SimPolitique - Jeu de Simulation Politique

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Message Publié : Lun Nov 20, 2017 2:26 pm 
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Localisation : Jensgård, Thorval
Au Conseil de Sa Majesté.
30 août 2034,


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Le Conseil de Sa Majesté, l'un des rares organe central du pays, s'était rassemblé en cette fin d'été pour parlementer de la Guerre des Merciers, nom localement donné au conflit qui opposait la Coalition à l'UPO. Celle-ci n'était pas une guerre religieuse dans la mesure où les belligérants de l'UPO n'avaient, ante bellum, aucune réticence à commercer et à coopérer avec l'Empire Luciférien. Ce n'était pas non plus une mission de libération des Noirs d'Aleka vu que la nation du diable pratiquait elle-même l'esclavage. L'objet de la querelle était, croyait-on, beaucoup plus prosaïque : la suprématie commerciale entre deux ensembles globaux, d'où les attaques contre les navires civils de commerce et les bateaux de croisière. Le Thorval suivait les évènements avec retard mais sans les négliger. Acteur mineur du commerce mondial, non-intégré à la mondialisation, se tenant à l'écart des affaires internationales, et commerçant en majorité avec des voiliers, le royaume avait peu de raison de craindre l'arme Skorpion. Quel était donc l'opinion des principaux personnages d'État, sachant que l'État central était une structure très petite dont la part sur les dépenses publiques ne dépassait pas celles enregistrés par les provinces. Rappel : l'argent publique générale (englobant la Couronne, les Provinces, les Pays Traditionnels etc) a atteint un record historique en 2031 avec 18% du PIB. Aujourd'hui, elle se situe entre 10 et 15% du PIB.

Le Grand Chambellan de Thorval, aussi chef de son Højgård natal (province), préconisa la méfiance envers les cyniques Britons, passés maîtres pour faire croire aux sous-fifres qu'ils luttent pour leurs intérêts alors qu'ils ne combattent que pour ceux du Roi à Lanfair. Dans le même temps, le vieux guerrier en-capé se rejouerait de voir la Grande Prêtresse Ambre pendue par les jambes.
Le Connétable de Thorval, aussi chef de Sidstehøjborg (province frontalière), proposa de prendre à revers l'Impératrice en attaquant l'Empire Luciférien. Cependant, sans les troupes de Sa Majesté et des autres seigneurs, ce dernier n'était le seigneur-lige que de mille hommes, un nombre légèrement insuffisant.
Le Chancelier de Thorval, d'origine bourgeoise, recommanda la paix à tout prix.
L'Amiral de Thorval, chef du Ørnbjerg (pays traditionnel), guerrier belliqueux, prôna une offensive contre l'Empire Posnan, berceau historique du Luciférisme et responsable de sa propagation à travers le monde. Néanmoins, en propre, il commandait à peine 15 hommes qu'il mettra si besoin à disposition de son seigneur-lige, le Duc de Tresletterne.
Le Grand Argentier de Thorval, d'ascendance bourgeoise, était un homme d'argent... de paix, de paix !!
Sa Majesté, également chef des provinces formant le domaine royal, ne montra pas de sympathie pour les Lucifériens et espéra secrètement une victoire du Commonwealth, tout en se méfiant de lui. Elle était le seigneur-lige de 5000 hommes, en ayant toujours la possibilité, comme reine, de convoquer le ban et l'arrière-ban de tout le royaume. Sans néanmoins être à l'abri de vassaux n'offrant que les jours de service annuels obligatoires, avant de retourner chez eux avec leurs armées.

En bons Arpitans et Occitans, suderons diraient les Vonalyans, la Reine-mère, le Grand prince (consort) et l’Aumônier de Sa Majesté insistèrent sur la perfidie naturelle de l'Albion, tout en imaginant dans le même temps une grande croisade contre les Lucifériens. Dernière personne présente, le Capitaine de la Garde passa son temps à aiguiser sa dague.

Ce conseil fut le parfait révélateur d'un État central réduit, n'échappant pas aux réalités féodales et aux fidélités claniques. Il montra aussi une Couronne catholique qui se sentait très seule face aux autres mondes, qu'ils soient luciférien, païen, protestant, musulman, ou idéologique.

