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Vladimir Ivanov
Maitre du monde

Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 3376 Localisation: Novgorod, Rostovie
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Posté le: Dim Nov 20, 2011 10:11 pm
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SECRET
TROISIÈME RÉUNION DU COMITÉ CENTRAL
Août 2016
Ivan Terienkov : Nous ne voulons pas subir le même sort que nos frères lochlannais.
Voilà l'accroche la plus logique qui ouvrera cette réunion secrète.
Bien. Comme vous le savez, et cette deuxième guerre d'Ouest-Alméra l'a prouvé une fois de plus, les USP misent avant-tout sur le ciel. Pas Dieu, mais tout ce qu'il y a entre lui et nous : le ciel sans majuscule, l'espace et tout ce qu'il y a au-dessus de nos têtes par rapport au Noyau terrestre.
Notre ennemi sait que s'il fait usage d'une armée conventionnelle au sol, il n'a que peu de chances de vaincre face au Lochlann... et encore moins face au Pacte de Novgorod. En regard du rouleau compresseur rostov, notre énorme machine de guerre -quantitativement monstrueuse il faut bien le dire, les USP préfèrent frapper avec ruse aux endroits sensibles et éviter l'affrontement direct.
Ce qui signifie que, par sécurité et rationalisme, peut-être aussi un peu par lâcheté, on peut constater que l'arme référence chez nos principaux ennemis, à savoir les USP et leurs alliés, reste et demeurera encore à l'avenir, l'aéronef. Auquel on peut rajouter tout ce qui va avec pour l'appui et les soutiens : le bombardier, les missiles en tout genre et le satellite. Sans parler des armes stratégiques, qui représentent le summum de la puissance d'un pays... on l'a vue au Lochlann il y a quelques jours.
La Rostovie a bien conscience qu'elle n'est pas encore tout à fait à la hauteur pour contrer ce problème. L'ours est un animal puissant, mais fragile, lent, lourd, visible et prévisible.
Le Rovostran nous a donné un ordre clair : substituer le chélicérate arachnide (petit, redoutable, résistant, rusé et intelligent) au gros mammifère (lent, tendre, poilu, faible et puant). Car telle est la Rédemption : passer de l'humain mortel à l'humanoïde immortel, de l'animal indigne à l'être digne.
| Citation: | "L'insecte, lui, d'une richesse inouïe en instincts, mœurs et structure, nous révèle un monde nouveau, comme si nous avions colloque avec les naturels d'une autre planète."
Jean-Henri Fabre |
Nous avons un impératif, un devoir moral : assurer la sanctuarisation de l'U.R.K.R.., le porte-étendard du Communisme mondial. Et chose que nos ennemis n'ont pas compris, le Communisme n'est pas une idéologie qui sert les intérêts d'un seul "tyran". Le Kirovisme n'est pas qu'une philosophie... ce n'est pas le support d'un régime autoritaire où le pouvoir appartient à une élite d'hommes corrompus. Non : le kirovisme est une véritable religion. La pensée, l'esprit, l'âme de tous les rostovs. La Rostovie n'est pas soumise à un régime autoritaire. Elle est un système totalitaire. Kirov nous promet une vie après la mort : il est donc intrinsèquement désavantageux de sacrifier la vie éternelle au nom d'intérêts pulsionnels d'hommes réifiés. La Rostovie est une théocratie communiste. Et d'ici quelques mois, Kirov, ce dernier n'étant "qu'un" Prophète, laissera la place à un Dieu bien-réel.
De l'autodéfense nationale, il en va d'une priorité parmi toutes nos priorités, d'un objectif suprême parmi tous nos objectifs. Après leur construction, nos missiles balistiques "R-40", nos submersibles "Terienkov" et nos SNLE "KR-99" sont bénis de la main-même du Patriarche, Sergueï II, au nom du tout-puissant Rovostran. Le kirovisme est une religion. La religion de l'athéïsme, la religion de la Révolution, plaçant le progrès infini de l'Esprit humain au centre de tout. L'utra-progressisme révolutionnaire, idéologique et technologique, qui nous mènera inéluctablement vers le post-humain, doit nous assurer cette sanctuarisation.
Et cette invulnérabilité nationale est l'objectif du programme dont vous allez nous parler, Camarade-général Pankratov.
Iaropolk Pankratov : Sans problème, Camarade-Exarque. Il convient d'abord de dire où nous en sommes d'un point de vue purement géostratégique.
D'après cette carte, le seul continent où nous sommes assuré de peser fortement et durablement sur l'échiquier géopolitique international, c'est l'Alméra. Nous contrôlons toute la sphère orientale du plus grand ensemble continental terrestre et avons encore la capacité de tenir à l'écart l'infiltration capitaliste occidentale via les puissances "centrales", ex-membres de l'ANI, dictatures fascistes et monarchies chrétiennes, ces ennemis subalternes qui représentent une barrière de protection face à nos ennemis majeurs d'outre-Altevum.
La dernière guerre d'Ouest-Alméra risque d'amener à un tournant. En effet, par cette redoutable -mais honorable- défaite, les "puissances centrales ultra-conservatrices" sont arrivés à un point de non-retour, un carrefour. Ils ont un choix à faire. Si le syndrome de Stokholm fonctionne, Hellington aura réussi à se mettre dans la poche l'ensemble du bloc qu'il aura lui-même persécuté, et celui-ci se retournera contre nous. Si l'aversion et l'idée de vengeance s'empare de leur esprit, ils n'est pas impossible que ces "ennemis subalternes" ultra-conservateurs deviennent nos alliés de circonstance. Si la résignation l'emporte en même temps qu'un sentiment de préservation morale, alors ces pays se replieront sur eux-même. Nous verront bien : pourvu que la première ne se réalisera jamais.
A l'est, le Finnherland est notre seul protection. Son influence au Jeekim est grande, mais récemment remise en cause par son nouvel isolationnisme. D'où notre opération "retour" en Concordia, la nouvelle "Île Jules Guesde". Elle devrait reboucher cette faille, et rallonger notre ligne de défense septentrionale face au Pôle Nord.
Au Sud, le Barebjal forme une véritable plateforme islamo-capitaliste, une menace directe contre notre plus proche allié : le Kirep. Ophrone, qui est appelée à dominer l'Océan Barebjalien dans sa quasi-totalité... ce n'est donc malheureusement pas pour demain.
Toutefois, nous sommes loin d'être en position de faiblesse : Al Machir, Juvna et l'Île Robespierre, sans parler de "l'arme politique kirepienne" soit l'antisionisme musulman arabo-barebjalien... ces facteurs représentent déjà notre principale barrière de protection sur notre flan austral.
Quant au Savoia, il est une percée ennemie en zone alliée. Une invasion massive a déjà été envisagé plus d'une fois. Si cette option n'est pas encore écartée, il faut toutefois rappeler que son isolationnisme est une chance pour nous. C'est une zone à surveiller de très près.
Pour ma part, il serait étrange de faire abstraction du second pôle de puissance communiste, instable mais très puissant : je veux parler du Makara.
