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Message Publié : Ven Déc 15, 2017 1:49 pm 
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15 novembre 2034
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Addolorata Pozzi, Présidente d'Arovaquie : le grand entretien

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Madame la Présidente, bonjour, merci d'avoir accepté de répondre à nos questions.

Peut-être pour commencer, voudrai-je vous demander : avez-vous encore quelque chose à voir avec le mouvement autonomiste, Avanti Arovachia ?


Je vous en prie.

Je suis la Présidente de tous les Arovaques, à partir du moment où l'on accède à cette fonction, on n'a plus de parti politique attitré. Mais oui, j'ai encore des relations avec certains membres de AA, ce sont des amis, ce sont aussi des conseillers, et je m'appuie sur eux pour définir une politique cohérente à l'intérieur de l'Arovaquie. Vous savez, je suis passé du parti des utopistes, au parti des réalistes. L'utopie arovaque indépendante n'est pas possible, je n'ai pas été nommée pour la mener à bien, primo, et elle n'est pas possible, secundo. Dès avant le scrutin auquel j'ai pu participé, il n'était pas question d'indépendance.

Vous aviez pourtant milité pour que l'Arovaquie se dote d'un budget propre, qui lui éviterait de payer notamment pour les politiques d'investissements structurels massifs, dont sont à l'origine des collectivités aliléennes ou nazaliennes - et l'on peut le craindre aussi cela de la récente élection de l'UdCS dans le sud de la Nazalie.

Oui, la question du budget propre reste sur la table, mais ces choses là ne se décident pas en quelques mois, croyez-moi. Quant à l'investissement, le temps de la dilapidation de l'argent public est je crois révolu, le gouvernement veille, et dans tous les cas il garde avec le Conseil de la Ligue auquel j'appartiens évidemment, le dernier mot en terme de gestion du budget. Je crois que le bon sens au service de l'Arovaquie est rentré dans les institutions générales de la Ligue, et en cela nous n'avons aucunement besoin ni raison d'en sortir.

Que diriez-vous à ceux qui vous reprochent d'avoir tourné le dos au programme autonomiste ?

Je leur répèterai ce que je viens de vous expliquer. sourire

Autre sujet. Votre père exporte-il vers le Mahajanubia ?

Sourire. Les Charbons Pozzi sont exportés, je crois, vers le Mahajanubia, comme tous les charbons de la Ligue et comme vers tous les pays avec qui nos commerçons, c'est à dire à peu près tout le monde. L'UPO a été agressée, je le rappelle, et elle ne fait que se défendre. Nous n'avons pas pour habitude d'entraver au commerce, lorsqu'il est mené avec des pays qui sont les victimes, dans cette histoire, d'une volonté d'impérialisme adverse. Il est hors de question d'empêcher nos entrepreneurs de tirer profit d'une situation qui n'est celle que de la défense de pays agressés.

Très bien. Pourriez-vous exporter vers l'ELA ?

Je n'en sais rien, je ne suis pas charbonnier, je suis Présidente. Nous avons des entreprises qui travaillent avec l'ELA, nous n'avons pas à les en empêcher sous prétexte que politiquement et diplomatiquement, nos pays ne s'entendent pas sur la question religieuse et ce qui en découle. Ce n'est pas en isolant cet État qu'il sortira de sa dialectique eschatologique et malsaine.

Pourriez-vous exporter vers l'Amarantie ?

Rire. L'Amarantie est un partenaire de la Ligue, notamment de l'Alilée mais pas uniquement, et cette amitié commerciale ne saurait pâtir des choix très personnels des dirigeants du Conseil Exécutif. Malheureusement, il y a une mauvaise conduite douanière, mais pour l'instant nous n'avons pas à rentrer dans ces enfantillages. Les produits amarantins continueront d'être accueillis selon la grille générale des douanes, donc autour de 0% pour la plupart des produits, et je ne doute pas que les autorités spongoriennes, puisque c'est d'elles qu'il s'agit, adopterons vite un meilleur comportement. Vous savez, les régimes trop archaïques sont balayés par l'Histoire lorsqu'ils sont entourés de dizaines d'organisations institutionnelles différentes - la Spongorie se déclasse et menace ses institutions en se comportant plus mal que les autres.

Pourriez-vous exporter vers le Vryheid ?

Mais c'est pas fini ? Rire. Pourquoi ?

Le Vryheid a récemment changé de monnaie, d'un certain sens, puis annoncé de façon assez chaotique un troisième système, d'autres options, etc... Est-ce vraiment bon pour le commerce avec l'UPO ?

Le Vryheid fait des expérimentations monétaires, c'est dommageable dans le cadre de l'UPO qu'il n'y aie pas davantage d'entente inter-étatique. Mais jusqu'à preuve du contraire, nos commerçants peuvent encore payer avec la Lire électronique, ce qui est l'essentiel, et cette Lire sort du pays essentiellement contre nos exportations... les entreprises sont libres d'accepter les nouvelles monnaies du Vryheid mais nous ne pouvons que les mettre en garde, pour l'instant.

La Ligue devrait connaître un recul record de sa fréquentation touristique, que pouvons-nous faire contre cela ?

Je veux me faire un peu l'avocat du Diable, en vous disant qu'une moindre fréquentation touristique en Arovaquie n'a pas que des points négatifs, et pourrait même soulager l'accès au foncier pour les familles arovaques dans de nombreuses régions, et participer de la lutte contre l'inflation en général. Nous n'avons pas à faire du porte-à-porte international pour aller chercher des touristes et les échanger contre des programmes étudiants et des échanges scientifiques sur les missiles, l'abondance crée du ridicule dans ce domaine-là - les dernières déconvenues de l'Armée par rapport à la Sovérovie montre qu'il faut mieux choisir ses partenaires. Comme dans la vie. Comptons sur les Aliléens et les Nazaliens pour venir découvrir l'Arovaquie : eux ont une vraie monnaie, un vrai porte-feuille, et un vrai savoir-vivre. Rire.

La candidate autonomiste est devenue la chantresse de l'amitié inter-montalvéenne.

