
 Profil  
 
Message Publié : Lun Déc 04, 2017 7:14 pm 
Hors-ligne
Maitre de l'univers
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Dim Juin 13, 2010 8:35 am
Message(s) : 5997
Localisation : Janubia 27-28-30
Archives de la dynastie

De : Ibrahim Sanrakshak, Colonel
À l'attention de : Qaiser Bahadur, 1er Sahibzada de Sindabad
Date : 12/10/2033

Altesse,

Conformément à votre demande, vous trouverez ci-joint une analyse des coûts objectifs du conflit avec la Coalition de Lucifer, ceci du 01/08/2034 jusqu'au 10/10/2034.
Les dépenses sont atrocement élevées et sans une victoire rapide ou une source de finance extérieure, il est à craindre que nous ne puissions même entrer dans la phase "active" de cette guerre.
Cela est d'autant plus vrai qu'il ne s'agit que d'estimations et que certains projets n'ont pas encore un niveau de dépense finale connue.


[+] Dossier
Dépenses d'équipement : 3.550.000.000 $
Bataillons Pan-Océaniques : 2.200.000.000 $
Flotte Confédérée : 1.100.000.000 $
Bataillons d'artillerie missile : 250.000 $

Dépenses opérationnelles : 3.000.000.000 $

Pertes matérielles : 0 $

Recherche & Développement : 600.000.000 $
Projet "Ugly Package" : 200.000.000 $
Projet "Wrathful Faith" : (inconnu)
Projet "Scorpion" : 200.000.000 $
Projet "Privateer" : (inconnu)
Projet "Toxic Love" : 200.000.000 $

Dépenses d'infrastructures : 2.850.000.000 $


TOTAL : 10.000.000.000 $

_________________
---------------------------------------------------------------------------

Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


Haut
 Profil  
 
Message Publié : Lun Déc 04, 2017 10:10 pm 
Hors-ligne
Maitre de l'univers
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Dim Juin 13, 2010 8:35 am
Message(s) : 5997
Localisation : Janubia 27-28-30
Pour le Commonwealth...
Uddhlaahren
12/10/2034


Image

L'endroit avait un nom : "The Scrapyard". Un qualificatif plein de mépris venant des armateurs d'une centaine de nations qui avaient, au cours des décennies précédentes, pris pour habitude d'y envoyer mourir leurs navires en fin de vie, revendant les épaves rouillées pour une poignée de roupies ne valant même pas le prix du métal rongé par les bernacles : après tout, récupérer ce métal coûterait déjà bien assez cher aux désosseurs de Janubie. Ici, quelques trois cents familles avaient jusqu'à peu gagner leur vie en démontant les carcasses des béhémoths des mers, ôtant leur peau de métal, triant les alliages, découpant le tout en plaques d'une taille adaptée au transport, nettoyant l'ensemble avec des produits chimiques qui faisaient briller l'acier mais corrodaient la peau, les muscles, les os, les poumons et les yeux de ceux qui espéraient faire fortune dans ce cimetière des océans.

Puis la Guerre des Conteneurs avait débuté. Et le Mahajanubia était entré en guerre. Pour honorer leur serment envers leur Roi, les dynasties ne s'étaient pas ruées au combat comme l'avaient fait les chiens de l'Empire de Lucifer. Elles avaient fait l'inventaire de leurs greniers, de leurs ateliers, de leurs armes, de leurs trésors, de leurs terres et même de leurs sujets, sans doute la plus précieuse des ressources dans la grande croisade à venir. Elles n'avaient pas vu ce conflit comme une petite affaire qui se règlerait en une seule grande bataille sur les côtes de l'Aleka mais plutôt comme le début d'une vaste campagne destinée à réaffirmer au monde que la Britonnie, vue comme frèle, isolée et décadente, était encore la première puissance mondiale. Et même si sa marge de domination s'était réduite, elle pouvait encore imposer le respect à n'importe quel collection de nations de seconde catégorie.
Cette campagne serait longue et coûteuse... et nécessiterait de bons fondamentaux. Parmi ceux-ci, une flotte était indispensable. Le Mahajanubia avait déjà pris des mesures pour acquérir des navires de guerre et un savoir-faire en matière d'opérations navales. Mais il faudra plus. Beaucoup plus. Il faudrait des navires de transport pour pouvoir exporter l'immense effort martial de Janubie jusqu'aux côtes Lucifériennes.

