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Message Publié : Ven Nov 18, 2016 7:28 pm 
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L'eco di Miliameni
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Les grandes fortunes veulent le Pape

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En Arovaquie, en Alilée, en Nazalie, les super-riches sont à la recherche du T40 vintage qu'ils offriront à Sa Sainteté...

C'est parti comme une trainée de poudre. Dès lors que l'un d'entre eux a cru comprendre que le Pape n'irait pas s'installer dans une de ces nations dytoliennes déjà acquises, en quelque sorte, au message absolu du Christ, mais que la destination idéale pour le Saint-Père et toute sa cour serait celle qui concilierait ancrage chrétien lointain dans le temps, et aptitude à demeurer une terre de mission, de reconquête des âmes.

Et puis surtout, voyant que le Pape était rendu à ne pas savoir où fixer durablement le Vatican, alors que la Rioda s'enfonçait dans le tumulte de la guerre civile, certains en sont venus à reconsidérer l'idée de pouvoir y faire quelque chose. D'abord parce-que le Pape est apprécié par des grandes fortunes qui demeurent catholiques, parfois viscéralement si tant est que les viscères puissent être superficielles, puis parce-que même si l'on peut douter de Dieu, on ne peut pas douter de l'image que renvoie un Pape, enfin car lorsqu'on est un très riche propriétaire terrien, que nos affaires soient honnêtes ou non, et bien l'on vient à ne plus savoir que faire de sa fortune.

Depuis dix jours, les chargés de mission des gestionnaires de fortune des grands parmi les grands, passent leur temps dans les aéroports, dans les gares des centres-ville notoires, ou au-dessus de la Mer, à repérer les biens appartenant à leur patron, à sauter de l'un à l'autre pour en dresser un premier bilan sur les capacités de chacun à recevoir, en fonction de son emplacement, Sa Sainteté.

Proximité des banlieues et marchés de la drogue, ville ou région sécurisée, fréquentations du lieu, état des bâtiments, possibilités d'aménagement... l'idéal serait une belle église baroque, qui jouirait de sa proximité avec une vieille ville médiévale où organiser les déjeuners diplomatiques, avec quelques immeubles déjà dressés ou des terrains neufs qui pourraient accueillir les fonctionnaires utiles du Saint-Père. De chacun de ces éléments, les gros portefeuilles montalvéens en ont dans leur collection.

Avec ses vestiges bien conservés, la ville de Primonica attire tous les regards en particulier grâce à son Palazzo di Diocleziano, qui marque l'empreinte de la vieille-ville et accueille dans son ancienne enceinte la Basilique Santa-Eusebia . Les colonnades restantes du Palais de Dioclétien attirent des touristes qui font la renommée du site, pourtant excentré des grands centres à visiteurs de l'Arovaquie côtière. La centre-ville de Primonica dispose de bâtisses bourgeoises, montées par les financiers de l'époque moderne, à l'époque où la cité était une patrie importante pour les commerçants les plus fins. C'est l'enchevêtrement de styles, médiévaux et modernes (XVII), dans une enceinte antique, qui ont fait cette ville longtemps prisée des nouveaux riches désireux d'acquérir du foncier. Le bruit courre comme quoi d'aucuns seraient près à céder de leurs bâtiments au Saint-Siège, peut-être histoire de se racheter une conscience.

Restera, si les hommes du Vatican sont intéressés, à obtenir l'autorisation des gouvernements de la Province et de la Ligue. Menu détail, mais qui a son importante : la création d'un état dans l'état, pût-il redynamiser une ville, ne se fait pas d'un claquement de doigts.


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Message Publié : Dim Nov 20, 2016 12:46 pm 
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Cartagina sera
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30/08/2031



Accueil du Pape : Eciarda divisée

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La vieille-ville d'Eciarda, demain le nouveau Vatican ?

L'opposition catholique-démocrate au Conseil Municipal a frappé fort, à Eciarda, avec sa proposition de transformer la vieille-ville en concession pour une société qui n'aurait ni plus ni moins que le rôle d'organiser l'installation du Vatican à cet endroit, entre le quartier marchand et la bretelle d'autoroute. Soutien populaire important par la pétition locale, oblige au Conseil de faire durer les débats, tandis que se dressent des petits commerçants et des ménages pauvres apeurés par toute idée de remembrement urbain.

"Nous sommes un quartier assez riche historiquement ; quand la droite dit que nous avons besoin du Pape pour faire venir des touristes, ce n'est pas vrai, nous avons simplement besoin de corriger l'image de la ville, car nous avons déjà des richesses !" clame Laura Maramudo, depuis son balcon où elle étend son linge, à une dizaine de mètres d'un des monuments symboles d'Eciarda, l'Arc de triomphe arabisant commandé en 1879 par le maire orientaliste de l'époque, Attilio Benedicti.

"Porcu Papu !" nous lancent deux jeunes habitants, qui serpentent dans la rue pavée sur une mobylette, quand ils comprennent que nous venons pour "l'affaire". Dans le quartier concerné, lointaine est l'époque de construction des maisons bourgeoises du XVIIIème, décrépies, aux arcs brisés des fenêtres, aux boiseries en dentelles et aux linteaux de céramique. Eciarda fut un temps un grand port d'exportation du charbon, qui était produit plein-ouest, acheminé jusque-là par des caravanes de dromadaires et de mules. Eciarda fut un temps la ville où ces transporteurs, souvent étrangers, s'arrêtaient une nuit ou davantage, une fois leur charbon posé, à s'employer peut-être quelques journées, laissant le temps aux mineurs du deserto* de ressortir de quoi charger les animaux. Cette époque s'étendit jusqu'à la fin du XIXème siècle, et ce fut Cartagina, puis la métropole, puis les ports arovaques qui reprirent le flambeau de l'exportation et les dérivés de l'industrie du charbon.

Depuis 40 ans, le vieux quartier a été abandonné par les familles bourgeoises, les dernières sauvant la face en quittant l'endroit comme leurs aînées expatriées sous de meilleurs auspices, mais pour aller s'installer dans les résidences HLM de la capitale, à 2 heures d'autoroute. Le vieille Eciarda se repeupla avec des familles d'ouvriers et de chômeurs, qui fuyaient les cités de tours d'habitation construites en périphéries dans les années 1930, elles-mêmes prises d'assaut par le sous-prolétariat venu des campagnes.

"Et c'est ici que vous voudriez installer le Pape ? Mais qu'est-ce qu'il va y faire le Pape ? Il n'y a pas de château ici, l'église est toute pauvre, et les jeunes crient toute la nuit dans les rues, on entend l'autoroute et les motos, on se croirait à Lebira. Et puis il y a la drogue, il y a les guetteurs, il y a les ramasseurs qui s'arrêtent à la station service pour récupérer des sacs. La mer, on ne peut pas y entrer tant il y a de détritus..."


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Message Publié : Dim Nov 27, 2016 9:41 pm 
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Banlieue sauvage

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Réunion de familles sur une terrasse, le toit d'un immeuble à Cartagina

Parmi les trois provinces de la Ligue de Montalvo, la Nazalie est celle dont les cités disposent des banlieues de peuplement les plus grandes ; des banlieues au sens second, voir troisième du terme, c'est à dire des banlieues qui concentrent de la pauvreté, dont la densité de population est importante, dont l'architecture est désuète sinon décalée, en somme un point de crispation urbaine qui cache souvent une économie parallèle.