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Message Publié : Jeu Nov 23, 2017 1:55 pm 
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Le Bon Système Jensgårdois.
Temps actuels,

Aujourd'hui, chaque ville et chaque village utilise son système de poids et de mesures particulier, bien souvent hérité d'un seigneur. Afin de faciliter l’interaction entre les paroisses, notamment dans le domaine agricole, le Roi Niels XVII s'est, le 8 mai 1990, fendu d'un Édit portant sur la création d'un système d'unités de mesure standardisé mais sans vocation de remplacer ou d’uniformiser. Cette modération permit au Bon Système Jensgårdois d'être adopté par les populations en à peine trois ans. En voici quelques données parmi les plus utilisées :

1 mil (mille) = 3,25 km
1 leuge (lieue) = 3 mil = 9,75 km
1 fod (pied) = 30,77 cm
1 alen (aune) = 2 fod = 61,54 cm
1 tomme (pouce) = 2,57 cm ou 25,7 mm
1 palm (palme) = 8,86 cm


1 tønde land = 0,5 hectare, qui se divise aussi en 8 skæpper land
1 hvedetønde (tonneau de blé) = 64,8 kilos ou 0,648 quintaux
1 smørtønde (tonneau de fromage ou de beurre) = 90,718 kilos
1 pund (livre) = 0,50 kilos

Pour les liquides, il y a notamment le gallon et le flydende unse dont le passage en litre dépend du contenu (gallon de lait, de bière, etc.)

Localement, le Bon Système Jensgårdois est considéré comme le meilleur au monde, devançant le Système Impérial Briton qui reste malgré tout noble. A l'inverse, le système métrique est rejeté, vu comme compliqué, rigide, inadapté, incommode, étranger, obscur, voir obscurantiste.

Dans la même veine, les Thorvalois circulent résolument à gauche, héritage d'un Pape, Boniface VIII, qui au XIIIe siècle conseilla aux pèlerins de marcher à gauche. L'habitude resta jusqu'a aujourd'hui. Le legs pontifical est surement aussi valable pour le Commonwealth bien que ce dernier ne l'admettra jamais.

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Message Publié : Dim Nov 26, 2017 1:45 am 
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Localisation : Jensgård, Thorval
Féodalité : Grand Tournoi de Tir à l'Arc.
16 septembre 2034,


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Des petits paysans de Lysebjerg qui s'entrainent au tir.

Des plis sont envoyés dans chaque château du royaume et la nouvelle est criée dans le plus de villages possible. Afin de célébrer dignement son fils qui deviendra homme, Anders II d'Amargård organise un Grand Tournoi de Tir à l'Arc à la Saint Hallvard (15 mai) ! Chacun devra apporter son arc et ses flèches. A son manoir des Haruder, le gentilhomme espère recevoir les meilleurs archers du pays, qu'ils soient nobles ou non, hommes et femmes. Voulant impressionner ses pairs et présenter ses braves fils, Anders II imagine une fête brillante égayée par des jongleurs, des ventriloques et des bouffons. Il prévoit des danses et des scaldes, un grand amusement bercé par les flutes, les vièles et les harpes nordiques.

L'évènement durera sept jours, dont six de compétition. En tant qu'arme, l'arc est encore largement sollicité pour la chasse et les guerres privées entre clans. En tant que divertissement, le tir-à-l'arc figure parmi les sports les plus populaires comme le démontrent de plus petits concours organisés chaque année par les paroisses. Lors du dernier jour, le Grand Tournoi donnera lieu à une chasse dans le bois Sankt-Mikkel, et se terminera en apothéose par un banquet où l'on se repaitra du gibier attrapé. La compétition pourrait, elle, être une occasion de camaraderie, de fraternité... pour les clans de s'affronter, de prouver leur supériorité et leur habileté, d'étaler leurs ambitions, de se vanter et peut être de solder les vieilles rancœurs. Car la paix et l'harmonie sont illusoires, à plus forte raison au sein d'une société aussi désunie que celle de Thorval.

Le Seigneur Anders II espère attirer le plus de monde possible, autant pour son fils, que sa propre réputation, et celle de sa famille. Pour se faire, il promet au gagnant :

Un arc de maitre.
Une vache laitière Blomsten.
7000 Couronnes de Jensgård.

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Message Publié : Mer Déc 06, 2017 5:14 pm 
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Vie des villages et hameaux.
15 octobre 2034,


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Les noisettes de Saint-Anskar sur le point d'être cueillit (octobre 2034).