Voici comment le "Scrapyard" se transformait peu à peu en "Shipyard", semaine après semaine, à mesure que les dynasties y implantaient d'avantage de bataillons patriotiques, ces petites armées d'ouvriers recrutés par la Confédération parmi les intouchables, les mendiants, les paysans sans terre, les serviteurs endettés, les criminels... bref, la lie de la société. Ces déchets humains, à présent en uniforme, armés de fer à souder et de dizaines d'autres outils, partaient à l'assaut des montagnes de rouille accumulées sur les côtes. Et dans quelques mois, à mesure que les aciéries et autres usines convertissaient le fer du Karmalistan en métal scintillant, les bataillons érigeraient de nouveaux vaisseaux qui iraient s'échouer sur les plages ennemies, vomissant leur flot de volontaires Janubiens avides de gagner une solde et une terre pour démarrer une nouvelle vie sous un soleil lointain. On leur avait promis les Cités d'Or du Txile, les Pyramides d'Hyptatie, les Palais de marbre de Posnanie, les harems d'Hachémanie et les femmes soumises d'Amarantie. Ils se doutaient qu'on leur mentait... mais un lopin de terre et quelques familles étrangères ruinées pour le travailler à leur place et les aider à fonder leurs dynasties, cela valait déjà la peine de risquer sa vie. Et pour ceux qui trouvaient cela trop dangereux, il y avait le "Scrapyard" et son travail honnête, à la sueur duquel on gagnait le gîte et le couvert, en plus d'un petit bas de laine en vue de se marier, de fonder un foyer et de revenir en héros chez ses parents. Une vie simple et heureuse dans la vaste Janubie.

Tous ces rêves, tous ces espoirs nés dans l'imagination des damnés de la terre, la volonté autoritaire des dynasties princières du Mahajanubia y donnerait vie.
Pour honorer leur serment à la Britonnie : Loyauté avant tout.

All Hail Britonnia !!

_________________
---------------------------------------------------------------------------

Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


Haut
 Profil  
 
Message Publié : Mer Déc 06, 2017 11:40 pm 
Hors-ligne
Maitre de l'univers
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Dim Juin 13, 2010 8:35 am
Message(s) : 5997
Localisation : Janubia 27-28-30
Pour le Commonwealth...
Pragakaraj
18/10/2034


Image

Trois mois de travail et la propulsion est encore loin d'être au point dans le projet de missile balistique. Cela n'empêche pas d'autres équipes d'ingénieurs de travailler sur d'autres sous-systèmes, comme celui servant au guidage du missile. Le "modèle", à savoir le missile de croisière "Skorpio" Alekan, est doté d'un système de guidage GOT (Go-Onto-Target) qui autorise un guidage actif, comme par exemple avec des pointeurs lasers depuis un avion, un hélicoptère, un char, une jeep ou même un simple soldat d'infanterie. Une fois la cible désignée et ses mouvements traqués, le missile se règle sur le signal, corrigeant sans cesse sa trajectoire par rapport aux instructions du pointeur, s'adaptant ainsi aux mouvements de la cible et autorisant une précision chirurgicale. De plus, cet incroyable missile complète son guidage avec divers senseurs et balises pour corriger ses propres référentiels via un lien satellite, un altimètre et même des senseurs de proximité pour éviter les collisions avec le relief, les bâtiments ou autre obstacle. Tout cela l'autorise à approcher de sa cible en volant à basse altitude, limitant sa propre signature radar et les possibilités d'interception, ne laissant pas l'opportunité aux batteries au sol d'obtenir une solution de tir avant que le missile ne disparaisse.