Le phénomène s'observe particulièrement à Cartagina, capitale de la Ligue, qui draine des populations appauvries de Nazalie depuis un siècle. Cartagina, ses palmiers, ses plages scrutées par les maîtres nageurs, son Corso dei Vincitori, sa promenade de bord de mer, sa cathédrale, ses cafés... mais aussi ses gares, son périphérique, ses portes d'entrées et autant de ses surfaces logistiques, zones commerciales, industrielles, artisanales, qui sont autant de zone de nidification volontaires ou induites pour la population marginale, stockée dans des pavés de béton là où les lignes de bus se terminent.

L'immigration historique en Nazalie ne s'est jamais effectuée par les marges, comme ce peut être le cas dans les grandes villes de Dytolie au XXème siècle. La Nazalie est une terre d'immigration étrangère, mais celle-ci s'est toujours opérée par les centre : centres de Cartagina, de Maghila, de Sant'Sebastiano, Tunina, Eciarda... Pour sûr, elle se composait de foyers bourgeois, de foyers de financiers et de possédants, encombrant le temps d'une après-midi la ruelle où se trouvait, au troisième ou quatrième étage, l'appartement acheté, rénové, agrandi, ou commandé aux meilleurs plâtriers, façadiers et décorateurs. Qu'ils fussent maisonnées des Croisades, financiers de la soie et de l'ébène, fonctionnaires d'outremer ou réfugiés politiques de 1950, les immigrés de Nazalie étaient les riches, quand les autochtones étaient les pauvres.

Si la lecture sociale prime naturellement aujourd'hui sur la lecture par les origines, bien que la dichotomie patronymique, culturelle et familiale continue partiellement de s'opérer entre centre-bourgs et périphéries, les banlieues d'habitation verticales à forte concentration ont historiquement été des zones sinon prolétaires, du moins populaires. Aux heures anciennes où il y avait des ouvriers dans les villes de Nazalie, ceux-là vivaient dans les vieilles rues centrales ; on a créé les premières banlieues autour des usines à mi-chemin entre les campagnes proches et la cité en embourgeoisement (1850-1900), puis la dynamique s'est brisée, tandis que les ouvriers ainsi logés intégraient le vrai tissu urbain, renouvelé, à mesure de la périurbanisation. La deuxième phase d'apparition des banlieues, tandis que les premières faisaient place à la reconstruction par extension simple de la ville, s'opéra aussi essentiellement par déclassement et paupérisation d'une partie de la population citadine, rejointe par une installation de campagnards, parfois planifiée et souvent démesurément par rapport aux besoins de l'industrie (1900-1950).

Les banlieues que l'on connait sous ce nom datent souvent des années 1930, jusqu'aux années 1970. L'exode rural se tarit au-delà, jusqu'à nos jours, du moins en Nazalie. Le schéma de peuplement de la Province s'équilibre dès lors, et les "banlieues" construite par la suite sont davantage liées à la desserve logistique, commerciale, de la ville, ou composent des ensembles de maisons individuelles, de villas, de quartiers chics très vites pourvus par une nouvelle bourgeoisie, acquérant une maison souvent pour peu de temps. Alors que la ville a évolué, que ses populations se sont souvent renouvelées, que le développement a modifié son visage jusque dans les centres, les banlieues 1930-1970 ont constitué une zone de macération sociale, un marécage démographique étouffant, se sont muées parfois en seigneuries féodales sous la coupe d'un baron de la drogue quelconque, ont été les assises du marché parallèle (proximité des autoroutes et solidarités).

Les familles ont peu changé, du moins le caractère de ces espaces a conféré un sentiment d'identité fort, bâti sur l'impression de relégation aux marges. A mesure que la Mafia grandissait, que la Politique se privatisait, que les amicales patriotiques des mouvements fascistes de l'Habitat se taisait sous le poids des décennies, la désuétude du bâti apparaissait, les familles demeuraient coincées : pas assez proches des nouvelles activités des centre-villes (tertiaire puis NTICs), pas assez riches pour changer d'endroit, pas assez pauvres pour faire place vide grâce aux revenus croissant de la drogue arrivant par le biais d'un enfant, d'un parent, d'un ami...

Les Banlieues, toujours selon ce sens qui en fait presque un nom propre désignant un microcosme que l'on retrouve, de Lebira à Tunina malgré des variations, sont une entité silencieuse mais impardonnable. S'intéressant peu à la politique, s'intéressant même peu au système social duquel elles ne vivent pas, elles se sont détachées de façon croissante de la conscience du destin commun de la Ligue, ou de la Province. Les gens des Banlieues ne se voient pas comme des gens des villes. Le sentiment chrétien est fort, la ferveur populaire est persistante, mais à la sauce de la violence, des règlements de compte, de la méthode forte pour faire respecter les schémas d'une contre-société qui rapporte, inégalitaire mais dans l'esprit de beaucoup assez équitable pour qu'on ne prenne pas le risque de la remettre en cause. C'est l'omerta, que l'on trouve plus rassurante qu'un État qui a abandonné toute portée sociale depuis la chute du Fascisme. Les banlieusards sont les autochtones citadins par excellence, au sein d'unités urbaines dont ils refusent la considération. Les générations passent, les caïds changent, les familles restent. L'économie passe, la ville change, les banlieues demeurent, dans l'impassibilité de leur laideur, à laquelle leurs habitants ne font plus guère attention.

Si l'exode rural venait à reprendre à notre siècle, le blocage foncier qui s'opère dans ces zones du fait qu'un grand nombre de foyers se trouvent propriétaires, poserait un problème financier : où trouver un logement de type familial, accessible, sinon dans le neuf et donc dans le crédit ? Le banlieusard ne peut pas quitter sa tour, son quartier, car il quitte ses réseaux et sa source de revenu. Exporter son activité, s'est se rendre à la merci de Carabiniers non corrompus, c'est se mettre à découvert loin des innombrables guetteurs qui rendent les commerces possibles. Bien sûr, certains parents partent s'installer dans des zones résidentielles de l'autre côté des villes, et touchent de l'argent du membre qui est demeuré au quartier et acquiert par-là l'appartement resté vacant, mais le mouvement se restreint surtout aux clans les mieux positionnés dans la hiérarchie du crime organisé.

La catastrophe géographique contemporaine des banlieues 1930-1970 est qu'elle ne sont plus un réservoir de main-d’œuvre, ne sont plus un réservoir de logements, ne sont même pas chez nous un réservoir de populations étrangères, neuves et avides de travailler, mais qu'elles sont autonomes. Elles ne répondent plus, ne participent pas d'une cohérence provinciale ou générale. Elles sont les pendants criminels de notre propre schéma urbain officiel, appuyant leur prospérité noctambule sur les commerces illégaux : armes, alcools, ivoire, objets d'art, électronique, passant dans un sens ou dans l'autre, entre l'Algarbe et la Dytolie, entre le Port de Lebira et la frontière du Mauristan. L'inefficacité de la répression publique se conjugue à un pragmatisme malheureux autant qu'à la corruption ; aurions-nous seulement du travail pour nos banlieusards si on leur couper les vivres ? en attendant, ils font tourner les commerces de nos périphéries urbaines, et plus largement de la ville dans son ensemble.


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Message Publié : Sam Déc 03, 2016 8:36 pm 
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La presse montalvéenne est de trop bonne qualité

Les indicateurs de la vente presse papier sont toujours aussi négatifs au Montalvo, avec une baisse mensuelle des tirages de l'ordre de plusieurs milliers d'exemplaires. Comment expliquer ce phénomène que d'aucuns pourraient traduire comme le désintéressement à l'actualité, la baisse du niveau de réception des citoyens, et/ou la montée en puissance d'Internet dans l'accès à l'information ?

