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Message Publié : Jeu Oct 27, 2016 10:48 am 
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Cartagina sera
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21/06/2031


Mauvaise nouvelle : bonne récolte

La région céréalicole de la Nazalie, Région de Lajamiglia, a presque fini de ramasser ses céréales. Les moissonneuses, puis les batteuses, ou sur les plus grandes et modernes exploitations, les moissonneuses-batteuses, envoient dans l'air cette odeur douce née du mélange de la bale volante et des vapeurs d'essence.

Mais le visage noir des travailleurs, pilotes d'engins ou ramasseurs de gerbes, affiche une mine inquiète. Et si la récolte 2031 était aussi bonne qu'en 2030 ? Ce n'est pas tant une interrogation que l'on se pose pour la Nazalie, mais on craint que le bon rendement de juin 2031 en Nazalie annonce celui de juillet pour l'Arovaquie...

L'année dernière, une fois l'été passé et les récoltes aliléennes et arovaques rentrées, le Montalvo avait fait face à une baisse inquiétante des prix, due à une conjoncture néfaste : bonnes années climatiques dans les trois provinces, et résultat en productivité de la concentration toujours plus forte des terres agricoles entre les mains de fermiers aux structures modernisées.

Dans les médias, on interrogeait des spécialistes hétérodoxes et des agriculteurs tourmentés, remettant en cause le marché unique en des termes inédits depuis 1950 ; ils en appelaient, sinon à interdire les importations céréalières en provenance d'Arovaquie, à encourager la consommation de blé nazalien par toute une série de mesures chauvinistes.

Le Montalvo est excédentaire en céréales depuis de nombreuses années, mais la tendance s'accentue à chaque saison ; cette abondance fait chuter les prix, ruinant les rentrées d'argents des agriculteurs et intensifiant un exode des petits fermiers vers les villes, concentrant la surface foncière et permettant toujours à de nouvelles terres d'être emblavées avec des moyens du XXIème siècle... ce qui favorise les rendements et la productivité. Cercle vicieux, selon les populistes, mais mouvement vertueux selon tous les observateurs sérieux qui y voit un dégagement de bras pour des secteurs plus prometteurs comme l'industrie et le tertiaire.

Néanmoins, la crainte quant à une succession de bonnes années et la poursuite de cette évolution, est à ce qu'elle provoque des contre-réactions démesurées : outre que les tensions interprovinciales (entre une Nazalie rurale qui se dépeuple et une Arovaquie prolifique qui se sent pointée du doigt), on risque, à défaut de communication gouvermentale et de supervision administrative, que les fermiers réorientent de façon disproportionnées leurs productions vers autre chose.

Mais si tous les fermiers abandonnent la céréale d'une année sur l'autre afin de produire des fourrages ou du maïs, d'une part on se trouvera face à une véritable pénurie de productions, et d'autre part la crise de sur-production se répartira sur d'autres filières : élevage, cosmétique... Pour éviter une ruine désordonnée du secteur agricole, et favoriser la survie des fermes les plus rentables, le gouvernement devrait se mêler bon gré mal gré des affaires paysannes, quitte à choquer les tenants d'une liberté totale de la régulation du marché.


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Message Publié : Sam Oct 29, 2016 9:23 pm 
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L'eco di Miliameni
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Cartagina n'est pas branchée, et Dovernico n'a rien de foufou.

Dans les dernières années de l'avant-crise (et l'on doit bien dire pendant aussi), les villes-mondes qui n'étaient pas des pôles économiques centraux pouvaient parfois se targuer d'être des laboratoires aux effusions intellectuelles les plus farfelues, d'ordres artistique, anticonformiste, innovant, iconoclaste. Le bourgeois au chapeau-melon volontairement vintage, croisant le punk-à-chien fidèle au Roi, le long des trottoirs bordés de murs à faux graffitis et vraies œuvres éphémères.

Le rapport sur l'urbanisme en 2031, publié par le Centro Studi sulla Planificazione Urbanistica chaque milieu d'année, tire des conclusions qui ont l'apparence et le goût de couleuvres pour pas mal de petits politiciens droits dans leurs chaussettes, d'une génération ancienne qui rêverait de passer pour cool auprès des jeunes appelés en renfort pour dynamiser les quartiers un peu ramolos.

Selon le CSPU, qui n'arrive pas vraiment à localiser quelle capitale ou grande ville du monde demeure "cool" depuis la Crise (c'est à dire "branchée", sans sérieux, hybride dans ses fonctions urbaines et ses paysages, expérimentale et bourgeois-bohème, prisée des étudiants qui ne veulent pas étudier, et des conservateurs patriotes près à quitter leur pays à la première occasion pour aller glaner un meilleur salaire au profit de leur conscience de citoyen-du-monde grâce aux sous qu'ils reversent à l'économie du commerce équitable). Mais surtout, le rapport du CSPU conclue que malgré son caractère isolé, sa bonne santé économique comme ville régionale et capitale de la Ligue, Cartagina n'a rien de ces villes branchées.

Cartagina reste économiquement bonne, elle est concurrencée à l'intérieur sur divers aspects, mais ce qu'elle perd en capacités touristiques n'aurait jamais fait d'elle une "ville cool". Ville résidentielle, ville de salariés, ses classes supérieures ont un fond conservateur-populaire, elles dorment la nuit et l'éclairage public perd en utilité, elle part au travail le matin quitte à bouchonner le Corso degli Vincitorri. Les enfants et adolescents cartaginiens, qu'ils soient assez éduqués et riches pour répéter le schéma petit-bourgeois (du genre à faire la fête en appartement) une fois arrivés au bel âge, ou bien trop pauvres et trop excentrés du cœur de ville pour avoir encore des parents vivants qui ne se soient pas barrés, fait attrapé par la police, engagé dans un réseau mafieux, ces enfants et adolescents ne partageraient pour rien au monde leur cour d'escalier ou leur rue avec les bobos (faux-débraillés ou enchemisés au second degré), pour participer de la coolitude qui manque tant au CV des politiques, urbanistes, architectes, planificateurs de l'administration et chargés de missions de la requalification urbaine.

