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Message Publié : Jeu Août 25, 2016 1:02 pm 
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PRESSE AMARANTINE
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La Charte de la Ligue amarantine consacre la liberté d’expression et de presse.
Selon l’entité confédérée, cette liberté est plus ou moins respectée mais globalement,
la presse est très libre en Amarantie. Tous les sujets peuvent être abordés, les journalistes
jouissent d’une liberté de ton qui n’engagent qu’eux.


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            Amarantina Folioj


            Amarantina Folioj (« Feuilles Amarantines ») est un quotidien national populaire partout dans la Ligue et est le plus lu des titres de presse. Il s’intéresse surtout à l’actualité nationale et, divisée en éditions locales, il propose également des informations régionales, pour chaque entité confédérée. Ce journal grand public aborde des sujets très variés – politique, société, culture, sport – mais n’est pas très prisé des milieux financiers.

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            Maborda Anoncanto


            Maborda Anoncanto (« Messager de la Côte ») est un quotidien national très ancien car il retranscrivait, dès le XVIe siècle, les nouvelles des navigateurs revenus au pays, qui annonçaient les nouvelles du monde extérieur, d’où son nom. Même s’il est officiellement généraliste, il s’intéresse plus particulièrement à l’actualité internationale, géopolitique et financière, ce qui en fait un journal sérieux, prisé des décideurs publics et économiques.

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            La Profanino


            La Profanino (« La Profane ») est un hebdomadaire satirique mais publiant quotidiennement des nouvelles sur son site Internet. Adoptant parfois un ton satirique et des termes graveleux, il s’intéresse à tous les sujets. Faute de moyens financiers et humains, il ne parvient pas à couvrir l’actualité de toute l’Amarantie et a une assise locale très forte, dans la Communauté des Melgares. Il est surtout connu pour son hostilité à l’égard des institutions amarantines, qu’il juge « vieillottes, rétrogrades et misogynes ». Se déclarant « profane », il plaide pour un renversement du système et des certitudes actuelles. Portant des idées progressistes, le journal est reconnaissable par son logo, représentant une forme féminine, et par son titre féminin. En espéranto, en effet, le féminin est marqué par l’affixe –in- : « la profano », le profane ; « la profanino », la profane.


            [Liste non exhaustive, en construction]


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Message Publié : Jeu Août 25, 2016 4:41 pm 
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            14 décembre 2030

            L'Empire Luciférien et la République islamique du Koudougou prennent en otage l’Algarbe


            La République islamique du Koudougou s’est émue de la republication par voie numérique d’un décret de l’Empire Luciférien d’Algarbe qui date du 14 août 1953, dans lequel l’Empire Luciférien officialise sa vie en totale autarcie. Le quotidien dougaï Le Caaxaan s’est fendu d’un article lapidaire contre son voisin « toubab » (« blanc », ndlr), lui reprochant un décret dénué d’efficacité puisque des Dougaï passent régulièrement la frontière, sans être inquiétés mais surtout d’avoir épousé aux yeux de la loi islamique une religion perverse. Ainsi formulée, la religion luciférienne tend à être considérée comme un apport des Blancs, c’est-à-dire des Dytoliens. Pourtant, des Etats confédérés de l’Empire à écrasante majorité noire, comme la Fédération de Kaluna, ont épousé la foi de Lucifer. L’uniformisation ethnico-religieuse voulue par la République islamique du Koudougou se voit contrariée de l’autre côté de la frontière. Outre les ressemblances flagrantes pouvant exister entre la religion mahométane et le luciférisme, les deux Etats ont un autre point commun : tous deux érigent le dytolien comme l’ennemi, colon, accapareur de ressources et déstabilisateur de l’uniformité ethnico-culturelle de l’Algarbe. Les investisseurs amarantins regrettent fortement que cette région de l’Algarbe, riche en uranium et en coltan, soit gangrénée par l’obscurantisme et le sectarisme. Si les deux pays étaient associés, ils pourraient sans conteste dominer le continent, et même se hisser sur le podium des plus grandes puissances mondiales. S’ils ont les moyens humains pour y parvenir, ils sont considérablement freinés par des croyances arriérées. Or, ce sont sur ces mêmes croyances arriérées que les dirigeants de l’Empire et du Koudougou tirent leur légitimité. L’Algarbe se développera quand chuteront ces théocraties.

            L’exécutif sengaïais se féminise


            À travers un bref communiqué, le Conseil exécutif de la Ligue amarantine a pris acte des résultats des élections parlementaires au royaume de Sengaï et a félicité « le nouveau Premier ministre ». L’élection à la tête du gouvernement de Sumalee Kongsuwan n’a cependant pas fait l’unanimité, et en particulier auprès de la population népalaise, qui a pointé les différences de traitement des différents partis lors de la campagne électorale. Les Tibétains se montrent moins offensifs mais tout aussi sceptiques. Pour la première fois, une femme dirigera le gouvernement dans ce royaume de Ventélie mais c’est en tant qu’homme politique qu’elle devra conduire les affaires, c’est-à-dire moins communiquer ou séduire et agir davantage. L’autorité du nouveau Premier ministre ne pourra guère s’exercer que sur l’avis et l’expertise des princes Chamaban et Thaksin, qui sont avec Sa Majesté Rama Panom IV les hommes forts du royaume. De son côté, la Ligue amarantine est prête à répondre à la demande du prince-héritier par l’intensification de ses relations avec Pan Ranong, économiques mais aussi scientifiques : « Le Sengaï a fait part de son désir de développer sa politique de recherche médicale ; nous sommes prêts à collaborer s’il s’avérait que nous partagions la même philosophie et les mêmes objectifs. » a fait savoir le Conseil exécutif dans son communiqué.




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            L’Amarantie rend un dernier hommage à ses ressortissants morts à Clisto, au Montalvo


            Le 2 décembre dernier, la fête a terminé au carnage dans un bar dansant de Clisto après qu’un groupe d’individus armés s’y soit infiltré. Parmi les 24 morts, la moitié étaient des Amarantins, âgés de 18 à 44 ans, la plupart en provenance de la Principauté de Movopolis. C’est en personne que le Prince s’est rendu, lors d’une cérémonie en hommage des victimes à Movopolis, avant l’incinération des corps. Les assaillants, qui ont pris la fuite vers l’Amarantie, n’ont toujours pas été retrouvés. Toutefois, la voiture leur appartenant a été retrouvée, enfouie dans une zone marécageuse de la République de Spongorie. Le Conseil exécutif a voté à l’unanimité une résolution visant à mobiliser les moyens de toutes les entités fédérées, afin que justice soit faite, par tous les moyens : les enquêteurs ratissent maintenant les terres dans un périmètre de 50 km autour du lieu de la découverte du véhicule. Le Conseil a également sollicité la collaboration des services montalviens. « Comme il y a quelques siècles, les mahométans menaçaient la stabilité et la paix des Ligues amarantine et montalvienne. Comme il y a quelques siècles, Amarantins et Montalviens se sont unis pour la combattre. Comme il y a quelques siècles, nous en sommes venus à bout. » a exposé le porte-parole du Conseil exécutif amarantin.




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            L’Ikjou-Ijka fête son abolition de la peine de mort, l’Amarantie la maintient


            Dans la Fédération d’Ijkou-Ijka, dans un pays aux institutions inverses à celles de l’Amarantie où l’exécutif fonctionne en binôme homme-femme, s’est déroulé le soixante-sixième anniversaire de l’abolition de la peine de mort, une mesure portée par le Parti Social aujourd’hui aux manettes. La Ligue amarantine, à l’inverse, continue de l’appliquer de manière régionale. Si des entités confédérées comme la Communauté des Melgares ou la Cité-Etat des Octaves l’ont abolie, elle reste en vigueur dans la majeure partie du pays, surtout au sud, sur l’île d’Alilée, dans un souci de préserver une tradition. Le Royaume de Forluno l’applique dans sa forme la plus violente, puisque le condamné à mort est décapité à la hache. Du côté de la République de Céjanoise, il est ligoté et plongé dans l’eau de mer : la république n’est pas qualifiée de « maritime » pour rien ! Ailleurs, on se contente de la pendaison, parfois d’injection létale si on manque de corde, parfois de peloton d’exécution si on manque de seringue. Les citoyens ne sont condamnés à mort que pour les crimes les plus graves, tandis que les « aliénés » (« esclaves » dans la novlangue amarantine, ndlr) le sont pour tout crime ou tout délit… quand ils ont la chance d’être jugés devant un tribunal.