Selon une série d'enquêtes sondagières co-réalisées par plusieurs grands titres, la critique principale émise à l'encontre de la presse montalvéenne est que cette dernière a un trop haut niveau ; privilégiant les grands-titres et enquêtes sociologiques, urbanistiques, ou autre -ique, les journaux de la Ligue perdraient ainsi des lecteurs à force de négliger l'actualité et la vie quotidienne dans les villes, villages, campagnes du pays...

"Ne pas prendre le problème à l'envers : si les titres de presse se réorientent vers l'analyse plutôt que l'information, c'est qu'Internet et la numérisation nous volent des lecteurs préférant avoir les infos principales, à coup d'alertes sur leur téléphone, et qu'ils n'achètent plus le papier. Ne pas croire que c'est nous qui les faisons fuir. On ne fait que miser davantage sur ce qui peut encore en retenir certains" veut expliquer Giacomo Casanera, rédacteur en chef de l'Eco di Miliameni.

Au demeurant, l'image des grands tirages montalvéens s'enlisent et on les accuse d'aller en "se boboïsant", essayant de vendre des abonnements premium pour citoyens alertés et attentifs, désireux d'obtenir éditoriaux et articles poussés. Le développement de l'achat d'abonnement aux formats numériques participe aussi à la baisse du nombre de tirage papier.


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Message Publié : Mer Déc 07, 2016 8:34 pm 
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21/10/2031



Manifestation : 45 000 personnes défient le gouvernement

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Un cortège fourni, ou plutôt plusieurs cortèges...

L'autorisation de manifester avait été demandée dès juin dernier, en premier lieu par le principal syndicat des travailleurs la CMTS, ancré dans la gauche de protestation. Au cours des aléas de l'actualité durant l'été, la date du 21 octobre a été retenue par plusieurs partis et mouvements généraux ou régionaux, afin que ce jour de sensibilisation à la dégradation du niveau de vie se mue en une forme de jour de colère où protesteraient, réunis à Cartagina, les citoyens engagés et soucieux pour leur avenir.

Partie de la Piazza dei Mercanti à 14h et rejoignant le front de mer en remontant le Corso dei Vincitorri, la manifestation a constituée en une suite de plusieurs cortèges, de grands et plus petits attroupements aux causes et aux griefs plus ou moins éloignés ou contradictoires, allant des altermondialistes aux monarchistes, protestant ou souhaitant mettre en garde contre selon eux diverses menaces pesant sur le pays.

"Hausse du coût de la vie", "déconnexion de la classe dirigeante", "ingérence britonnienne", ou encore "maintien de l'opposition au TOMAG", ce traité de libre-échange annulé avec l'Olgarie des États-Fédérés, les raisons de manifester ne manquaient pas à entendre quelques-uns des 45 000 citoyens ayant battu le pavé sous un soleil résistant à l'automne. Si les protestataires de gauche sont venus majoritairement réclamer une reprise de la réforme sociale promise à plusieurs reprises par le cabinet de Maometto Buazizi, les protestataires de droite sont venus témoigner d'opinions d'inquiétudes quant à la position montalvéenne dans le Bassin et dans le monde autant économiquement que militairement. "La non-participation à la coalition occidentale en Ashurdabad pose question sur le rôle secondaire que veulent laisser les gouvernants à notre pays, l'absence de réponse diplomatique à la privatisation de trop nombreux secteurs en Extrême-Orient, la béatitude face au renouvellement des liens entre l'Arsois et Siracuzzia, l'absence de réaction face à l'accaparement de fonds pétroliers par les Abrigs dans les eaux internationales, sont autant de sujets qui inquiètent les forces de la droite populaire dans le pays." explique Gianfranco Tomasini, politologue.

La semaine donnera lieu à de nouvelles manifestations, plus provinciales et liées aux enjeux locaux, où se grefferont probablement des causes d'ordre plus général. Dont principales :
-Clisto, jeudi : Collectif Frontières pour nos enfants.
-Filipiada, jeudi : Mouvement pour la politique ferroviaire inter-aliléenne et trans-frontalière.
-Ogulino, vendredi : Réunion des citoyens patoisants et slavophiles.
-Camenisco, vendredi : Mouvement pour l'intensification de la politique numérique.
-Bragopola, vendredi : Défilé des anciens de l'Administration publique.
-Melulech, samedi : Manifestation citoyenne contre l'accaparement des plages.
-Melulech, samedi : Manifestation pour le retour du nom traditionnel de Melolecco.
-Duzzo, samedi : Soutien aux bergers transhumants et accueil des hivernages côtiers.
-Tunina, dimanche : Loto international des retraités transfrontaliers.


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Message Publié : Ven Déc 09, 2016 8:30 pm 
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27/10/2031
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L'Arovaquie lorgne les retraités vonalyans


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La Costa carasnena, dans l'ouest, pourrait être un véritable dortoir à retraités...

Le Conseil régional de Carènie (Carasna) a voté une mention de principe pour encourager l'accueil et le maintien des retraités désireux de s'installer pour leurs dernières années le long des côtes arovaques, et plutôt dans l'Ouest du pays, puisque la "Côte arovaque" telle que connue par tous les ultra-fêtards du continent se délimite plus traditionnellement à l'Est, accueillant la majorité des infrastructures de tourisme balnéaire et de festivités nocturnes.

Les retraités, et plus particulièrement ceux en provenance de Dytolie du nord, s'installent à nouveau dans le pays depuis la fin de la crise ou du moins le retour de meilleurs indicateurs économiques continentaux et mondiaux. Ils préfèrent la Costa carasnena, entre les grandes villes de Primonica et Suresisca, face à la tranquillité d'une mer calme et chaude, aux pieds des massifs arides qui s’enfoncent dans l'eau. Le niveau de vie arovaque, légèrement supérieur à celui de la Ligue, est néanmoins bien plus bas que dans les pays comme le Vonalya, ou encore l'Osthurie. Certains riches du Skogurjördin, même, sont intéressés par l'achat d'un appartement dans ces villages côtiers où le bâti ne vaut plus rien, qu'ils acquièrent parfois des années avant leur retraite.

Le phénomène s'est étendu à une partie de la classe moyenne haute des UNICS, fédération arctique, mais aussi de l'Osthurie, plus continentale. Cependant, le Montalvo est pour cela en concurrence directe avec l'Amarantie, où le PIB/hab est environ deux fois moins important que chez nous. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que de plus en plus de retraités montalvéens choisissent l'Alilée amarantine pour passer leur fin de vie, parfois à quelques heures ou minutes du pays où travaillent encore leurs enfants. Le différentiel de fortune fait le jeu de la fraude transfrontalière, mais alimente aussi les fantasmes de l'administration en quête d'équilibre des comptes publics et d'une relance de la consommation dans les territoires désertés où, depuis longtemps, l'économie s'est rétractée et où les commerces de proximité sont menacés.

"Pour être préférés à l'Amarantie, il faudra continuer de jouer sur l'image de stabilité politique, d'unité administrative facilitant les démarches. Notre voisin est une marqueterie d’États distincts et de législations, le Montalvo doit insister sur l'unité de son territoire légal. L'Arovaquie est certes plus riche que l'Alilée, mais cela se traduit par une meilleure desserte, une moindre criminalité, et la présence de grandes villes proches... Mais il est vrai que l'aéroport de Primonica est utilisé par toujours davantage de résidents et touristes venus d'Amarantie continentale... Ce n'est pas grave, cela montre que nos avons des atouts." explique Nino Ladimirovicio, responsable régional du tourisme.