Quant aux porti-a-bere qui jonchent les côtes de tout le Montalvo (le concept du "Port-à-boire" est une création purement montalvéenne des géographes, forgé par ceux qui étudient le tourisme dans les Provinces-Unies), ils sont comme leur nom l'indique et uniquement comme leur nom l'indique des porti-a-bere... Leurs tonnelles, leurs ports médiévaux, leurs bornes puniques ou hellénistiques, leurs quartiers de grands hôtels blancs aux balcons assez petits pour que leurs locataires sous-fortunés s'y entassent en gueulant une nuit sur deux, sont certes des pôles d'attraction du tourisme à l'échelle continentale au moins, mais ils sont davantage des débits de boisson à grande échelle que des villes attirantes pour un esprit... sinon celui de claquer ses maigres économies d'étudiants, afin d'impressionner une homologue étrangère et vivre une histoire d'amour d'une demi-semaine.

Pour le CSPU, le Montalvo ne devraient même pas essayer de se lancer à la recherche d'une coolitude perdue pour ses villes. Passif psychologique imprégné de mercantilisme et de crypto-fascisme ? "Venez, consommez votre semaine, et barrez-vous !" et "Ne venez pas prendre le travail des honnêtes classes moyennes supérieures, à moins de vous fondre dans la masse !" pourraient être les nouveaux slogans municipaux à afficher au-dessus des Mairies, ou sur les panneaux touristiques qui fleurissent parfois le long des routes nationales de l'Amarantie avant l'entrée en Alilée montalvéenne.

En attendant, ne pas être cool paye, puisque de la Dytolie méridionale le Montalvo demeure, semble-t'il, le principal pourvoyeur en villes pour le tourisme, bien sûr en porti-a-bere mais aussi en patrimoine divers touristifié... mais du patrimoine à papa, pas du patrimoine créé il y a quatre ans par un artiste branché du Béoran ou du Dondiara à partir de régurgitations de manioc et de scoubidous collés sur des miroirs géants habitables en forme d'hirondelles.
Après, c'est peut-être tout simplement le monde qui s'est assagi. Ou appauvri.

Mais surtout, ne vous y méprenez pas, Miliameni n'est pas mieux.


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Message Publié : Lun Oct 31, 2016 5:59 pm 
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30/06/2031
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"Suresisca ne craint pas le projet pharaonique de Hunangbera"


Le projet fait 15 000 hectares et les dernières tractations politiques en cours au Skogurjordin laissent à penser qu'il verra bien le jour. Pôle de construction navale mais aussi gigantesque plateforme multimodale s'ouvrant sur l'océan déchinésien et servant de trait d'union entre l'Olgarie et la Dytolie, le futur port de Hunangbera pourrait entrer en concurrence avec le port arovaque de Suresisca, dont les terminaux ont une portée essentiellement nationale mais dont les infrastructures de construction navale dépendent financièrement des commandes internationales.

"15 000 hectares, c'est une véritable ville pharaonique que l'on prévoit, non un simple port. Une gare, des bassins de montage, un aéroport, des logements ouvriers... tout cela ne prend pas 15 000 hectares, du moins pas du jour au lendemain. Rien n'assure par ailleurs au Skogurjordin que le commerce entre les deux continents s'arrêtera par chez lui juste parce-qu'il a investi des milliards. Suresisca ne craint pas le projet pharaonique de Hunangbera." explique Octavio Modovacio, représentant syndical des métallurgistes de Daro-di-Suresisca.

Pourtant, dans le monde d'après-crise, le Skogurjordin est déjà un trait d'union diplomatique et économique entre l'Olgarie la Dytolie septentrionale, avec qui il partage une communauté de culture qui favorise ce bouillonnement politique volontariste. La seule concurrence raisonnable dans laquelle se confronteraient si le projet aboutit, Hunangbera et Suresisca, sera une construction navale où les atouts à mobiliser seront salariés (importance du droit du travail), technologique et technique, quand bien même les deux chantiers disposeraient du même niveau structurel.

Avec ses 15 000 ouvriers, Daro-di-Suresisca connaît la crise de ses chantiers depuis plusieurs années, ponctuées par une série de grèves récurrentes et parfois partiellement manipulés ou occasionnés par des histoires mafieuses. Commandes en retard, incertitudes économiques, difficile transition technologique et sociétale (quelle part pour le tourisme dans notre monde ?), pas sûr que les investissements récemment annoncés sur le terminal pétrolier réussissent à bonifier l'image générale du golfe industriel et de sa stabilité garantie par l'Etat peu interventionniste du Montalvo.

La République céjanoise pourrait interdire l'obésité

Certains législateurs de la République maritime de Céjanoise laissent entendre qu'ils tablent sur une potentielle interdiction de l'obésité, du moins de l'accumulation de graisse jugée indécente par la collectivité. Une approche approximative pour un sujet pourtant sérieux, tandis que l'Amarantie dans son ensemble demeure taraudée par les questions liées au culte du corps et à la santé des citoyens (dans une approche davantage motivée par l'esthétique, donc le confort visuel, que par l'hygiène).

Pour Gianluìgi Patovicio, Docteur en fonctionnement corporel et Psychiatre, la société civile doit "rejeter ce projet de loi" fondamentalement ostracisant car mal motivé, et réfléchir à une seconde version du projet qui s'appuierait sur une démarche altruiste afin que le pays, dans son intérêt économique aussi, garantisse à chaque citoyen obèse ou présentant des risques de le devenir (addiction, génétique, niveau de vie...) une aide et un accompagnement remboursé au même titre que le traitement de maladies graves peuvent l'être sous certains Etats.