Eran, deuxième puissance socialiste, appuyée par le Saktotiev et le Lychaka, auquel s'ajoute notre point d'appui océanique d'une importance stratégique essentielle : le Wilal Memkile, devenue "Confédération Polynésienne". Il est clair que du Nord au Sud, cet Océan est en passe d'être assombrit par notre étendard. Non seulement la Roumalie a, en tant qu' "ennemi subalterne", fait preuve d'un grand courage contre nos ennemis majeurs, les puissances communistes restent insensibles aux coups de l'OTH en dehors du Viek Koing.
A propos de ce dernier, cœur géopolitique du continent, vous avez déjà planifier nos opérations futures, Camarade-Exarque Terienkov.
Ivan Terienkov : Si In Tao donne son aval, d'ici 2017, Camarade-Général, le Viek Koing ne sera plus du tout comme avant... croyez moi. -sourire-
Iaropolk Pankratov : "L'exterpérimentation", phase expérimentale de la Rédemption. J'espère que l'Eran n'aura pas trop à souffrir de cette... "nouvelle stratégie militaire".
Pour finir, il convient de souligner notre autre avantage en tant que Superpuissance. Le Pacte de Novgorod a la chance d'avoir en son sein des pays de tous les horizons. En cela, la Rostovie et le Bloc Communiste disposent de point d'appuis stratégiques essentiels à l'autre bout du Monde, sur chaque continent, nous assurant une projection de puissance sûre et fiable. Tactiquement, il nous permettrai de riposter efficacement à une frappe localisée de l'ennemi. Stratégiquement, à user de la dissuasion nucléaire et ADM en tout genre, sans parler des possibles invasions massives dans un simple but de conquête.
Océan Altevum Nord : Numancia-Cisplatine, Aoste et Valacida.
Vicaskaran et Altevum-Sud : Cubalivie, Makiran oriental, Aoste et peut-être l'Esmark.
Zanyane : Bangiso, Makengo.
Je me répète, mais j'insiste une fois de plus : après la Mer Blanche, l'Océan Barebjalien est sans conteste l'étendue d'eau la mieux contrôlée par le Pacte de Novgorod. Nous y avons accès sur presque tous les points cardinaux et 2 de nos plus importantes flottes de guerre s'y trouvent. Le Wilal Memkile en constitue le cœur géopolitique, tandis que le Kirep y sera le géant-protecteur et bras armé du Pacte.
D'un point de vue un peu plus tactique, nous contrôlons la partie occidentale du Nord de cet Océan, les kirepiens prennent position au Nord-Est. Au Sud, l'Eran et notre Vème Flotte devrait tenir en respect l'anti-communisme shmoro-raksassan. Avec la Polynésie, la libération du Plarel, de l'Eussice et du Polao, nous sommes les maîtres de la région. Mais cette situation est clairement remise en cause par le Savoia et les nouvelles intrusions occidentales (Liberta, Libertie, Saoudia). Un jour, comme je viens de l'expliquer, il sera grand-temps de résoudre ce problème.
Résumons d'un point de vue global le bref rapport quantitatif des nations dans chaque bloc idéologique :
| Citation: | _ 26 pays capitalistes (7+1 actifs)
_ 26 pays communistes (5+1 actifs)
_ 10 pays conservateurs (5 actifs) |
Nous restons, malgré tout, en position de faiblesse par rapport à l'OTH. Les pays de l'Ouest sont en général bien plus grands et plus riches que les pays de l'Est. Les pays capitalistes sont en moyenne bien plus "actifs" et dynamiques que les pays communistes. Mais... le nombre de ses derniers et je dirais même que les seuls pays frères membres du Pacte de Novgorod suffisent à mettre en place le Programme Polious qui bâtira notre défense stratégique. Un bouclier d'échelle intercontinental qui vise à garantir notre suprématie en matière de guerre ADM ou conventionnelle de grande ampleur.
Comme vous pouvez le constater, nous avons à notre disposition pas moins de 25 bases militaires réparties à travers le Monde hors-Métropole :
_ 9 bases en Alméra (Kouznetsov, Pankratov, Kaspianbashev-Irrambaïev, Jacques Roux, Idanev, Voroshilov, Togliatti et Mercader-Sud)
_ 3 bases au Jeekim (Lavrenti Beria, Khabarovsk et Louis-Auguste Blanqui)
_ 2 bases au Barebjal (Nasser, Georges Habache)
_ 3 bases au Zanyane (Bissaro, Tehrium, Atnafu Abate)
_ 5 bases au Makara (Le Duan, VK, Juche, Kim Il-Sung, Okata)
_ 3 bases au Vicaskaran (Castro, Chavez, Sandino)
Parmi ces bases, en plus du territoire national rostov, sera donc bâti, d'après le programme Polious, des bases CPKO, dans le cadre de la lutte anti-aérienne mais également anti-missile et anti-satellite.
Si la destruction du Philadelphia nous a permis de sécuriser notre centre névralgique N°3 (Centre "Kirov" de la principale base souterraine du Rovostran à Krasnoïarsk, bloc K-983) en préservant pour les dix prochaines années le secret absolu du Programme Scythe, les USP possèdent encore trois fois plus de satellites que nous.
Et leur triple riposte a provoqué un profond traumatisme dans le moral de notre État-Major. Certes, la pulvérisation de la statue de Kirov à Kirovgrad (statue vieille de 40 ans, créée non pas pour les beaux yeux de l'être organique qui nous dirige actuellement, mais pour "le Kirov de la Révolution Communiste rostove de 1949"), n'a absolument pas atteint l'esprit de la population... bien au contraire, ils étaient fous de rage contre nos ennemis et cela a bel et bien renforcé, encore un peu plus, l'unité nationale. L'effet psychologique provoqué était l'exact inverse des espérances pelabssiennes. Comme vous le dites si bien Camarade-Exarque, la Rostovie n'est pas un régime autoritaire. Rien à voir même : c'est un régime totalitaire.
Cependant... le problème est d'une autre nature : cette frappe au cœur de notre deuxième plus grande ville, le naufrage du porte-avions Mercader et l'ogive nucléaire qui anéantit notre base au Wilal Memkile (censée être protégée d'un bouclier anti-missile), prouva concrètement notre extrême vulnérabilité. Nos conclusions étaient trop hâtives, nous étions malheureusement trop optimistes.
Revenons à la réalité, trouvons nos failles et rebouchons-les, découvrons nos problèmes et résolvons les.
Le SRA-500 se fait vieux. S'il est en soi plus efficace que la meilleure DCA de nos pires ennemis, le Patriot, il reste encore impuissant face aux avions les plus évolués, comme le B-002.
Le SRA-600 Triumphator n'est pas une amélioration du SRA-500. C'est un tout nouveau genre de système de défense contre aviation. Le nouveau système est en soi bien plus complexe : des radars mobiles de dernière génération, à la fois nombreux et variés dans leur fonction et leur spécialisation (radar tri-dimensionnels par exemple), des postes de relais (pour vaincre la distance et garantir une transmission impeccable) et de commandement mobiles, pour une portée de missile deux fois supérieures, une vitesse suffisante et un plafond exceptionnel. Inutile de préciser qu'en plus de leurs contremesures d'urgence, le système SRA-600, autant la plateforme de lancement que les véhicules qui l'accompagnent, sont conçus pour se fondre dans la nature. A ces capacités de camouflage s'ajoute la production en série de leurres, émettant les mêmes informations aux radars ennemis que les originaux.