Alors que pour les pathologies lourdes, les retraités dépendent toujours de leur pays d'origine, pesant alors peu sur le système de santé mais contribuant par l'imposition directe, ceux arrivant avec un pouvoir d'achat deux à quatre fois supérieur à celui des Montalvéens sont une manne pour le commerce local, et des passeurs de désir pour leurs compatriotes qu'ils retrouvent l'été tout là-haut... Le seul bémol à surveiller serait celui d'un rehaussement local du coût de la vie, sous l'effet de ces populations, qui serait nuisible aux rares locaux n'allant pas faire leurs courses aux supermarchés.


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Message Publié : Lun Déc 12, 2016 9:43 pm 
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4/11/2031


Au Vonalya, le Roi décide où vous partez en vacances

La presse vonalyane a rebondi cette semaine sur un article du quotidien arovaque l'Arovachia Nuova. Il évoquait les espoirs du tourisme de la Costa carasnena, qui lorgnait sur les retraités du Grand Nord et leurs économies, appelées à être utilisées dans le bâti et les activités de la région. Cette dernière, désertée par ses habitants historiques, se voue au Saint du tourisme des étrangers pour survivre et maintenir les comptes de ses campagnes côtières face à la superpuissance fiscale de Primonica, la grande ville et le flambant-neuf port de pêche...

Nous ne nous risquerons pas à dire que le débat a "secoué la société civile", ou autre avance infondée, mais le ton employé par certains journaux pour ce qui se voulait une réponse aux ambitions de la petite région montalvéenne de Dytolie, laissait entendre que les retraités en quête d'exil méridional devraient être encouragés à préférer les pays avec lesquels Sa Majesté entretenait déjà une relation cordiale. Accusé à demi-mot d'obscurantisme et d'isolement, moqué pour ne pas faire preuve d'ouverture religieuse dans certains propos, la presse vonalyane semble compter sur le patriotisme de ses têtes-blanches pour sanctionner les vilains latins de ne pas montrer plus d'égards à la bien-aimée monarchie.

L'affaire, plutôt que prêter à sourire, peut illustrer assez froidement les différences de point de vue entre Dytolie du Nord, et Dytolie du sud. La première considère encore que la nation doit réagir comme un bloc obéissant à son chef féodal, tandis que la seconde ne peut tout simplement pas comprendre la logique de la soumission du pouvoir économique au pouvoir politique. Les pays arctico-nordiques se sont constitués en file indienne derrière le plus gros gourdin défendant la plus grosse charrette de seigle, tandis que les pays céruléens ont davantage vu leurs marchands précéder leurs artistes et leurs grands hommes.

Du moins, ce serait l'analyse grossière que l'on pourrait produire à partir de ce fait divers, si la réaction de quasi-hostilité à l'initiative avouée des pouvoirs publics de la Costa carasnena n'avait pas été partagée par la presse amarantine, et jusqu'au Conseil exécutif de la Ligue qui a soupçonné la nôtre (de Ligue) d'avoir pris connaissance de pourparlers diplomatiques, et invité l’État à réfléchir à la collaboration plutôt qu'à l'affrontement. Hélas là encore, le Montalvéen ne voyait ni affrontement, ni État...


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Message Publié : Mar Déc 13, 2016 7:46 pm 
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Amarantie, Vonalya... Non, le Montalvo n'est pas un idéal d'organisation administrative

Et si toutes nos difficultés avec la Mafia et plus généralement les circuits d'économie parallèle découlaient de l'organisation de la Ligue ? Séparée en trois républiques distinctes dans les faits, ce qui apparait souvent comme un État unifié n'est qu'une fédération qui n'arrive plus à avancer sur le point législatif du fait de la complexité créée par l'addition de trois Sénats et exécutifs provinciaux.

Récemment, au grand dam des très légalistes retraités vonalyans (ou de leurs représentants radiophoniques), la région arovaque de Carênie/Carasna vantait les mérites d'un pays unifié et plus facilement abordable pour les touristes que l'Amarantie voisine, grande concurrente régionale pour ce qui ressort de l'accueil temporaire ou longue durée de visiteurs étrangers, en particuliers ceux à fort budget venant de Dytolie du nord. Cette accusation était-elle fondée ? Oui et non.

Nos collègues de l'Arovachia Nuova avaient raison s'ils parlaient de l'Arovaquie, cette république unique ne disant pas son nom et où, à l'image de la Nazalie et de l'Alilée, les Conseils régionaux n'ont qu'un pouvoir politique très limité, voire consultatif sur la plupart des plans. La décentralisation n'est pas une réalité, dans les provinces de la Ligue. Mais à l'échelle des Provinces-Unies, il existe une véritable désunion principalement technique : les lois projetées et soutenues par l'exécutif général se heurtent aux Sénats provinciaux qui doivent chacun les valider, et dans le cas où le refus s'opère à l'échelle d'une province, l'exécutif général choisit souvent de ne pas faire appliquer la législation afin de ne pas créer de distorsion légale entre les Provinces.
De la précaution à l'imbroglio, il n'y a qu'un pas ; d'autant que les élections sénatoriales n'ayant pas lieu au même moment dans chaque province, sans parler des élections municipales ou présidentielles, l'exécutif général peut se retrouver à devoir faire le grand écart entre des bords politiques opposés gouvernant au même moment. Ce risque a longtemps été évité par un rapprochement mécanique des principaux partis : le centre-gauche et le centre-droit. Mais avec l'émergence de forces nouvelles, qui plus est teintées par les enjeux et ancrages locaux, parfois populistes, le grand écart pourrait devenir un écartèlement et paralyser une fois pour toute l'ambition législative et réformatrice dans le pays.

Quand au nez et à la barbe de ses concurrents, certaines entreprises bafouent la Loi alors que l'autorité est la première informée, la parole de la force publique et sa crédibilité sont abîmées. Pourtant, ce qui est encore toléré comme un statut quo permettant de contourner la lourdeur administrative dans l'intérêt de tous, est tacitement acceptée et encouragé par une population qui ne pourrait se passer de ce genre d’accommodement. Comment est-il possible, pour les héritiers du légalisme latin, d'en être arrivé à un tel état de délitement et d’accommodements coutumiers dignes de l'âge de pierre scandinave ?

Pour certains observateurs, au-delà de la légitimité de la parole publique et donc de la survie fiscale du pays, c'est la permanence de l'unité entre les Provinces qui est menacée par une construction légale qui, à force d'avoir accordé trop d'autonomie, crée les conditions de l'indépendance successive des provinces les unes des autres. "Le gouvernement central ne sert à rien. Il est là pour montrer que nous avons un seul pays. Il donne les grandes orientations, mais faute de constitution efficace, elles sont suivies comme des injonctions de principe et non comme des forces d'opinion sur lesquelles bâtir une légalité efficace par les textes" expliquait le Docteur en droit Marcello Butarfa. Sa solution ? "Un pays unique, un Sénat unique, la suppression d'un tiers des régions".