Mais jamais au sein de AA je n'ai tenue de position isolationniste, sachez-le. Nos intérêts sont les mêmes, ce sont nos modèles économiques qui différent, le débat doit porter sur le choix entre le nivellement, ou la spécialisation. Je suis pour la spécialisation, pour l'innovation, pour le chemin particulier de l'Arovaquie : pas le même climat, pas le même biotope, pas les mêmes chances - regardez le phénomène fou de la Granique, qui devient le grenier électronique de la Ligue. Il y a un projet de la Bourse de Marejno qui veut s'implanter en Alilée montalvéenne - pourquoi ne pas plutôt choisir la Granique ? Nous pouvons être partenaires et dans une forme d'émulation, non vraiment de concurrence, du moment que ça reste dans le respect.

Vous seriez prête à encourager l'abandon du tourisme arovaque en faveur de l'Alilée, échange de bons procédés ?

L'Alilée a d'autres atouts, ce n'est pas la même forme de tourisme, croyez-moi. Non, respectons les identités économiques provinciales, comme les identités en général.

Il va y avoir des élections prochainement en Alilée. Que faut-il en penser, quand on est Arovaque, doit-on avoir une préférence ? Ou finalement, ça ne sert à rien, puisque la porte d'une décentralisation du pouvoir s'est refermée brutalement sur le nez de la population, et de nombreux Sénateurs au passage... dont certains de votre parti, nombreux. Alors ?

D'abord permettez que j'adresse une nouvelle fois mes condoléances aux familles, nous allons passer la durée des six mois. C'est tragique, oui, mais on peut combattre ce genre de tragédie en se parlant, en disant les choses. AA s'est perdu, je crois, à vouloir mélanger une position autonomiste et une position clairement indépendantiste, parfois particulariste, raciste, ésotérique... de mauvaises idées ont fait tâche, des malentendus sont apparus.

Je rappelle que la trentaine de Sénateurs exécutés l'ont été car ils ont voté l'autonomie de la Province, et vous ont nommé Présidente.

C'est une fausse idée. Ils ont voté l'autonomie de la Province, mais mon prédécesseur M. Mascarpone m'a nommé Présidente, dans son bureau. Il ne faut pas propager de fausses informations. Le vote par le Sénat était une prise d'indépendance, intolérable dans un État constitutionnel. Je regrette comme beaucoup le déroulement et la finalité de cet épisode, et renouvèle mes condoléances, mais ils ne sont pas morts pour moi, ils sont pour leurs idées, c'est suffisant pour qu'on les honore, comme des courageux mais non comme des martyrs.

Et l'Alilée ?

Quant aux élections aliléennes elles ne sont pas inutiles, elles sont mêmes dangereuses à certains égards car je crois qu'en dehors du phénomène plus rigolo qu'autre chose autour du Parti Conservateur de M. Delando, il y a la menace d'une gauche dure et sécuritaire avec Madame Mavrocordato. Il faut suivre ce qu'il se passe, soutenir les candidats raisonnables, et être attentifs aux programmes clairs qui ne devraient pas tarder à être sortis... Mais il y a un choix démocratique à faire, ce n'est pas inutile, non.

Merci Madame la Présidente, et à une prochaine fois.

Merci à vous.


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Message Publié : Sam Déc 16, 2017 11:58 am 
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18 novembre 2034
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Affaire Fino : trois brigadiers seront bien jugés

Suite de l'affaire Maurizio Fino, cet apiculteur de 68 ans mort d'une crise cardiaque après une intervention de la Brigade de sécurité du travail, inspection des fraudes : après le dépôt de plainte contre l'État par sa fille, conseillère bancaire de 37 ans, la Justice a saisi les premiers éléments de l'enquête pour finalement envoyer trois brigadiers devant le tribunal suite à la constatation, par les services médico-légaux et les enquêteurs des Carabiniers, "de signes de coups indéniables".

Les hommes de la BNSL aurait donc bien frappé le retraité, apparemment fraudeur au fisc, du moins les premiers éléments le laisse à penser. Une autre hypothèse, avancée par l'avocat Maître Gregorio, serait que le vieil homme et ses proches aient assénés eux-mêmes les coups après le départ des Brigadiers - mais la piste ne semble pas coller, jusqu'à présent, par rapport aux témoignages des fonctionnaires qui assurent avoir eux-mêmes constaté le début de perte de connaissance du vieil homme, puis contacté les secours.

Si du côté des accusés on reconnait des violences consécutives au refus, par l'homme, de se laisser maitriser, la plainte a été déposée pour homicide volontaire ; les avocats désignés des trois brigadiers qui se retrouveront finalement sur le banc des accusés à la place "de l'État", pourraient plaider l'homicide involontaire, afin d'atténuer l'impact d'une différenciation entre coups donnés involontairement dans l'action pour empêcher la violence de l'homme, ou coups assénés volontairement mais sans la volonté de tuer.

Cette affaire intervient bientôt 1 an après la création de la BNSL, et le recrutement progressif de 60 000 fonctionnaires-inspecteurs sur l'année - cette mesure, censée garantir le respect des normes et une concurrence équitable notamment pour les entreprises étrangères s'installant dans la Ligue, ne semble pas avoir encore convaincu la FIDES qui maintient son C à la Ligue, pour l'Indice de Confiance des Entreprises et des Consommateurs.


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Message Publié : Sam Déc 16, 2017 5:19 pm 
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Le Gouvernement instaure une taxe sur le sapin pour trouver des fonds exceptionnels

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Les différents Sénats ont accepté de valider la proposition du Gouvernement, à sa demande, quant à la taxation d'un bien dont personne n'osera de priver même si son prix augmente : le sapin de Noël. Environ un mois avant les fêtes, la plupart des familles montalvéennes n'ont pas encore acheté leur arbre, pourtant elles sont 9 sur 10 à faire ce geste chaque année.

Avec sa taxe de 22% sur les sapins, le gouvernement espère lever une cagnotte exceptionnelle autour de 30 millions de Lires, modeste somme qui pourrait faire jurisprudence - pourtant, inventer une taxe du jour au lendemain n'est pas une idée pour rassurer les investisseurs, en ces temps de fin d'année et de rapports internationaux. L'excuse choisie par le Ministère de l'Économie et son nouvel occupant, Sergio Guerbo, est assez éhontée : "Nous avons accueillis de nombreux mineurs étrangers dans le cadre de la guerre, nous avons besoin de sous pour répondre à l'exceptionnalité de la situation mondiale. Peut-être que demain, la cagnotte servira à reconstruire les destructions des pays menacés à l'étranger".