Le SRA-600 "Triumphator"
Les vrais SRA-600 peuvent détecter, engager et détruire n'importe quelle escadre aérienne et groupe de missiles de croisière ennemis à une distance de plus de 600 km. Les ogives et/ou missiles balistiques peuvent être stoppés à une portée de 150 km. Le plafond est de 50 km.
Voyons maintenant les détails du Programme à long terme que nous avons lancé il y a quelques années.
L'état du Programme rostovique secret Polious dans le Monde, en Août 2016 :
L'ANR possède 20 bases CPKO à travers le Monde -Rostovie comprise- (et 6 en construction) :
_ 6 bases en Rostovie métropolitaine (les 3 bases névralgiques : Kamenogorsk, Novgorod et Krasnoïarsk + Novy Port, Sary Shagan et Moskvaï)
_ 5 bases en Alméra (Kouznetsov, Pankratov, Kaspianbashev, Jacques Roux, Togliatti) et 2 en construction (Idanev et Mercader-Nord)
_ 1 base au Jeekim (Lavrenti Beria) et 1 en construction (Khabarovsk)
_ 1 base au Barebjal (Nasser)
_ 2 bases au Zanyane (Bissaro et Tehrium) et 1 en construction (Atnafu Abate)
_ 3 bases au Makara (Le Duan, VK, Juche) et 2 en construction (Kim Il-Sung et Okata)
_ 2 bases au Vicaskaran (Sandino et Chavez)
Remarque : 6 bases ou projets ont été abandonnés mais 13 autres sites sont inspectés par l'ANR pour d'éventuels projets futurs.
| Citation: | Une base CPKO se compose comme suit :
_ DCA à missiles longue-portée SRA-600 (défense contre aviation, contre missiles de croisière et, dans une moindre mesure, contre missiles balistiques)
_ Radars et station d'écoute électronique (longue ou moyenne portée)
_ Petits silos à missiles anti-missiles "ultrasonique" R-41 (opérationnels et prêt au lancement en moins d'une minute).
_ Silo à missiles furtifs anti-satellites et ICBM mirvés sol-sol R-40 "Kirov"
_ De nombreux lance-missiles leurres
_ Quelques systèmes de brouillage radar
_ Un aérodrome et hangars abritant une dizaine d'avions intercepteurs
_ Centre de commandement et de liaison (émission et transmission des informations venues d'un des trois centres névralgiques).
_ agents de renseignement du CVK, hommes du génie militaire, ingénieurs et techniciens. |
Tout cela ne doit pas vous faire oublier nos croiseurs et nos sous-marins, qui sont eux-aussi dotés en missiles surface-air SRA-600 et missiles anti-missiles R-41 (ne concerne que nos futurs croiseurs et SNA "Terienkov", en construction. Ce n'est donc pas le cas des sous-marins que nous disposons actuellement).
une base CPKO, vue d'un artiste rostov.
Si la plupart des installations sont souterraines, des lanceurs directs de leurres ont été construit un peu partout autour des bases CPKO.
Malgré leur rareté et leur coût monstrueux, quelques missiles anti-satellites et ICBM rostoviques R-40 "Kirov" équiperont chaque bases CPKO de l'U.R.K.R.. Sur la photo, un transporteur de l'énorme missile près de Vladimirovo.
Autant dire qu'avec ce réseau "anti-spatial" de bases CPKO, de navires de surface et de sous-marins nucléaires, aucune puissance au Monde ne pourra jamais nous atteindre avant les 30 prochaines années, à l'exception notable des États-Unis de Pelabssa.
Leur cas est à considéré à part, évidemment, mais... en regard de la complexité et de l'étendue de notre système défensif anti-spatial et anti-aérien, et si la production en série de nos missiles est suffisante, il n'est pas impossible qu'à terme la Rostovie devienne invulnérable à toute frappe aérienne ou balistique de l'ennemi.
Je rappel les 6 murs de défense formant notre Bouclier anti-missile :
| Citation: | PROGRAMME POLIOUS : LES 6 "MURS" DU BOUCLIER ANTI-MISSILE ROSTOV
MUR 1 = missiles anti-missiles SRA-600 et R-41 tirés à proximité des sites de lancement ennemis, depuis des croiseurs et des sous-marins (SNA "Terienkov")
MUR 2 = missiles anti-missiles R-41 PR ("противоракета"/anti-missile) tirés depuis des bases CPKO éloignées
MUR 3 = missiles anti-missiles R-41 tirés depuis les trois bases CPKO du "Grand-Kremlin" triangulaire
MUR 4 = missiles anti-missiles R-41 tirés depuis les trois centres névralgiques de l'U.R.K.R.
MUR 5 = missiles air-air KS-173 "Novator" depuis des avions intercepteurs (Irkout-31 modernisés et Angar-47 "Berkut")
MUR 6 = missiles sol-air SRA-600 |
Il faudra donc au missile ennemi, si celui-ci espère frapper notre territoire national, traverser ces 6 murs de défense pour atteindre la Rostovie.
Murs 1, 5 et 6 : interceptions endo-atmosphérique de la cible.
Murs 2, 3, et 4 : interceptions exo-atmosphérique de la cible.
Transporteur de missile R-41, en parade à Novgorod le 9 Octobre 2015.
Avant de pouvoir neutraliser la menace, il faut d'abord avoir la capacité de la voir et de la suivre. C'est pourquoi, en plus d'une centaine de satellites, nous avons élaborer un réseau de radars longue portée, de stations d'écoute et de bases d'interception de communication publique et privée, civile et militaire, à travers le Monde.
Pour les radars l'objectif est double :
_ détection de la cible
_ engagement de la cible
Réseau "Poliouselon" en 2016, l'œil du Rovostran :
Remarque : les figurés sur la carte ne représentent que les bases d'interception majeure et radars OTH ("over-the-horizon", et pas l'organisation politique).
Ce qui signifie qu'avec les autres installations radars et systèmes d'écoute, eux-même appuyés par un grand nombre de satellites, sans oublier les nouveaux sous-marins rostovs dotés de capacité de détection, la couverture est quasiment globale.
Les sphères montrent les zones surveillées avec le plus de sûreté et de précision par l'ANR.
Base de surveillance radar (radiolokatsiïa), à Sary Shagan (désert du Yougo-Levnetan, Extrême-Sud de la Rostovie -non loin de là où a été tiré la fusée anti-satellite R-40 qui détruisit le Philadelphia)
Court métrage à propos du système défensif rostov à venir. (Système de défense dans une zone géographique réduite)
En conclusion, une fois le Système Polious en place la Sainte Rostovie sera sanctuarisée. Ce qui signifie qu'elle ne finira jamais comme le Lochlann. Les USP seront dans l'incapacité totale de nous infliger une frappe stratégique. Nous serons devenu totalement invulnérable.
Sergueï Magadarev : Votre système est absolument génial... seulement si la menace en question est un missile.
Que se passerait-il si c'était un tir à énergie ?
I. Pankratov : Mais le Programme Polious et bouclier rostov ne s'arrête pas là Camarade...
Ceci n'est que l'introduction. -sourire diabolique-
à suivre... _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
« le révolutionnaire est un homme perdu d’avance, qui n’a pas d’intérêt particulier, qui n’a pas d’affaires privées, qui n’a pas de sentiments, qui n’a pas d’attaches personnelles, qui n’a pas de propriété et qui n’a même pas de nom. Tout en lui est absorbé par un seul intérêt à l’exclusion de tout autre par une seule pensée, par une passion : la révolution. » Netchaïev.