Que les propriétaires de chambres d'hôtes et les patriotes divers se rassurent : d'une part trois provinces apportent toujours moins de complexité, en cas de traversée, que 15 États, d'autre part la plupart du tourisme des étrangers s'effectue localement et l'offre inter-provinciale n'est pas développée de façon satisfaisante pour l'instant. En d'autres termes : les visiteurs de l'Arovaquie ne sont pas ceux de l'Alilée ni ceux de la Nazalie, et la présence ou non d'un Consulat ou d'un Temple à Loki n'est pas là déterminante.

Les pessimistes y verront une occasion de déplorer l'éclatement de la politique culturelle et touristique.

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Message Publié : Ven Déc 16, 2016 11:33 am 
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À Daro, bras de fer entre Zaltano Gerdicio et Gioanina d'Alfa


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Le spectre d'une grève monstre hante les constructeurs et une partie des ouvriers

Lui est métallurgiste et patron du Syndicat Arovaque des Travailleurs. Elle est Responsable de Maessen Shipyards Montalvo. Il y a bientôt un an, les ouvriers des chantiers navals de Daro-di-Suresisca, qui appartiennent à 60% au constructeur ijndenlandais Maessen Shipyards, se mettaient en grève pour réclamer de meilleurs conditions de travail et la reconduite de la prime d'été pour 2031. Depuis, le travail a évidemment repris, mais les tensions persistent bien que le bureau exécutif de la branche montalvéenne s'est félicité de l'absence de grève de grande ampleur en 2031, en faisant le signe d'une amélioration des relations entre la direction et la main-d’œuvre, entre les ingénieurs et les ouvriers.

Zaltano Gerdicio, pointé du doigt par ses détracteur pour n'avoir plus mis les mains au charbon depuis des années du fait de ses charges syndicales à travers toute la Province, n'entend pas laisser croire à la direction que les Arovaques baissent les bras et se résignent. Mais les élections de février, dans la Province, semble faire office de garde-fou pour beaucoup de travailleurs qui s'apprêteraient à voter pour les partis non-traditionnels. "Il sera difficile de mobiliser du personnel pour une grève de fin d'année, autour de Noël, ce qui pourrait être instrumentalisé par la Direction afin de nous priver de prime ou de 13ème mois. Mais au lendemain des élections, tout est possible."

Gioanina d'Alfa est arrivée à ce poste en 2029. La nomination d'une femme avait à l'époque fait jasé un certain nombre de cadres intermédiaires, y voyant la patte du constructeur nordique. Issue d'un parcours universitaire de gestion et ayant fait un passage de quelques années dans le ferroviaire, Gioanina d'Alfa ne fut pas moins reconnue comme la fille de son père, Patrizio d'Alfa, PDG de la SME, producteur leader d'électricité au Montalvo. Vue comme parachutée depuis les grandes réunions où se mêlent intérêts familiaux et industriels, c'est avec peine qu'elle fut acceptée par les hommes de terrain. Prise en étau, à cause des reproches sur sa mauvaise gestion de la grève de décembre 2030, on porte à son crédit d'avoir principalement calmé le jeu, et isolé Gerdicio de ses lieutenants et contacts dans la masse.

"Les travailleurs doivent cesser de prendre Maessen en otage, nous ne sommes pour rien dans la politique salariale au Montalvo. Maessen Shipyards ne va pas surpayer les Arovaques, si la Loi ne l'exige en rien. Les mécontents doivent se tourner vers le politique, et pas vers ceux qui leur octroient un emploi. MS a les ressources pour s'adapter à une évolution du régime des salariés, mais elle ne peut anticiper la volonté politique, donc la volonté démocratique." avait déclarée la directrice en mai dernier.


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Message Publié : Sam Déc 17, 2016 1:32 pm 
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Pugilat chez Favoro

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Les multiples produits de la firme, reine du chocolat montalvéen


C'est une mauvaise nouvelle à l'approche des fêtes, pour la marque et son image ; une de plus, après la hausse continue du cacao sur les marchés, puis une baisse ne se traduisant que par la concentration des plantations entre les mains d'un seul pays producteur.

Depuis une semaine, la guerre est ouverte entre la direction centrale dont les bureaux se trouvent à Cartagina, et les filiales locales qui gèrent les usines éparpillées dans toute la Ligue et à l'étranger. Une note interne a déclenché une véritable guérilla, sinon levée de boucliers : au grand dam des différents départements, la direction générale aurait émis l'idée de modifier plusieurs de ses recettes, à commencer par la recette centrale de son chocolat de base afin d'y injecter davantage de noisettes, et surtout moins de cacao.

Il y a quatre-vingt ans, Favoro modifiait déjà la recette de son chocolat (produit bien plus unique à l'époque) afin de remplacer une partie du cacao par de la noisette, et toujours davantage de sucre. Déjà à l'époque, la volonté de la firme était de lutter contre la pénurie et la hausse des prix consécutive. Depuis, le taux de sucre n'a cessé d'augmenter, mais la proportion de noisette est à peu près rester la même et les consommateurs se sont habitué à ces goûts. Une habitude dont dépend l'attrait des produits, pour les défenseurs des recettes d'aujourd'hui, qui craignent que les consommateurs boudent les différentes marques à commencer par le pivot de la popularité de Favoro : la crème Noccielo.

"Nos recettes ont déjà évolué dans le passé, à commencer par Noccielo dont les proportions entre huile d'olive et huiles végétales autres ont déjà beaucoup varié dans les années 2000. Aujourd'hui les goûts du consommateur évoluent aussi et les produits plus naturels sont plébiscités. Le consommateur ne nous en voudra pas de rajouter de la noisette, produite en Arovaquie, plutôt que du cacao alors que la ressource diminue et vient de loin." explique Gerardo Montevideo, du service communication de Favoro.

Pour Isabella Grazioso, spécialiste de la firme, "l'argumentation du bilan carbone ne tient pas tant les débouchés de la firme sont mondiaux et globalisés". "La seule volonté de la direction est de profiter d'une impression de crise du commerce pour modifier ses recettes et profiter de la surproduction de noisettes en Arovaquie, comme dans le reste de l'agriculture montalvéenne". La volonté politique pourrait ne pas être absente, tandis que la production de cacao et de chocolat est groupée au Tlaloclitlal, principal producteur, entre les mains du trust Xocotollo, et que la Ligue continue de taxer le chocolat étranger à la douane tandis qu'il ouvre grand ses portes au cacao... concurrençant un adversaire économique sur une partie de ses produits alors qu'il lui achète indirectement la matière première dont il dépend.

Beaucoup pointent du doigt le fait que les économies réalisées par une moindre utilisation du cacao n'effaceront en rien les effets d'une potentiel poursuite de la montée des prix, liées à des sanctions économiques ou décisions commerciales venant du Tlaloclitlal, et encore moins les pertes liées au détournement des consommateurs vers d'autres producteurs. Si les classes populaires demeurent fidèles, pour l'instant, aux nombreuses marques de Favoro, les classes supérieures et intellectuelles ont déjà tendance à se tourner vers les produits de Xocotollo, en dépit des prix, car réputés plus naturels et authentiques, depuis deux à trois ans. Les fêtes qui approchent risquent de le confirmer, une année de plus.


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Message Publié : Sam Déc 17, 2016 2:48 pm 
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À Menavi, le faux-racisme anti-amarantin

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Ninetta, Gigina et Clara, les trois filles d'Attilio et Aurelia Sconfi

Menavi est une agglomération de 165 000 habitants, nichée à 10 minutes de la République de Spongorie voisine, et à trois quart d'heures de sa capitale Tornusje. Elle-même capitale des Montenichi, cette région pauvre de la Ligue de Montalvo, elle est depuis toujours une ville multiculturelle à cheval sur plusieurs identités et surtout ouverte aux quatre vents de l'Alilée. Il y a bien longtemps qu'elle n'est plus le sanctuaire central d'une île pastorale enracinée dans la culture hellénique, mais un carrefour des influences.