Et toute cette subtilité technique propre à donner des rêves humides aux ingénieurs Britons, le Mahajanubia décida de la jeter par la fenêtre.

Les ingénieurs Janubiens ne développaient pas un missile de croisière maniable et précis. Ils développaient un missile balistique de première génération. Les obstacles ne sont pas un soucis quand on arrive sur sa cible à la verticale. Les mouvements de la cible ne sont pas un soucis quand on transporte assez d'explosifs pour vaporiser la zone. Il en est de même pour le manque de précision. L'interception n'est pas un risque lorsqu'on a une vitesse terminale de 8 kilomètres par seconde.

Cela ne signifiait toutefois pas pour autant que le Mahajanubia pouvait se permettre de ne pas doter son missile d'un système de guidage minimal. Les ingénieurs optèrent donc pour un système GOLIS (Go-Onto-Location-in-Space), lequel fut conçu aussi simple, pratique et autonome que possible : un système de guidage inertiel par sphère. Sitôt lancé, le missile se guiderait tout seul jusqu'aux coordonnées préenregistrées de la cible. Bien entendu, cela ne serait pas aussi précis que les systèmes multifacètes redondants des entreprises Aleko-Britonnes. Et cela disqualifierait le missile contre les cibles mouvantes. Mais qu'importe : il s'agissait d'une preuve de concept visant à fournir une artillerie à longue portée pour passer outre les défenses et contre-batteries ennemies pour frapper de très vastes cibles : villes, usines, aérodromes, ports,...

_________________
---------------------------------------------------------------------------

Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


Haut
 Profil  
 
Message Publié : Sam Déc 09, 2017 8:54 pm 
Hors-ligne
Maitre de l'univers
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Dim Juin 13, 2010 8:35 am
Message(s) : 5997
Localisation : Janubia 27-28-30
Pour le Commonwealth...
Uddhlaahren
27/10/2034


Image

Un million de tonnes d'acier pour l'industrie militaire du Vryheid. C'est l'objectif annuel fixé par le Conseil de la Confédération du Mahajanubia pour l'année 2035. Et le pays s'y emploie : que ce soit en raffinant le minerai du Karmalistan ou en recyclant les carcasses de vieux navires dans le "Scrapyard" d'Uddhlaahren, plaques et rouleaux s'accumulent dans les entrepôts et seront fournies en masse à la République du Vryheid à un prix bas, réalisable par les entreprises privées du pays grâce aux subsides que leur attribuera le Conseil.
Un million de tonnes d'acier pour l'industrie militaire du Vryheid. Pour relever ce défi, le pays retrousse ses manches et s'active à bâtir de nouvelles aciéries. Quelques 30.000 ouvriers des bataillons patriotiques sont affectés à ce seul projet, comptant bien réduire les délais de construction en multipliant la main d'oeuvre et en décomposant les tâches et éléments pour faciliter un montage éclair... qui ouvrira la voie à l'érection de nouvelles usines.

Pendant ce temps, une autre production industrielle s'achève : dans 4 jours, les 150 premiers bataillons Pan-Océaniques seront disponibles pour déploiement au service de l'Union et de ses nations-soeurs. Leur formation et équipement n'est en rien une prouesse nationale mais bien la preuve que les mesures structurelles de mobilisation mises en place depuis 10 ans fonctionnent. Et n'est que la première d'une série de fournée humaine qui, au terme du conflit, devrait voir 300.000 hommes transformer de civils en soldats. Une marée de chair pour se coupler à une vague d'acier qui, ensemble, balayeront les côtes ennemies.