Depuis début octobre, les paysans des provinces bordant les massifs Helligiens se relayaient le long des chemins de noisetiers afin d'en récolter les fruits, arrivés à maturité et souvent tombés au sol. Celui-ci était parmi les derniers ramassages de l'année, après que l'on se soit levé pour récolter les pois, les pommes de terre, les framboises, les pommes, mais aussi les navets. En parallèle des dernières cueillettes, les pays thorvalois s'étaient aussi activés à semer les blés d'automne, en depit de toutes les incertitudes climatiques engendrées par la colère du Stor Jørgen. On s'était dit qu'il valait mieux semer que de passer son tour, au risque de devoir repiquer en mars. Puissent les Saints des moissons entendre les peuples paysans !


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Un groupe de porcs dans le bois d'Ægtekors (octobre 2034).

L'automne est aussi la période où les paysans conduisent leurs porcs dans les bois à proximité. La glandée est une pratique ancestrale qui permet de faire paitre ses cochons qui consomment les glands des chênes pédonculés, ainsi que les faînes des hêtres. La saison de la glandée varie parfois entre terroirs voisins. Ainsi, dans le Jyde, elle cours de Croix Glorieuse (14 septembre) à Saint Thøger (30 octobre) alors qu'à Tingager, la glandée va plutôt de la Saint Eustache (20 septembre) à la Saint Thøger. Dans le pays de Gamlestamme, la conduite des cochons au bois est plus tardive, se déroulant de la Saint Michel (29 septembre) à la Saint André (30 novembre). Chez certains seigneurs, enfin, le parcours se prolonge pendant tout l'hiver.

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Message Publié : Jeu Déc 07, 2017 1:58 pm 
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Une autre notion du temps.
18 octobre 2034,


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Le cadran solaire surplombant Jensgård (sur le beffroi).


La façon de voir le temps dans le royaume est totalement différente de celle partagée par le reste du monde. Tout d'abord, le Thorval ne possède pas d'horaire imposé par la loi (« GMT+2 ») : les villes et les villages se repèrent sur le cadran solaire dont le résultat affiché varie selon le lieu et la saison. Ainsi, l'horaire bouge considérablement selon que vous soyez sur les plaines Hårlandaises, au nord, ou les rives de la mer des Brakanes, au sud.

Par ailleurs, la journée n'est pas segmentée en heures mais par rapport aux différentes prières canoniales qui rythment la vie quotidienne, étant des repères pour les laïcs. :

• Matines
• Laudes
• Prime
• Tierce
• Sexte (midi)
• None
• Vêpres
• Complies

Après Complies, il est temps de dormir. Alors que le reste du monde se gargarise de ne jamais fermer l’œil, preuve supposée de réussite d'un pays, la nuit au Thorval est abandonnée aux brigands, aux malfaisants, aux esprits vengeurs, aux fantômes. Chacun sait que la pénombre est le domaine du mal, qu'il ne faut pas sortir au risque de se faire détrousser, d'être maudit par une sorcière, d'être possédé par un démon ou piégé par les elfes.

Le son des cloches retentit quotidiennement. Il annonce les messes, les fêtes patronales, les mariages, les baptêmes et les morts (glas), mais aussi l'arrivée du crieur, le début de la pêche et des moissons, l'ouverture des halles et le rassemblement des villageois pour l'assemblée politique. Les cloches carillonnent aussi par gros temps, afin d'offrir un repère aux voyageurs dans le brouillard ou éloigner les éclairs lors des orages. Jeter l'Interdit sur le royaume suspendrait non seulement toute vie religieuse, mais aussi civile, qui s'en retrouverait mise sans dessus-dessous, ajoutant au chaos. Rien que pour cette raison, le Pape possède un levier de coercition plus efficace que n'importe quelle armée ou banquier. L'Interdit serait une sanction inconsidérément pire que de couper l’électricité qui ne touche qu'une infime part de la population (celle des villes).

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Message Publié : Dim Déc 10, 2017 8:48 pm 
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Le forgeron.
31 octobre 2034,


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Un forgeron du village de Børging au travail.


Au Thorval, les métiers de la terre sont incontestablement les plus dignes. Parmi les nombreux artisanats des pays thorvalois, celui qui sort du lot, particulièrement à la campagne, se rattache au travaux du fer. La majorité des villages jouit d'une forge dans laquelle sont confectionnés ou réparés le ferrage des chevaux, le cerclage des roues de charrette, le cercle des tonneaux, les ustensiles de cuisine, les outils des champs (charrue, faux, faucille, etc.) et de jardinage (pelle, bêche, etc.), ainsi que diverses armes. En l'absence d'usines et de production de masse, le forgeron est la personne qui fournit les outils indispensables aux paysans. Cela lui confère une importance primordiale si bien qu'il bénéficie souvent du statut de notable paroissial.