Pourtant, depuis plusieurs semaines, la tension augmente à l'encontre des Amarantins, sans que les raisons soient vraiment raisonnées. Si l'on interroge les habitants qui se prêtent probablement au jeu des caméras, la xénophobie anti-Amarantins ne repose que sur un seul grief. En effet, depuis trois ans, la région des Montinichi a connu la disparition de 530 enfants, soient 1 tous les trois jours. Si la plupart se sont révélé être des fugues de courte durée ou des accidents, il en demeure près d'une centaine d'inexpliquées et que la vulgate populaire impute très volontiers aux groupes de trafiquants d'enfants, plus ou moins fantasmés, qui viendraient voler ici de jeunes victimes promises aux marchés de la prostitution ou de l'éphébat en Amarantie, principalement continentale.

Si le trafic d'être humains et la demande en travailleurs sexuels sont des réalités en Amarantie et à ses frontières, comme en témoigne régulièrement la presse arovaque qui explique les comptes-rendus d'arrestation des douanes, il ne faut pas se laisser aller à imaginer la permanence des menaces médiévales de la razzia, frappant cette fois à partir des terres centrales de l'Alilée, quand jadis les Musulmans s'en prenaient aux côtes... Nouveaux loup-garous supposés, plusieurs jeunes hommes Amarantins ont déjà été victimes de coups et blessures sans que les attaques soient directement imputables à la mafia, à Menavi, ces dix derniers mois.

Pourtant, le rôle des gangs est bien réel, selon les Carabiniers. Le racisme anti-amarantin, dans cette ville où 60% de la population possède deux grands-parents originaires du nord de l'île, est une construction qui, encouragée par les gangs, leur donnerait une légitimité à chasser les influences des gangs adverses pilotés depuis Tornusje ou d'autres villes de Spongorie.

"C'est une zone de frontière, il y passe en douce autant de marchandises chaque jour qu'aux check-points officiels de Clisto. Sauf que celle-ci n'est pas déclarée, et que tout ça attire les convoitises de nombreux protagonistes." explique Giuliano Negotesco, membre d'une association locale de bienfaisance.

S'appuyer sur la population, faire grossir le fantasme de hordes de prédateurs sexuels en chasse d'enfants et d'adolescents, cela sert les nombreux relais de la mafia montalvéenne qui gagne en collecte d'informations, mais aussi les vendeurs de caméras, de grillages, de portails intelligents, d'alarmes... Menavi, une ville éclatée sur les collines, dispose d'abondantes banlieues de pavillons individuels, qui se transforment en autant de petites forteresses.

"Les riches de la banlieue pavillonnaire sont souvent des Aliléens ou des Arovaques venus de grandes villes, des côtes. Ils arrivent à Menavi, ils n'ont pas de liens de parenté avec la Spongorie, ils prennent les rumeurs au sérieux et le faux-racisme se transforme en véritable xénophobie, la bêtise ponctuelle devient une angoisse viscérale. Certains sont armés, ils paient des gardiens pour garder leur piscine, leur balançoire et leur maison même quand les enfants n'y sont pas. Parfois, c'est la femme de ménage qui l'exige. Tout ça participe d'un mauvais climat."

Dans les foyers montalvéens, à l'heure du café et du journal, quand les persiennes sont fermées, les commentaires injurieux envers les Amarantins existent. Si ces derniers ne risquent pas de voler le travail des Montalvéens, dans une ville où le principal secteur d'activité est le chômage, il est toujours aisé, rassurant et distrayant de critiquer un autrui imaginaire.

Attilio et Aurelia élèvent leurs trois filles dans un trois-pièces du centre-ville de Menavi. Lui est taxi, elle n'a pas de travail. Ils n'habitent pas assez au centre pour espérer une aide à la réfection de leur appartement, pas assez au centre pour que les filles grandissent calmement à l'abri des pelleteuses et des incessants travaux de voirie et d'adduction de la ville. Cette dernière est endettée jusqu'au cou. Les parents d'Aurelia étaient tous deux des enfants de familles amarantines, originaires de Patrosio, venues au moment de la construction de la première ligne ferroviaire. Attilio aussi a du sang amarantin, ses deux grand-mères venaient de familles de berger à cheval sur l'actuelle frontière. Son grand-père paternel était de ouvrier du bâtiment, venu de Spiridona, et l'autre un autochtone issue de la petite paysannerie. Le couple s'est marié en 2019 et a fait son voyage de noces à Nov-Gemoj.

"À l'époque, il y avait une bonne entente entre les deux peuples" raconte Aurelia, "on passait d'une frontière à l'autre, on avait des liens de famille, on se voyait comme des cousins. Depuis quelques années, il y a une vraie tension. On dit que c'est la Mafia qui joue à faire peur, mais ce n'est pas vrai. Le fils d'une voisine a disparu, il avait 9 ans, il jouait tous les jours sur la place et un soir il n'est pas rentré. Certains l'ont vu monter dans une voiture."

À la maison, les fillettes grandissent avec un discours xénophobe appuyé. "Tout le monde sait que les Amarantins viennent, de puis l'autre côté de la frontière, qu'importent les contrôles de papiers car la frontière n'est pas gardée, et ils viennent pour capturer des enfants. Ils les attirent, ils les droguent, et les gamins se réveillent sur le continent. On sait ce qu'ils y font. Un jour ils reviennent à 20 ans, à 30 ans, personne ne les reconnait, parfois la famille est morte de chagrin", raconte Attilio, qui n'a pas peur de faire des amalgames.

"Avant il y avait les vieux, ils faisaient le lien entre les deux côtés. Maintenant qu'ils sont morts, les cousins ne se voient plus, et on devient différents. Et puis il y a l'Espéranto, qu'on préfère ne pas parler avec les enfants, car c'est une langue de barbare. Les écoles, presque toutes privées à Menavi, n'enseignent que l'Italien, tant mieux."

Si les Lois de certains Etats sont permissives en Amarantie, concernant la pédérastie, l'esclavagisme ou d'autres rapports humains vus comme déviants ou surannés par la société montalvéenne, la plupart des Amarantins qui ont une famille perpétue un mode de vie qui diffère en peu de choses de celui du Montalvo. Depuis plusieurs années, sur fond d'enquêtes macabres et de disparitions malheureuses, sans doute de vrais enlèvements pour certains enfants, les tenants de l'économie parallèle distillent un ressentiment qui ne sert que leurs intérêts. La frontière se ferme culturellement, et on ne la contrôle pas économiquement ; si la situation était inversée, tout irait mieux pour les Montinichi autant que pour la Spongorie.


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Message Publié : Dim Déc 18, 2016 9:47 pm 
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Pour qui voter en Février ?


La presse est tenue à un devoir moral d'équité et de promotion des différents camps. Les propositions et positionnements rapportés dans les articles concernant la campagne des sénatoriales ne sauraient représenter les opinions de l'équipe de rédaction d'Arovachia Nuova.