...Kirov, Rovostran et Tehrium !
Dernière édition par Vladimir Ivanov le Dim Déc 04, 2011 9:53 am; édité 1 fois
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Vladimir Ivanov
Maitre du monde

Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 3376 Localisation: Novgorod, Rostovie
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Posté le: Dim Déc 04, 2011 8:37 am
Sujet du message: |
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SECRET
QUATRIÈME RÉUNION DU COMITÉ CENTRAL
Septembre 2016
Ivan Terienkov : Maintenant, lançons nous dans ce sujet fondamental que sont les armes du futur, et en particulier celle à énergie dirigée, qu'on utilise plus souvent, dans la langue de nos ennemis : "High Energy Laser - Directed Energy Weapon" (HEL - DEW).
Maintenant que le développement de la technologie laser a intégré la liste de nos priorités, les recherches ont été amplifié. De nouveaux prototypes ont été élaboré, de nouvelles armes sont venues rejoindre notre armée. Dont ce fameux "Beriev". Mais nos aspirations en matière d'innovation technologique ne s'arrêtent pas là, n'est-ce pas ?
Avant de chercher à régler la question de la menace de lasers ennemis, abordons d'abord celle du laser air-air.
I. Pankratov : Cette première innovation qui consiste à placer sur un aéronef, transformé en plateforme aérienne, un canon chimique à énergie dirigée, vient d'être l'objet d'un investissement industriel : plusieurs de ces armes sortiront de nos usines dès cette fin d'année et plus encore en 2017.
Il s'agit d'un ABL (Airborne Laser), où "laser aéroporté", employé dans le but de neutraliser (et non "désintégrer"... du moins pas dans l'immédiat car après-tout le laser ne fait que chauffer sa cible... aucun pays n'a à ce jour, conçu de lasers assez puissant pour une telle énergie) les avions, missiles conventionnels et missiles balistiques ennemis (uniquement la phase ascensionnelle pour ces derniers : l'ogive qui descend dans l'atmosphère ne peut en aucun cas être détruite par laser).
Jadis, plusieurs prototypes avaient été conçus, et tous présentèrent des caractéristiques communes simplifiées dans ce schéma :
Schéma simplifié de l'armature (derrière le fuselage) d'une plateforme aérienne pour le tir chimique à énergie dirigée.
_ Un système de contrôle du rayon (Beam Control System)
_ Un viseur (telescope)
_ Un radar de surveillance, "désignation d'objectifs" (acquisition radar)
_ L'arme-laser de haute énergie (high energy laser)
_ Un réservoir de carburants pour alimenter l'arme (laser fuels)
_ Une station d'équipage (test crew stations)
_ Un avionique complexe situé dans la "nef" de l'avion (electronics and instrumentation)
Second schéma (derrière le fuselage) d'un autre prototype.
Pour le dernier modèle -couronné de succès, utilisé aujourd'hui dans l'AANR (armée de l'air), c'est l'Ilyouchine Il-76 (un avion de transport militaire quadriréacteur) qui a été choisit en vue de transporter le système d'arme HEL-DEW. Ce géant de 90 tonnes, 50 mètres d'envergure et 15 mètres de hauteur peut transporter plus de 100 tonnes de fret. Des modifications substantielles ont été apporté, ne changeant guère son "design" mais beaucoup ses cabines internes pour l'adaptation pratique. Le canon-laser à l'iode-oxygène a été placé sur son nez pour ne pas nuire à l'aérodynamisme de l'avion... à l'instar de notre rival pelabssien en cours d'étude lui-aussi. Bien-sûr, le sous-système du HEL et l'ensemble du matériel de support occupent un bon tiers du pont principal arrière, mais l'avion est suffisamment massif pour porter tous les équipements complémentaires précédemment cités.
Il est également équipé, en plus du radar de surveillance (ou d'acquisition) qui détecte la cible, d'un radar de poursuite "lidar" (par laser infrarouge) qui la pointe en permanence, placé directement sur le compartiment extérieur du HEL, proche du canon.
Payée par le programme Polious, la construction de ces plateformes aériennes porteuses de système d'arme-laser air-air (anti-avion, anti-missile de croisière et anti-missile balistique pour leur phase ascensionnelle) a été porté à quinze pour 2019, et à 30 pour 2021. La construction des premiers appareils directement destinés à l'usage militaire a déjà commencé.
D'ici fin-2017, 9 Beriev A-60 circuleront 24H/24 selon des trajectoires bien précises dans le ciel de l'ensemble du territoire rostov. Le renouvellement est complet et journalier : il s'élève à trois avions par relais, effectué toutes les 3 heures. Il faut bien procéder régulièrement à des inspections techniques, autant pour l'avion que pour la précieuse arme qu'il transporte. Autrement dit, chacun de ces "avion" sont appelés à tourner autour de notre pays pendant 24 heures avant de passer le relais et se faire inspecter. Pour une vitesse de croisière fixée à 650 km/h (850 km/h maximum) et un rayon d'action de 3 500 km, la durée de vol ne dépasse pas 6 heures. Il convient donc de les ravitailler environ toute les 5 heures via 3 avions ravitailleurs spécialement utilisés dans ce but.
Au moyen d'une portée de 600 kilomètres pour un tir toutes les dix secondes grand maximum (temps minimal nécessaire pour le rechargement de l'arme et l'engagement de la cible), l'objectif est de protéger -plus efficacement que jamais, l'ensemble de l'espace aérien rostov de toute intrusion ennemie.
L'A-60 "Beriev", la version aérienne du système anti-missile utilisant un canon laser chimique à iode-oxygène d'une puissance avoisinant le mégawatt.
Comme je l'ai déjà dit l'année dernière, il est bien plus facile d'intercepter un missile ennemi dans sa phase ascensionnelle, ou "boost phase" ("phase propulsée", soit au stade initial de sa trajectoire), en raison de sa lenteur, de l'aisance de sa détection et de sa vulnérabilité structurelle interne du à la pression de ses réservoirs de carburants. Et évidemment, ni Beriev, ni aucune arme laser développée à ce jour ne sont capable de détruire une ogive en phase terminale.
Ainsi, il aurait été convenu de placer ces avions le plus proche possible des pas de tir ennemis de missiles balistiques... mais c'est alors les exposer aux intercepteurs et à la DCA de cet ennemi. Ce qui nous immerge dans une nouvelle vagues de problèmes.
Hypothèses pour scénario envisagé n°1 :
L'ennemi envoi à l'attaque 50 de ses avions intercepteurs Raptor dotés de missiles air-air AAM-200 Messenger d'une vitesse de 2 km/sec et d'une portée de 200 km. Vingt de ces missiles sont envoyés simultanément.
Si l'on émet l'hypothèse que ces missiles air-air aient eu une portée similaire au Beriev, ce dernier n'aurait alors que 5 minutes pour détruire chaque missile avant que ceux-ci ne le percutent. Mais leur portée maximum est de 200 km, ce qui donne au Beriev moins de 2 minutes (100 secondes) pour tous les détruire. Ce qui signifie que s'il on tient compte de sa cadence de tir, il réussirait à neutraliser 10 missiles maximum avant que le onzième n'atteigne sa cible... Même avec des contremesures, l'avion a des chances d'être détruit.