Le Ministère de l'Information n'a pas encore communiqué quels pays s'étaient rapproché de Cartagina pour réclamer une part de la cagnotte future des sapins de Noël, mais il ne fait aucun doute que la trentaine de millions de Lires promise doit faire chavirer les têtes dans les chancelleries étrangères. Mais la magie de Noël, c'est toujours cette "intention qui compte".


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Message Publié : Sam Déc 16, 2017 6:48 pm 
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60ct ---------- 17/11/2034


Immigration en Alilée : l'avis des candidats à la présidentielle

Avec 122 000 naturalisations en 2033 et une présence permanente de 700 000 étrangers travaillant dans la Ligue, le pays fait office de terre d'accueil... à son échelle, et surtout à l'échelle de son histoire de front pionnier. Le sujet n'est plus au cœur des débats officiels, mais il concentre l'attention de beaucoup de Montalvéens, comme a pu le montrer le récent débat dans les Divogiache concernant les familles roms réclamant la prime de Noël. Quelques jours avant les élections présidentielles aliléennes, la discussion s'invite à nouveau sur les plateaux et dans la presse.

Giustina Taravella, candidate de Nazione&Liberta (créditée de 20% des intentions de vote) : "Nous sommes un pays d'immigration et avons besoin des immigrés, d'autant que nous avons la chance, par notre position géographique, de pouvoir les choisir. Oui à l'immigration des gens éduqués, oui à l'immigration des gens qualifiés, c'est le cas de l'extrême majorité des gens qui viennent chez nous. Par ailleurs, je souhaite que la procédure soit légèrement simplifiée, en prenant en compte l'expérience des fonctionnaires, afin d'encourager cette immigration, et de viser une stabilisation du rythme de naturalisation au-dessus, légèrement, de ce qu'il était en 2033."

Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis, candidate du Movimento Basta Corruzione (créditée de 17% des intentions de vote) : "Les procédures de contrôle des immigrés sont efficaces, il ne faut pas les changer, ni même simplifier l'accès à la naturalisation - ce qui serait une erreur grossière. Je pense que le rythme est soutenable actuellement, et l'absence d'incidents parmi la population montalvéenne d'origine amarantine le montre ces derniers temps, alors que les tensions transfrontalières existent. La plupart des immigrants amarantins se rendent au final en Arovaquie, et ne font que passer par chez nous. Il n'y a pas d'urgence dans ce domaine, mais nous ne devons pas baisser la garde institutionnellement. Je m'opposerai à toute simplification des règles d'entrée et de vie pour les immigrés."

Lino Chefalla, candidat de Forza Alileia (crédité de 20% des intentions de vote) : "Nous pensons que l'Alilée doit utiliser l'immigration à son avantage en réussissant à fixer les Amarantins migrants chez nous, plutôt que de les laisser partir dans les autres provinces. Mais oui, si vous voulez que je vous réponde, nous avons besoin d'eux, nous avons besoin qu'ils viennent, toujours plus nombreux, c'est la vocation de notre pays, nous sommes nés de cela - et du moment qu'ils respectent notre culture, alors ils sont des nôtres, évidemment."

Alessandro Delando, candidat du Partito Conservativo (crédité de 10% des intentions de vote) : "Nous devons ramener l'immigration au rythme d'il y a cinq ans, d'abord en diminuant le nombre plafond de naturalisations, qui n'est pas respecté d'année en année, en nous y tenant, ensuite en fixant un plafond pour le nombre d'étrangers travaillant dans la Ligue. Il ne faut pas taxer leur travail, ce sont des êtres méritants quand ils travaillent et doivent être traités comme les citoyens, mais il faut se garder d'avoir un trop grand nombre d'étranger car cela nuit à d'autres méritants, ceux qui cherchent du travail et qui trop nombreux n'en ont pas, montalvéens. Le cas des aliénés est à part, et je proposerai un plan d'exception pour l'arrivée, l'intégration et la libération des Aliénés amarantins qui le souhaitent, c'est là un devoir de nature humaine et spirituelle."

Le nombre de naturalisations en 2034 sera connu quelques heures après la nouvelle année.


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Message Publié : Sam Déc 16, 2017 11:43 pm 
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Énergie en Alilée : l'avis des candidats à la présidentielle

Sans forêts exploitées à la manière de l'Arovaquie, l'Alilée est complètement dépendante de l'importation de charbon des autres provinces, des mines nazaliennes et arovaques ou des forêts du nord de l'Arovaquie. Pourtant, à l'image du reste de la Ligue, son tissu urbain et ses systèmes de chauffages sont complètement calqués et construits sur une disponibilité de la ressource, longtemps promue par les politiques publiques. Beaucoup pensent qu'aujourd'hui, les intérêts aliléens sauraient primer sur les besoins d'exportation du charbon arovaque. En dehors de la petite infidélité que cela représenterait, l'Alilée pourrait-elle produire son énergie ?

Giustina Taravella, candidate de Nazione&Liberta (créditée de 19% des intentions de vote) : "Écoutez, je ne suis pas pour me laisser aller au jeu de la remise en cause de... nos traditions économiques, même, pourrait-on dire. Euh, l'Arovaquie fait partie de la Ligue, on prend du charbon là-bas selon la loi du marché, il ne vient pas de loin, il ne tue pas d'oiseaux ; si vous prenez le coût de nouvelles infrastructures, et bien passer à l'énergie hydraulique, ou solaire, ou n'importe-quoi d'autre, ça ne serait pas rentable. Donc non, il n'y a pas de débat énergétique propre à l'Alilée."

Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis, candidate du Movimento Basta Corruzione (créditée de 19% des intentions de vote) : "C'est intéressant, de se poser la question. Il y a une question, on en parle, oui. Produire une énergie aliléenne, ce serait aussi, à commencer pour nous, une occasion de relever la tête, et l'on pourrait aisément la vendre à la partie nord de l'île, plus peuplée... Enfin voilà, on peut en parler, je crois, ce n'est pas quelque chose qui nécessite le blanc-seing de Cartagina, et des messieurs là-haut, enfin vous voyez où je veux en venir : pas de souci pour moi, étudions les opportunités, nous avons des fleuves permanents, il doit être possible d'attirer des investisseurs internationaux s'il le faut pour doter l'île en usines hydroélectriques. Je n'aurai pas peur de porter l'idée en tous cas."