Les forgerons se distinguent l'un vis-à-vis de l'autre par leur dextérité mais aussi par leur spécialité. Ainsi, un tel se déclinera comme maréchal-ferrant tandis que le savoir d'un autre portera plutôt vers la serrurerie. Aujourd'hui, il existe dans le royaume deux types de forgerons : celui qui possède sa forge et travaille à son compte, et le locataire dont la forge et les droits appartiennent à un seigneur. Il vit du produit de son activité mais paye un loyer. Suivant une lente évolution de plusieurs siècles, les forgerons indépendants sont plus courants que leurs compères seigneuriaux, nonobstant que des exceptions à la tendance persistent dans certaines contrées telles que le Comté d'Amargård.

En terme d'apprentissage, les apprentis ne peuvent correctement cerner le métier en restant dans la même forge. Ils doivent effectuer le tour de Thorval afin de parfaire leurs aptitudes car le savoir-faire n'est jamais exactement pareil d'un pays à l'autre. A cet effet, le parcours est parfois perturbé par le chauvinisme de clocher, très puissant, et les guerres privées entre clans, qui restent nombreuses, quoique de faible intensité et à petites échelles. Pour les forgerons, les apprentis sont une aide précieuse lors des grosses pièces ou lorsque le client demande une livraison rapide. La profession ne recrute habituellement pas de compagnons, chose contraire à sa tradition.

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Message Publié : Sam Déc 16, 2017 8:07 pm 
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Complots et intrigues (4).
20 novembre 2034,


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La Grand-Salle du château.


Depuis ce matin, un air anormalement frais affluait et balayait de sa force l'herbe des contrées septentrionales du royaume. En ce temps, Sa Majesté résidait en son Château de Sankt-Olaf où elle attendait avec impatience la naissance de son deuxième enfant, qui devait naitre dans deux petites semaines. La grand-salle du manoir n'avait pas l'opulence des palais baroques dytoliens, mais grouillait de vie. Les membres du clan allaient et venaient : qui tricotaient, qui buvaient, qui discutaient, qui s'entrainaient a l'épée, qui lisaient, qui se disputaient, qui jouaient aux dés, qui blaguaient, sans oublier les enfants qui criaient et courraient à toute allure dans les couloirs. La demeure recevait peu ou pas de courtisans, si ce n'est ceux des seigneurs du domaine royal, dans la mesure où il n'y avait aucun intérêt à se rapprocher d'une reine féodale, faible par essence, ne pouvant rien offrir facilement, et encore moins en un claquement de doigt comme les monarques absolus ou les présidents. Soudain, il y eut du grabuge aux portes, une certaine cohue se leva et l'agitation alla en grandissant. Il n'en fallut pas davantage pour que le molosse ne fila férocement vers le lieu du tapage, aboyant de tout son saoul. Les pas se rapprochèrent.

« Goda ! Goda ! Goda1 ! appela Grimar, un paysan du clan.
– Oui ?
– J'ai débusqué ce vaurien près de là où les hommes du clan s'entrainaient, affirma-t-il en rudoyant son prisonnier jusqu'à la pièce, y donnait l'air de compter !
– Qui vous envoie ? Pour qui espionnez-vous ?
– J.J.Je ne suis pas espion Votre...Goda, m.m.mais un émissaire de l'Organisation Pour l'Humain.
– Cette confrérie ne me dit rien, répondit soupçonneusement Sa Majesté.
– Que caches-tu gredin, lança Grimar en agrippant l'étranger par le col, quel est ton secret ? Une sorcière ? Un troll ? Un violeur d'enfant ?!!
– Quelqu'un connait-il cette confrérie, demanda Marie à l'assistance, non ? Personne ? Bien. Donc, êtes vous un homme de Ragnar III ?
– Majesté, non pas du tout. Puis-je écrire à mon, ma confrérie qui saura vous prouver mon identité, et que je ne suis pas votre ennemi ?
– C'est d'accord, décida la reine, toutefois vous ne repartirez que lorsqu'on nous aurons reçu des informations sur vos intentions. Pour l'heure, vous êtes l'invité du clan des Brothiring. »

Maarten Ambrosius Hartsoeker poussa un ouf de soulagement alors que Grimar lui réajusta maladroitement le costume après l'avoir bien secoué. Une personne était également partie chercher de quoi écrire. Suivant le temps de réponse, qui nécessitera certainement la garantie des Villes-Unies, car l'Organisation pour l'Humain était peu connue au Thorval et pouvait aussi bien être une association humanitaire qu'une Mafia ou un ordre d'assassins, le Zeederlandais aura l'occasion de découvrir la vie, le quotidien, les rites et les traditions d'un clan. Un cadre inhabituel et original pour lui, tandis que la famille nucléaire, réduite à sa plus simple expression, dominait sur sa terre natale. Au cas où, l'humanitaire ne manquera pas d'être surveillé.