_________________
---------------------------------------------------------------------------

Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


Haut
 Profil  
 
Message Publié : Dim Déc 10, 2017 1:14 pm 
Hors-ligne
Maitre de l'univers
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Dim Juin 13, 2010 8:35 am
Message(s) : 5997
Localisation : Janubia 27-28-30
Archives de la dynastie

De : Ibrahim Sanrakshak, Colonel
À l'attention de : Qaiser Bahadur, 1er Sahibzada de Sindabad
Date : 31/10/2033

Altesse,

Suite à mes précédents rapports concernant les problèmes de recrutement. Une certaine désorganisation interne semble poindre de notre système d'incorporation des recrues. Mis en place voici plus d'une dizaine d'années, ce système ne connait ici que son premier véritable test et nombre d'améliorations doivent y être apportées si nous désirons poser ici les fondations pour une guerre de longue haleine contre les ex-membres de la Coalition Luciférienne mais aussi si nous désirons, lors de futurs conflits, pouvoir effectuer notre mobilisation avec d'avantage d'efficacité.

Je dois vous avouer que moi-même et nombre de mes collègues doutons de plus en plus de la capacité de l'Union à persévérer dans les combats. Le Nizam et vous-même pouvez bien entendu compter à ce stade sur le soutien entier et total de chacun de vos officiers, reconnaissant que nous sommes pour l'opportunité offerte à nous même, à nos pères et aux pères de nos pères pour les privilèges qui ont accompagnés nos familles dans leur défense de Sindabad et de la Confédération. Mais c'est précisément en raison de ce soutien et ma loyauté que je me dois de pointer la folie financière de ce conflit : les demandes logistiques que posent une guerre intercontinentale sont immenses et je doute que notre nation soit mentalement comme matériellement prête à en assumer le poids.

Ceci étant dit, vous trouverez ci-dessous des suggestions pour améliorer notre préparation :


[+] Dossier
Un problème de volume

Il semblerait que nos estimations initiales sur la capacité de notre système de formation à incorporer et transformer 150.000 recrues en soldats valables en seulement trois mois s'avère trop optimiste. Après examen attentif, les officiers de Britonnie en charge de réceptionner les premiers bataillons pan-océaniques ont commenté ainsi :

Citer :
"Vous ne pensez vraiment pas que pour former un soldat avec le maximum de savoir-faire, 14 semaines suffisent pour lui faire confiance ensuite ?
Mes supérieurs exigent une année de formation pour vos troupes.
Ce n'est pas seulement la formation du soldat ou son équipement qui fait sa qualité.
C'est aussi l'utilisation de l'équipement : un soldat du tiers-monde n'a pas la même valeur qu'un soldat dytolien, c'est évident !!"

Major Harry Os, État-Major des Forces Armées de Britonnie


Citer :
"Ce triste assortiment d'analphabètes faméliques et de vauriens n'est absolument pas digne d'être même considéré pour porter le titre de soldats de Sa Majesté. Leur discipline est imparfaite, leur compréhension des ordres est déficitaire, leur condition physique n'égale même pas celles d'adolescents Alekans et leur capacité de tir est à peine supérieure à celles des troupes de choc du Txile... c'est dire nulle !! Nous ne pouvons réceptionner cette commande : nous avions demander des soldats. Vous nous donnez de simples appelés !!"
Général Sébastien Roumi, État-Major des Forces Armées de Britonnie


Pour avoir discuter avec lui, je peux affirmer que le Général Sébastien Roumi est con comme une brique et complètement ignorant des affaires militaires pratiques. L'homme est sans doute brillant dans son domaine mais doit probablement sa position à de longues études théoriques et à des connexions sociales d'avantage qu'à la moindre compétence en matière de commandement. Les arguments du Major Harry Os sont plus pertinents même si on y sent une pointe de racisme ou, au moins de chauvinisme pro-dytolien.