Peu de chance que l'obésité soit reconnue comme maladie grave à prévenir, en Céjanoise comme en Arovaquie. En attendant, la Carasna et sa capitale régionale Primonica (située à deux heures de bateau de la Céjanoise), pourrait voir des vocations se créer dans la restauration spécialisée ou l'accompagnement pour personnes en surpoids, si jamais les obèses d'Amarantie se faisaient réfugiés politiques juste en face.

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Message Publié : Mer Nov 02, 2016 2:21 pm 
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04/07/2031


Augusto Garbi met en garde les cargos internationaux

Parmi les très nombreuses rencontres diplomates organisées par les très nombreux et pittoresques pays composant le pot-pourri de "l'Empire luciférien d'Algarbe", celle avec le Skogurjördin aurait déjà abouti ou promis à aboutir à d'importants échanges marchands, décrétés dans une logique descendante entre les gouvernements pour pourvoir au maximum de besoins des populations.
Le Président de la Province de Nazalie, Augusto Garbi, a mis en garde les cargos internationaux et les compagnies de fret qui s'engageraient dans le Grand Bras de Mer algarbien, afin qu'elles ne relâchent pas leurs huiles de vidange et autres rejets toxiques à proximité des côtes nazaliennes.
L'entrée dans le bras de mer est aujourd'hui très accidentée et l'inexistence de commerce entre le Montalvo et l'amont du bras de mer nuit à l'entretien du passage, où les navires-dragueurs n'opèrent plus et ou l'ensablement au contact de l'archipel se poursuit.
Dans le cadre strict de "l'Empire luciférien d'Algarbe" et du Skogurjördin, l'échange de marchandises devrait s'organiser essentiellement par la côte OUEST du pays.
Depuis plusieurs années, la souveraineté maritime sur le passage du Grand Bras de Mer est un sujet de discussions difficiles, notamment avec la Ponancie.

La Rioda sombre à son tour dans la folie religieuse

La Rioda n'est pas le premier pays cette année à connaître une crise entre des élites éclairées et une population de base manipulée par les officines religieuses diverses. Une crise de cet ordre a lieu dans la métropole de la République, tandis que les populations indigènes des colonies se rebellent à leur tour contre les classes de colons qui dirigent une économie parfois exsangue et dont les retombées ne se font pas sur le niveau de vie des colonisés.

Le Montalvo s'apprête à recevoir une vague de réfugiés riodéens, parmi les classes supérieures. Si le pays n'a pas pris parti officiellement dans la guerre qui se dessine, le Sénat nazalien quant à lui a d'ores et déjà annoncé qu'il interdisait pour la Province l'accueil de réfugiés musulmans "pour éviter la déstabilisation du Montalvo qui entrerait dans une logique régionale de chaos à l'initiative des groupes barbaresques".

Le Président de la Ligue, Giuseppe Veraldini, s'est exprimé depuis l'Olgarie pour "appeler à la raison les catholiques et les laïques, dont pas le moindre des soucis ne peut se résoudre par l'affrontement, dont les fois et les convictions respectives sont antinomiques de la perpétration du meurtre".

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Message Publié : Mer Nov 02, 2016 6:08 pm 
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Il panno rosso
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Pane, pace, libertà per tutti - 04/07/2031


Les Etats-Fédérés d'Olgarie, premier état social du monde

Avec sa dernière loi adoptée, le parlement fédéral des états-fédérés d'Olgarie se place dans la position des premiers états qui dans l'après-crise s'intéresse à l'impôt, en proposant une grande réforme au titre du First Economic Recovery Act.
La nécessité de refonder la politique fiscale des EFOs se justifie par le besoin de dégagements de fonds au service du redémarrage de la force publique, et les législateurs fédéraux apportent une vision des choses qui fait peut-être malgré lui du pays une des forces les plus à gauche du paysage mondial, pour le moment.

Le First Economic Recovery Act crée un impôt par tranches selon trois classes distinctes de la société fédérale, la poor class, la middle class (qui regroupe aussi la bourgeoisie), et la very high class dont les taux de prélèvement de l'impôt direct sont respectivement portés à 7,5%, 9,8%, et 13%. Evidemment, le nivelage n'est pas proportionnel aux richesses de ladite classe (une construction plus statistique que perceptible dans la société fédérale), mais il est plus intéressant encore de noter qu'en incluant la bourgeoisie dans la middle class, les EFOs envoient un signal d'espoir à tous ceux aspirant à enrichir leur foyer en évitant le risque de matraquage fiscal qui serait imputé, uniquement, aux "très riches". Cela exclue d'emblée aussi la possibilité pour un ménage de préférer demeurer fiscalement dans la classe pauvre, car la classe moyenne offre des possibilités d'évolution bien plus grande sans retour proportionnel du dû fiscal à la société.

Il restera aux États-Fédérés à tenir leur ligne et les limites précises des différentes classes fiscales. Bien sûr, cette législation est davantage un cadeau aux super-riche tant les 13% d'impôt font office de ponction clémente eu égard à leurs moyens, mais cette vision des choses a au moins le mérite de témoigner d'un intérêt des législateurs pour la fiscalité et la "sustainability" d'un État... avant de se lancer dans tous autres domaines. Surtout, il s'agit d'une des rares législations mondiales révisées qui offre aujourd'hui aux pauvres une contribution potentiellement moins forte que celle réclamées aux personnes aisées... fût-elle plus symbolique que conséquente dans une vision véritablement sociale.

Cette mesure, populaire sans être une ruine pour les maîtres industriels et économiques du pays, pourrait être copiée par les Sénats provinciaux ou proposés par le Ministère central de la Coordination économique... A sept mois d'élections déterminantes en Arovaquie, une mesure telle pourrait ramener des voies populaires vers les partis traditionnels du centre-gauche.