Lino Chefalla, candidat de Forza Alileia (crédité de 19% des intentions de vote) : "Je dis oui à l'étude du projet, si ça intéresse des investisseurs. L'Alilée est grande ouverte pour accueillir des gens qui veulent parier sur la consommation d'énergie électrique venue d'autres sources que le charbon. Nous avons énormément d'espaces en friche, il faut les utiliser, sinon ça ne sert à rien. Mais je dis non à un investissement de la part de l'État, nous n'en avons pas les moyens actuellement et vous le savez."

Alessandro Delando, candidat du Partito Conservativo (crédité de 10% des intentions de vote) : "Attendez, attendez, attendez, euh, parler d'énergie, à quelques semaines de Noël, alors qu'on est dans un grand mouvement national pour les mineurs réfugiés, je trouve cela, peut-être, pas prioritaire. Mais l'énergie, moi l'énergie, je n'ai rien contre. L'énergie, c'est d'abord celle des hommes, des femmes aussi, je pense à ces femmes esclaves qu'on achète sur Internet, vous savez, je pense à ces aliénées, qui traverse des marais pour venir ici, je pense à l'énergie que le Christ donne aux individus, justement, ou que les bonnes idées, au travers des bonnes idées, ils agissent, ils tentent, ils râtent parfois, mais ils sont accompagnés par la collectivité, par leurs frères et sœurs dans la communauté humaine. Donc l'énergie c'est bien, mais une énergie de charité avant tout. Voilà. Vous avez votre réponse. Sinon, le charbon c'est bien, ça fait travailler des gens, nous n'avons pas les moyens de nous payer autre chose actuellement, cessons l'investissement sur trop long terme, investissons plutôt dans l'humain, dans la citoyenneté ; cela fera davantage de liens. Cela nous rapportera plus, en tant qu'hommes, que des usines éoliennes ou des boudins sur l'eau. Voilà. Merci chère madame."


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Message Publié : Dim Déc 17, 2017 11:53 am 
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La Ligue classée 18ème à l'ICP

Si la liberté de la presse et la non-concentration des pouvoirs sont reconnus par le classement, la note générale de la Ligue est plombée cette année au célèbre classement émis par l'Université de l'Eashatri, en collaboration avec le sérieux journal Brèves Eskhanes, du fait d'une note d'à peine 6,5/20 sur la question de l'État de droit.

Suite aux affres constitutionnels ayant secoué la vie démocratique du pays dans le courant du printemps, où suite aux tentatives de sédition anti-constitutionnelle de la part de plusieurs Provinces, le pouvoir central a pris la décision exceptionnelle d'une Justice expéditive contre les Sénateurs se mettant en contradiction avec leur mandat, il a été difficile de défendre l'idée selon laquelle tout cela était régulier - car ça ne l'était pas. Oui, l'État de droit a failli, car l'État tout court n'avait pas prévu un tel scénario, basé sur le manque de considération des Sénateurs pour l'intérêt public - diront certains.

Avec des notes excellentes sur la presse et la répartition des pouvoirs, autour de 19/20, on peut compter également une seconde fausse note, moins grave, de 13/20 sur la question des libertés individuelle - résultat peu satisfaisant qui nécessite d'avoir à l'esprit, avec respect et compréhension, l'angle politique du classement : ce sont sur des "libertés" comme le mariage homosexuel, la drogue, la répression des fraudes, la tolérance aux autres religions ou l'accueil sans retenu des immigrants, qu'est aussi basée la note. L’œil des pays du Sud est plus ouvert sur un tas de question que celui des vieux peuples de Cérulée, pétris de tradition monothéiste.

On notera également un 13 en Représentativité, soulignant un déficit de représentation des tendances populaires dans les arcanes législatives - une note délivrée avec intelligence, quand on pense avec quel mépris les médias et politiques traditionnels ont l'habitude de traiter les "partis populistes" ?

La Ligue se retrouve donc derrière la Britonnie, à 6,34/10 contre 6,35, mais bien devant l'Amarantie, avec 5,85. A la fin du classement trouve-t'on l'ELA, autour de 2/10, et au sommet le Lorthon, qui a su préserver son état de fonctionnement malgré une situation de guerre.


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Message Publié : Dim Déc 17, 2017 12:24 pm 
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Environnement en Alilée : l'avis des candidats à la présidentielle

Alors qu'une liste de chercheurs originaires du monde entier a publié une étude environnementale sur l'état de la faune d'oiseaux et sa dégradation dans le monde, et alors que la Ligue est un de ces espaces où la disparition semble la plus forte (environ 30% du nombre d'oiseaux d'il y a 10 ans ont disparu), le débat environnemental et écologique a encore beaucoup de mal à percer. En Arovaquie, l'écologie a sa tribune politique au travers des Ecologisti per Tutti, mais le phénomène électoral est inconnu en Alilée. Qu'en pensent nos candidats ?

Giustina Taravella, candidate de Nazione&Liberta (créditée de 19% des intentions de vote) : "Les chiffres sont donnés en proportion, ce qui ne veut concrètement rien dire. Oui, la population d'oiseau a baissé de 30% chez nous, mais nous sommes en Cérulée, dans un espace où ils sont très nombreux. Franchement, il n'y a pas d'alarme, et honnêtement, je préfère m'occuper de ce que peuvent devenir nos jeunes, plutôt que de réfléchir à des épouvantails. Aucun oiseau n'est spécifiquement menacé dans la Ligue."

Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis, candidate du Movimento Basta Corruzione (créditée de 19% des intentions de vote) : "Je crois que nous avons, par rapport à l'Amarantie aliléenne, un retard en terme de développement, d'artificialisation des berges et des milieux. Peut-être que nous avons encore le choix d'un aménagement plus raisonné, qui permettent à l'Alilée de conserver sa faune, et de constituer un réservoir par rapport aux entités très peuplées du nord de l'île. Mais la sauvegarde de la faune, qui ne doit pas être dogmatique, peut encore se faire non au détriment de l'habitat humain. Faisons preuve de mesure sur la question. Et augmentons les peines, s'il le faut, pour les délits de nature écologique, non respect des réglementations présentes et à venir."

Lino Chefalla, candidat de Forza Alileia (crédité de 19% des intentions de vote) : "Les espèces ont toujours évolué, les biomes aussi, nous sommes à l'Anthropocène et cela mérite d'être souligné : l'homme est prioritaire, partout, oui, il n'y a de richesses que d'homme, je me reconnais en cette devise. Les piafs, c'est bien, mais ils se débrouillent, ils n'ont pas besoin de nous. Leur genre s'adaptera, ils limitent déjà leur démographie ; vous voyez, c'est une réaction d'adaptation, et qui ne s'adapte pas meurt."