Seulement... la portée du missile en question n'est que de 200 km : il faut donc le temps à l'avion de se rapprocher de son objectif !
Furtivité limitée -mais tout de même- du Raptor oblige, réduisons la portée du Beriev à 500 km, le temps qu'un de nos radars puissent détecter quelque chose. Dans ce cas plus réaliste, un avion ennemi volant à 0,7 km/sec (2 500 km/h) n'arriverait à portée du Beriev -si le déplacement de ce dernier est compté à son désavantage, c'est à dire qu'il converge vers l'ennemi- qu'au bout de 6 minutes. L'avion aura eu le temps de détruire -s'ils arrivaient simultanément- 37 avions ennemis ! Sachant que ce dernier délais est minimal (convergence du déplacement des acteurs), que la portée pratique d'un missile AAM-200 Messenger est bien inférieure aux "200 km" notés, que le temps perdu par les autres avions les condamne à une mort rapide et que la destruction probable de leurs missiles est assurée par le minimum des "10 destructions" expliquées précédemment (si et seulement si les missiles ennemis étaient lancés simultanément !), sans oublier les contremesures... le Beriev est sauvé. La probabilité de sa destruction est tellement infime qu'il convient de conclure sur sa survie certaine face à une centaine de chasseurs.
En définitive, la probabilité de détruire un Beriev par les airs est quasi-nulle si l'usage massif d'une multitude d'escadres aériennes -avec de lourdes pertes à prévoir- n'est pas décidé par l'ennemi. Le drone n'apporte aucun avantage si ce n'est la furtivité... mais ses facultés basiques réduites et la portée de ses missiles reviendraient au même sachant que de toute façon, un pilote a le temps (de une à quatre secondes) pour s'éjecter après un tir à énergie vu que celui-ci ne désintègre pas -et ne détruit d'ailleurs pas immédiatement- son appareil.
L'emploi de 2 ou 3 Beriev dans une même zone d'opération assurerait presque à coup sûr une invulnérabilité par les airs.
Hypothèses pour scénario envisagé n°2 :
Seules les DCA ultra-modernes peuvent espérer toucher un Beriev. L'ennemi, positionné au sol à une distance de 250 km, tire en direction d'un de nos Beriev isolé, 12 missiles sol-air rostovs type SRA-500 d'une vitesse de 5km/sec (portée max : 300 km).
L'avion est atteint par les missiles en 50 secondes seulement. Le Beriev n'aura eu le temps de détruire que 5 missiles, le sixième atteindra à coup sûr sa cible vu l'inefficacité des contremesures face à ce genre de missiles sol-air.
Si un Beriev volant à 10 000 m d'altitude s'approche à moins de 50 km à vol d'oiseaux d'une DCA pelabssienne "Patriot" (portée de 60 km pour 1,7 km/sec), il faudrait 32 secondes au missile pour atteindre l'avion. Détruire 3 missiles est insuffisant pour sa survie...
En résumé, il ne vaudrait mieux pas qu'il croise de prêt une DCA ultra-moderne. Faire attention aux navires et au territoire survolé.
La portée de tir est le salut de l'ABL dans sa lutte anti-missile... mais la Terre est ronde et l'objectif part vite "derrière l'horizon", même à haute altitude. C'est pour cette raison qu'il faut éviter à cet avion de survoler un territoire ennemi (ou du moins, être à la portée d'une plateforme ultramoderne de DCA puisque là est sa seule menace sérieuse). Cela afin de pouvoir en toute sûreté, intercepter le missile balistique ennemi lors de sa phase ascensionnelle.
En plus des recherches pour accroître sa cadence de tir, des études sont menées pour inclure aux Beriev, des systèmes de prisme. Deux Beriev, dont l'un jouerait le double-rôle de relais du premier faisceau auquel s'ajouterait le sien, ce qui augmenterait non-seulement la portée mais aussi la puissance du HEL-DEW aéroporté.
Successeur de "l'AWACS" (avion de commandement et de détection) A-50, le Beriev A-60 est capable de détruire n'importe quel avion ou missile de croisière dans un rayon de 600 kilomètres.
Ivan Terienkov : Peut-on l'orienter contre des satellites ?
I. Pankratov : C'est drôle, parce qu'un citoyen lambda aurait posé la question autrement, il aurait pensé à une frappe air-sol !
Ivan Terienkov : Inutile, comme je l'ai expliqué la dernière fois, nos capacités de frappes au sol sont largement suffisantes. Tout ce qui nous menace vient d'en haut, du ciel. Et c'est là qu'il faut viser.
I. Pankratov : Eh bien Camarade-Exarque, c'est bien-possible.
Sachant qu'un satellite a une structure plus résistante qu'un missile, le laser -tiré depuis la plateforme aérienne- sur une cible orbitale, sera bien plus puissant qu'un simple tir air-sol pour la simple et bonne raison que la densité de l'air dans le trajet du faisceau est bien plus faible "qu'en bas". Mais ça reste de l'ordre de l'hypothétique. Nous avons mieux contre les satellites, et vous le savez : c'est à partir de là que le transport aérien devient trop risqué... Mais se sera l'objet d'une autre séance. Pour finir, je tiens à ajouter qu'avec le plasma et l'électromagnétisme, il serait bon d'intensifier encore un peu nos recherches sur les lasers ne serait-ce parce qu'elles sont par excellence le symbole de la technologie.
Et la technologie comme composante centrale de l'ultra-progressisme révolutionnaire, constitue l'un des piliers fondamentaux du Rovostran.
Voilà terminé pour cette première arme.
Un Beriev A-60 prêt au décollage à l'aéroport militaire de Novgorod-Sud-Est.
Ivan Terienkov : Le Beriev A-60... c'est encore une réalisation du Camarade Magadarev ?
I. Pankratov : En effet. Cet homme est vraiment un génie. Je comprends pourquoi Kirov le demande aussi souvent pour travailler dans ses projets pour le Rovostran. C'est pour cela qu'il est absent ?
Ivan Terienkov : Il est effectivement en travail avec Kirov dans le centre militaire stratégique souterrain de Krasnoïarsk.
I. Pankratov : Mais que font-ils là bas ? Il serait plus utile avec nous pour l'élaboration de nouveaux systèmes d'armes !
Ivan Terienkov : Vous n'êtes pas tenu de tout savoir monsieur Pankratov.
Du moins, pour l'instant... Car il est vrai, vous avez fait preuve -tout au long de votre vie, d'une loyauté sans faille envers l'État, d'une admirable fidélité aux principes kiroviens et d'une excellente détermination pour la défense des idéaux révolutionnaires du Communisme. Si vous poursuivez sur ce chemin, peut-être que vous en apprendrez plus sur nos projets les plus secrets. -sourire-
Le Beriev n'est pas une arme réellement efficace pour être considéré comme un mur supplémentaire à part entière.
Pour la prochaine séance, je rappelle les deux menaces urgentes à considérer :
Première menace : le missile dont la plateforme de tir est une station orbitale (tir espace-sol direct à la verticale depuis un "satellite-tueur")
Deuxième menace : le "rayon de la mort" orbital (tir chimique à énergie dirigée depuis un "satellite-tueur", espace-air / espace-sol)
I. Pankratov : Je ne crois pas que "la Cause" ne maîtrise encore totalement la première. Quant à la seconde... les pelabssiens n'en sont qu'à l'embryon... et ils ne sortiront de l'état de "fœtus" que d'ici 2022 !