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Message Publié : Jeu Août 25, 2016 10:51 pm 
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            15 décembre 2030

            La presse dougaï use de son droit de réponse et met l’Amarantie face à ses contradictions


            De la même manière que la voix de la presse dougaï et encore moins le Koudougou dans son ensemble ne peuvent être réduits aux écrits de son titre satirique, Le Caaxaan, La Profanino tend à se différencier de ses homologues du Marborda Anoncanto. Une fois n’est pas coutume, les journalistes de ce quotidien amarantin n’ont pas raté une occasion pour montrer l’Amarantie sous son visage le plus laid, misogyne, xénophobe et arrogante. Par défaut, toute nation à majorité musulmane fait partie de « l’axe du mal » de la diplomatie amarantine, avant même que ne soient officialisées des relations avec elle. Cela tient à des raisons historiques, l’Amarantie ayant combattu avec férocité, accompagné de sa voisine montalvienne contre des pirates venus de Marquésie ; mais également culturo-religieuses. L’islam est à l’opposé même de la religion majoritaire amarantine, le dodécathéisme, également présente au Duché de Calchore. Alors que l’islam est par essence iconoclaste et punit toute représentation du prophète et d’Allah, la religion dodécathéiste repose sur le culte des symboles et de dieux aux attributs divins mais à l’apparence humaine. Là où dans l’islam, il n’y a qu’un dieu pour tous ; dans le dodécathéisme il y a un dieu pour chacun, de telle sorte à ce que chacun puisse s’en rapprocher personnellement. Dans l’Amarantie actuelle, on ne prie plus les dieux comme auparavant, on se déclare « dodécathéiste » parce qu’il en a toujours été ainsi, parce que cette affiliation est culturellement fortement imprégnée. Comme le fait remarquer la presse dougaï, Marborda Anoncanto est bien mal placé pour qualifier le Koudougou de régime arriéré. En demandant aux Amarantins de s’identifier aux dieux qu’il souhaitent, le dodécathéisme a créé une armada de faux prophètes en Amarantins, d’hommes superstitieux qui prétendent et pensent réellement avoir des attributs divins. Certes, l’islam ne peut se targuer d’incarner la vertu et la modernité mais la religion amarantine n’est de ce point de vue pas plus vertueuse. La Ligue amarantine est pleine de certitudes : certaine que la femme pervertit l’homme, certaine que son institution scolaire est méritocratique, certaine que ses hommes sont beaux, bons, cultivés et forts. Le progrès vient en doutant. Une nation pleine de certitudes devient obscurantiste. L’obscurantisme, exactement ce contre quoi l’Amarantie prétend lutter.





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            Le Prince de Movopolis prétend être le fils du Duc de Calchore

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            Sa Majesté le Prince Zénon II de Movopolis


            Habitué aux coups médiatiques, le Prince de l’entité confédérée amarantine de Movopolis a déclaré ce dimanche être le fils du Duc de Calchore, sous-entendant ainsi que celui-ci a eu une relation illégitime avec la Princesse consort de Movopolis, Ioanna Lillis. Présente à côté de son fils face à la caméra, la Princesse consort, aujourd’hui veuve, a avoué timidement qu’elle avait porté l’enfant du Duc de Calchore, avec lequel elle avoue avoir eu des relations extra-conjugales, « à la fin des années 1990 ». Alors que des rumeurs insistaient sur la possibilité infertilité du Prince Zénon Ier, son épouse aurait caché la vérité de sa grossesse et aurait prétendu porter son enfant. Mort en 2028, le Prince Zénon Ier n’aura donc jamais eu connaissance de cette relation adultérine. Rappelons que le Prince Zénon II, aujourd'hui âgé de 32 ans, est l’enfant unique du couple princier. Dans son allocution face aux caméras, depuis le palais, le Prince de Movopolis a affirmé détenir les preuves irréfutables et de cet aveu, et a enjoint le Duc de Calchore à effectuer un test de paternité pour montrer qu’il n’a rien à cacher. Si la nouvelle est confirmée et le lien de filiation entre le Prince Zénon II et le Duc établi, cela pourrait avoir de grandes conséquences politiques. Non seulement Zénon II ne pourrait plus agir en tant que Prince de Movopolis mais aussi et surtout, il deviendrait le Prince-héritier du Duché de Calchore, en tant que fils aîné du Duc. De manière assez égoïste, le Prince de Movopolis a donc lancé un pavé dans la mare, qui risque de troubler la tranquillité et l’unité de la famille ducale. Dans les faits, même si Zénon II de Movopolis disait la vérité, le Duc de Calchore devra le reconnaître officiellement comme son fils pour qu’il devienne prince-héritier, ce qui est fort peu probable. En attendant, la famille ducale s’apprête à vivre l’une des plus graves crises de son histoire. De son côté, le Conseil exécutif de la Ligue amarantine dit « se désengager totalement de l’entreprise de sa Majesté Zénon II » et rappelle des principes de droit : « Si Sa Majesté Zénon II est confirmé en son statut de Prince-héritier du Duché de Calchore, il ne pourra plus prétendre au trône de Movopolis et les autres membres du Conseil enclencheront une procédure d’exclusion de la Ligue à son encontre ». Pour la famille ducale comme pour le Conseil amarantin, le Prince de Movopolis est devenu en l’instant de quelques secondes l’homme à abattre de la Dytolie centrale.


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Message Publié : Sam Août 27, 2016 5:46 pm 
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            21 décembre 2030

            Attentat de Clisto : la piste islamiste écartée


            Les enquêteurs montalvéens ont écarté tout lien religieux quant à la fusillade qui a eu lieu dans un bar dansant de Clisto, à quelques kilomètres de la frontière amarantine, infirmant ainsi la version de plusieurs témoins amarantins qui affirmaient avoir attendu l’un des assaillants crier « Allahou Akbar », le cri de guerre mahométan. L’attentat ne serait d’ailleurs aucunement motivé par une quelconque motivation islamophobe, ce qui n’est guère plus rassurant. « Si c’était la communauté homosexuelle qui avait été spécifiquement ciblée, il aurait suffi d’accroître les dispositifs de sécurité autour de ses lieux de sociabilité. La menace est, hélas, plus diffuse et plus difficile à cerner. » a annoncé le ministère public amarantin. Même si les victimes sont avant tout amarantines, les accusés ne pourront pas être extradés vers l’Amarantie, le crime ayant été commis sur le sol montalvéen. « Nous avons confiance dans la justice montalvéenne, qui appliquera une condamnation à la hauteur de l’ignominie de ce crime. » a écrit le Conseil exécutif.

            Un collectif plaide pour le retour de marche à genoux des gérontocrates de Montorive

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            Un appelé en 2014, en train de réaliser son parcours initiatique


            Jusque dans les années 2020, la tradition voulait que, dans la Cité-Etat gérontocrate de Montorive, les appelés à la gouvernance effectuassent les 200 mètres caillouteux précédant leur entrée au château de Merŝanto (qui en plus de réunir le Conseil exécutif, est aussi le lieu du pouvoir de l’exécutif montorivain) à genoux. Le château abrite en son sein un très vieil olivier qui, dit-on, a été capable de nourrir toute la population locale à sa faim lors des épisodes de disette que Montorive a connus. Depuis plus d’un siècle, plus personne, sauf les membres de l’exécutif local et national, n’a accès à l’arbre. Mais la tradition persiste : les appelés à la gouvernance devaient, pour officialiser leur entrée en fonction, marcher à genoux en hommage aux affamés qui s’y sont rendus comme tel. Cette tradition se voulait être un dispositif d’écrémage, destiné à exclure les vieillards usés de la gouvernance et à récompenser leurs pairs qui, eux, sont restés suffisamment en bonne santé pour être capable de parcourir à genoux ces douloureux derniers mètres. La cité gérontocratique est également méritocratique : être en bonne ou en mauvaise santé est vu en Amarantie comme un choix de vie, on se donne les moyens pour éviter ou affronter la maladie, on ne se contente pas de la subir et de s’en plaindre. Cette tradition est donc plus qu’un symbole : l’entrée en fonction n’étant officialisé qu’à partir du moment où les 200 mètres à genoux sont réalisés. L’exécutif montorivain a abrogé cette obligation en 2023, prétextant que les appelés ont déjà donné suffisamment de preuves de leur vie saine. En réalité, cette abrogation a été motivée par le souhait de voir entrer en fonction des amis de l’exécutif en incapacité de mobilité ou victimes d’arthrose. Un collectif rassemblant des Montorivains de tous les âges se bat depuis plusieurs années pour le retour de cette tradition, considérant que ceux qui ne se sont pas pliés à l’exercice sont par définition des usurpateurs, des appelés non légitimes dont ils réclament la démission. L’exécutif montorivain botte en touche : « Rien n’interdit aux appelés d’effectuer leur parcours initiatique à genoux. » répète le porte-parole. Or, sur les vingt-et-un appelés entre 2023 et 2030, aucun ne l’a fait.


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Message Publié : Dim Août 28, 2016 5:40 pm 
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            24 décembre 2030

            Aristofano Negustesco en visite au Sengaï


            La Ligue Amarantine, par la voix de son délégué aux affaires étrangères Artisofano Negustesco, est actuellement en visite au Royaume de Sengaï, ce qui en fait le premier sommet diplomatique pour le nouveau Premier ministre sengaïais en fonction. La Ligue Amarantine s’est prononcée en faveur d’une politique de mutualisation des moyens dans le domaine de la biomédecine, qui reçoit les suffrages de la population amarantine. Par ailleurs, les assurances privées et les caisses de retraite amarantines se sont dites prêtes à apporter leur contribution. La Caisse de la Première République (Fundo de la Unua Respubliko, FUR), qui participe au capital de nombreuses industries pharmaceutiques dans le pays, s’est montrée plus réservée, arguant que « nous n’avons pas le recul nécessaire pour juger de l’efficacité de ces nouveaux procédés médicaux ». Pour la FUR, cet investissement est risqué et ne constitue pas une valeur sûre.

            La Principauté de Movopolis ne risque-t-elle pas de perdre le Calchore, son premier partenaire commercial ?