Alessandro Delando, candidat du Partito Conservativo (crédité de 10% des intentions de vote) : "J'ai accueilli cette nouvelle avec angoisse, ma femme et moi avons même pleuré, avant de diriger nos prières vers Dieu. Comment peut-on être insensible lorsque la nature, création de notre Seigneur, souffre ainsi et nous envoie tous les signes de sa souffrance ? L'homme peut croître, il peut utiliser la Création pour cela, mais il ne doit pas la détruire. Je mettrai en œuvre un grand plan écologique pour notre Province, et oui, les oiseaux trouveront une attention toute particulière de ma part."


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Message Publié : Dim Déc 17, 2017 4:19 pm 
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Religion en Alilée : l'avis des candidats à la présidentielle

Rare province catholique de l’ancienne aire hellène, l’Alilée religieuse s’est longtemps construite en opposition au maintien et au retour du polythéisme diffus en Amarantie. La vision du Salut, dans le sud de l’île, a au même titre été cultivée par rapport à la tradition dionysiaque, originellement commune à de nombreuses sectes au nord et au sud, tandis que la société amarantine en a fait un maître mot. Aujourd’hui, les débats théologiques semblent lointains, pour une société sécularisée en grande partie, mais poussée par une forme de mal du siècle, la question spirituelle s’invite à nouveau dans les discussions publiques… et politiques.

Giustina Taravella, candidate de Nazione&Liberta (créditée de 19% des intentions de vote) : "La Ligue est un pays d’origine chrétienne, même si la religion reste quelque chose de dangereux : regardez l’histoire des massacres et affrontements avec les protestants. Pourtant, protestants et catholiques, c’est du pareil au même, non ? Merde, comme le disait le Général di Gal, nous sommes quand même un pays dytolien de culture judéo-sémito-chrétienne. C’est pour ça qu’il faut faire attention à ne pas faciliter le financement des autres religions."

Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis, candidate du Movimento Basta Corruzione (créditée de 19% des intentions de vote) : "Je n’ai aucun problème avec la religion, et j’aime arpenter nos territoires aliléens, le grand vide de nos campagnes les plus reculées ou toujours, malgré les éléments qui, ayant laissé leurs marques dans le paysage, se sont faits parfois si terribles, on trouve une église, une petite chapelle aux racines parfois très anciennes, qui sont des temples à notre identité, c’est à dire notre rapport à autre chose. Peut-être que la politique ne peut pas s’affranchir, dans un pays qui par ailleurs n’a jamais fait du laïcisme une de ses doctrines, de réfléchir au financement du culte, et d’y accorder une partie de l’argent public."

Lino Chefalla, candidat de Forza Alileia (crédité de 19% des intentions de vote) : "Les églises sont libres de financer des lieux de culte, du moment que des fidèles ont en bonne et due forme acquis des terrains, des permis de construire, et veulent consacrer leur construction à une religion quelle qu’elle soit. Ce n’est rien d’autre qu’une forme associative, ça ne regarde pas le politique, dont le boulot est uniquement de faire tourner le business. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?"

Alessandro Delando, candidat du Partito Conservativo (crédité de 10% des intentions de vote) : "Oh, mais la question est centrale chère amie ! La religion, ou plutôt le rapport à Dieu, est à la source de chaque homme, il est la vie même de chaque homme. Dieu nous a donné le corps, l’âme et l’Esprit, il a créé le monde sensible et le monde invisible, il est maître des atomes, depuis le visible jusqu’aux ombres, du Ciel à la terre, et au-delà. Oui, dans le respect des convictions de chacun, nous ne devons pas avoir honte de mettre Dieu au centre de la politique, il est déjà au centre de chacune de nos vies même si certains veulent l’ignorer, car ceux qui ont à s’occuper de la cité terrestre, ne doivent pas la commander comme un César qui ignorerait la Cité céleste. "


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20 novembre 2034
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La pression migratoire s'accroit sur la parole publique

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Le camp d'Itbalada, dans le Lasahari

Des fameux ou plutôt discrets camps de concentration de la Ligue de Montalvo, grâce auxquels la société occidentale et cool d'un Raimondo Mazzola survit en triant rigoureusement l'immigration, celui d'Itbalada, le long de la ligne de chemin de fer nazalienne intérieure, est sans doute le plus spectaculaire. Jusque-là, son organisation particulière (pas de fermeture étanche, mais patrouilles permanentes du SFL et de l'Armée dans les environs, très arides) en faisait un endroit plutôt moderne, et plutôt accueillant par rapport à d'autres lieux de concentration des candidats et postulants malheureux à l'immigration pour la Ligue. Mais les troubles grandissant en Aminavie et plus généralement dans une région menacée par la guerre, ont fait exploser les arrivées - alors même que les chaines satellites diffusent, à longueur de journée, la belle vie de consommation effrénée et les aventures du Président-homme-sandwich.

Aminiens, Noirs-Algarbiens, Hyptates, souvent non-représentatifs des pays qu'ils quittent en terme de religion ou d'idées, parfois issus de minorités menacées dans leurs pays et régions, ils sont très nombreux, de plus en plus, à rêver de l'appartement individuel en container, de la masseuse habillée en mère Noël, d'une coupe de cheveu à la Al Bano, ou d'un gigot d'agneau aux dattes devant un journal télévisé en continu leur parlant du futur accessoire indispensable pour le lavage de dents.

Pourtant, si les chiffres des naturalisations et plus largement des entrées légales augmentent d'année en année, le goulot d'étranglement reste gigantesque. L'accalmie politique née du grand désarroi provoqué par la crise des Sénateurs séditieux au printemps dernier, a donné du répit au débat sur le thème migratoire et pourtant, il reste, les chiffres le montrent, le principal enjeu public, et demain à nouveau électoral, dans un pays qui possède déjà en son sein les identités différentes conditions de son éclatement institutionnel.

Demain, ou déjà aujourd'hui ? Alors que les candidats aliléens à la présidentielle ont pu avoir le loisir de s'exprimer sur la question de l'immigration, il semblerait que les réponses très ouvertes des candidats du centre, libéraux, Lino Chefalla et Giustina Taravella, aient été pour leur coûter des voix à en croire l'évolution des enquêtes d'intention de vote sur la semaine qui vient de s'écouler. Non cause unique d'un recul, mais cause probable parmi d'autres, le cycle électoral montalvéen pourrait se retrouver une nouvelle fois menacé par la montée de personnages atypiques, à la tête de partis iconoclastes, qu'ils soient celui d'une Baronne hostile aux migrations en tous genre, ou d'un semi-évangéliste prêt à naturaliser 6 millions d'Aliénés amarantins tout en fermant la porte aux musulmans.