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Message Publié : Sam Nov 05, 2016 9:48 am 
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L'économie de la pâte incertaine

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Paste Minghetti fait notamment... des pâtes.

Un des piliers de la fortune industrielle de la famille Converti, demeure incontestablement le groupe Paste Minghetti dont les produits concernent 60% de l'agro-alimentaire montalvéen, près de 97% du marché intérieur de la pâte, et des mets aussi variés que les gâteaux, les biscuits, les farines, les yaourts, les graines, les confitures, les sauces, et désormais même la bière et l'électroménager à la marge...

Initialement des négociants de céréales, les Minghetti ont construit leur empire sur l'importation de blés en provenance d'Olgarie-du-Sud, se constituant par-là une mauvaise image chez les agriculteurs dytoliens à l'heure où le boom céréalier du tiers-monde faisait baisser les prix sur le marché occidental et ruiner exploitation après exploitation. Mais les agriculteurs montalvéens furent miséricordieux et ceux qui avaient survécu à la baisse des prix se lièrent vite par contrat avec le géant de la meunerie, puis l'expert de la transformation et de la diffusion des produits contenant initialement des blés divers et variés.

A l'orée des années 1990, le millionnaire Gino Converti racheta une firme déjà très étendue, mais dont les comptes s'étaient mis à souffrir du renfermement de l'Olgarie-du-sud. Converti parvint à transformer la bête et réinsérer les Paste dans des contrats rapidement essentiellement montalvéens pour les matières premières, alors que les campagnes de Nazalie, d'Arovaquie et d'Alilée se vidaient, que les solidarités rurales n'étaient plus mobilisables pour avoir une vocation revendicatrice, et que les exploitations se modernisaient avec des rendements en pleine croissance et un besoin d'écoulement facile des productions.

Ces dernières années, le renfermement des fournisseurs des Paste Minghetti s'est accéléré autour du Montalvo, qui fournit désormais presque exclusivement ses céréales, et une partie de son lait, à la firme. Cette dernière dépend néanmoins de l'exportation d'une partie de ses produits, et le produit jusqu'alors le plus en vogue demeurait le paquet de pâtes... Si avec le début de la crise mondiale, Paste Minghetti a réalisé d'importantes marges grâce à l'importation massive de nourriture pré-cuite par les pays les plus en difficulté pour assurer leur souveraineté alimentaire, le repli des économies nationales sur elles-mêmes a fragilisé le géant qui peine aujourd'hui à renouveler ses contrats.

D'autres contrats peinent à se renouveler, ce sont ceux que la firme passe souvent tous les trois ans avec les céréaliers des Provinces. Avec des surplus importants des années précédentes, une difficulté à maintenir ses exportations mais aussi la hausse du prix du pétrole, Paste Minghetti pourrait contraindre sa production et se lier petit à petit à moins d'agriculteurs... au risque de faire baisser davantage les cours des céréales déjà fragilisés par les bonnes récoltes successives, ce qui menacera sérieusement un nombre croissant d'exploitations.

L'avenir de Paste Minghetti, au-delà d'assurer l'avenir de la famille Converti, implique la survie de nombreuses exploitations, mais aussi de nombreux emplois peu qualifiés dans l'agro-alimentaire si jamais certaines chaines de production devaient être suspendues. La consolation sera qu'au moins, les mères de famille se retrouvant au chômage pourront toujours, avec leur prime de licenciement, acheter quelques paquets de farine Minghetti peu onéreux, dans leur supermercato de quartier.


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Message Publié : Lun Nov 07, 2016 5:08 pm 
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21/07/2031


L'économie montalvéenne peu influencée par le blocage de la route inter-maritime d'Ashurdabad

Les secteurs dans lesquels le Montalvo a (encore parfois) quelques prétentions sont : l'agro-alimentaire, le tourisme, l'internet, le luxe, la construction navale...

Pour les trois premiers, la matière première se trouve généralement en Dytolie, quand ce n'est pas au Montalvo lui-même : campagnes, côtes ensoleillées, incubateurs de Camenisco ou Melulech.
Pour les deux autres, la Crise a terriblement compliqué l'apport de matières premières (pierres, lin, soie, fer, etc...).
Pour les trois premiers, les débouchés sont encore essentiellement dytoliens ou régionaux.
Pour les deux autres, le besoin de marchés et d'exportation seront cruciaux dans les mois à venir afin de sauver les filières et les emplois qui y sont liés.

Mais globalement, les Shuktènes n'ont pas su attendre que le commerce mondial redémarre davantage pour déclencher leurs révoltes. Peut-être avaient-ils justement peur que la présence militaire internationale dans le pays se renforce ou se concrétise à mesure que l'endroit regagner en importance stratégique...

Il est peu probable que le Montalvo participe à une opération de la communauté internationale, d'après le Ministre de la Défense Silvio Ipsilanti, au risque d'apporter de l'eau au moulin rhétorique de l'anticolonialisme.

Le Saint-Empereur décède en Arsois

La capitale de l'Empire d'Arsois, Beauvallier, est en deuil à l'image du reste du pays alors que s'est éteint, dans une ambiance digne de la plupart de son règne, le chef d'Etat Guilhem XII. Les relations historiques entre les Etats, principautés, Cité-états méridionales de la Dytolie et les prétendants, germaniques ou arpitans, à la fonction de Saint-Empire ont souvent été compliquées. Le caractère monolithique de l'Empire d'Arsois, à moins qu'il ne se réforme, ne devrait pas permettre une évolution des faits.
Mais la présence de ce bloc conservateur coupant la Dytolie en deux continuera d'avoir sans doute un effet centrifuge sur l'unité d'un continent et plus largement, d'une civilisation.