1 Gode [masculin], Goda [féminin]. A l'origine, le mot renvoyait à un chef ou à une cheftaine de clan qui disposait de responsabilités politiques et religieuses (paganisme). Avec le temps, le terme finit par désigner tout chef de clan, quel qu'il soit. Suivant une autre évolution, il devint aussi synonyme de Père (gode) et de Mère (goda). Dans le contexte de l'histoire ci-dessus, le mot signifie « Cheftaine ».

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Message Publié : Mer Déc 20, 2017 2:01 pm 
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Localisation : Jensgård, Thorval
Complots et intrigues (5).
29 novembre 2034,


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La Grand-Salle du château.


L'intrigue du Pain ou de la rue de la Farine avait fait grand bruit, même hors du royaume. En à peine trois mois de gouvernance, le corps municipal (bourgmestre + échevins + d'autres personnages invités par tradition qui ne participent pas au processus électoral contrairement aux deux premiers) semblait terriblement affaiblit, au point que d'aucuns parlaient d'une démission imminente. Or, ce n'était absolument pas les ambitions des autorités municipales, moins naïves qu'elles n'en paraissaient et plus rusées qu'on ne le croyaient. Ses plans s'inscrivaient sur le long terme et c'est à cet effet que l'échevin Niels Poul Smørrebrød avait discrètement prit le chemin du sud et traversé deux lieues d'une profonde campagne, jusqu'au Château Sankt-Olaf. Là, le Grand Prince, consort de Sa Majesté, l'avait reçu entouré des gens du clan royal, ce qui ne manqua d'impressionner le bourgeois, ébéniste de son état.

« Votre Altesse, tout Jensgård vous remercie. Nous laisser utiliser gratuitement le moulin de Sa Majesté est un geste très généreux.
– Depuis Anskar Bagværksen1, le clan est en froid avec les boulangers de la Cité. Nous n'avons jamais trop apprécié le poids que ces gens ont en ville.
– L'actuelle corporation municipale non plus. En cédant à leurs pleurnicheries, nous avons désormais le bon prétexte pour les court-circuiter et les conduire au dépérissement.
– C'est très malin. Mais dites-moi, Monsieur, pour contourner les boulangers, il vous faudra aussi réapprendre aux Jensgårdois à pétrir la pâte, remarqua le Prince.
– Que Son Altesse ne s'inquiète pas, répondit mielleusement l'échevin, nous avons différents accords avec les paysans pour produire le pain, qui sera vendu sur des étals en plein faubourgs.
– Vous avez décidément de la suite dans les idées, échevin !
– Eh oui. La Cité Boulangère de Jensgård n'aura bientôt plus que ses yeux pour pleurer. Qu'elle soit maudite ! s'exclama le bourgeois.
– Paix, bourgeois. Dieu est justice et miséricorde, l'un ne va pas sans l'autre et il est une faute de trop insister sur l'un ou sur l'autre.
– Votre Altesse a raison, je me suis laissé emporté par la fougue.
– N'en parlons plus. Nous sommes donc d'accords : le clan royal prête son moulin et en échange, la corporation municipale accepte un retour moral et politique de Sa Majesté au sein de la ville.
– C'est bien cela, acquiesça Smørrebrød, le bourgmestre n'a pas oublié comment la reine prit fait et cause pour l'Université.
– Parfait. Marie respectera de toute façon vos libertés communales. Elle n'a pas l'âme d'un tyran.
– Et nous n'en doutons pas, Altesse » conclut le bourgeois.

Ainsi, la décision du corps municipal concernant la rue de la Farine n'était qu'un repli tactique, et les boulangers, qui banquèteront le soir venu, se croyant les rois de Jensgård, ne se doutaient d'absolument rien.



1 Anskar Bagværksen est le bourgmestre sortant de la capitale. Il est un boulanger. Son mandat de deux ans fut controversé et notamment marqué par la Querelle de l'Université et les tensions avec la famille royale.