La question migratoire qui stagne depuis longtemps dans le pré-désert nazalien est intrinsèquement liée à la question identitaire et religieuse, sur fond d'une question raciale dont la Nazalie post-fasciste n'a pas tourné la page. Constitutionnellement, et législativement, la Ligue n'est pas ouverte aux Algarbiens, et s'est construite contre l'Algarbe, à la place de l'Algarbe - pourtant aujourd'hui, les frères de sang et de foi des pays dont Cartagina se verrait bien l'alliée indéfectible, sont parqués dans les camps de l'échec, les camps de la vergogne, les camps de la honte. Et ces camps grossissent, autant que l'animosité des Montalvéens à l'égard des étrangers, des étrangers qui ne sont pas eux, car eux sont les seuls étrangers légitimes sur une terre, la terre nazalienne, conquise ou reconquise tardivement.

Le malaise nazalien face à l'immigration est de loin le plus fort, d'abord car la Nazalie connait beaucoup d'immigration - ce n'est que récemment que l'Arovaquie est devenue une destination attirante pour des immigrants non-italiques, comme les Amarantins, ou les Dytoliens de l'Est. Le débat émerge là-bas aussi, avec violence et antagonismes qui s'affirment parfois, comme dans l'affaire de la Prime de Noël pour les Roms...

L'unanimisme sur le besoin de migrants a fait place dans la politique montalvéenne à une course aux propositions de contrôle. Le vent électoral ne souffle plus dans le dos des théoriciens de l'ouverture, mais dans celui de leurs adversaires, porteur parfois d'idées et de projets dont les aspects négatifs dépassent de loin la question migratoire. Mais lorsqu'un pays de 13 millions d'habitants est posé sur un continent de centaines de millions de candidats, il est difficile d'imaginer et de proposer des solutions plus humaines que celles d'un camp où se concentrent les déboutés de la migration économique, quand ils ne veulent ou ne peuvent rentrer chez eux.

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24/11/2034


La L. électronique co-adoptée par l'administration vry

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La Lire électronique devient une monnaie algarbienne

La guerre des Containers, à laquelle le discours public des responsables politiques et médiatiques vrys donnent une ampleur historique quasi-eschatologique à l'image du blocus angoissant dont a été victime l'archipel, a bouleversé "l'ancien monde" et surtout le monde monétaire du Vryheid, hérité de la période coloniale jusqu'au nom de sa monnaie, le Rand Libre, désormais renommée Gouden (Go) par la majorité du nouveau président et sa coalition libérale-identitaire.

La "guerre mondiale", comme aiment à l'appeler ses représentants, à choqué le Vryheid autant dans sa politique, que dans son économie - la résistance engagée face au blocus, puis l'effort inédit d'industrialisation qui a suivi, pourrait changer durablement le fonctionnement interne du pays - surtout si la politique monétaire révolutionnaire engagée avant le changement de gouvernement se concrétise par des réussites et n'entrave pas l'envolée du productivisme induit par l'effort de guerre de l'Union Pan-Océanique.

Désormais, et pour sécuriser peut-être une longue marche vers l'étalon-or dans une mondialisation de super-croissances hantée par l'inflation, les administrations publiques du Vryheid permettront à leurs citoyens de s'acquitter de leurs créances en Lire électronique montalvéenne - une monnaie jusque-là déjà autorisée pour les achats étrangers au Vryheid, comme dans le reste de l'UPO. Si la décision d'autoriser le règlement des paiements en L.e. dans le privé a été négociée au niveau politique dans une démarche descendante, il semblerait que la motion acceptée par les Maisons des Affranchis et des Contributeurs, a été inspirée par une circulation réussie, au moins dans la bourgeoisie vry ayant accès au matériel électronique nécessaire, et préalable de la Lire : la démarche a donc été montante, correspondant à une volonté populaire anticipée par le Parti Nationaliste, avec la bénédiction des libéraux.

La Lire électronique a une masse monétaire relativement garantie par rapport à d'autres monnaies - la Ligue de Montalvo, sur-endettée, doit beaucoup d'argent à de nombreuses banques privées, aussi ces dernières la surveille avec attention pour s'assurer qu'elle règlera ses ardoises. L'entente permanente entre l'institution bancaire centrale, les banques privées montalvéennes et étrangères, la Ligue elle-même, a accouché depuis longtemps de l'évidence que la masse monétaire de la Lire n'est aucunement accrue, sinon par la procédure normale, régulière, qui anticipe la croissance économique, du crédit et des intérêts.

Avec l'ouverture des administrations vry, et donc des caisses de l'État vry au travers de sa banque centrale, à la Lire montalvéenne, le trop-plein d'une inflation monétaire sera ainsi absorbé, et moins dangereux, stabilisant la Lire comme rassurant l'économie de la Ligue. Par ailleurs, en terme de symbole mais aussi de pouvoir, la Lire électronique devient une monnaie algarbienne, une monnaie multinationale dans un monde de barrières protectionnistes, une monnaie au service de la croissance d'un continent par ailleurs déshérité. Diplomatiquement, le Vryheid marque aussi un très grand coût, en rappelant Cartagina aux contrats et alliances conclues il y a quelques mois, et lui montrant du doigt où sont ses intérêts pour la suite.


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Message Publié : Lun Déc 18, 2017 11:14 pm 
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Thorval : l'avis des candidats à la présidentielle

Alors que le pays vient de frôler l'émiettement dans l'affaire du Pain de Jensgård, également connue sous le nom d'affaire de la rue de la Farine, de plus en plus de géopoliticiens pointent du doigt ce large morceau de Dytolie du Nord, véritable réserve à croissance potentielle, et que beaucoup se rêvent d'un jour pouvoir dompter, ou soumettre dans l'intérêt de ses citoyens, à une marche mondiale du développement, du progrès, du recul de la mort, au fait.
Très médiatisée en Arovaquie, l'affaire du Pain de Jensgård nous a fait oublié celle de la Prime de Noël pour les Roms. Le Thorval devient un sujet de discussion, à l'approche des fêtes religieuses, sur lequel nous avons voulu interroger nos candidats.