            À l’annonce du Prince de Movopolis, qui a affirmé le 15 décembre dernier, être le fils aîné illégitime du Duc de Calchore, la réaction du Duché ne s’est pas fait attendre, déclarant persona non grata le Prince de Movopolis sur le sol calchorin. Si la sanction ne vise que la personne du Prince, les investisseurs craignent tout de même un repli de l’activité commerciale de la Principauté qui est beaucoup plus tournée vers la mer du Duché que vers le reste de l’Amarantie, ce qui fait du Calchore le premier partenaire commercial étranger de Movopolis. Le Calchore a en effet des ressources aurifères non négligeables, qui a permis dans le passé à Movopolis de se procurer facilement des réserves métalliques et accroître sa solvabilité, à des périodes de son histoire où la principauté était en difficile capacité de verser sa dotation d’adhésion à la Ligue. Ces ressources peuvent profiter à d’autres entités confédérées, au premier rang duquel l’Etat autonome de Haute-Alilée. Si le litige entre la Principauté et le Duché est d’ordre privé, la sanction risque, elle, d’être bien géopolitique et publique : le Calchore est certes une monarchie parlementaire, dans laquelle c’est le gouvernement issu du Parlement qui est en charge des affaires nationales, mais le gouvernement devrait accorder sa position à celle du Duc. Or, le Duché a tout intérêt à faire pression économique sur Movopolis et donc, à mettre un terme à une intense coopération. Les autres entités de l’Amarantie condamnent sans équivoque l’attitude du Prince, et se positionnent pour récupérer une partie du marché calchorin, le Duché n’ayant exprimé aucune animosité à l’égard du reste de la Ligue.




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            Le Roi de Forluno prétend être le père du Prince de Movopolis :
            « Mais ce n’est pas ma plus grande réussite ! » précise-t-il avec le sourire.


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            C’est dans une tenue tout à fait décontractée que Scipiono Nistor, le roi de Forluno a invité la presse, comme il le fait chaque mois. Le très graveleux « plus grand mâle procréateur de Forluno, et du reste de l’Amarantie » n’a pas manqué une occasion pour se moquer de la prétendue filiation du Prince de Movopolis : « S’il est le fils du Duc de Calchore, alors je suis son père ! » déclare-t-il en riant, enfoncé dans son fauteuil, un verre de vin rouge à la main face aux journalistes. Les relations entre le royaume de Forluno et la Principauté de Movopolis ont toujours été glaciales, pour ne pas dire franchement ennemies. Comme le permet la Charte, chaque entité peut engager une procédure d’exclusion à l’encontre d’une autre, à condition d’avoir le suffrage de l’unanimité des entités membres, autre que celle concernée. Toutes les fois où la Principauté a déclenché cette procédure, c’était contre le Royaume de Forluno. Et inversement, le royaume de Forluno a toujours eu la Principauté dans son viseur. Réagissant à la prétendue filiation du Prince, le roi de Forluno affirme, sans mâcher ses mots : « C’est moi son père. Le Prince Zénon Ier était impuissant, la princesse consort a fait appel à mes compétences pour lui donner une descendance. Mais je dois avouer que ce n’est pas ma plus grande réussite ! ». Les journalistes les plus habitués aux conférences mensuelles du roi rient à cette boutade, sans relâche. Les autres se contentent de rire, les yeux baissés vers le sol et les joues rouges. « Ah oui, écrivez dans votre canard que si le Duc de Calchore veut se venger, il n’a qu’à faire transiter toutes les relations commerciales calchorines vers mon royaume. Je ne connais rien de pire pour faire enrager le Prince du Far West. » continue de s’amuser le roi. Le « Prince du Far West » est le sobriquet qu’il a donné au Prince de Movopolis, situé tout à l’ouest de l’île d’Alilée. En prétextant sous le ton de l’humour être le père du Prince, le Roi de Forluno a peut-être raison : depuis qu’il a l’âge de procréer, il a donné naissance à plus de trois cents enfants. Plus d’un tiers de la population royale est issue de près ou loin de la dynastie Nistor et près d’un dixième de toute la population d’Alilée. Il y a donc statistiquement une chance sur dix pour que le père du Prince soit le roi de Forluno.


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Message Publié : Ven Sep 02, 2016 1:13 am 
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            4 janvier 2031

            La presse sengaïaise se déchire sur la respectabilité de l’Amarantie


            Le Sengaï est un pays fracturé en trois, les Thaïs, les Tibétains et les Népalais. Les premiers dominent les seconds, qui s’en sortent un poil mieux que les troisièmes. Ce ménage à trois qui dure depuis plus des siècles a profondément divisé la presse nationale, en trois grands noms, représentant respectivement les ethnies citées ci-dessus. Pour mieux comprendre le ton que chacun adopte, il faut imaginer par exemple la critique d’un mauvais film de cinéma. Le premier décrira « une production à l’esthétique non aboutie », le second parlera d’un « film médiocre et ennuyeux », le troisième se contentera de dire « c’est de la merde ». Mais le ton employé n’est pas la seule différence de ces trois grands titres de presse. Une revue de presse des articles sengaïais de ces derniers jours met en évidence le clivant cas de l’Amarantie. Si The Sengaï Times plaide pour un relativisme culturel, pour le refus de se prononcer sur une culture si lointaine, il n’en est rien pour les deux autres. « Les femmes amarantines sont des objets » nous rappelle Chaw Banthuk, triste réalité hélas. Mais la diplomatie amarantine a là encore travaillé son argumentaire, et prétextera qu’il est dans l’intérêt de l’enfant qu’il soit en compagnie d’une mère entièrement dévouée à son rôle maternel. Aranamandou Tribune rappelle quant à elle que les Amarantins sont des sodomites. La diplomatie amarantine se contentera de répondre que la chambre à coucher de ses habitants ne l’intéresse pas, et que la pédérastie est un moyen efficace d’inculquer l’autorité aux jeunes hommes. Depuis le temps que cette pratique existe, l’Amarantie n’a cessé d’essuyer des critiques plus ou moins virulentes. Pour s’en défendre, elle a appris qu’il fallait avoir le dernier mot à tout. Aussi, si une nation hostile à l’Amarantie venait à lui dire « d’aller se faire foutre », il suffirait à la diplomatie de répondre tout simplement… « C’est déjà fait ».

            Dafnea Costin, exception d’un milieu sportif très masculin

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            Dafnea Costin, lanceuse de javelot amarantine


            Comme chaque année, Dafnea Costin, 34 ans, participe au meeting d’athlétisme d’Artigona. Vendredi, elle a terminé troisième de son concours de lancer de javelot, ce qui constitue une performance assez notable dans un pays où les femmes ne sont pas libres de leurs choix avant au moins la trentaine. En effet, le sport reste en Amarantie un luxe réservé aux hommes, les femmes ne peuvent s’épanouir sportivement qu’au travers de la gymnastique, seule discipline où l’Etat fait part de mansuétude en les autorisant presque toutes à participer. L’objectif de la gymnastique étant d’affiner le corps de la femme en vue de lui apporter le corps le plus sain pour la grossesse. Rappelons qu’en Amarantie, une femme ne peut être entièrement libre qu’après avoir élevé au moins deux enfants jusqu’à leur majorité, c’est-à-dire 14 ans. Nombre d’adolescentes font ainsi le choix d’avoir des enfants « dès que possible », dès leur puberté. Même âgée d’à peine 16 ans, une fille enceinte ne sera véritablement libre qu’à partir minimum de 31 ans. Quatorze longues années où il est quasi-impossible de s’épanouir autrement qu’au travers de la maternité ! Les femmes peuvent demander à avoir des activités extra-maternelles à l’entité confédérée à laquelle elles appartiennent mais cela dépend fortement de l’entité en question. Dafnea Costin a eu cette chance : résidente de la République du Caducée, qui pratique une politique modérée en la matière, elle caressait le rêve de devenir sportive professionnelle, autre que gymnaste ! Or, le plus souvent, pour pratiquer une discipline athlétique à haut niveau, il faut au mieux s’entraîner dès l’adolescence, au plus tard vers la vingtaine. Au-delà, le corps ne répond plus aussi favorablement. Le poids de ses trois grossesses a donné à Dafnea Costin une silhouette inapte à la pratique professionnelle de la course ou du saut. Elle a trouvé son plaisir dans les sports de lancer, là où les femmes athlètes peuvent exceller jusqu’à 40 ans. Dafnea Costin se dit aujourd’hui épanouie, même si elle aurait aimé commencer dès sa jeune adolescence ce qu’elle a commencé à pratiquer à partir de 29 ans. « Mais ailleurs, certaines femmes sont voilées de la tête aux pieds toute leur vie… Mon sort n’est peut-être pas le pire de tous. » relativise-t-elle, avec un sourire optimiste déconcertant. L’expérience de Dafnea montre que la société amarantine amène à une configuration binaire du sport féminin : soit les femmes se lancent en gymnastique pour se conformer au maximum à l’image féminine… soit elles choisissent des sports très connotés masculins : les lancers de poids, la boxe, le football dans une moindre mesure. Que les femmes amarantines veuillent devenir des hommes, ne serait-ce pas là les prémices du déclin de la société amarantine ?