à suivre... _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
« le révolutionnaire est un homme perdu d’avance, qui n’a pas d’intérêt particulier, qui n’a pas d’affaires privées, qui n’a pas de sentiments, qui n’a pas d’attaches personnelles, qui n’a pas de propriété et qui n’a même pas de nom. Tout en lui est absorbé par un seul intérêt à l’exclusion de tout autre par une seule pensée, par une passion : la révolution. » Netchaïev.
...Kirov, Rovostran et Tehrium !
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Vladimir Ivanov
Maitre du monde

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Posté le: Ven Déc 30, 2011 1:55 pm
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SECRET
CINQUIÈME RÉUNION DU COMITÉ CENTRAL
Décembre 2016
Qu'est-ce qu'un LASER ? Dérivé de l'anglais "Light Amplification by Simulated Emission of Radiation" (amplification de lumière par émission renforcée de radiations), le laser est un dispositif qui génère un faisceau énergétique intense de lumière monochromatique (rayonnement électromagnétique à une seul longueur d'onde) dans un volume réduit en largeur mais théoriquement indéfini en longueur.
Ses applications sont très larges : dans l'industrie (découpage et soudure du métal), dans la médecine (microchirurgie), dans l'armée (utilisée comme laser chimique afin d'en faire une arme), et ailleurs... (mesure des distances, réalisation des hologrammes, transmission par fibres optiques...). Contrairement aux autres sources de lumières comme le Soleil et les lampes, la lumière laser couvre une gamme très étroite de fréquences (photons d'énergie différente en d'autres termes) et se diffuse bien moins que la lumière ordinaire. Les lasers contiennent une substance, solide, liquide ou gazeuse, dont on excite les atomes avec une source d'énergie. Ces atomes déstabilisés émettent alors une lumière qui est captée, amplifiée et concentrée au moyen de petits miroirs avant de s'échapper en un mince faisceau. Suivant le type de laser utilisé, l'émission lumineuse peut être continue ou pulsée (pression), visible, infrarouge ou ultraviolette (selon la longueur d'onde du rayonnement électromagnétique), et d'une puissance allant de quelques milliwatts à plusieurs trillions de watts.
Utilisé comme arme, le laser comporte deux avantages majeurs : la célérité (quasi-instantanéité entre l'origine du tir et sa cible après le "feu vert") et l'extrême précision. Contrairement au missile qui est un projectile stockant l'énergie, qui ne sera libérée qu'au point d'impact -avec l'apport de l'énergie cinétique*, il met donc un certains temps pour atteindre sa cible ce qui le rend particulièrement vulnérable. L'avantage du laser est qu'il est lui-même une arme "purement énergétique" qui peut atteindre sa cible instantanément pour une portée et une précision inégalée.
Actuellement, la puissance de l'énergie libérée par le faisceau laser est devenu l'objet de recherche principal. Plus couramment on surnomme le laser militaire "HEL-DEW" (voir rp précédent).
Schéma d'un Laser à gaz dynamique (GDL : GasDynamic Laser). Au moyen d'un mélange de gaz (azote et dioxyde de carbone), les radiations (d'une longueur d'onde de 10,5 micromètres -infrarouge) d'un GDL pourraient générer un laser de plusieurs mégawatts.
*les armes à projectiles ne sont pourtant pas à laisser de côté. Loin de là même : l'armée rostove est en train de concevoir dans le cadre de la recherche des plasmas et armes EM, des "canons magnétiques" adaptés aux armes de mains, aux chars de combat et peut-être même au missile balistique dont la R-40 en est une conception auxiliaire fondamentale.
Ivan Terienkov : Bonsoir à tous camarades, frères et sœurs, serviteurs de la Science, de la Raison, du Néo-Communisme et des intérêts vitaux de la Nation révolutionnaire.
Ne perdons pas de temps, je vous laisse la parole camarade Pankratov.
I. Pankratov : Je rappel où nous nous étions arrêté :
| Citation: | | Première menace : le missile dont la plateforme de tir est une station orbitale (tir espace-sol direct à la verticale depuis un "satellite-tueur") |
C'est à partir de là que nous reviendrons sur le HEL-DEW. Avançons lentement, mais sûrement.
Comme vous le savez, les USP semblent avoir mis en place un système orbital -plus ou moins élargit- consistant à gagner en temps perdu par la disparition de la phase ascendante du missile ordinairement lancé, mais aussi à éviter cette phase avant tout comme facteur de vulnérabilité. Nous savons en effet que la phase ascendante d'un missile balistique l'expose à une extraordinaire vulnérabilité [voir rp précédent].
Ivan Terienkov : Si les USP n'avaient que des silos à missiles sol-sol nous aurions déjà installés des bases de lancement en Shawiricie ou en Efstland, pays qui n'ont pas de relations très cordiales avec leur "super-voisin".
Malheureusement, si les USP ne se sont pas spécialisés dans ce type de stratégie -ni dans ce type d'arme d'ailleurs, ils possèdent tout de même 10 sous-marins lanceur d'engins.
L'U.R.K.R. a bien conscience que les sous-marins, et d'un point de vue stratégique, les SNLE, sont les meilleurs plateformes de tirs de missiles balistiques qui existent dans le Monde... jusqu'à ce que nos rivaux viennent en placer directement sur des satellites...
I. Pankratov : Exactement. Un bombardier stratégique, bien que facile à fabriquer, peut aisément être détruit avant d'avoir larguer son ogive et un missile de croisière nucléaire à faible signature radar tel que sont en train de le développer nos rivaux comportent les désavantages de ne pas pouvoir combiner à la fois la furtivité, la vitesse et la portée. Ils peuvent en plus de cela être aisément stoppés par nos missiles R-41 et nos nouveaux systèmes SRA-600 dotés de radars de détection et d'engagement nouvelle génération. Le B-002, comme le missile AGM, sont des armes redoutables à l'extérieur, mais contre la Rostovie elle-même leur chance de succès est largement réduite par notre système à Mur du programme Polious et nos radars de détection répartis à travers le Monde (Poliouselon). Ils n'échapperont pas à la règle s'ils franchissent nos frontières vu l'intensité de notre système de défense. L'ICBM sol-sol basique dans des Silos, malgré sa portée et sa puissance, a pour inconvénient d'être fixe, coûteux et surtout, très vulnérable en raison de son immobilité. C'est pour cette raison que nos bases CPKO ne comporteront pas que des silos mais aussi des plateformes mobiles (camions) pour lancer nos missiles R-40 et R-41.
L'ICBM mobile transporté sur camions est plus avantageux : en plus du moindre coût de production et des nombreux leurres défensifs, sa mobilité lui permettra de gagner en invulnérabilité.
Le seigneur de toutes les plateformes nucléaires offensives demeurent le sous-marin lanceur-d'engins. Constamment mobile et silencieux, la puissance et la portée des missiles transportés n'a rien à envier à celui des missiles sol-sol, surtout quand il s'agit de la R-41. Parmi tous les SNLE en service et en développement dans le Monde, c'est le KR-99 "Terienkov" qui en est l'incarnation suprême frôlant le paroxysme du combinat puissance-portée-mobilité-discrétion. Le coût de production est son seul défaut.