Giustina Taravella, candidate de Nazione&Liberta (créditée de 19% des intentions de vote) : "Oh, quelle horreur. Non, il faut respecter les coutumes des autres, mais là quand même, c'est indigne d'un État contemporain et je souhaite que très vite, évidemment, les Thorvaliens saisissent l'occasion de se réveiller pour chasser les fous qui les dirigent. Après, s'il y a des marchés à prendre là-bas, ce sera dans notre intérêt d'aider ces gens s'ils le demandent, je le crois oui."

Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis, candidate du Movimento Basta Corruzione (créditée de 19% des intentions de vote) : "Le projet thorvalien n'est pas intéressant, pour ses habitants, pour ses voisins - il est, d'une certaine façon, motivé par l'égoïsme envers le collectif : le collectif de la communauté nationale, le collectif continental, le collectif mondial. Quand un village s'en prend à un autre, quand une rue veut son indépendance par rapport à une autre, c'est le corporatisme le plus étroit qui s'exprime, ce n'est pas un modèle de vertu - pourtant le pays se veut très religieux, très chrétien. Évidemment, les Thorvaliens sont libres, et il ne faut pas penser que le système leur est imposé d'en haut, bien au contraire. C'est pourquoi, si la Ligue doit en venir à investir là-haut, elle doit le faire de façon régulière, en accord avec les autorités et pour répondre à des besoins soulevés mais honnêtement, à moins que des événements climatiques ou qu'une catastrophe n'adviennent, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de partenariat à tisser avec ce pays."

Lino Chefalla, candidat de Forza Alileia (crédité de 19% des intentions de vote) : "Franchement, ces gens me répugnent, ils sont vraiment au Moyen-âge. Je n'ai pas envie d'en parler, je n'ai pas envie de faire une blague, j'ai envie de pleurer quand je pense que tant de personnes, qui n'ont rien demandé, sont forcées de rester à l'âge de pierre, parce-qu'une élite religieuse l'a décidé. C'est dégoûtant, c'est une menace, et elle est en écho à ce que je constate par chez nous, suivez mon regard, au sein même d'élections parmi les plus importantes."

Alessandro Delando, candidat du Partito Conservativo (crédité de 10% des intentions de vote) : "Je n'ai pas à commenter les choix du peuple thorvalien, qui me paraissent des plus... éclairés sur un très grand nombre de points. Bien sûr, il y a des excès, des erreurs peut-être. Mais vous savez, pour comprendre ce peuple, il faut avoir fait un peu de théologie - la quête thorvalienne est presque un exercice de Foi, une démonstration par l'exemple que l'enseignement du Christ, dans un sens, s'impose naturellement au monde - il y a cet effort, politique, doctrinal, au relâchement, une forme de contestation de tout pouvoir descendant... de la part de ceux qui pourraient l'exercer. Je ne souhaite pas ce modèle pour la Ligue, et je reconnais volontiers qu'il s'agit davantage d'un exercice, que d'aucuns diront social, mais que je qualifierai de quasi spirituel - on recherche presque le Désert, en termes législatifs, un Désert dans lequel l'homme serait un élément parmi d'autres auquel le dirigeant-ermite se confronte et qu'il observe - mais nous avons beaucoup à apprendre du Thorval et je crois que le Thorval a beaucoup à apprendre des autres pays. Peut-être, l'erreur, est-elle que ses dirigeants renoncent à être les César qu'ils devraient être, faute de devoir être des Dieux. "


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Message Publié : Mar Déc 19, 2017 12:13 am 
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24/11/2034


De Nunzio affirme avoir "appris très tard" que son prénom signifie "pénis" en dialecte cartaginien

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Bellino de Nunzio après sa victoire sur le txiléen Arambalza

Si l'italique classique raccroche le prénom à bello, c'est à dire à la beauté, le terme bellino fait davantage penser de nombreux Montalvéens au sobriquet de bëllìn, bëllino, très utilisé en Nazalie et hérité essentiellement des dialectes ligures, qui étaient ceux de nombreux immigrants pour la Nazalie entre le Moyen-âge et l'époque contemporaine. Mis en boîte, notamment sur les réseaux sociaux, à chaque apparition sur les chaines sportives comme générales, le lutteur de 98 kg aux proportions olympiennes, mais au visage dantesque, n'a compris que très tard les raisons de cette réputation.

Né d'un père aliléen des montagnes, dont la langue maternelle restait le grec, et d'une mère nerezine, le petit Bellino est resté longtemps sans avoir aucune idée du double-sens de son prénom.

"Vous savez, je travaille beaucoup, j'ai commencé à travailler jeune, je n'ai pas les yeux rivés sur Internet et les conneries qu'on peut y lire. Surtout, à l'école à Menavi, aucun gamin ne m'a jamais fait la réflexion, ça ne venait à l'idée de personne que mon prénom pouvait signifier pénis. Je n'ai appris ça que très tard, en boîte de nuit. Ce qui a ruiné mon coup, d'ailleurs, lorsque j'ai dit comment je m'appelais."

Le problème du bëlin/bëlino est qu'il est utilisé, à Cartagina et dans la plupart des villes montalvéennes, comme dans le reste du territoire, de façon intensive. Le "bëlino", interjection, exprime autant la surprise que l'angoisse, l'attente comme la satisfaction, il ponctue les phrases comme le phare rythme la côte. Tellement utilisé qu'il en perd sa vulgarité, au point qu'on peut traiter sa femme avec ce bëlin : "O bëlina !" pour souligner son peu de maîtrise d'un sujet. L'italique classique, lui, utilisera le "Cazzo" pour le même genre de révolte contre le quotidien.

Son prénom n'a pas porté chance au champion, par ailleurs remarquable, qui a échoué face à l'Uhmalien Samejima Haruko. Mais le service presse des championnats de Marinduque est incapable de clarifier si le nom du médaillé d'or signifie quelque chose dans sa langue ou une des nombreuses langues de ses compatriotes.