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Alessandro Gregoriovo, meneur d'Ecologisti per tutti


Constitutionnaliser la non-imposition des successions

Cette semaine, Cosmo Giari, le Président de N&L Arovaquie, a annoncé la volonté de son groupe de faire inscrire dans la Constitution la non-imposabilité des héritages et successions. Jusqu'à présent, la fiscalité montalvéenne épargne ce qui permet, dans de nombreux pays, de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l’État lors d'un décès dans une famille. Les "menaces" d'EpT depuis plusieurs semaines de "trouver de nouvelles sources de financements" des politiques publiques sont utilisées et dénoncées par N&L, qui voudrait ainsi mettre à l'abri une transaction symbolique : "Nous devons garantir que le décès de nos compatriotes ne sera jamais vu comme une occasion de grappiller des sous. Le capital patrimonial doit rester sacré, la succession pleine est un droit à défendre prioritairement".
EpT et certains membres de l'Unione Cristiano-sociale ont très vite répondu que les débats sur la Constitution n'avaient pas de légitimité à l'échelle provinciale, et que le groupe N&L ne pourrait pas faire cavalier seul auprès du Gouvernement général sur la question.


Imposer les grandes fortunes

Alessandro Gregoriovo, meneur d'EpT, a annoncé que son groupe créerait un impôt provincial sur la fortune, à destination des grandes firmes et principalement de l'exploitation du bois, secteur en très bonne santé matérielle dans la Province. Si on lui a répliqué qu'il n'aurait pour résultat que de pousser les grandes entreprises et grands porte-feuilles à l'exil, la production de bois n'est pas délocalisable dans une autre province. On a pointé du doigt sa méconnaissance du droit montalvéen, qui prélève déjà 0,25% du capital des entreprises chaque année en plus de 6% de leurs bénéfices (impôt sur les sociétés). EpT souhaiterait réhausser ces prélèvements pour les entreprises géantes, en plus d'imposer les grandes fortunes. Vladimir Ponti, Président de l'Unione Cristiano-Sociale, a préféré saluer la volonté de recherche de financements mais a répliqué que la mesure aurait pour résultat d'encourager les résidents aisés à préférer l'Alilée. EpT veut lui aussi pousser la mesure à l'échelle de la Ligue, une ambition impossible à atteindre avant plusieurs années dans l'état actuel du paysage politique général.


Ouvrir les vannes de l'immigration dytolienne et slave

Vladimir Ponti, Président de l'UCS, a annoncé la volonté de son parti de faire reposer la relance des finances arovaques (pourtant pas les plus en difficultés) sur une ambitieuse politique d'immigration. "Il ne s'agit pas d'invasion, il s'agit de renouer avec notre tradition de pionniers. Il faut accueillir l'étranger, le mettre en condition d'intégration, notamment par la politique éducative et le changement d'état-civil" a déclaré le porte-parole du parti. S'il est resté mesuré sur les chiffres, c'est sans doute pour atténuer la réprobation que fait naître un tel positionnement : "Nous devons pouvoir accueillir et garder 30 000 personnes par an en Arovaquie". L'immigration de jeunes adultes permet de faire grossir la masse des travailleurs sans avoir à financer une éducation complète. Les grands cadres de l'UCS ont jugé cette position "cohérente avec le reste du programme et surtout nécessaire pour notre système social". L'EpT a répondu que l'expression "système social" était comique à l’égard de l'Arovaquie et du Montalvo. N&L a indiqué que la mesure n'avait pas de sens dans un pays avec 1 million de chômeurs et autant de double-emplois non-déclarés.


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Message Publié : Mar Déc 20, 2016 2:22 pm 
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30/11/2031
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Pour qui voter en Février ?


La presse est tenue à un devoir moral d'équité et de promotion des différents camps. Les propositions et positionnements rapportés dans les articles concernant la campagne des sénatoriales ne sauraient représenter les opinions de l'équipe de rédaction d'Arovachia Nuova.


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Marina Bramovicio, propriétaire de l'exploitant forestier MontanoCorp, a dit soutenir Nazione&Liberta


Instaurer une taxe foncière

Le centre-gauche Nazione&Liberta s'est montré plutôt réticent tout en laissant entendre que les nécessités budgétaires pourraient l'imposer, à un taux dans tous les cas plus faibles que ceux voulus par ses concurrents. "Je crois qu'autour de 25$ par hectare en dessous de quelques hectares, puis 100$ par hectare au-dessus, serait raisonnable sans plomber les finances des exploitants et propriétaires" expliquait Cosmo Giari dans une matinale, pour les terrains agricoles. "Dans le cas du foncier habitable et construit, les taux seraient évidemment supérieurs, mais tout dépendrait de la situation du terrain par rapport à la commune ; l'idée étant de taxer davantage, là où la pression immobilière est plus forte tout simplement pour suivre la réalité du marché".

Dans la Ligue, la propriété foncière n'est pour l'instant pas taxée. Le manque à gagner, estimé par plusieurs associations et bureaux d'études, pourrait combler à lui seul le déficit budgétaire né des lourds investissements publics des onze dernières années. Le parti au pouvoir en Arovaquie, N&L, semble s'être converti à la nécessité d'une telle taxation, mais veut aujourd'hui assurer les classes moyennes d'une moindre imposition que celle promise par ses concurrents aux Sénatoriales.

Les Ecologisti per Tutti ont déjà fait savoir que la taxe devra se concentrer sur la macro-propriété, en proposant d'épargner les foyers les plus modestes tout en concentrant les charges sur les surfaces d'entreprises. "Une obsession anti-entrepreneuriale absurde et dangereuse" pour le leader de l'Unione Cristiano-Sociale, Vladimir Ponti, qui annonce qu'en cas de majorité sociale-chrétienne, tous les propriétaires seront mis à contribution même si les charges sur les petits foyers demeureront symboliques. Par ailleurs, la grande propriété pourrait être ponctionnée en proportion inverse de sa contribution à l'économie, afin de soulager les "surfaces créatrices d'emplois" et de mettre à contribution les "surfaces gelant du potentiel économique".


Augmenter les impôts des retraités partant à l'étranger

Dans le viseur du Sénateur de Nazione&Liberta, les retraités partant vivre leurs dernières années à l'étranger est plus particulièrement en Amarantie. Cette dernière, particulièrement dans l'entité fédérée du Royaume de Forluno ou en Griotorie, dispose d'une population importante et donc d'un pouvoir d'achat par habitant moindre qu'au Montalvo, particulièrement qu'en Arovaquie. Desiderato Covami Giar, Sénateur N&L, a émis l'idée que la Province devrait pouvoir augmenter les impôts de ses ressortissants demeurant plus d'un certain temps à l'étranger, afin de compenser le manque à gagner pour la consommation et donc la TTM qu'ils ne paient plus chez nous.
Certains membres d'EpT ont avoué trouver l'idée intéressante et Giulio Casastello a proposé d'étendre le concept aux Arovaques allant passer leur retraite en Alilée ou en Nazalie : il a été immédiatement désavoué par la direction de son parti, sous le feu des critiques de ses opposants, tandis que la commission gouvernementale de supervision des élections pourrait adresser un avertissement au parti afin qu'il mesure davantage les propos de certains de ses membres.
L'UCS est restée de marbre sur la question, certaines voix ont dénoncé ce qui s'apparente selon elles à un acharnement anti-vieux.


Augmenter la TTM par trois...