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            Meeting d’Artigona : succès en demi-teinte pour l’Amarantie


            L’Amarantie organisait ce vendredi « son » meeting d’athlétisme ou tout du moins, il y participe en compagnie des sponsors, qui ont eu la décision finale quant aux disciplines disputées. Le Meeting d’Artigona a réuni une dizaine de délégations différentes. Les Îles-Unies et la Britonnie ont réalisé d’excellentes performances, au contraire de l’Amarantie qui a dû se contenter d’une seule victoire, dans sa discipline-phare, le 400 m haies. Discipline dans laquelle l’Amarantin Diogeno Pavlenco a d’ailleurs établi un nouveau record du monde. Bien que n’étant pas des terres d’athlétisme, le Volanya et le Skogurjördin ont décroché de nombreuses victoires, surtout dans le sport féminin. Des exploits que n’ont certainement pas vu les Amarantins, étant donné que ce sont surtout les compétitions masculines qui ont été retransmis sur les chaînes de télévision « grand public ». La finale du saut à la perche a été particulièrement suivie, mais s’est soldée par une défaite à l’arrachée de l’Amarantin Eugeno Movilo au profit du Sengaïais Gee Choosak. Mais ce meeting est avant tout une étape de préparation pour les Jeux Olympiques, qui devraient se tenir d’ici un an.


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Message Publié : Ven Sep 02, 2016 10:00 pm 
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            6 janvier 2031

            La République de Céjanoise veut lutter contre les vidéos « abrutissantes »
            postées par les jeunes sur les réseaux sociaux.


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            Nikodemo, la star des jeunes sur les réseaux sociaux, est dans le viseur de la Céjanoise


            À peine âgé de 20 ans, Nikodemo fait fureur sur les réseaux sociaux. Ses vidéos, dans lesquelles il donne des conseils en bodybuilding, sont très prisées par la jeunesse amarantine masculine. Elles sont moins du goût de la République de Céjanoise, réputée pour son conservatisme et son nationalisme un poil autoritaire. L’objet du délit n’est pas que le bodybuilder partage avec ses spectateurs ses recettes super-protéinées, mais qu’il se mette en scène de manière « féminine ». Porte-parole du gouvernement de l’entité, Vasilo Artene, explicite son propos : « Nous avons des raisons de penser que ce jeune homme montre une image très dépréciatrice de l’homme. En se filmant en train de crier incessamment, il fait preuve d’une réelle hystérie, empruntant de fait des traits typiquement féminins. Nous connaissons son succès auprès de la jeune génération et nous nous en inquiétons. ». La Céjanoise souhaite en effet renouer avec le modèle de l’homme « véritablement viril », qui manifeste ses réactions sans exagération. D’ores et déjà, sur les stades, il est demandé aux sportifs masculins de « célébrer sobrement » leur éventuelle victoire, et ne pas s’adonner aux cris poussés par les sportifs des « nations efféminées » (sic), sous peine d’exclusion de l’association. La Céjanoise n’a pas développé son arsenal judiciaire pour lutter contre ce fléau numérique de « vidéos abrutissantes » mais se garde le droit d’imposer « lourdement » les revenus qui seraient générés. « Les recettes générées par cet impôt permettront à l’entité de financer des programmes de remise à l’honneur de la vraie virilité. » conclut Vasilo Artene. La Céjanoise souhaite maintenant convaincre les autres entités fédérées du bienfondé de sa proposition pour qu’elle soit réellement efficace. Une tâche qui sera très difficile mais plusieurs entités se sont dites prêtes à en discuter.

            Fagrase : un jeune homme tue un sportif « pour lui voler ses muscles »


            La folie a gagné un jeune homme de 17 ans, inscrit depuis deux années dans un des clubs sportifs de la Cité-Etat de Fagrase, appartenant à la chaîne Potencor, et reconnaissable à ses façades rouges et installée partout en Amarantie. Préméditant son acte depuis plusieurs semaines, il eut en ligne de mire un autre sportif, de 19 ans, qui vient s’entraîner tous les jours. L’assassin, qui ne parvenait à « prendre en musculature », a ainsi intercepté sa victime dans les toilettes pour lui sectionner, au couteau, les muscles de son bras après l’avoir assommé. En sévère hémorragie, la victime n’a pas survécu. Après avoir recouvert le corps par des serviettes de bain et l’avoir caché dans les toilettes, il déroba les « muscles » de sa victime, les « rangea » dans son sac et, calmement, se rendit chez le médecin pour lui demander à ce qu’il lui greffe. Abasourdi par ce qu’il vit, le médecin appela immédiatement la police, qui plaça le jeune homme en détention provisoire. Si son crime ait été motivé par une « jalousie maladive », le placement en hôpital psychiatrique, demandé par son avocat, ne risque pas d’être retenu. Le jeune assassin risque la peine de mort, en vigueur en Fagrasie. Sa voisine, la République maritime de Céjanoise, a d’ores et déjà exploité ce scabreux fait divers en la reliant avec l’omniprésence des vidéos « abrutissantes et hystériques » populaires sur les réseaux sociaux (voir article précédent).




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            La Ligue souhaite développer l’apprentissage
            de l’espéranto à l’international


            Lors de ses vœux de nouvelle année, le Conseil exécutif a exprimé son désir de développer l’apprentissage de la langue nationale amarantine, l’espéranto. En dehors de l’Amarantie, celle-ci n’est guère parlée que dans les pays directement voisins, dont le Montalvo, qui compte 3 % d’espérantophones dans la province d’Alilée. Les statistiques officielles ne précisent toutefois pas si les locuteurs sont des expatriés amarantins. D’un point de vue grammatical, l’espéranto est plus que n’importe quelle langue d’une redoutable facilité : sa grammaire strictement régulière et son vocabulaire « logique » la rendent très accessible. Il faut compter à peine 150 heures d’étude pour maîtriser la langue à un même niveau que l’on atteint en italien montalvéen en 1000 heures et que l’on atteint en britton en 1500 heures. L’espéranto a d’ailleurs été créé par les différentes cités-Etats qui parlaient chacune des dialectes romans proches mais différents. L’influence du monde slave et grec à l’est de l’Amarantie, et celle du monde germanique au nord ont façonné la langue au fil des siècles. De plus, le Conseil insiste sur la valeur propédeutique de l’espéranto, c’est-à-dire de l’aisance à apprendre d’autres langues étrangères si on est d’abord locuteur espérantophone. L’intérêt de l’Amarantie est bien entendu de placer sa langue nationale comme langue internationale des échanges mais cet objectif ambitieux, s’il réussit, ne pourra être atteint que d’ici un demi-siècle au moins. Cette politique est plutôt soutenue par les milieux d’affaires amarantins, tandis que les nationalistes tiennent à l’avantage comparatif qu’ils détiennent sur les autres nations du monde et souhaitent que la langue espéranto reste la langue amarantine.


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Message Publié : Lun Sep 05, 2016 2:00 pm 
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            14 janvier 2031

            Bientôt une chaîne thermale internationale d’excellence ?

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            D’après le puissant Syndicat des Etablissements Thermaux, la Ligue Amarantine prépare avec le Royaume de Sengaï la création d’une chaîne thermale internationale, à laquelle ne pourront se joindre que les stations les plus prestigieuses, aux quatre coins du monde. Cette chaîne constituerait une garantie, un label de qualité, en vue d’attirer une clientèle aisée internationale. De ce fait, les stations adhérentes devront répondre à un certain nombre de critères exigeants, parmi lesquels leurs vertus thérapeutiques, la pureté de l’eau, le prestige et l’historicité des lieux, et bien sûr leur salubrité. Les établissements doivent également répondre à des critères indépendants de leur bonne volonté, qui incombent davantage aux gouvernances politiques locales, tels que la qualité des infrastructures routières et touristiques. Le thermalisme est une part importante de l’économie amarantine, d’autant qu’elle est pourvoyeuse de nombreux emplois non délocalisables. La majorité des établissements se situe sur la part continentale de l’Amarantie, notamment dans les deux républiques maritimes, de Dentegorie et de Céjanoise. On compte tout de même quelques établissements réputés sur la part insulaire, qui pâtissent toutefois d’une mauvaise situation géographique et d’infrastructures touristiques défaillantes. Le thermalisme est également une pratique ancrée dans la culture amarantine, les établissements étant élevés au rang de lieux de sociabilité. D’importants contrats commerciaux sont régulièrement signés dans le cadre relaxant de ces thermes et même certains accords politiques. Pour le Sengaï, il s’agit – outre le thermalisme en lui-même – de valoriser des activités annexes, telles que la kinésithérapie, pour laquelle le royaume est en pointe. Pour que ce projet soit concrétisé, il devra en outre être appuyé par d’autres nations thermales. On annonce quelques tractations futures avec les pays scandinaves, qui peuvent être intéressés par le projet d’une telle chaîne d’excellence.




            Les féministes ont déjà gagné l’élection présidentielle au Koudougou


            Alors que les Dougaï s’apprêtent à retourner aux urnes pour le second tour de l’élection présidentielle opposant la sortante Ava Wagada à l’islamo-conservateur Abadou Nolond, une affaire de mœurs semble ternir l’image de ce dernier, rendant hypothétiques ses chances de victoire. Au cœur de ce scandale, une affaire de relations sexuelles avec des jeunes filles mineures. Si l’accusé nie toute implication, cette affaire est révélatrice d’une féminisation, c’est-à-dire d’une hystérisation, de la vie politique dougaï. Si l’idée qu’un candidat surpris en train de se procurer du plaisir auprès du sexe faible puisse subir la vindicte populaire et une défaite électorale étonne voire amuse n’importe quel spectateur amarantin, il n’en est rien dans un pays, même musulman, où le suffrage est accordé aux femmes. « Intrinsèquement manipulatrices, les femmes usent moins d’arguments rationnels que de pathos. Les pays qui ont fait entrer les femmes dans l’arène politique sont également ceux dans lesquels il y a davantage d’affaires de mœurs car c’est en accusant leurs adversaires masculins d’attouchements, de détournement de mineures qu’elles prennent le pouvoir. Elles se font juges pour gagner, elles prétendent incarner la vertu. D’ailleurs, généralement, les pays qui souhaitent adoucir leur régime aux yeux du monde placent une femme à leur tête et c’est précisément le choix qui a été fait pour le Koudougou. » analyse un expert en sociologie électorale. Indépendamment de la crédibilité du candidat Abadou Nolond, les femmes ont déjà réussi leur campagne présidentielle.