Mais voilà que tout est a été bouleversé par cette innovation révolutionnaire du Pelabssa en matière de guerre stratégique. La mise en place d'un réseau de satellites-tueurs circulant sans cesse au-dessus de nos têtes et prêt à frapper n'importe quel point du globe en moins de 3 minutes avec une pluie d'ogives ADM furtives et autoguidées... représente alors une menace de premier ordre.
Ivan Terienkov : Il en va donc de nos intérêts vitaux. Quand les USP auront véritablement installés et rendus opérationnels ce réseau, nous serons alors à leur merci et si la population civile sera la première à en subir les conséquences puisque nos installations stratégiques sont installées sous-terre pour la plupart (une particularité idéologique de la stratégie défensive du kirovisme), notre pays se verra revenir des années en arrière démographiquement parlant, sans parler de la paralysie quasi-totale de notre économie.
I. Pankratov : Cela va sans dire Camarade-Exarque. Les pelabssiens gagnent ainsi beaucoup de temps, font disparaître la phase la plus vulnérable de leur tir et peuvent par la même occasion se servir de l'atout furtif de leurs ogives pour nous frapper par surprise.
Si ces ogives furtives tirés depuis leurs satellites tueurs étaient chimiques, ils ne feraient alors qu'un "gros génocide" façon "Blodbad" au Lochlann mais sans atteindre aucune de nos bases militaires ni aucune base de commandement (la plupart situé en sous-terrain en effet). Les équipements NBC sont largement répandues dans notre armée, jusqu'au moindre des sous-officiers, bien que ceux-ci soit plus ou moins efficaces. Autrement dit, une attaque chimique tuerait des millions d'innocents et nous laisserai une chance de riposte immédiate.
Mais une telle vulnérabilité à une attaque nucléaire, même ciblée, est intolérable pour l'ANR.
Il est vrai qu'ils leur en faudra beaucoup, énormément même pour qu'ils puissent neutraliser l'ensemble de notre dispositif de riposte. Ce dispositif est d'une telle étendue qu'ils ne pourront jamais atteindre l'invulnérabilité -même partielle- de cette façon sans développer un véritable système défensif, un "2ème Mur". Frapper les bases suspectées d'abriter des armes stratégiques puis éliminer celles qui ont été lancé à partir de bases inconnus, de lanceurs mobiles ou de sous-marins.
Et c'est là qu'on arrive au laser. Les murs du Programme Polious ne sont pas tout à fait adaptés pour parer à ce type de menace : en effet, seuls les trois derniers murs [4, 5 et 6 ; voir rp précédent] sont utilisables avec plus ou moins d'efficacité selon le temps de réaction qui dépend de la signature radar de la cible ennemie offensive et de la capacité de détection des radars amis défensifs.
Au temps de réaction s'ajoute le temps d'interception. Et c'est celui-ci qui risque d'être fatal : qui nous dit que les 3 minutes ne seront pas déjà bien réduites lorsque nous auront détectés la cible-offensive ? S'il ne reste que quelques secondes pour l'interception, celle-ci atteindra à coup sûr sa cible terrestre.
Le laser apparaît alors comme la meilleure solution possible pour stopper une ogive passive mise en orbite.
Et c'est là que se rejoignent les deux menaces exposées à la conclusion du 4ème Congrès.
Comme prouvé lors de ce dernier Congrès sur le Beriev, un laser ascendant sol-air, sol-espace ou air-espace frappera sa cible avec une énergie bien plus puissante qu'un tir air-sol ou espace-sol. Cela est à notre avantage face aux USP : nous avons plus d'intérêts à une frappe ascendante sol-air, contrairement à eux qui seraient plus intéressés par une frappe au sol.
Ivan Terienkov : Sachez que les derniers essais réalisés par Almaz-Antey en matière de technologie laser à haute énergie - armes à énergie dirigée sont prometteurs. Nous avons procédés à des tirs approchant en puissance les 30 mégawatts pour seulement 5 secondes. Des petits avions ont été désintégrés d'autres ont été rapidement brisés.
Un vieux test d'un laser au fluorure d'hydrogène sur un petit drone aérien.
Les plateformes aériennes pour tirs air-air comme le Beriev, sont trop vulnérables et peu fonctionnels contre des ogives en phase terminale de rentrée atmosphérique.
Il convient donc de développer un HEL-DEW basé à terre, moins coûteux, plus facile à ravitaillé et capable à l'avenir de gagner suffisamment en puissance pour détruire les ogives descendantes sur notre territoire.
I. Pankratov : Exactement. Et c'est loin d'être terminé.
Nous savons que les USP mettent au point depuis un moment déjà un dispositif orbital capable de tirer un laser offensif sur nos installations terrestres, nos avions, nos navires de surface et nos satellites. Une sorte de rayon de la mort sur satellite.
A l'heure actuelle, face à une telle arme, notre seul espoir reposera sur nos bases souterraines et nos sous-marins. L'idéologie kirovienne qui consiste à vivre cacher, à se développer dans le secret absolu de l'ennemi, a orienté nos efforts vers le développement de bases souterraines et vers la création d'une flotte de sous-marins digne de ce nom, ce qui nous a beaucoup aidé en matière de défense stratégique passive.
Mais il est plus que nécessaire, et je dirais indispensable, d'élaborer un dispositif de défense actif, à savoir un véritable bouclier stratégique offensif.
Et c'est le HEL-DEW qui nous en fournira un. Un HEL-DEW base au sol.
L'idée des USP était à l'origine très intéressante, mais... maladroite.
Un satellite-tueur de ce genre coûtera cher, très cher, d'autant plus cher qu'il devra être constamment réapprovisionner en carburant pour le laser qu'il transporte. Qui plus est, il n'est pas facile à entretenir. Sans parler de sa vulnérabilité face à une pluie ascendante de missiles antisatellites hypersoniques et furtifs à propulsion MDH au plasma super-froid telle notre R-40 "Kirov" -pour le moment, seul missile capable de résister à un tir-laser en phase initiale de lancement. D'ailleurs, à ce sujet, nos recherches communes avec l'Aquanox concernant sa "catapulte électromagnétique" nous a permis de faire un nouveau petit bon en avant. Des canons électromagnétiques sont actuellement en cous de développement et la vitesse de la R-40 a encore de quoi augmenter... mais c'est un autre sujet.
Poursuivons.
Je disais donc que notre arme HEL-DEW ne sera pas mise en orbite, cela est coûteux et difficile à entretenir, sachant qu'en plus de cela sa vulnérabilité tactique alourdi encore ces deux inconvénients. Notre dispositif laser stratégique sera base au sol.
L'argument pour prouver la supériorité du satellite sur le camion était simple : un satellite armé d'un "rayon de la mort" aura la capacité de se placer à portée de sa cible (une base militaire en surface par exemple) tout en évitant d'être dans la ligne de mire de notre arme laser au sol. Étant fixe ou bien plus lente, celle-ci n'aura donc pas la possibilité d'atteindre le satellite en question à cause du relief topographique et surtout en raison de la forme ovale de la Terre qui éloigne certains objets en surface ou en orbite derrière l'horizon.