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Message Publié : Mar Nov 08, 2016 3:16 pm 
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27/07/2031
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Le frère du Maire de Camenisco sur la liste des otages d'Ashurdabad


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Ettore Arogiacho n'en crut pas ses oreilles pas lorsque samedi dernier, il est réveillé à six heures du matin par le Ministère de l'Information, qui lui fait savoir que son frère, l'homme d'affaires Giuliano Arogiacho, a été identifié parmi les personnes demeurant captives en Principauté d'Ashurdabad.

"Je pensais qu'il était au Sengaï, il y effectue des missions dans un cabinets d'ingénieurs de l'hydraulique civile. Mais la douane ashurdabanaise a bien enregistré son arrivée dans le pays la semaine dernière. Il résidait près du Lac Shahiri, apparemment, lorsque l'attaque est survenue."

Dans cette ville isolée des confins de l'Arovaquie, la population soutient son maire, qu'on l'apprécie ou qu'on se trouve dans l'opposition. Giuliano Arogiacho a grandi dans la commune, lui et son frère étaient passé à l'école publique, et issue d'une famille de l'industrie forestière qui comme tant d'autres s'est cassé la figure il y a un demi-siècle à cet endroit - pour se déplacer vers le centre et le sud du pays.

Dimanche prochain, une messe particulière sera donnée à la petite cathédrale Santa-Eusebia-di-Coloschi afin que les croyants joignent leurs prières pour la libération des malheureux, décédés ou retenus, et pour leurs familles.


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TOMAG : Veraldini va-t'il assassiner l'agriculture montalvéenne ?

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Du Montalvo, on imagine souvent les EFOs de la sorte... une image incertaine mais qui fait peur à certains.

En visite aux États-Fédérés d'Olgarie, le Président de la Ligue Giuseppe Veraldini aurait abordé avec le Secrétaire d’État olgarien la question d'un traité de libre-échange pour les matières agricoles et produits alimentaires, désormais connu comme le TOMAG ou Traité Olgaro-Montalvéen pour l'AGro-alimentaire. Dans l'entourage des secrétariats à l'économie des trois Provinces, cette idée a fait son chemin depuis plusieurs années afin de désenclaver le marché montalvéen et de permettre aux producteurs de pouvoir exporter nos trop nombreux surplus à plus grande échelle, sans être pénalisés par les droits de douane.

Le marché nord-olgarien des EFOs serait bien de 50 millions d'habitants, soit quatre fois la population du Montalvo, mais la surface des États-Fédérés est aussi trois fois plus grande et proportionnellement mieux adaptée à l'agriculture. Une mécanisation productiviste, si elle n'est pas forcément accomplie aux EFOs, ferait crouler le marché commun sous les céréales olgariennes et les coûts de transport pour le Montalvo ne rattraperaient qu'à peine les avances en coût de production, moindre outre-Olgarie. En somme : danger pour les céréaliculteurs montalvéens, qui continueraient de voir les prix de la céréale baisser alors que la consommation ne suit pas la hausse des productions.

"Le seul avantage du TOMAG serait que nous arriverions à satisfaire une demande intérieure en viande qui est insatiable, puisque nous ne disposons d'aucun moyen de produire assez de viande, surtout bovine, pour la demande intérieure. Le Montalvo ne produit quasiment que de la viande de mouton, et en quantités là encore insatisfaisantes."

"Nos bergers et notre industrie laitière seraient concurrencé, à la marge, par les produits venus d'Olgarie, bien que les savoir-faire et les caractéristiques des produits soient différents : le brebis nazalien ou arovaque n'est pas directement en concurrence avec la crème de lait bovine des prairies grasses du Middle West fédéré. Mais nos éleveurs bovins, subsistants, et leurs 800 000 vaches, perdraient tout de même des parts de marché intérieur."

L'industrie maraîchère, et par-là tous les producteurs qui y sont liés, auraient tendance à réclamer la signature du TOMAG, même si les experts indiquent qu'aucun de ses secteurs ne serait à l'abri :

"Peut-être que l'Olgarie ne fait que de la tomate et de la carotte, auquel cas nos polyculteurs n'auraient qu'à changer d'orientation pour une partie de leurs terres. Mais rien n'empêche demain les EFOs de faire du vin, des olives, des amandes, des agrumes, car leur climat le permet sur la côte Ouest et alors là, toutes nos monocultures d'excellence et largement exportatrices seraient menacés aussi."

Dans tous les cas, les discussions entre les deux politiciens n'ont marqué qu'une tape d'un processus qui se soldera, peut-être un jour, par la signature du TOMAG en bonne et due forme ; mais la décision est trop grave et devrait passer par l'accord des Sénats provinciaux, des gouvernements provinciaux et enfin du gouvernement central dans son ensemble. Le Chef de l’État n'a là que le pouvoir d'offrir le terrain aux discussions, d'accepter l'éventualité ou non d'une évolution qui transformerait ainsi en profondeur notre pays.

"Ou bien Giuseppe Veraldini fait signer au Secrétaire d'Etat un texte pour faire des EFOs une énorme prairie pâturée, et les Montalvéens seront ravis d'acheter de la viande au prix de la farine ou de l'eau, ou bien il s'abstient au risque de mettre plusieurs millions de gens au chômage en trois ans." résumait le porte-parole du Movimento Basta Corruzione.

Au Montalvo, l'agriculture fait encore vivre 760 000 foyers, et travailler 1,4 millions de gens directement. Le chiffre atteint près du triple si l'on inclue l'agro-alimentaire qui en dépend et les saisonniers.


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Giornale della provincia d'Arovachia, e della regione


La production de bois 2031 dépassera les 15 millions de Mcube

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Avec plus de 76 000 km² de forêts et bois, dont les deux tiers se trouvent en Arovaquie, le Montalvo ne fait pas office des pays les plus boisés au monde, mais le secteur du bois y est actif et son exploitation s'organise assez bien pour permettre le renouvellement des surfaces et le maintien des forêts, par-là des paysages et de leurs écosystèmes.