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            Les élections en République de Spongorie seront-elles transparentes ?


            Les Spongoriens seront convoqués aux urnes le 23 février prochain pour élire leurs députés, qui à leur tour éliront le chancelier une semaine plus tard. Dans cette entité au sud de l’Amarantie et frontalière avec la Ligue de Montalvo, les élections opaques se suivent et se ressemblent, à tel point que le Conseil exécutif a déposé à 11 reprises une procédure d’exclusion à son encontre. Toutefois, la Spongorie peut compter sur le soutien infaillible de la Principauté voisine de Movopolis, qui à 11 reprises, a imposé son veto contre une telle procédure. La Spongorie est, avec la Principauté de Movopolis, les deux entités qui concentrent une population grecophone notable, mais c’est aussi le territoire où la mafia grecque a le plus d’influence d’emprise. Les hommes politiques qui ont tenté de contrarier les projets de ce réseau mafieux ont pour points communs d’avoir été contraints à la démission ou même d’être « portés disparus ». De l’avis de certains observateurs, la Spongorie n’est qu’une entité fantoche mais aucun lien formel n’a jamais pu être établi par le ministère public entre la mafia et le gouvernement. De plus, en vertu du principe de non-ingérence dans les affaires internes auquel sont soumises les entités confédérées, aucune entité voisine n’a le pouvoir de remettre de l’ordre dans le pouvoir spongorien. L’élection étant découpée en 85 circonscriptions régies par le scrutin uninominal majoritaire à un tour, il est difficile d’établir des prévisions mais d’après les sondages, les conservateurs – partisans d’un pouvoir fort, du maintien de la peine de mort et proches des milieux industriels – sont favoris, même s’ils devront vraisemblablement composer avec les nationalistes, deuxième force électorale qui fait de la lutte contre la mafia grecque son leitmotiv. À moins que les urnes – bourrées – en disent autrement.




            Patinage artistique : l’Amarantie échoue de peu à remporter une médaille


            Loin s’en faut, le patinage n’est pas un sport très prisé dans pays au climat méditerranéen comme l’Amarantie. Certaines pistes, situées au nord, permettent aux quelques amateurs de s’y entraîner. Ailleurs, le sport ne suscite pas suffisamment de vocations pour justifier la construction de ces onéreuses salles. Ces derniers jours s’est déroulé le championnat du monde de patinage au Royaume de Vonalya. Si le pays hôte a fait une razzia sur la compétition, malgré plusieurs contre-performances en patinage artistique, l’Amarantie a tout de même atteint la quatrième place en patinage sur piste courte, grâce à Juvenalo Pervizi, ratant la médaille de bronze de moins de deux secondes. Le scandinave Skogurjördin n’a pas réellement percé dans ce championnat, au profit du Ventélien Yanlei, qui récolte 23 médailles dont 7 en or.


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Message Publié : Lun Sep 19, 2016 11:15 pm 
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            27 février 2031

            Elections en République de Spongorie : victoire surprise et trouble des sociaux-démocrates

            [En relation avec ce RP]
            [+] Carte de la Spongorie
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            De gauche à droite :
            - Sociaux-démocrates (rose) : 40 députés sur 85
            - Conservateurs (bleu) : 29 députés sur 85
            - Nationalistes (pourpre) : 12 députés sur 85
            - Indépendants (gris) : 4 députés sur 85


            La République de Spongorie est l’entité amarantine qui mettrait le plus de sondeurs au chômage. Crédités il y a encore une semaine d’à peine 10 sièges au Parlement derrière les favoris conservateurs et les nationalistes, les sociaux-démocrates ont percé le plafond en s’imposant avec quatre fois de plus, reléguant les conservateurs à la deuxième place, avec seulement 29 députés. Les nationalistes ferment la marche avec 12 mandats nationaux. La Spongorie est certes coutumière des élections remportées par des outsiders et où les favoris sont parfois portés disparus mais jamais elle n’avait à ce point déjoué les pronostics. Alors qu’ils plaidaient pour l’abandon du scrutin majoritaire, les résultats de l’élection montrent qu’ils en ont largement profité. La cartographie électorale est simple : les sociaux-démocrates ont fait une razzia sur toutes les circonscriptions du sud et de l’ouest. Les conservateurs se sont quant à eux imposés dans le nord de la Spongorie et les nationalistes ont consolidé leurs fiefs à l’est. Quelques députés « indépendants » et « sans étiquette » entrent également au Parlement.

            Comment expliquer le retour des sociaux-démocrates au pouvoir après vingt ans dans l’opposition ? Il semblerait qu’ils aient largement bénéficié du soutien de la communauté grecophone catholique, qui n’a guère apprécié le rapprochement entre les conservateurs et les nationalistes. Toutefois, les sociaux-démocrates s’imposent bien au-delà des seules frontières de la communauté grecophone et parviennent à conquérir des territoires nouveaux. La volonté d’un renouveau politique, dans cette entité mal aimée du pouvoir officiel amarantin situé sur la rive du nord, ne peut pas expliquer à elle seule ce succès. En réalité, la gauche ne peut s’enorgueillir d’un véritable soutien puisqu’à peine 38 % des inscrits se sont déplacés aux urnes, la plupart considérant que gauche et droite sont « bonnet blanc, blanc bonnet ». La Spongorie, qui doit subir la politique d’ostracisme à son encontre décidée par toutes les autres entités amarantines – sauf la Principauté de Movopolis – pâtit de ses relations troubles avec la mafia locale. La Spongorie est dépendante du Movopolis voisin pour la diplomatie et reste livrée à elle-même pour mener ses projets nationaux. À la différence d’autres entités, la Spongorie n’a pas adopté une économie tertiarisée, celle-ci repose essentiellement sur l’extraction d’argent, la seule ressource naturelle précieuse de toute la Ligue. Après avoir fait l’objet de 11 vaines tentatives d’exclusion par les autres membres de la Ligue, la Spongorie a donc de nombreux défis à relever. Le Conseil exécutif a refusé de commenter les résultats du scrutin, réitérant sa méfiance quant à cette entité qu’il juge comme étant un Etat fantoche, une « tache » parmi toutes les entités membres.

            Même s’ils n’ont pas la majorité absolue, les sociaux-démocrates sont bien partis pour conquérir la chancellerie spongorienne. Plus particulièrement, le jeune candidat de 24 ans, Ioustínos Petrakis, qui a réalisé le score record pour sa formation de 57.23 %, est bien placé pour l’emporter d’autant qu’il était, dans sa circonscription, face au plus grand ponte du parti conservateur. Ce dernier a d’ailleurs déposé un recours contre l’élection, qu’il juge « truquée » auprès du Tribunal administratif de Spongorie. Trouver les 3 députés manquant à la majorité ne sera qu’une formalité, plusieurs conservateurs ambitieux ayant manifesté leur intérêt de rejoindre la coalition gouvernementale. Mais Ioustínos Petrakis ne fait pas pour autant l’unanimité auprès de son parti, qui pointe son « inexpérience politique », tout en reconnaissant son « incroyable score ». Les quelques électeurs qui se sont déplacés n’attendent guère de miracle de la part du nouvel exécutif. Ils lui demandent juste à protéger la Spongorie des ambitions hostiles des autres entités amarantines. Une promesse qui sera sans nulle doute tenue, puisque les sièges des nouveaux élus sont en jeu.

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            Ioustínos Petrakis
            Député social-démocrate de la circonscription de Cornecejo
            Favori pour la chancellerie de la République de Spongorie


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Message Publié : Sam Oct 08, 2016 6:50 pm 
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            24 avril 2031

            L’inébranlable succès du salon annuel des barbiers d’Afablejo

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            Les professionnels de l’entretien de la pilosité faciale se sont donnés, comme chaque année, rendez-vous à Afablejo, capitale de la très bourgeoise-bohème Cité-Etat des Octaves. Ce salon orienté grand public, qui réunit chaque mois d’avril plus de 1000 exposants, n’en garde pas moins son intérêt professionnel. Si la grande majorité des barbiers présents étaient de nationalité amarantine, le salon est aujourd’hui beaucoup plus ouvert aux professionnels étrangers qu’il ne l’était lors de sa première édition, en 1895. Cent-trente-six ans après, le succès est toujours au rendez-vous. Si la « barbe de trois jours » fut la tendance des années 2020, les professionnels estiment que la mode actuelle est le retour à des barbes longues et épaisses, parfois agrémentées de moustaches saillantes. Le salon propose ainsi une gamme extrêmement variée de tondeuses, ciseaux, cires, huiles et shampooings à destination des professionnels comme des particuliers. Mais cette mode n’est pas unanime à travers le territoire : si sur la côte septentrionale d’Amarantie, on privilégiera le style « capitaine de navire », avec le port d’un béret et de boucles d’oreilles ; l’intérieur des terres privilégiera le style « bûcheron », plus « naturel ». La barbe se porte plus courte dans le sud amarantin, sur l’île d’Alilée. Si le succès et l’importance d’un tel succès peuvent étonner à l’étranger, c’est parce qu’aucun pays au monde, autre que l’Amarantie, ne compte autant de barbiers : on en recense 32 000, soit environ 1 pour 1100 habitants. L’activité a généré au titre de l’année 2030 un chiffre d’affaires global de 3 milliards de lires. En raison d’un faible capital nécessaire au lancement de l’activité, nombreux sont les « artisans barbiers » ou « barbiers indépendants », non soumis à une logique chaînée ou salariée. Le secteur est de fait très concurrentiel, ce qui encourage chaque exposant à montrer ses prouesses lors de ce salon. Au-delà de l’intérêt économique, la barbe renseigne sur la position sociale. Associée au symbole de virilité et de puissance, elle est donc très prisée en Amarantie.