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Message Publié : Sam Déc 23, 2017 8:55 pm 
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Vie des villages et hameaux.
9 décembre 2034,


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Une carcasse de porc à Sankt-Vilhelm, village situé dans le pays d'Ørnbjerg.

La terre étant gelée et le soleil absent, les paysans ne mettent pas les pieds aux champs et glandent une bonne partie du temps au coin du feu. Plus léger à la saison morte, le labeur ne disparait toutefois pas complètement. Et si chaque mois correspond à un type de travail agricole dominant, décembre est celui du tue-cochon, commun à toute la Dytolie avant l'ère de l'urbanisation massive des nations. L'animal a, au préalable, été engraissé dans les bois au cours de l'automne, et c'est durant l'Avent que les paysans organisent la mise à mort du porc gras, souvent tout le village le même jour. La viande est récupérée puis travaillée en vue de sa conservation. Une partie sera consommée après la messe de minuit, lors du repas gras de Noël et l'autre servira pour le reste de l'hiver et de l'année. Abondante sur les races rustiques telles que le Gaastol, la graisse ne sera pas jetée et une partie servira à produire du saindoux, source importante de matière grasse, dit-on plus précieux encore que la viande.

Les journées d'hiver voient également les paysans ramasser du bois pour se chauffer, parmi lequel se trouve la « bûche de Noël ». Celle-ci sera bénis et l'on récitera une prière (« Dieu, comblez-nous de bonnes récoltes ! », « Dieu, comblez-nous de récoltes abondantes et d'une bonne chasse ! », « Dieu, comblez-nous de pêches miraculeuses ! ») avant de l'allumer dans l'âtre où elle devra se consumer lentement, pendant douze jours, jusqu'à l'Épiphanie. Cette tradition, pré-chrétienne mais christianisée, subsiste solidement encore aujourd'hui. Le blot (sacrifice) qui l'accompagnait à toutefois disparu depuis longtemps.

Enfin, la saison morte est celle du travail de la laine. C'est particulièrement le cas au sein des pays à moutons comme le Rodulfrige où l'on lave, sèche, carde et file la laine. Le filage est souvent une affaire de femmes, aux doigts plus fins, réalisé à la main via un rouet ou un fuseau. Cet artisanat rural permet aux familles un revenu supplémentaire non-négligeable, ou de se confectionner ses propres habits, ou encore de payer une taxe.

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Au Conseil de Sa Majesté.
30 décembre 2035,


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Alors que la bûche de Noël se consumait dans l'âtre des chaumières, des châteaux, des monastères et des maisons bourgeoises, un conseil s'était rassemblé, le premier de l'A-D 2035. Les conversations tournèrent principalement autour de la nouvelle prérogative que la reine avait accordé aux Lavting, assemblées provinciales permettant aux peuples de participer au pouvoir et aux affaires de leur territoire. Des territoires soutenus par une cohérence historique et culturelle, que l'on ne pouvait confondre entre eux, que ce soit par la géographie, les coutumes, les pratiques agraires, la langue, les superstitions, etc.

La mesure engendra un véritable enthousiasme, si bien que les Grands Seigneurs ne purent faire autre que ce que leurs sujets réclamaient : laisser passer l'édit, souvent à contre cœur. Déjà épanouie par la naissance de sa deuxième fille à la Saint André (30 novembre), la Reine fut joviale et satisfaite de la victoire, qui était aussi et surtout celle de son clan. En se montrant favorable aux assemblées de province, Marie espérait obtenir un allié de poids car, et ce n'était en soi pas faux, les peuples lui étaient moins défavorables, que ne l'étaient ses vassaux. Désormais, elle pourrait peut-être plus facilement gouverner le royaume et renverser les rapports de force en sa faveur. C'était du moins son espérance pour les prochaines années, car une reine pense au temps long. Rien pourtant n'assurait la réalisation de ces vœux, surtout au sein de contrées si libertaires, indisciplinées, turbulentes et fougueuses vis-à-vis de l'autorité publique, quel qu'elle soit.

Les résultats de la loi agraire, qui conduisaient vers une meilleure distribution des terres arables, fut un autre sujet de gaité. Malgré de réels obstacles et les difficultés de terrain, les sans-terres et les paysans pauvres diminuaient. Cela était très bon, bien que Sa Majesté restait méfiante face aux intrigues que ses vassaux continuaient de mener dans ce domaine.