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Message Publié : Mar Déc 19, 2017 2:11 pm 
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25 novembre 2034
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Affaire Fino : une manifestation de soutien dégénère

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La vigueur politique fait oublier le froid hivernal

Suite de l'affaire Maurizio Fino, cet apiculteur de 68 ans mort d'une crise cardiaque après une intervention de la Brigade de sécurité du travail, inspection des fraudes : la manifestation organisée à l'appel de plusieurs collectifs et associations alternatifs dégénère à Dovernico. Après une heure de rassemblement pacifique, la manifestation a commencé à s'envenimer lorsque les Carabiniers ont réclamé la dispersion des groupes. Les manifestants, hostiles à la BNSL dans son ensemble et au principe coercitif autant qu'à l'usage de la violence politique, ont brûlé des poubelles, brisé des vitrines pour récupérer du matériel de bricolage et le projeter contre les forces de l'ordre.

Cet étalage de violence, rare dans la Ligue de Montalvo, semble traduire l'incompréhension d'une partie de la population à l'égard du renforcement du dispositif de la répression des fraudes. La Présidence a condamné le rassemblement et appelé à un durcissement des règles d'autorisation de manifestations en lien avec l'Affaire, "qui suit la voie normale de la justice" selon Dovernico, sa Mairie et le Sénat, où les Sénateurs ont applaudis les forces de l'ordre en soutien aux Carabiniers blessés.

On comptait, vers 16h, quatre d'entre eux blessés légèrement, et deux blessés graves parmi les protestataires, dont l'un pourrait perdre l'usage de ses jambes.


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Message Publié : Mar Déc 19, 2017 4:39 pm 
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26/11/2034


À l'heure de Fulmizio, Lébira rêve du super-satellite de demain

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Depuis l'installation des nouvelles usines de la firme Fulmizio, fabricante de satellites, dans la ville sud-nazalienne, la paupérisation des quartiers s'est stabilisée, le centre-ville est ré-investi par des commerces, l'immobilier local reprend sur les colonnes avec un record de transactions d'immeubles depuis vingt ans dans la Cité. Tout va bien dans le meilleur des mondes, en tous cas, c'est ce qu'on espère pour demain ; et le retard que la ville, pourtant très populeuse, doit rattraper est réel, et passera par une extension des activités. Ambitions portées par les directeurs actuels de Fulmizio, un temps inquiets de l'ouverture de l'Ascensus, heureux aujourd'hui de conserver des parts du marché mondial en livraison de satellites de qualité.

L'essentiel des satellites produits par la firme sont des satellites portant des fonctions scientifiques de mesures terrestres et maritimes, de triangulation GPS et d'observation de la terre, mais ils restent encore peu performants dans le domaine militaire et ne permettent pas de télécommunications militaires cryptées, de la guidance missile, l'observation de l'espace et la télédétection des sous-sols terrestres. Si l'embauche d'ouvriers peu qualifiés, surtout dans le BTP autour de l'agrandissement des sites, s'est faite localement, les ingénieurs sont recrutés dans tout le pays et pour certains à l'étranger. L'apport d'activité à la ville n'est pas sans s'accompagner de rancoeurs d'une partie des habitants, qui bien que profitant de ce retour de l'activité, connaissent aujourd'hui parfois le phénomène d'inflation des prix plutôt réservé à d'autres territoires du pays, depuis que des ménages plus aisés s'installent dans la ville et sur la côte.

La majorité de la population espère seulement que le ruissellement arrivera jusqu'à eux et leurs enfants, et pour cela l'activité de la firme doit se poursuivre et croître. On espère un essor des activités par une avance technologique qui permettrait à Fulmizio de semer ses concurrents internationaux, et à enfin décrocher les contrats nécessaire à l'agrandissement de ses chaines de production.

Fulmizio n'avait pas réalisé d'important contrat avec l'étranger depuis plusieurs années, quand trois importantes corporations et entreprises privée-publiques kaiyuanaises lui ont commandé 16 satellites, mais pour le reste la demande est faible ; pourtant dans le contexte militaire cela étonne. Le ciel est encore un terrain vague et la guerre passe peu par lui, mais pour demain qui sait quelle importance il pourra avoir ?


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Message Publié : Mar Déc 19, 2017 6:40 pm 
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60ct ---------- 27/11/2034


Une attaque informatique cloue plusieurs appareils militaires au sol

La Ligue a été attaquée par ses réseaux informatiques dans la nuit, a annoncé l'État-Major des Armées, paralysant durant plusieurs minutes plusieurs systèmes informatiques militaires, portant notamment des logiciels utilisés pour la coordination des vols aériens et de la surveillance aérienne militaire. Un coup de poing dans la colonne vertébrale d'une armée menue comptant sur sa réactivité plutôt que sur son nombre, a annoncé le porte-parole de l'Armée, mais un coup de poing inefficace selon ce même porte-parole puisqu'à ce stade, les services pare-feux auraient repoussé la tentative d'intrusion de logiciels malveillants. Des centaines de millions de Lires ont été investies ces deux dernières années dans la cyber-défense, un effort qui devrait donc se poursuivre alors que la menace persiste.

Néanmoins, l'Armée veut se montrer prudente, et l'intégralité de sa flotte aérienne sera passée en revue ces prochains jours annonce-t'elle, ce qui ne l'empêchera pas de continuer à assurer la défense du ciel. Des vérifications seront aussi faites sur plusieurs navires, et au sein des équipements spéciaux comme ceux des forces anti-aériennes. "On ne sait jamais, on peut ignorer un virus, et si un virus attaque vos systèmes et qu'il se déclenche pendant les combats ?" demande le porte-parole, justifiant les précautions de ses supérieurs.

Les dispositifs d'accès à de nombreux sites ont été restreints pour une durée de plusieurs semaines.

Une secte séléniste ouvre une cagnotte mondiale pour un voyage vers la Lune

La secte séléniste plutôt confidentielle des Adorateurs et Respectueux Prophètes du Visage de la Grande Sélène des Derniers Jours a réussi l'exploit de passer le cap des 400 000 Lires récoltées sur Zibibbo-Insieme pour le financement d'un voyage vers la Lune, que les membres du groupe religieux occultiste espèrent le plus rapide possible et surtout sans retour. Grâce à leur travail de conviction et la neutralité religieuse toute relative de leur campagne, ils ont réussi à toucher largement dans plus d'une trentaine de pays. Malgré leurs efforts, étant dépourvus d'ingénieurs, ils devraient commander des équipements à des firmes privées, mais l'Armée s'est dite intéressée par leur cagnotte et pourrait tenter de profiter de l'argent tout en garantissant des places dans ses futures fusées pour les membres de la secte, impatients de rejoindre leur Lune adorée.


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