Si elle passait de 3% à 9%, la TTM permettrait de faire rattraper une bonne partie de son déficit à la Ligue de Montalvo. Les détracteurs de la mesure la jugent pénalisante pour les entreprises qui verraient d'un moins bon œil leur installation ou la pérénisation de leurs activités chez nous : une hausse de la Taxe sur les Transactions Marchandes ne ferait pas qu'augmenter les coûts logistiques auprès des fournisseurs d'entreprises, mais elle ferait également augmenter le coût de la vie et donc à plus ou moins long terme rendrait nécessaire une augmentation des salaires.
Les EpT se sont montrés réticents à une hausse générale et voudrait au contraire rendre la TTM adaptative selon le produit, afin de sur-taxer les transactions géantes et les produits de consommation "superflue". L'UCS a dénigré ce point de vue en arguant qu'il existait déjà la Taxe particulière sur les ventes, permettant à l'Etat de cibler certains produits (tabac, alcool), dont la hausse de la consommation n'est pas forcément une bonne nouvelle. L'UCS propose une hausse généralisée à 9% afin de solder les comptes publics et de pouvoir financer un environnement accueillant pour l'entreprise et aider les services publics à compenser les difficultés de richesses. N&L veut restreindre la hausse à 5%. Les EpT restent évasifs et imaginent un taux variable selon le produit.


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Message Publié : Jeu Déc 22, 2016 1:09 pm 
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6/12/2031


Sultanat d'Alfranie : un pas de plus vers la démocratie

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Sidi Ali d'Alfranie


La dernière fois qu'il s'exprimait à la nation, c'était pour le Sultan d'Alfranie (dit "le Vénérable") l'occasion d'annoncer l'ouverture du pays aux étrangers, encourager les étudiants à aller découvrir les autres pays, et promettre la rénovation du plus grand aéroport du pays parmi d'autres mesures concrètes qui aideraient à la connexion de l'Alfranie au reste du globe. L'homme, malgré un âge déjà avancé, se déplaçait face à la nation après avoir réuni et consulté l'Achoura (l'assemblée du pays), pour adresser un message d'ouverture et témoigner de son souci d'insérer ce Sultanat marquésien dans le renouveau économique du XXIème siècle.

Des messages de paix, l'Alfranie en a besoin. Au début de l'automne, l'attaque du Mausolée de Sidi Belloua par une poignée de terroristes assassinant des fidèles pendant leur prière, venait écorner l'image d'une Alfranie sûre et accueillante, que tentaient de promouvoir les autorités. On n'entendit moins parler la figure rassurante du vieux monarque, et l'armée prit la tête de la communication d’État : le Général Malek Ouaziz, venait rendre les comptes à la presse. Plus de 200 morts, d'importants dégâts dus à l'utilisation de nombreuses grenades, et un couvre-feu d'un mois dans la province. Les soubresauts meurtriers qui agitent ce pays sont inspirés par un éclatement de la foi musulmane, principalement entre takfiristes et houaristes. Les premiers usent de la violence pour contraindre les seconds, que l'on assimile davantage aux forces progressistes du pays, en dépit d'une ferveur qui peut inquiéter l'Occidental.

Dans ce contexte politique d'une pression du religieux, et de la suspicion de la machine économique qui fait aujourd'hui pour beaucoup le choix d'un étatisme aux accents chauvins (les étrangers ne peuvent posséder plus que 49% d'une entreprise sur le sol alfranien), l'essentiel de l'activité législative du pays est de nature, du moins de prétention, purement autocratique. Mais ce que d'aucuns pourraient appeler une "tyrannie", n'en est pas moins éclairée. Le dernier décret royal, datant d'hier, ouvre la voie de la liberté d'opinion : royalistes, libéraux, nationalistes, socialistes et leurs dérivés pourront désormais s'exprimer et porter une activité associative dans le pays, sans craindre pour leur sécurité de la part du pouvoir. Si le prosélytisme (donc le militantisme politique) demeure interdit, et que le pouvoir exige des comptes-rendus de toute activité de réunion en dressant les listes des participants, le pas en faveur de la démocratie est fait. De plus, la dépénalisation de ces positions politiques, par l'annulation des mentions au casier judiciaire, est loin d'être négligeable pour de très nombreux Alfraniens jusqu'à présents inquiétés.

Un pas en avant, un pas en arrière. Quand le gouvernement avance, surgit une folie qui prend l'apparence du terrorisme millénariste et vient saper les efforts de présentabilité effectués par une société qui s'ouvre petit à petit. Le gouvernement de l'Alfranie demeure très familial, et la monarchie est loin d'être une forme innocente d'organisation de l’État, mais bien un acteur et un vecteur de la politique. Le pays, à mi-chemin entre la Dytolie et les tréfonds ventélo-janubiens, pourrait être demain plus avancé que l'Arsois, l'Osthurie ou le Thorval sur la voie de l'acceptation du changement contemporain. Son travail, autocratie ou pas, sera de le permettre par l'acceptation de l'économie mondialisée et le combat contre les dogmatiques, afin de ne pas plonger demain dans la spirale infernale des conflits inter-religieux, inter-sectaires ou inter-ethniques, comme le Karmalistan ou l'Ashurdabad.


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Message Publié : Sam Déc 24, 2016 3:39 pm 
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6/12/2031


La Ligue face à ses responsabilités en Ashurdabad

Depuis le milieu de l'année, 128 Montalvéens demeurent prisonniers de rebelles nationalistes dans le bras de terre entre les deux océans du Nayoque et du Marquaz, dans la Principauté d'Ashurdabad.
Parmi les centaines d'otages internationaux, on compte une majorité de touristes et d'employés de ce qui était jusqu'alors la première route commerciale mondiale, en terme d'infrastructures internationales (voies de passage rapide et ports de chargement/déchargement), des étrangers travaillant pour les firmes de transport.
De nombreux employés d'ASCOLI Internazionale et de ses sous-traitants composent le contingent d'otages montalvéens, qu'essayent de libérer parmi d'autres plusieurs pays ayant fait le choix de l'engagement militaire. Pour beaucoup de citoyens, qui n'ont pas manqué de le montrer lors de la manifestation générale du 21 octobre, la non-intervention de la Ligue est scandaleuse alors que sont en jeu les vies de nombreux compatriotes ne s'étant rendu en Ashurdabad que parce-que l'ambassade le jugeait sans risque.

Alors que la Ligue de Montalvo s'interroge sur son avenir budgétaire et fiscal, la perspective d'un déploiement militaire n'a pas mobilisé beaucoup d'avis positifs dans le cours de l'année, mais aujourd'hui avec l'enlisement du conflit et les premières pertes de soldats engagés dans les coalitions internationales (menées par les États-Fédérés d'Olgarie et le Sengaï) relancent la nécessité d'un débat à ce sujet et mettent une nouvelle fois (ou plutôt sur un nouveau sujet) le pays face à ses difficultés d'articulation politique.

Les Provinces du Montalvo n'ont pas envoyé de soldat sur un théâtre étranger depuis 1950 et leur indépendance, sinon sous forme de soutien logistique. C'est la piste la plus raisonnable et probable, qui semble dès lors étudiée par le pouvoir politique, qui contrôle de près l'armée dans le pays. Afin de répondre au Skogurjördin et son appel aux pays qui possèdent des ressortissants menacés, la Ligue pourrait proposer aux coalisés un soutien en matériel, en logistique et en hommes pour assurer principalement des missions de maintien de l'ordre dans les territoires occupés, et de protection des voies d'acheminement de marchandises.

Car si les otages ont donné un casus belli noble aux interventionnistes étrangers, la restauration des échanges marchands entre les deux bras de mer demeure la nécessité première d'une pacification de la zone, au vu des impacts économiques sur la région et le monde que fait peser une fermeture durable du passage sur la relance planétaire.


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