            Une disette en Ardogne après les jacqueries ?

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            Profitant de la saison morte, des paysans réactionnaires se sont révoltés cet hiver contre le pouvoir oligarchique en Ardogne. Dans ce pays qui a refusé sa modernisation au nom d’une crise identitaire et d’une époque médiévale largement fantasmée, l’immense majorité de la population – à peine plus de 3 millions d’habitants ! - est composée de travailleurs de la terre. C’est que l’économie ardognaise repose trop sur l’agriculture traditionnelle pour permettre au peuple de se révolter : une révolution n’est possible que si les vivres sont suffisants pour la supporter car le temps passé à se révolter constitue autant de temps perdu sans labourer et récolter, surtout sans machines. L’intérêt du gouvernement Feyfeux est donc de maintenir le pays dans son archaïsme technologique pour se maintenir lui-même au pouvoir, ce qui ne sera pas très difficile puisque le peuple soutient majoritairement une telle configuration. De plus, comme l'annonce L'Ardogne éclairée, les moissons s’annoncent mauvaises pour l’année 2031. Une disette est donc « tout à fait probable » en Ardogne, compte-tenu des évènements. Le cas échéant, la Ligue amarantine se dite prête à apporter son soutien en apportant des rations alimentaires… Mais est-ce l’intérêt du gouvernement ardognais que de veiller à ce que les paysans réactionnaires ne souffrent pas de faim ? À l’image du Rioda, du Montalvo et du Skogurjördin, l’Amarantie se dit prête à soutenir le pouvoir ardognais, plus libéral et ouvert que les 98 % des sujets.


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Message Publié : Dim Oct 09, 2016 11:33 am 
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            26 avril 2031

            Le Sengaï bombe le torse face au Golnazar au sujet de ses frontières maritimes


            Un navire de pêche golnazaran a eu la désagréable aventure de naviguer dans des eaux de la Mer Intérieure, proches du Royaume de Sengaï. La riposte ne s’est pas fait attendre du côté sengaïais, avec plusieurs tirs de sommation et un violent effet de houle volontairement créé par les autorités sengaïaises en vue de dissuader le pêcheur golnazaran de continuer son itinéraire. Evènement suffisamment rare pour être évoqué : comme l’analyse La Gazette d'Ardashima, la presse sengaïaise est unanime pour rappeler la souveraineté du pays sur ces eaux. Sans accès aux océans, coincé au cœur d’un continent marquésio-ventélien, le Golnazar a choisi une ligne diplomatique de dialogue avec ses voisins parce qu’il en va de sa survie économique. Aussi, le Royaume théocratique a-t-il tendu la main à son voisin sengaïais pour régler ce litige territorial. De son côté, le Sengaï semble refuser cette proposition, arguant que ces eaux sont sous sa souveraineté et qu’il est inutile d’en rediscuter. Que le Sengaï ait raison ou non, là n’est pas la question : l’enquête le déterminera, au moyen des coordonnées géographiques du navire. Les observateurs amarantins soulignent surtout l’agressivité et la disproportion avec lesquelles le Sengaï a riposté contre cette « violation », au lieu de rechercher une voie plus diplomatique. Le Conseil exécutif de la Ligue a refusé de s’exprimer sur cette affaire, tant que l’enquête ne sera pas achevée, même si officieusement, l’Amarantie peine à condamner un Royaume de Sengaï avec lequel elle a signé il y a quelques mois des accords intéressants. D’ailleurs, profitant de l’expertise amarantine en matière d’information géographique et de cartographie, le Conseil exécutif propose au Sengaï d’apporter son concours par la vente d’instruments sophistiqués de mesure de ses frontières, voire même par la venue d’ingénieurs-géomètres amarantins sur les côtes septentrionales sengaïaises, afin d’éviter tout litige de ce type à l’avenir. Mais au-delà de la question des délimitations des frontières se pose celle de la souveraineté des ressources maritimes, nombreuses en Mer de Golnazar. Des gisements pétroliers off-shore, dont certains restent inexploités, constituent une indispensable manne financière.




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            Un simple sondage émeut toute la classe politique skogurjördinoise

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            Un panneau tout à fait sérieux à la lisière d’une forêt skogurjördinoise


            Un sondage a révélé que seuls six adolescents sur dix croient à l’existence des trolls. Pour certains pays, ce serait déjà beaucoup trop mais au Skogurjördin, cela signe un échec de la politique religieuse, au profit d’une désagréable laïcisation du pays. La classe politique nationale s’est tout de suite saisie de ce sondage, qui aurait été relégué dans la rubrique « insolite » dans la presse étrangère. Limogé pour l’exemple, le ministre de la Justice, Arnvald Henningson en a fait les frais. Officiellement, le ministre aurait été limogé seulement pour des questions de santé mais l’homme est un athéiste convaincu et a fait l’erreur de relayer le sondage. Accessoirement, il a affirmé – lui aussi ! - être le père du Prince de Movopolis. Si la classe politique s’est enlisée dans l’hystérie après cette enquête, appelant même à la censure de productions télévisuelles dytoliennes, la réaction du clergé druidique – principal concerné – a été beaucoup plus nuancée et sage, soulignant les efforts entrepris pour la sauvegarde du patrimoine naturel par la jeune génération. Si, d’une manière générale, tous les pays de culture monothéiste se gaussent d’une telle réaction, du côté amarantin on refuse de réduire la religion skogurjördinoise à un simple folklore. En effet, la culture amarantine a elle-même été imprégnée – et le reste encore – par le dodécathéisme, incarné par plusieurs dieux. Par exemple, le culte de Jupiter, très prégnant en Amarantine, est également présent au Montalvo, même s’il est beaucoup plus rare. Si elle ne pratique plus au sens propre du terme – en délaissant les temples et les offrandes aux dieux – les jeunes Amarantins continuent à être idéologiquement et culturellement imprégnés par les valeurs qu’ils véhiculent, à savoir le culte du beau, qui est nécessaire à l’harmonie du monde. Les Skogurjördinois ne doivent pas se laisser tenter par l’alarmisme de certains partis politiques extrémistes, mais ils doivent se demander si les valeurs que véhicule leur Religion imprègnent toujours leurs jeunes, quitte à ce que le culte de certains personnages mythiques soit délaissé. En Amarantie, seuls les douze dieux de l’Olympe sont encore vénérés, même indirectement, les centaines autres sont devenus obsolètes ou sont carrément tombés dans l’oubli.


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Message Publié : Mer Oct 12, 2016 9:33 pm 
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            6 mai 2031

            Quelle nation dytolienne lorgne réellement sur l’Aleka, l’Etat le plus bête du monde ?


            Dans certains Etats, ce sont des hommes de lettres ou de sciences qui accèdent aux plus hautes fonctions. En République d’Aleka, c’est une star de pop-rock très commercial aux accès populistes qui occupe le poste de Premier ministre. Cette figure de proue antiraciste, qui avait besoin de cajoler l’électorat noir et inuit, a préféré instituer une autre forme de racisme, anti-dytolienne cette fois-ci, qui rend unanime la gauche et même une partie de la droite xénophobe. Dans son nouvel album politique, Erik Per Sullivan nous livre son fantasme d’un Aleka persécuté par une histoire déjà vieille de plusieurs siècles. Impossible d’emmener son pays vers le véritable progrès, il préfère le cantonner à une vision ringarde, qui n’est pas sans rappeler celle de l’Amarantie ou de l’Ardogne… bref, d’Etats dytoliens desquels il entend démarquer son Etat parfaitement artificiel. C’est là le côté artiste du Premier ministre alekan. Mais Per Sullivan est avant tout un technocrate, qui classe des territoires numérotés comme des dossiers. À bon entendeur : l’Aleka n’est menacé par personne, sinon par ses propres démons intérieurs. Et comme le rappelle la presse tlaloctlictec, le Premier ministre alekan préfère lutter contre un ennemi lointain plutôt que de mettre à mal le système archaïque d’apartheid dont il est le garant. La République d’Aleka semble surestimer l’intérêt que la Dytolie lui porte, et surtout ses revendications nationalistes n’ont aucun fondement comme le rappelle à son tour De Romeijnsendam Tijden en IJndenland. Pas plus qu’il n’y a de cause dytolienne, il n’y a pas de cause algarbienne, il n’y a que des politiciens véreux qui préfèrent taxer les autres pour leurs propres égarements, et qui créent des peurs, des craintes, des haines ex nihilo, comme le marketing crée des besoins au lieu de répondre à ceux déjà existants. La misère de la politique alekane en fait définitivement l’un des Etats les plus bêtes du monde.