En fin de séance, le conseil se tourna vers la diplomatie. Quelque chose allait-il ou pouvait-il changer en 2035 ? La Couronne se gardait à distance de la mondialisation économique car y participer voulait dire accepter tacitement que l'argent soit le code de conduite ou l'unique mesure du monde. Le Stor Kammerherre (Grand Chambellan) déroula plusieurs cartes de l'Observatoire des Religions. L'assemblée soupira. Au vu de la situation en Dytolie, le Thorval devra se résoudre à l’isolement au moins encore une année.

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Localisation : Jensgård, Thorval
Guerres privées (1).
11 janvier 2035,


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Le seigneur Erik de Sømandland après la
bataille décisive, dans l'enceinte de l’Hôtel-Dieu.


1. Faide territoriale entre le seigneur Erik de Sømandland et Jesper de Lilleborg, à cheval entre les provinces de Lysebjerg et de Sidstehøjborg. Après quelques courtes mais violentes batailles, le premier l'a emporté et conquiert cinq cent hectares au détriment de son adversaire, comprenant trois villages et des terres fertiles emblavées. Par tradition, Erik a décidé de confirmer les alleux, les coutumes et les privilèges dont jouissaient précédemment ses nouveaux sujets. C'est aussi une manière de faciliter le changement seigneurial et d'éviter les jacqueries. Afin de consolider sa conquête, le hobereau victorieux entend se rendre le plus rapidement possible au château de Sandhedklippe afin de porter foi et hommage au Duc Poul pour ces nouvelles terres. Erik ne le sait pas encore, mais le Grand ne l'entend pas de cette oreille et prépare ses hommes afin de secourir son vassal agressé, Lilleborg... La Faide a pour l'instant fait 2 morts et 17 blessés.

2. Faide entre les Hansing et les Gerløghing. Les deux clans paysans vivent dans le pays traditionnel de Gytharike, au Nord-ouest, et se disputent au sujet d'un vol de bétail. La guerre privée a jusqu'ici causé 3 blessés légers.

3. Faide entre les Ketilelfing et les Bryting. Les clans belligérants, issus de la paysannerie, essaiment dans le pays traditionnel de Akkarlag, au Sud sud-ouest. Le motif est l'honneur du clan Ketilelfing, bafoué par les autres. La guerre privée a pour le moment provoqué un vol de foin et de quelques poules.

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Message Publié : Sam Jan 06, 2018 4:48 pm 
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Localisation : Jensgård, Thorval
Assemblées des barons (1).
21 janvier 2035,


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Château de Frueborg, construit au XVIIe siècle dans le pays de Helgenerland par Marie II.
L'objectif était de consolider l'autorité du clan sur le duché de Gamlemunke (domaine royal).
Impressionné par le symbole, plus personne parmi les vassaux n'osa plus troubler le territoire.
L'édifice a aujourd'hui une fonction politique et militaire. Il est sans doute le plus grand
et le plus beau château du clan royal. La bâtisse fait office de chef-lieu de la province.


Partie depuis le 20 décembre avec un bout de son clan pour ses possessions méridionales, qui doivent aussi être administrées et arbitrées, la reine Marie III se trouvait depuis une dizaine de jours en son château de Frueborg. Elle avait pour ce 21 janvier convoqué ses barons afin de délibérer sur les questions liées aux G4 et à la guerre des merciers (comme on préférait l'appeler localement). Tout d'abord, un moine copiste du monastère Sainte-Brigitte, dans le Tybo, traduisit à l'oral les Accords et la Résolution, écrits en Briton. A la table, personne sauf lui ne maitrisait la langue de Shakespeare.

Le margrave Erik X se mit à rire grassement et demanda si le « machin avait été écrit par des diplomates ou des usuriers ». De manière générale, l'assemblée regretta la préférence évidente des États mondiaux pour la Luciferie au détriment de la Britonnie, en dépit de ses défauts et de l'Histoire, où elle passa le plus clair de son temps à enviander son monde. Un vote concernant d'éventuelles sanctions douanières à l'encontre des belligérants (UPO) allait se tenir :

Mathias V, margrave de Sidstehøjborg : Contre
Erik X, margrave de Søndermandland : Contre
Euzebiusz VII, margrave de Brakanhav : Neutre
Lars XI, margrave de Taungraenser : Contre
Jens, duc de Hårland : Neutre
Søren IV, comte de Taungård : Neutre
Martynas XXI, duc de Tresletterne : Contre
Marie III, pour le duché de Skjalmland et le comté de Tårnlund : Contre

A cinq voix contres et trois neutres, les seigneurs compétents en terme de douanes extérieures avaient décidé de ne pas sanctionner l'UPO. L'affaire devait ensuite être soumise aux Lavting concernées mais peu de chances que celles-ci prennent une autre voie. Dans le contexte de la guerre des merciers, le royaume choisissait de ne pas soutenir les intérêts de l'ELA.