Indépendamment de leurs qualifications, les Britonniques sont nos clients. Et selon leurs recommandations, une durée de formation au moins quatre fois supérieure semble nécessaire .
Les raisons pour cette durée extravagante n'ont pas été détaillée à ce jour mais trois pistes sont considérées :

(1) Nous avons mal former toute notre armée ces vingt dernières années

Avec l'incorporation initiale de 10.000 recrues et l'incorporation finale de 5.000 soldats par an tant dans les brigades confédérées que dans les unités princières, les forces armées du Mahajanubia pourrait maintenir un effectif total de 100.000 hommes sans soucis, même en comptant les départs pour cause de démissions, décès, licenciements ou mise à la pension. Nous pourrions même en théorie arriver jusqu'à 200.000 hommes au bout d'une vingtaine d'années si nous relaxions légèrement nos critères de sélection actuellement drastiques.
Notre personnel d'instruction représente quelques 3000 hommes et femmes dédiés à la seule formation des recrues et au perfectionnement de nos soldats. Un effectif suffisant à garantir un ratio de 1 instructeur pour 31 soldats et 4 recrues, soit une capacité généreuse qui, en temps de paix, est la garantie d'une formation de qualité.

C'était toutefois notre assomption jusqu'ici. La pratique pourrait en fait montrer que nos soldats, malgré nos critères de sélections strictes, ne connaissaient rien au métier des armes en sortant de leur formation de base et pouvaient à peine fonctionner comme soldats en achevant leur formation spécialisée. Le gros de leurs compétences professionnelles furent acquises sur le tas, au sein de leurs unités actives. Et les structures de formation, au-delà d'une sympathique introduction, ne furent en fait qu'une dépense inutile en hommes et matériel. Ceci depuis déjà une vingtaine d'années. Sans que personne ne pose de questions car aucune situation de combat conventionnel n'a eu lieu pour mesurer le niveau d'incompétence des nouveaux soldats.

Si cette piste s'avère correct, cela posera aussi un soucis bien plus grave dans le futur : si nous voulons maintenir la qualité de notre armée professionnelle, il faudra rallonger les cycles de formation, ce qui voudra dire que nos structures de formation actuelles traiteront un nombre inférieur de recrues par an, ce qui aura pour effet à terme de réduire les effectifs des forces armées, ce qui forcera à mettre en sommeil certaines unités, faute de personnel. La solution sera donc d’accroître la taille de nos structures de formation pour accroître le nombre de soldats qui pourront être formés simultanément.

(2) Nous avons surestimé la valeur de l'expérience des parrains dans l'encadrement des recrues

Le rappel des anciens candidats soldats non-retenus à l'issue de leur formation de base a permis d'obtenir près de 50.000 assistant-instructeurs pour parrainer nos 150.000 recrues. Il était espéré que ces "parrains", en faisant le cycle d'entrainement au côté des recrues, pourraient offrir une attention particulière à chaque futur soldat et lui impartir une expérience pratique acquise lors de leur propre formation. Cela offrait un ratio instructeur / recrues de 1:3, similaire à celui pratiqué dans notre processus d'incorporation en temps de paix. Avoir un instructeur pour chaque trois recrues est un luxe en temps de paix. Pouvoir offrir ce luxe en temps de guerre, même si la qualité de l'instructeur est inférieure, nous a semblé une précaution suffisante à garantir une formation de qualité.

Cela s'avère à présent faux mais pas sans avantage : nous avons à présent 50.000 assistant-instructeurs qui viennent de refaire leur formation de base et sont prêts à la refaire dans une meilleure condition physique et avec des souvenirs clairs et précis quant aux procédures militaires. La prochaine vague de recrues devrait donc être de qualité largement supérieure. Mieux encore : nous avons effectivement aussi 150.000 recrues ayant la même expérience que ces assistants-instructeurs... et donc potentiellement 200.000 assistants-instructeurs. Avec un ratio de 4:3 au lieu de 1:3, l'encadrement des 100.000 prochains volontaires sera garanties.