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            Le Morraco instaure officiellement un régime militaire


            Dépendance de la République de Rioda, le Morraco a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement composé de militaires. Cette décision est motivée par la crainte d’une future guerre civile, dans cette partie du Nord-Algarbe où chrétiens et musulmans vivent ensemble, malgré eux. Pourtant, le Morraco n’a pas à craindre une guerre civile, le pouvoir métropolitain a, historiquement, habilement mais sans doute sans le savoir évité les foyers de contestation par deux stratagèmes : métisser au maximum la population pour la déconnecter d’idées, d’identité commune ; et ralentir sciemment le développement de la province en limitant la constitution de villes au profit de villages isolés dans les montagnes. L’urbanisme est un facteur de rébellion, d’organisation de la révolte populaire. Dans les montagnes, en revanche, organiser un tel réseau est difficile. L’arrivée d’un gouvernement militaire n’était non seulement pas nécessaire, mais peut susciter une certaine méfiance de la population métissée. Le Conseil exécutif de la Ligue amarantine a reporté sine dine une proposition de résolution de reconnaissance du nouveau gouvernement. Seule la Principauté de Movopolis, qui l’a déposée, et son alliée République de Spongorie l’ont approuvée pour afficher leur souhait d’échanger avec les pays à l’Ouest et marquer leurs distances vis-à-vis du reste de l’Amarantie.


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Message Publié : Lun Oct 24, 2016 11:43 pm 
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            12 juin 2031

            Circuler sûrement à New Greenwich, capitale du New Haven, est devenu impossible


            En dépit d’infrastructures de transport développées, New Greenwich a été épinglée comme l’une des villes les plus dangereuses en termes de circulation, au cours du colloque annuel « Transporto kaj Tutmondiĝo » (« Transports et mondialisation ») qui réunit investisseurs, décideurs publics, lobbyistes, associations, ingénieurs et intellectuels relatifs aux politiques de transport public et des nouvelles innovations. La cité-Etat de Fagrase a reçu tous les grands pontes de ce secteur si stratégique pour elle au sein du Palais des Congrès de Fragase-Centre. À l’initiative d’un universitaire, une étude a ainsi comparé les réseaux urbains d’une vingtaine de métropoles mondiales. Une particulière attention a été portée à la capitale du New Haven, New Greenwich, qui s’est dit intéressée par l’organisation des Jeux Olympiques par la voix de son maire. Mais une série de faits divers vient entacher le dossier de candidature : le 15 avril dernier, un officier de police renverse une piétonne sur la voie publique pour la quatrième fois consécutive. De plus, des districts proches du centre-ville, comme celui de Dukes, sont sous la mainmise de trafiquants de drogues qui plongent les rues dans l’obscurité pour mener à bien leurs affaires. Dernier fait en date, sous terre cette fois-ci, le 12 juin, avec le blocage de plusieurs lignes de métro en raison d’agissements d’un simple individu en état d’ébriété. L’universitaire résume la situation de la façon suivante : « La politique sociale et la politique de transport vont de concert et ce que ce que nous apprend New Greenwich. Loin d’être des passerelles permettant de circuler d’un quartier à un autre, les routes de New Greenwich ont créé des enclaves partout dans la ville. La route a ici joué un rôle de frontière : selon si l’on se situe sur l’un ou l’autre trottoir, on circule sur une zone contrôlée par une faction ou une autre. Et la puissance publique est impuissante à anéantir le monstre urbanistique qu’elle a pourtant créé. ». Plusieurs investisseurs ont été sensibles à cet argumentaire, se refusant nettement, en l’état actuel des choses, de soutenir la candidature de New Greenwich pour l’une des prochaines olympiades.




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            Libertalia : la catallarchie, nouveau fascisme ?


            Les nouvelles ne sont guère réjouissantes en Olgaria, au royaume de ceux qui se prétendent libres. Un expatrié du Byvoka au Libertalia a fait les frais du zèle de ses nouveaux voisins, en étant froidement exécuté pour avoir clamé son allégeance à Marx. Tout le paradoxe du Libertalia est là : alors que l’Etat est idéologiquement l’ennemi de ce pays d’inspiration libertarienne, c’est pourtant grâce à l’Etat, et à l’institution judiciaire, qu’il a pu légitimer l’exécution de ce ressortissant communiste. Le Parti des Serpents, sous couvert de défendre une politique plus libérale que libérale, tend vers le fascisme, c’est-à-dire le souhait de faire du Libertalia une communauté unique, uniformisée, composée d’individus qui répondraient aux mêmes cadres de référence. Bien qu’utopique, la société catallarchique repose sur le principe même – et unique - de la propriété privée, et non de l’appartenance à telle ou telle opinion : « je possède, donc je suis ». Le Libertalia fonctionne davantage selon le principe « je suis, donc on me dépossède ».




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            Un trafic d’éphèbes découvert par l’attentat de Clisto


            L’enquête de l’attentat de Clisto, perpétré en décembre dernier à quelques kilomètres de la frontière amarantine, arrive à son dénouement et met en exergue un trafic de jeunes mâles âgés entre 10 et 14 ans, jusqu’alors organisé par Nino-la-granda et ses pairs. Protectionnistes, les entités confédérées de Sud-Amarantie laissent difficilement transiter les jeunes mâles extra-nationaux, malgré une demande très forte de la part des communautés homosexuelles locales. Le réseau de Nino-la-granda a largement profité de cette carence et de nombreux Amarantins se sont rendus à Clisto pour lui rendre hommage, refusant de le considérer comme un criminel mafieux. L’un d’eux témoigne : « Evitons de dramatiser la situation : c’étaient des jeunes doués de raison et parfaitement conscients qui avaient besoin d’acquérir une expérience en Amarantie, impossible à obtenir au Montalvo. Les contrôles à la frontière les ont obligés à se dissimuler dans des conteneurs. Certains d’entre eux ne supportaient pas ce mode de transport, victimes de nausées, de diarrhées. Parmi mes amis, nombreux l’ont appris à leurs dépens si vous voyez ce que je veux dire ! Mais qu’importe, Nino-la-granda ne pouvait pas faire autrement et nous le savons tous. C’est un saint homme. ». Aucun ici ne croit à la volonté de ce dernier de se désengager de ce trafic, comme l’insinue son veuf.


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Message Publié : Dim Oct 30, 2016 5:02 pm 
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            29 juin 2031

            L’Empire Luciférien d’Algarbe sort de son isolationnisme

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            Un décret du 14 juin 2031 a mis fin à près de quatre-vingts ans d’autarcie et d’isolationnisme de l’Empire Luciférien d’Algarbe. Une décision qui a notamment été impulsé par l’élection, au début de l’année, du successeur de l’Empereur Adrien II, mort dans l’exercice de ses fonctions. C’est Sa Majesté Adrien III, qui a été élu pour le succéder. Monarchie parlementaire capitaliste, le royaume d’Orlanie, sur lequel il règne, est l’entité la plus occidentalisée de l’Empire. On comprend dès lors mieux que l’une de ses premières grandes décisions en tant qu’empereur fût de sortir l’Etat de son isolationnisme. La nouvelle a été plutôt bien accueillie en Amarantie, qui espère trouver en Algarbe un partenaire capable de contrer à la fois les puissances mahométanes du Koudougou, de Mauristan et de Morraco et la folie arrogante de la Confédération d’Algarbe du Sud, dite d’Aleka. La configuration politique de l’Empire Luciférien est d’ailleurs assez proche de celle de la Ligue amarantine en ce sens où il s’agit de deux confédérations d’entités très autonomes, à des degrés divers. Néanmoins, les relations entre sociétés lucifériennes sont bien plus conflictuelles qu’elles ne le sont entre entités amarantines car au-delà des ambitions personnelles de chacun, des différences ethniques et disparités économiques très importantes rendent vivaces ces tensions. Celles-ci atteignent leur paroxysme entre le Royaume de Tyronar et la Fédération de Kaluna qui, s’ils n’étaient pas liés par l’Empire, se déclencheraient la guerre. Décrié par les unionistes, le modèle amarantin est néanmoins plutôt paisible au regard de ce qui se pratique en Algarbe. En fait, la sortie de l’isolationnisme ne risque-t-elle pas de mettre les foudres aux poudres entre les sociétés lucifériennes ? Depuis l’entrée en vigueur du décret, chacune s’en va chercher des alliés étrangers… Le décret de 1953, qui officialisa la mise en autarcie, n’était-il justement pas là pour apaiser les tensions internes dans l’Empire ? Car faute de pouvoir contacter les ambassades étrangères, les entités confédérées lucifériennes n’avaient guère d’autre choix que de collaborer ensemble et donc de rester en relatifs bons termes. D’après nos informations, le royaume esclavagiste de Tyronar se serait rapproché de l’Etat autonome du Barnique, qui est l’entité amarantine qui lui ressemble le plus. Le Barnique, rappelons-le, est de loin le plus ardent défenseur du modèle esclavagiste amarantin, qui a du plomb dans l’aile depuis quelques années.




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            Le chancelier de la République de Spongorie se drogue-t-il ?