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Message Publié : Sam Jan 13, 2018 3:56 pm 
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Localisation : Jensgård, Thorval
Civilisation.
7 février 2035,


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La bibliothèque de Frueborg, exemple du génie architecturale thorvalois.
Exception des quatre bustes de philosophes, œuvres des nations italiques.


En ce mercredi des Cendres A-D 2035, après les excès pantagruéliques du Fastelavn (Mardi Gras/Carnaval), la Reine logeait toujours avec sa parentèle en ses terres au delà des Hellige(r) [chaîne de hautes montagnes], au sein du château de Frueborg. Son quotidien se partageait entre ses obligations de mère, de cheftaine du clan, de seigneur et de reine. Depuis un bon mois, elle s'attelait donc principalement à la gestion domaniale, aux arbitrages, à la justice, à la supervision de l'entrainement de ses hommes et aux affaires matrimoniales assorties de quelques intrigues politiques. Dans une société féodale, étendre ses possessions signifiait consolider sa position et agrandir son pouvoir. Marie, autant suzeraine qu'elle était, n'échappait pas à cette réalité.

Le frère Benedikt, écolâtre à l'école-abbatiale Notre Dame des Prés, rendait aujourd'hui visite à Sa Majesté afin de l'aviser sur l'état de la civilisation, et en particulier sur le monde dytolien. La « leçon » se passait au sein de la bibliothèque du château. Ces connaissances pouvaient s'avérer précieuses pour les ambitions géopolitiques du royaume, aussi maigres soient-elles.

« La civilisation, comprise comme un continuum de peuples et de nations partageant des caractéristiques politiques, sociales, religieuses et culturelles provenant d'un fond commun, quand bien même les formes puissent diverger selon les identités et les géographies. Le Thorval est part intégrante de l'Occident chrétien depuis sa conversion au Ve siècle. Malgré tout, adopta-t-il une culture sémitique ou latinisante ? Point, le Christ en croix s'incrusta dans les branches de nos entrelacs et l'Église intégra au mieux la culture, les traditions, les croyances, les mythes et les légendes nordiques. Nonobstant, nous ne sommes pas et ne seront plus jamais acceptés dans le monde scandinave, à moins que vos peuples, Majesté, voient de nouveau Thor dans les tempêtes, non plus le Dieu trine.

L'Occident chrétien, hélas, n'existe presque plus. Trop nombreux sont les pays dytoliens à s'être éloigné de la vrai Foi ; et dont la conduite se résume à comment produire et gérer des richesses. En cela, ils ne sont pas si éloignés des Vikings, à la différence que ces derniers pillaient et enterraient le butin afin de le retrouver au banquet du Valhalla, à leur mort. La Dytolie est redevenue païenne dans ses habitudes, ceci est évident. Cela dit, l'Occident chrétien n'est pas mort et le Thorval représente surement sa dernière chance. Pour cela, la Dytolie doit retrouver l'ascèse, pour ne pas dire l'éthique chrétienne, qui fit sa grandeur et sa gloire. Aujourd'hui, le continent n'est plus grand chose car il préféra troquer ses qualités, Sa civilisation, pour de l'argent et une place de choix dans la mondialisation économique qui ne mène nul part, si ce n'est dans la perte de repères et le suicide des Hommes. Si le Thorval pouvait être le porte-étendard d'un humanisme, nullement anthropocentrique, cause de déchéance, mais chrétien [...] Réunir les peuples dytoliens selon une communauté civilisationnelle basée sur une Foi et des valeurs communes, et non seulement d'après une cohérence purement économique ou un ardent désir de paix à visée commerciale (cf. Ligue Boréale).

Le temps est peut-être venu, alors que la civilisation scandinave montre de premiers signes d'effondrement entre la récente apathie du Vonalya et la très grave révolte fiscale au Ragvarld. Ces deux monarchies, réputées féodales, plus ou moins absolutistes en réalité, sont les deux piliers du monde païen nordique.
»

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