Au mieux, ces trois derniers mois nous ont permis d'augmenter notre capacité de formation de base, ce qui nous fera gagner du temps dans le futur. Nos brigades mécanisées, déjà formées par des années d'expérience, pourront servir à accroître notre capacité de formation spécialisée, d'autant que celle-ci est, pour les fantassins des bataillons pan-océaniques, assez limitée. Le problème futur sera d'avantage de trouver des volontaires mais nous pourrons compter sur nos voisins d'Horbarash pour cela ainsi que sur plusieurs politiciens du Karmalistan, voir même ratisser les bidons-villes et campagnes de l'Oyestarna.

Au pire, ces "assistants-instructeurs", après trois mois supplémentaires de formation de base, seront aptes à être de vrais soldats. Nous devrons toutefois mettre en place des structures de formation plus vaste, conclusion qui rejoint donc celle de la première hypothèse : si le temps de formation d'une recrue est plus long que prévu, augmentons simplement le nombre de recrues et donc d'instructeurs.

(3) Les officiers britonniques ont tord

Le seul moyen de vérifier cette hypothèse est la pratique.
Je propose d'envoyer immédiatement un bataillon pan-océanique sur le front du Txile, à titre de test.
Le comportement des soldats nous dira si nous avons trop hâter le processus ou pas. Dans l'intervalle, les 149.400 autres recrues seront temporairement promues au niveau d'assistant-instructeurs et feront un nouveau cycle de trois mois au côté des 150.000 recrues suivantes. Au terme de celui-ci, nous serons début Janvier 2035 et nous aurons les résultats du bataillon de test.

Si les résultats sont favorables, la durée d'entrainement restera de trois mois et les recrues ayant déjà reçu un cycle ou plus seront promus comme bataillons pan-océaniques et envoyer au front. Cela représentera à ce stade quelques 299.400 recrues, dont nous pourrons sélectionnés les 199.400 meilleurs, renvoyer les 50.000 les plus inaptes et garder les 50.000 autres comme assistant-instructeurs pour un nouveau cycle aux côtés des 50.000 assistant-instructeurs initiaux et des 150.000 recrues de la troisième vagues. Nous déciderons également, selon l'évolution du conflit, si de nouvelles recrues sont nécessaires. Nous aurons trois mois pour en trouver.

Si les résultats sont défavorables, la durée d'entrainement passera à douze mois, dont beaucoup de temps sous forme d'unités jumelles au sein des brigades mécanisées et bataillons princiers existants. La seule exception seront les 10.000 soldats réservés pour le projet "Wrathful Faith" qui, ayant reçu une formation suffisante à former et commander les djihadistes de l'Amarat-e Eslami-ye Kormālestan pour leur potentielle mission en Hachémanie ou, dans le cas où le Royaume d'Hachémanie aurait signé la paix, pour leur mission au Karmalistan lui-même, en vue de sécuriser s'assurer de la stabilité d'un gouvernement amical à l'Union Pan-Océanique.

Note additionnelle :

Si les temps de formation de l'élément humain de notre machine de guerre sont rallongés, cela n'aura pas d'influence sur les cadences de production d'équipement. Le ratio heures de production / recrue augmentera sensiblement, permettant donc de donner d'avantage d'équipement à chaque soldat. Nous pourrons donc introduire, en plus de bataillons motorisés, plusieurs bataillons mécanisés et même sans doute de l'artillerie mobile, de l'artillerie anti-aérienne et de l'artillerie missile.

Chaque hypothèse pointe vers une même solution : accroître la taille (et donc la capacité) de la structure de formation.

Les retards de l'arrivée des renforts terrestres sur le front du Txile ne sont pas un problème à ce stade-ci : la bataille se joue encore sur la mer et dans les airs. Un débarquement du Txile face à la masse d'artillerie et de DCA déjà accumulée sur l'île serait un échec même avec le nombre de troupes actuelles SI la flotte Uhmalienne est renforcée rapidement. En fait, retarder l'offensive continentale du Txile serait même une bonne chose si ce délai nous permet d'acheminer d'avantage de matériel lourd sur place en attendant cette offensive.