Près de la moitié des forêts arovaques sont exploités de façon très rationnelle, mécanisée et productiviste, grâce notamment à leur dépeuplement au siècle dernier lors des épisodes d'exodes ruraux vers les villes ou les bourgs agricoles en croissance. Du fait de la géographie accidentée de la côte arovaque, le fleuron industriel de la sylviculture se construit à l'intérieur des terres et principalement dans la région de la Foresta Velicha, du massif forestier du même nom.

Depuis dix ans, la production moyenne annuelle tournait autour de 14 millions de Mcube. Les dernières estimations en fonction des coupes prévues et de l'agenda suivi sans retards, prévoient une production de 15 millions de Mcube pour 2031. La principale cause de cette hausse inédite mais non très importante, serait l'amélioration des outils d'exploitation et donc de la cadence, qui permettra pour la première fois depuis quatre années à ne pas connaître de retards sur certaines coupes.

Malgré ce chiffre confirmant la bonne santé du secteur, la filière bois continue de perdre des emplois du fait de l'amélioration des techniques de coupe. Le gouvernement arovaque reçoit régulièrement les syndicats avec qui il travaille pour réfléchir à une conversion en douceur d'un maximum de postes concernés ; mais jusqu'à présent, ces discussions n'ont rien donné et les salariés concernés doivent envisager leur reconversion sans soutien quelconque.

Une manifestation à Bragopola, pour interpeler notamment le principal employeur du secteur la firme Bramovicio, avait réuni 40 000 personnes convergeant de toute la Province, le 14 mai dernier.


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Message Publié : Mar Nov 15, 2016 6:01 pm 
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L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 15/08/2031


Le TOMAG n'aura pas lieu

Sur la fin de sa visite aux États-Fédérés d'Olgarie, le Président de la Ligue Giuseppe Veraldini a fait savoir que le Trattato OlgaroMontalvono dell'AGricoltora e alimentare (TOMAG) "n'était pas à l'ordre du jour", "au moins provisoirement abandonné, complètement".

L'équipe du Président de la Ligue se serait montré à l'écoute des nombreuses craintes de la population civile, et particulièrement des secteurs potentiellement concernés par l'ouverture à la pleine concurrence fédérale des produits des EFOs. Aussi, on évoque des retards récurrents dans la gestion de la rencontre présidentielle, de la part des États-Fédérés, qui aurait sinon agacé l'entourage du Président, du moins créé un climat d'incertitudes dans lequel il n'était pas bon de travailler.

"Le TOMAG n'a pas plus de raison d'exister que tout autre traité de libre-échange de marchandises, avec tout autre pays du globe, et certainement encore moins qu'avec des pays proches" a conclu, pour ce chapitre, Maometto Buazizi le Ministre de la coordination économique.


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Message Publié : Mar Nov 15, 2016 6:33 pm 
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15/08/2031


Face aux blés bykoviens, la Ligue pourrait réhausser ses droits de douanes sur les céréales

Avec 160 000 km² dédiés à l'agriculture dont 65 000 à la production de céréales, le Bykova produit plus de 35 millions de tonnes de céréales chaque année malgré une surface nationale emblavée d'à peine 10,5% du territoire. Handicapé par sa géographie partiellement subarctique, le Bykova a su exploiter une bonne partie de ses terres du sud, en Natolique centrale, pour produire de grandes quantités de céréales à grands renforts d'engrais des plus contemporains.

Face à cette production de 35 millions de tonnes, soient 3 à 4 fois davantage que celle de la Ligue du Montalvo (9 651 000 tonnes en 2030), les provinces de la Ligue maintiennent une agriculture plus ou moins archaïque sur un certain nombre de points et particulièrement celui des intrants, principalement organiques et naturels chez nous. Si la céréaliculture montalvéenne n'a rien à voir avec le médiévalisme de certains pays dytoliens, elle demeure marquée par des inégalités territoriales et des structures familiales persistantes (avec une moyenne de 25 hectares par exploitation, toutes cultures confondues).

Alors que la consommation intérieure n'est plus suffisante pour l'écoulement des productions céréalières montalvéennes, et que ces surplus ralentissent un processus d'amélioration des techniques (mécaniques, génétiques...), le marché montalvéen se trouve partiellement pénétré par les produits bykoviens, essentiellement le seigle qui demeure minoritaire chez nous quand il concerne 20% des terres emblavées au Bykova.

Il pourrait s'agir d'un nouvel épisode du rapport troublé entre le Montalvo et sa production agricole ; hier, le TOMAG menaçait encore les céréaliers et éleveurs bovins montalvéens, aujourd'hui le gouvernement pourtant libéral réfléchit à faire le contraire en augmentant les taxes sur les céréales étrangères... un contre-sens si l'on espère permettre le développement de la productivité au service de l’acquisition de parts de marché en dehors du territoire, grâce notamment à une image qui restera à raison plus traditionnelle, relativement écologique, plus familiale.


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Message Publié : Mar Nov 15, 2016 7:50 pm 
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15/08/2031



Mines de charbon de Lajamiglia : enquête ouverte par le contre-terrorisme intérieur

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Les puits de charbon du Lajamiglia, désormais exploités par une firme alekanne

Depuis l'enlèvement de l'ingénieur britonnien Mark Aedwyn en mai 2030, Carbonico se savait sur la sellette concernant les puits de charbon de la région lajamiglienne, dans le nord-ouest de la Nazalie, que l'entreprise ne parvenait semblablement plus à défendre malgré des coûts en entreprises de sécurité élevés.