            Du haut de ses 24 ans, Ioustínos Petrakis peut-il réellement gouverner sur la République de Spongorie comme n’importe quel chancelier ? La question a fait débat au sein de l’hémicycle spongorien lorsque le jeune chancelier est apparu extrêmement fébrile face aux députés. « Il suait comme un porc, il bafouillait, il tremblait… » commente un député de l’opposition conservatrice, qui ne digère toujours pas l’élection d’un social-démocrate à la chancellerie, à contre-courant de toutes les enquêtes d‘intentions de vote. Le chancelier a, il est vrai, donné une triste image de lui-même et laisse même des députés de son propre camp assez dubitatif. Les pronostics-diagnostics vont de bon train et sur Internet circule une tenace rumeur selon laquelle le chancelier serait un consommateur assidu d’héroïne, s’appuyant sur des signes qui ne trompent pas : port de manches longues en plein été, pâleur du visage… Ces tremblements et cette sudation excessive étant, pour les auteurs de cette théorie, des signes de manque. Toujours est-il que malgré leurs inquiétudes, les députés de la majorité renouvellent leur « confiance absolue » en leur poulain, qui avait réalisé le meilleur score du parti de toute l’entité.




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            La République de Céjanoise veut rendre illégale l’obésité

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            La République maritime de Céjanoise avait déjà fait parler d’elle en janvier après avoir proposé l’instauration d’une autorité de censure de vidéos jugées abrutissantes postés par ses jeunes concitoyens sur les réseaux sociaux. Elle propose désormais, dans un communiqué gouvernemental très sérieux de rendre illégale « l’accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle ». Concrètement, cela signifierait que si les forces de l’ordre repèrent sur la voie publique un potentiel contrevenant, celui-ci sera soumis à un contrôle de son indice de masse graisseuse. Au-delà de plusieurs seuils, il encourrait d’une simple amende jusqu’à une peine d’emprisonnement de trois ans. Si les associations de défense des citoyens amarantins estiment que la Céjanoise va à l’encontre de la « liberté constitutionnelle », cette proposition législative s’inscrit dans une volonté publique de la part de la République de Céjanoise de bannir tous les comportements « déviants et dévirilisants » qui date de plusieurs années. Nostalgique et nationaliste, la République Céjanoise est coutumière de ces passages en force législatifs : en 2020, le gouvernement a ainsi amendé la constitution de la République en incluant dans son préambule la mention suivante : « la République de Céjanoise est inquiète des fléaux qui caractérisent ce XXIe siècle et met en œuvre ce qui est nécessaire pour y lutter ». Que ces propositions sont bien intentionnées ou non, ne sont-elles pas vaines ? En ce qui concerne les censures de « vidéos abrutissantes », plusieurs vidéastes amateurs incriminés ont affirmé vouloir saisir la Haute Cour d’Amarantie, gardienne de la Charte de la Ligue, pour contester la conformité de cette autorité céjanoisienne à la Charte, qui figure au sommet de la hiérarchie des normes. La Céjanoise, elle, plaide en faveur de son « droit à l’autonomie », lui aussi garanti par la Charte. En attendant la décision de la Haute Cour d’ici plusieurs mois voire plusieurs années, les vidéos restent censurées, ce qui constitue une première victoire pour la Céjanoise. La République est plus confiante quant à la constitutionnalité de cette loi anti-obésité, arguant une « urgence de santé publique rendant nécessaire l’usage de la coercition législative », tandis que les personnes concernées y voient une loi attentatoire à leur liberté de circulation et de disposer de leur corps. Faute de gagner sur le plan juridique, la Céjanoise veut gagner du temps et imposer son fantasme d’une « Amarantie d’antan », où les hommes étaient encore « beaux et virils ; virils donc beaux ».


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Message Publié : Sam Nov 05, 2016 9:14 pm 
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            15 juillet 2031

            EDITO
            Etats Fédérés d’Olgarie : le mariage homosexuel, pour quoi faire ?


            Une association LGBT de l’Etat de San Andres, appartenant aux Etats Fédérés d’Olgarie, entend modifier la constitution régionale pour étendre la notion de mariage à « deux personnes qui s’aiment ». En Amarantie, où la question de l’acceptation de l’homosexualité ne se pose même pas et où l’institution du mariage n’est pas reconnue, la nouvelle a autant amusé qu’agacé les observateurs de la vie politique. Les homosexuels sont par définition des électrons libres, des hédonistes qui refusent de s’enfermer dans ce carcan ascétique, que représente le mariage. Ce sont des imaginatifs, des créatifs, qui doivent à tout prix combattre cette valeur de fidélité, à laquelle tiennent les sociétés monothéistes et qui les rendent si ennuyeuses. Destructeur de créativité, le mariage a aussi le grave inconvénient de lier financièrement les deux amants. Vénale par nature, la femme, qui préfère s’approprier les biens des autres plutôt que de travailler elle-même pour les obtenir, tire bien sûr avantage de cette institution, qui lui permet de voler d’honnêtes mais de naïfs mâles. Pourquoi ces homosexuels de sociétés monothéistes recherchent-ils à se conformer à la vie ennuyeuse d’un couple marié ? Ils doivent au contraire affirmer leur singularité et rejeter le mariage. Leur liberté individuelle en dépend.




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            La Principauté d'Ashurdabad succombe aux excès des mahométans

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            Situation de la principauté d’Ashurdabad, sur un carrefour stratégique


            Les services diplomatiques amarantins sont sans nouvelle de dizaines de ses ressortissants installés dans la Principauté d'Ashurdabad après qu’une opération orchestrée par les Shuktènes ait renversé la monarchie absolue de la dynastie des Hoharsha. La Principauté d'Ashurdabad est situé sur un carrefour très stratégique de Ventélie qui pourrait relier, par voie d’eau et après d’importants travaux de canaliser la Dytolie à la Ventélie sans devoir contourner la Janubie par son sud, comme c’est le cas actuellement. Des chercheurs amarantins s’étaient installés là-bas pour réaliser une étude de faisabilité d’une jonction de deux fleuves (représentés sur la carte ci-dessus). Dans un contexte d’intensification des échanges avec le Royaume de Sengaï, notamment par voie maritime et fluvial, cet évènement est une très mauvaise nouvelle pour la Ligue amarantine. Le Conseil exécutif s’est dit prêt à envoyer une troupe pour assurer la sécurité des ressortissants amarantins et a tendu la main aux autres pays concernés (Empire Luciférien d’Algarbe, Shadoma, Aleka, Montalvo, Skogurjördin, Yanlei et Sengaï). Majoritaires, les mahométans n’en restent pas moins divisés puisque la faction shuktène a pour dessein d’épurer l’ethnie taktoune, pourtant elle aussi musulmane. Pour rétablir le calme, les Occidentaux peuvent profiter de cette division pour s’imposer dans cette région, notamment avec l’appui des Indo-Pakistanais non musulmans.




            L’IJndenland ouvre ses ports aux capitaux étrangers


            Alors que le roi de Forluno est en pleins pourparlers avec le Grand-Duc d’IJndenland, le pays a voté une loi sur la libéralisation du transport commercial. Si cette loi concerne l’ensemble des modes de transport (ferroviaire, voie d’eau et route), les investisseurs amarantins se positionnent en première ligne pour répondre à l’appel d’offres lancé au sujet des ports d’IJndeland. Plus de la moitié des parts de marché sont mises en vente, ce qui permettra aux heureux acquéreurs de les contrôler. Pour maximiser ses chances, le Conseil exécutif demande aux entreprises amarantines de ne pas faire cavaliers seuls et de laisser le fonds souverain amarantin répondre à cet appel d’offres. Si la Ligue Amarantine venait à le décrocher, elle effectuerait à son tour son propre appel d’offres, au niveau national, pour répartir les parts selon les exploitants portuaires, nombreux en Amarantie. L’acquisition du port de Vleesecht est privilégiée. L’appel d’offres durera six mois.




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            « Souviens-toi de mes octets », les cyborgs au cinéma

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            Et si toute notre mémoire était stockée sur une clé USB ? C’est le scénario imaginé par Izokrato Agapatus dans son dernier long-métrage, Memoru miajn bitokoj (traduisible par « Souviens-toi de mes octets »), qu’il a présenté au Festival de cinéma d'Eleutheria. Dans ce film dystopique, Agapatus imagine un futur peu enviable, où la pollution généralisée atteint le cortex cérébral des hommes et contribue à la raréfaction de leurs neurones. Pour y lutter, les pays du monde se sont alliés pour mettre en place une « prothèse mémorielle » ultra sophistiquée, fonctionnant sous le modèle d’une clé USB ou d’un disque dur informatique sur lequel les souvenirs sont stockés comme des fichiers d’ordinateur. Bien entendu, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et cet implant a un coût. À l’heure où notre smartphone nous connaît mieux que n’importe qui d’autre, où notre vie privée est contenue dans cet appareil hi-tech, Agapatus pose la question de l’invasion de la technologie dans nos vies et surtout de notre dépendance de plus importante vis-à-vis d’elle et de sa faillibilité. Si notre vie était contenue dans une clé USB, ne serions-nous pas en danger permanent ? Sous la menace d’un virus informatique ou même d’une erreur technique ? Autant de questions que le réalisateur, Izokrato Agapatus, nous pose. Memoru miajn bitokoj ne pouvait provenir que d’une entité amarantine ultra-moderne, comme la Cité-Etat de Fagrase, pourtant peu connue pour sa production cinématographique.


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