_________________
---------------------------------------------------------------------------

Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse; si, selon les paroles que nous avons vues avec regret échapper à la plume de M. de Lamartine, « l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples »,et qu’il échoue; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ?
Frédéric Bastiat, La loi


Haut
 Profil  
 
Message Publié : Dim Déc 10, 2017 6:36 pm 
Hors-ligne
Maitre de l'univers
Avatar de l’utilisateur

Inscription : Sam Oct 16, 2010 10:55 pm
Message(s) : 6220
Message édité par la modération (balises spoiler) + suppression d'icône troll

[+] +
Dynasties et diplomatie
Palais du Nizam
31/10/2034


Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Entrez !! »

Qaiser Bahadur acheva de signer son approbation pour un dossier autorisant d’autres crédits pour le projet « Wrathful Faith ». Le Maulana Asaduddin Khalida Zia, chef des Auxiliaires militaires musulmans et principal contact avec l’Amarat-e Eslami-ye Kormālestan, n’avait pas apprécié qu’on lui dise que ses nouvelles recrues devraient encore attendre un peu. Qaiser non plus n’avait pas apprécié mais il n’avait pas choix :
Envoyer des mahajanubiens mal formés au front contre les commandos du Txile était acceptable au vu de l’impossibilité du Txile de remplacer ses pertes comparées à l’Union Pan-Océanique. À terme, même si 3 soldats mahajanubiens devaient mourir pour chaque soldat Txilien, cela resterait un échange acceptable car le Txile serait à court de soldats bien avant l’Union Pan-Océanique. Et dans la foulée, le Mahajanubia se débarrasserait de la lie de sa population : des gens pauvres, analphabètes, peu qualifiés et généralement avec un passé de délinquants, fut-ce pour dette impayée.
Envoyer les mêmes mahajanubiens comme « formateurs » auprès d’un possible futur allié serait vu comme une insulte par ce dernier. Inacceptable donc.

En cela, le prince pouvait remercier le colonel Ibrahim Sanrakshak pour son rapport : sans l’information, une énorme complication diplomatique aurait pu suivre. Mais cela n’empêchait pas que Qaiser devait châtier l’officier pour ses initiatives louables mais néanmoins désagréables. D’où sa présence sur le pas de porte du bureau de Qaiser.


Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Vous désiriez me voir, Altesse ? »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Oui. Colonel. Fermez la porte et asseyez-vous. J’ai lu votre rapport. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Lequel ? J’en suis à mon troisième depuis ce matin et… »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Vous savez bien lequel. Celui où vous sous-entendez que notre système de formation ne fonctionne pas. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Ah oui !! Alors, qu’allons-nous faire à ce sujet ? J’ai préparé les papiers nécessaires pour les ordres de mission du 77ème Bataillon Pan-Océanique. En utilisant les avions cargos mis à notre disposition par le Dosalhi, ces hommes et leur matériel peuvent arriver en Uhmali d’ici 24 heures. De là, ils attendront le convoi faisant la liaison avec le Txile et… »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -En temps et en heure, colonel. Le 77ème bataillon ne sera pas le seul à partir. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Je ne comprends pas. »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Vos recommandations ont été entendues mais elles sont superflues. Nos soldats partiront pour le Txile sitôt que la flotte du Txile sera éliminée. Nous poursuivrons leur formation au cas où cette élimination prendrait plus de temps que prévu mais il n’est pas question de reporter leur déploiement d’avantage que nécessaire. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Mais, Altesse, les britonniens ne veulent pas de soldats sous-entrainés. Et nous condamnerons ces jeunes gens à la mort s’ils ne savent pas se servir de leur équipement. »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Nous pouvons nous autoriser ces morts. L’ennemi, lui, ne peut pas se permettre celles qui lui seront infligées. C’est une considération stratégique. Je n’attends pas que vous compreniez, colonel. Et ce n’est pas pour vous expliquez que je vous ai fait venir. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Qu’attendez-vous de moi, Altesse ? »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Votre rapport. Vous allez l’amender. Notre système de recrutement et de formation fonctionne impeccablement bien. Le public ne doit pas douter de la capacité de nos armées et du fait que tout est mis en œuvre pour ramener nos hommes vivants. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Mettre actuellement tout en œuvre contribuera à convaincre le public bien plus efficacement. Essayons de travailler ensemble au lieu de chercher des manières de contourner une réalité inconfortable. »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -C’est une bonne attitude et celle qu'on devrait généralement avoir. Donc vous allez travailler avec moi et changer le contenu de ce rapport afin qu’il ne fasse pas de vagues non-nécessaires. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Je ne peux pas, Altesse… c’est… je vous le dis, ce serait une terrible erreur à long terme que de ne pas identifier la source des problèmes et de les corriger sur le fond de leurs causes. Et à plus court terme, envoyer des soldats mal préparés ne causera que du tort à l’effort de guerre. Cela peut paraitre une nécessité aujourd’hui, vu la situation au Txile, mais mettre des rustines pour résoudre un problème structurel ne peut être que contre-productif. »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Laissez-moi m’inquiéter de cela. Dans l’immédiat, vous avez vos ordres. Obéissez. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Mais c’est de la folie !! »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Me traiteriez-vous de fou, colonel ? »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Non, non bien entendu, Altesse !! Nous nous connaissons bien enfin !! Je ne me permettrai jamais. Je suis loyal et obéissant à la dynastie Bahadur et à la Confédération. Mais comme dit dans mon rapport, c’est justement cette loyauté qui me pousse à vous soumettre des critiques ouvertes.
Je comprends que vous ayez un agenda politique indépendant de celui de la Confédération. Mais en tant que chef d’état-major, vous n’avez pas le choix :
Soit vous êtes un chef d’état-major compétent qui est à l’écoute de ses subordonnés et il n’est pas besoin de vous sucer la queue pour vous faire accepter la réalité. Vos officiers vous respecteront pour cela et travailleront de manière honnête et transparente sous vos ordres. Ils vous soutiendront même activement dans vos projets pour le Mahajanubia.
Soit vous êtes un chef d’état-major orgueilleux et vos officiers cesseront de vous conseiller, préférant travailler contourner votre autorité plutôt que de risquer votre colère en étant honnête. Cela ne pourra que nuire à votre agenda politique justement car l’armée aura l’air d’une farce !! »

Qaiser Bahadur :
1er Sahibzada de Sindabad
« -Vos remarques sont entendues et vos conseils ont été écoutés. Cela ne change pas le fait que nous n’avons pas BESOIN de changer notre système de recrutement et formation des troupes en plein milieu d’une guerre intercontinentale. S'encombrer avec cette réforme n'est pas un plus pour le fonctionnement général de notre armée. Je vous ai donné un ordre. Obéissez. »

Ibrahim Sanrakshak:
Colonel
« -Altesse… je… c’est trop tard : le rapport a déjà été envoyé à d’autres colonels. C’est un secret de polichinelle. Et quand bien même, ce serait de la trahison que d’accepter cet ordre ! »

----------------------------------------------


Note de service :

Le Colonel Ibrahim Sanrakshak a été mis aux arrêts en réponse à son langage injurieux à l’égard d’un supérieur et à son mauvais esprit.

Ses ordres et leur justification lui ont été expliquées personnellement au cours d'une longue discussion privée, moment à l'occasion duquel il a pu s'exprimer sur les points lui semblant mal inspirés.
Il a malgré tout choisi de porter le débat en place publique, accusant le chef d’état-major de problème de santé mentale, pour finalement écrire que ce même chef d’état-major attendait qu'on lui "suce la queue" pour être efficace...

A ce titre il a dépassé les bornes. Son emprisonnement durera jusqu’à ce que ce comportement soit corrigé.


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 38 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1, 2, 3

Le fuseau horaire est UTC+1 heure


Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 0 invité(s)


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum

Aller vers :  
Propulsé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduit en français par Maël Soucaze.
phpBB SEO