En juin 2031, les concessions ont été cédées à une firme sud-algarbienne, qui est venue d'Aleka installer ses ouvriers et ses foreuses à quelques pas d'un désert étranger, que d'aucuns jugent aujourd'hui anormalement calme.

On a appris ce matin qu'une enquête avait été ouverte, il y a dix jours, auprès du service de contre-terrorisme intérieur du Servizio degli Figli della Lupa (SFL), alors que le sujet relevait jusqu'alors de la problématique de sécurisation des frontières. Si le SFL a vu son anti-terrorisme saisi, c'est que la Justice s'intéresse désormais à de possibles liens entre les Barbaresques étrangers, accusés par défaut dans les attaques qui déstabilisent la région productrice depuis des années, et des mouvements bien nazaliens ou montalvéens, qui auraient planifié ou aidé des attaques directement depuis le sol de la Ligue.

Vers midi, les Carabiniers ont arrêté un homme à l'aéroport de Bragopola, qui s'apprêtait à s'envoler pour le Yanlei. Milo Giacanovicio, financier connu des milieux huppés de l'Arovaquie des super-riches, est entendu sous le régime de la garde-à-vue dans le cadre d'un interrogatoire auxquels sont soumis toute une série de personnes gravitant autour de la production de charbons de bois, dans la région de Foresta Velicha. Mais si beaucoup de ses connaissances n'ont été convoquées que comme témoins, l'homme qui était sur le départ a fait l'objet d'une demande d'urgence de la part du bureau du SFL à Cartagina, qui a demandé aux Carabiniers de l'arrêter avant qu'il sorte du territoire.

Si les doutes du SFL à son sujet persistaient, d'autant que l'excuse des vacances avec sa maîtresse en Ventélie passe mal, le régime de la garde-à-vue pourrait être commué en détention arbitraire pour sûreté d’État, sous le service du SFL. Alors, le Servizio n'aurait aucun compte à rendre et pourrait prolonger indéfiniment la détention.

Mais la volonté politique, en premier lieu locale, n'y est pas, et les avocats de Giacanovicio rappellent comment leur client est ô combien impliqué dans la lutte contre le chômage dans sa région, combien c'est un homme important et honnête à qui on ne peut pas prêter décemment d'intentions aussi ubuesque que le financement du terrorisme pour abattre la concurrence. Avec l'opinion publique, et l'opinion politique de son côté, il y a fort à parier que même avec quelque chose à se reprocher, Milo Giacanovicio ne pourrait être inquiété tant, quand bien même serait-t'il coupable d'association de malfaiteurs, d'autres se seraient sali les mains à traiter avec des mains salies par d'autres mains sales, à la place des siennes.


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Message Publié : Mer Nov 16, 2016 3:15 pm 
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18/08/2031



Abramo Arbarachi : son appel pour les Juifs de Nazalie

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La Synagogue du Dalribaho, à Cartagina, reconstruite en 1680.

Le Grand Rabbin de Nazalie, Abramo Arbarchi, a répondu de façon virulente aux appels sionistes pour le regroupement des tribus d'Israël, plus prosaïquement des communautés juives à travers le monde, suite à l'appel émis depuis le JDndenland, un des pays concentrant la plus grande communauté juive de Dytolie occidentale.

Séférades, essentiellement, les Juifs de Nazalie ont été surpris ce matin de pouvoir lire dans la presse l'appel du Grand Rabbin, pour une de ses rares apparitions politiques. Abramo Arbarchi, homme de 69 ans, depuis une dizaine d'années à la tête de la représentation des Juifs dans la Province, est d'habitude un homme de Dieu préférant passer ses journées à étudier la Torah, plutôt qu'à se mêler de politique. Mais le sujet, cette fois-ci, était des plus graves selon ses mots :

"Personne n'a le droit d'appeler à la réunion des Juifs du monde, l'exil faisant partie de l'identité juive et du caractère juif à travers l'Histoire. Les Juifs ne peuvent pas parler la même langue, ils ne peuvent pas vivre au même endroit, ils ne peuvent pas se réunir car leur caractère juif est dans cette désunion, cet éparpillement, cette diaspora. Vouloir accomplir le projet sioniste, c'est vouloir mettre fin à l'Histoire juive, alors que Dieu seul accomplira la fin de l'Histoire de son peuple. [...] Les Juifs de Nazalie, comme les Juifs d'Arovaquie, sont parmi les plus anciennes communautés de notre Foi. Ici, en Algarbe du Nord, nous y avons précédé les Latins, nous y avons précédé les Arabes, nous y avons précédé les Croisés. Certains Juifs dytoliens, fuyant les persécutions, nous ont rejoint dans le courant de l'Histoire ; mais ceux-là fuyaient les persécutions. Nous n'avons pas de persécutions à fuir, demeurons qui dans notre terre de Nazalie, qui dans notre terre d'Arovaquie, que nous avons rejoint en s'entassant dans le fond des galères phéniciennes et latines aux premiers siècles de l'Histoire, lorsque le temps se confondait à celui du Livre."


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Message Publié : Jeu Nov 17, 2016 4:43 pm 
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Po' di Scienza
Notizie rilevanti per le persone che sono interessati a tutto - 21/08/2031
1.20 Cts


Les gènes parlent : l'héritage natolique au Montalvo !

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Certains règnes altaïques ont duré des décennies, sur une superficie phénoménale reliant Orient et Occident.

En 1950, les Provinces du Montalvo sortent d'un régime d’ébullition scientifique, quand certains professeurs d'Université, de métropole, de Cartagina ou Miliameni, flirtaient avec l'aryanisme et les premiers tâtonnements de l'intuition génétique. Les efforts des archéologues retournant le sol de l'Alilée, parfois avec des financements qui leur étaient alloués pour qu'ils trouvent des traces des premiers vaisseaux spatiaux des ancêtres dytoliens, n'étaient pas sans liens avec ceux des Anthropologues qui passaient au crible la population, du moins non-combattante, du Montalvo, ou même sa population combattante, revenue morte du front.

Et puis une génération passa, et pendant que le commun des citoyens s'habillait de paillettes pour aller danser dans les boîtes disco de la décennie 1980, les vieux chercheurs aigris ou rafraichis par le dynamisme neuf de leurs nouvelles recrues, se penchaient avec un œil moins passionné sur les débuts d'une exploration formidable : celle du génome, avec une précision qui dès lors ne fit que croître.

Le grand débat des années 1990, suivi chaque soir par des dizaines de milliers de téléspectateurs devant leurs informations, était de comprendre qui étaient les Montalvéens. Ces Dytoliens bronzés venus de la métropole pour cultiver la terre des barbares arabo-nomades ? Ces Arabes, ou ces Slaves sortis de leur état sauvage par des siècles de rigueur monastique ? Les études se suivaient, concordaient ou réfutaient les théories des linguistes, des vieux anthropologues, des ethnologues de la nouvelle école, mais aussi des poètes ou des musiciens. Et s'ils avaient été Grecs, de quels Grecs parlait-on et avaient-ils été hellènes ?

A ranger dans le tiroir des études successives produites depuis 50 ans, celle toute récente du Professeur Pietro Oberti Sangù, publiée dans la Revue des sciences géniques, Août 2031. En s'appuyant sur des enquêtes de terrain de trois ans, prélèvements sanguins et cartographie précise du territoire, l'équipe du Cartaginien de 45 ans a voulu montrer la diversité d'origines antiques et médiévales des Montalvéens, et parmi les conclusions surprenantes de ce labourage en règle, certaines communautés aux origines locales communes ont montré un taux jusqu'à 6% sur certains haplogroupes (un type de gènes ou d'allèles), propres aux populations nomades du centre-est de la Natolique d'aujourd'hui.

L'histoire du peuplement du continent désert froid, terre de nomade depuis des milliers d'années, a été celle d'une colonisation pastorale longue depuis le temps où toute notion d'histoire ou d'écriture restait à imaginer. Semble-t'il venus d'Occident, ces premiers nomades furent vite en concurrence avec la poussée d'autres peuples de chasseurs-cueilleurs-éleveurs venus d'Orient. Là naquit la première variation d'un métissage promis à assaillir les deux mondes, Ventélie et Dytolique, pendant deux milles ans, par vagues successives de cavaliers sanguinaires, habiles archers précédant vagues de populations qui définirent l'identité de maintes régions du Moyen-Orient.

Durant la fin de l'Antiquité, les Latins furent en communication avec les envahisseurs, et subirent la pression, au limes de l'Empire, de ces nomades à l'ethnogénèse très variable d'une génération à l'autre, d'un endroit à l'autre : les cavaliers prenaient femme sur place, et leurs enfants régénéraient le groupe, au point qu'en quelques générations ces peuples à cheval passaient d'une caractéristique ethnoraciale de type ventélisant, à dytolisant. Et puis, il fallait recomposer les troupes décimées au contact des montagnes qu'ils avaient dû traverser, depuis leurs steppes anciennes, là où dans le tumulte de l'effondrement antique chaque vallée isolée était un petit peuple de cultivateur à faire ployer dans sa fureur.

Les Orthodoxes méridionaux du Moyen-âge central, dernier souvenir de l'empire latin dans ce qu'on appelait naïvement l'Orient, furent assaillis de façon répétitives par les arrières-petits-enfants cavaliers de ces nomades des steppes, qui s'installèrent sur le flanc oriental du Bassin pour y fonder autant de dynasties barbares, pastorales, qu'il y avait de puinés dans chaque tribu royale. Donnant naissance aux peuples turcophones contemporains, ces barbares apprirent vite la science de la navigation, et quand ils ne les affrontaient pas, se mêlaient aux arabes pour venir piller les côtes d'un Occident sur ses gardes et bâtissant ses remparts contre toutes les barbaries.

En bref, on ne sait pas trop comment, mais la poussée turque et ses ascendances natoliques ont, un jour, marqué le patrimoine génétique des habitants du Montalvo, et essentiellement de la Nazalie, puis de l'Alilée et de l'Arovaquie. Comme dirait notre éditorialiste : "Pas de quoi demander un siège au Conseil permanent de la Natolique !", ou même de prétendre à une alliance charnelle avec le Kaiyuan ou le Shadoma.

"Cette étude ne manquera pas d'être critiquée", avait déjà prévenu avant sa publication son auteur, Pietro Oberti Sangù, tandis que les occurances en haplogroupes concernés ne manqueraient pas d'être interprétés à la va-vite comme les témoignages d'un taux équivalent d'hybridation. "Certains effets de goulot d'étranglement ont, par le hasard, multiplié la fréquence d'apparition d'un gène ou d'un allèle au sein d'une population endogame donnée, qui ne présente avant cela pas de taux supérieurs que les populations voisines. Si une vallée affiche un taux plus fort que l'autre, ça ne veut pas dire qu'elle descend davantage de la population qu'on imagine, mais simplement que le hasard des reproductions a grossi l’occurrence de certains gènes, et en a diminué celle d'autres".

Un des rivaux de Oberti Sangù, Giuseppe Parpaglioni, n'a pas manqué de réagir via son compte Zibbibo, pour féliciter son confrère et annoncer la publication prochaine d'une étude visant à montrer que ce ne sont pas les turcophones, mais les Skogujördinois de la fin de l'Antiquité, qui auraient transmis certaines allèles prêtés aux Natoliques et nord-Ventéliens d'aujourd'hui... A l'époque, les populations vikings sont pour certaines directement hybridées avec les Lapons et autres voisins des Inuits, eux-mêmes non sans cousinages outre-calotiers, avec les nomades des steppes préhistoriques de Natolique...


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