Seulement... nous pouvons facilement remédier à cet inconvénient en usant des multiples avantages que nous offre la "technologie de la lumière".
L'idée d'un satellite-tueur est en soi une maladresse : c'est pourquoi nous avons décidé de mieux faire.
Avant même qu'ils se rendent compte du problème que je viens d'exposer, nous avions déjà développé l'idée selon laquelle la lumière du laser est faite pour être réfractée.
Rien de plus facile qu'un simple et bon vieil exemple...
Si le choix est difficile entre :
_ construire de multiples plateformes mobiles (camions) transportant l'arme HEL-DEW et les dispersés de façon à gagner en mobilité et en discrétion
_ construire une seule et immense station militaire souterraine en forme de silo abritant une arme HEL-DEW de très haute puissance et sur-protégée à l'extérieur
...il est désormais évident que la conception et la mise sur orbite de nombreux satellites à prisme conçus pour réfléchir le faisceau laser tirée depuis une plateforme au sol n'est plus une option mais le fruit d'une décision sur laquelle nous ne reviendrons pas sans un accord et promesses communes avec les Etats-Unis de Pelabssa pour prévenir d'une nouvelle Guerre Mondiale dévastatrice.
Ivan Terienkov : On arrête pas le progrès ? -sourire-
I. Pankratov : En effet camarade Exarque. On ne peut retirer le pilier de la pensée kirovienne.
Ivan Terienkov : A propos de cette orientation stratégique où s'imposerait un "choix", il nos faut tenter les deux.
Si nous n'avons pas pour le moment de station fixe, nous avons déjà développés des camions, ceux-ci formeront d'ailleurs, à court comme à long terme, l'essentiel de notre force de frappe.
I. Pankratov : Exactement. Et voici de quoi il se compose brièvement.
Le Napenor*, Système d'arme à énergie dirigée mobile HEL-DEW.
*Contraction de "Направленные энергетические оружие" (Arme à énergie dirigée)
De haut en bas :
_ le système-préparateur
_ le système-directeur du rayon (canon à tir-laser mobile / plateforme mobile de faisceau directeur)
_ le système-transporteur de carburant (semi-remorque pour l'alimentation)
_ le système-détecteur radar d'engagement
_ le système de commandement (poste de commandement mobile)
Ouverture optique primaire pour la direction du rayon HEL-DEW
Ivan Terienkov : Quel type de laser utilises-t-on ?
I. Pankratov : Jusqu'aux années 2000, les HEL-DEW à l'essai n'employait que des lasers à gaz -au dioxyde de carbone. L'avantage était la facilité de son approvisionnement en carburant en raison de la simplicité de celui-ci. L'inconvénient reposait sur les fortes pertes de propagation dans la troposphère (région concentrique distincte de l'atmosphère située à la plus basse altitude -jusqu'à 15km) due au CO2, ce qui réduisait grandement sa puissance en fonction de sa portée. Aujourd'hui, ces lasers ne sont utilisés qu'en microchirurgie ou au découpage et soudure de métaux dans l'Industrie. Le Beriev lui, utilisait un laser au iode oxygéné. Mais nous développions dès le premier retour de Kirov (Octobre 2007) des lasers au fluorure d'hydrogène, de deutérium et de tritium.
Malgré tout, même aujourd'hui les résultats sont encore mitigés, et nous ne sommes pas si avancé face aux USP. D'après vos dernières informations extérieures Camarade-Exarque, nos niveaux de recherche respectifs devraient être approximativement comparables.
Les derniers lasers testés commencent à peine à résister à la poussière, à la pluie au brouillard ou la neige et la basse atmosphère (troposphère) a toujours une influence sur la puissance d'un rayon en déviant la lumière, d'où la diffusion du rayon.
Nos progrès sont donc lents, mais ceux de nos ennemis ne vont pas plus vit non-plus.
Ivan Terienkov : Avez-vous testé des Canons HEL-DEW fixes ?
I. Pankratov : Oui tout à fait, mais ce ne sont que des armes tactiques, un faisceau directeur de frappe sol-air et non sol-espace... On peut abattre des avions et des missiles au bout de plusieurs dizaines de secondes, mais la désintégration immédiate n'est pas encore à portée, tandis que les frappes anti-satellites sont encore l'objet d'une recherche intensive en vue d'aboutir à nos premiers essais. Il nous faudra du temps.
Schéma du suivi défensif de la cible en vue d'une interception tactique sol-air au HEL-DEW (pas besoin de traduire ici)
Si la détection est réussie, alors l'épreuve suivante consiste à engager la cible, la suivre jusqu'à ce que nous pouvons la localiser précisément par nos radars assurant la précision du tir à ce moment là. Il est donc impératif de concevoir avec l'arme HEL-DEW des radars adaptés à la portée de cette arme pour gagner en efficacité.
Parce qu'en effet pour l'instant, les lasers ne sont pas assez puissants pour désintégrer immédiatement l'objectif visé : avions ou missiles balistiques pour la plupart, les cibles sont "chauffés" à un endroit précis par le laser jusqu'à ce que le métal fondu forme un trou dans la structure de l'appareil qui subit le réchauffement énergétique. En général, le temps nécessaire pour détruire un avion suite à cela ne dépasse pas quelques dizaines de secondes pour les plus puissants laser, mais il reste encore trop long à nos yeux. Il faut réduire ce temps en renforçant la densité du rayon en modifiant les longueurs d'onde des photons émis par le laser.
D'un point de vue défensif si l'ennemi est en possession d'une arme HEL-DEW, le changement de la couleur ou du revêtement du fuselage de l'avion serait inutile... ou ferait gagner tout au plus une demi-seconde à la cible attaquée.
Nous ne possédons pas d'avions adaptés face au laser pour le blindage. Concernant nos missiles, seule la R-40 serait capable de résister efficacement à une attaque au laser, même lors de sa phase ascendante. Cette invention nous fascine encore mais nous n'arrivons toujours pas à la généraliser aux autres engins de guerre et missiles de notre arsenal pour des raisons techniques et de coût.
HEL-DEW tactique sol-air fixe : détection, engagement et destruction de la cible (ici une roquette).
THEL : Tactical High-Energy Laser
ACTD : Advanced Concept Technology Demonstration
Ivan Terienkov : D'ici la première moitié de la deuxième décennie quels résultats pensez-vous que nous obtiendrons ?
I. Pankratov : Je pense que notre système sera pleinement opérationnel d'ici 2023. Je dis bien "pleinement" car plusieurs de nos dispositifs devraient opérationnels dès 2020 fort probablement.
Quand sonnera cette heure glorieuse, nous seront en théorie, à l'égal de nos rivaux.
Nous disposeront d'abord d'une base centrale souterraine émettant un seul et unique rayon extrêmement puissant, qui sera dès l'origine, c'est à dire sous la surface du sol, réfléchis par un réseau complexe de miroirs permettant alors au rayon énergétique de passer par une petite entre-ouverture, suffisamment large pour laisser passer le faisceau lumineux et suffisamment étroite pour préserver le dispositif d'une frappe extérieure quelle qu'elle soit. Il s'agit donc en ce sens de créer un faisceau de lumière extrêmement dense, à la fois étroit et puissant.
Ivan Terienkov : Vous voulez dire que ce système servira à défendre le silo générateur d'une frappe ennemi tout en lui permettant de tirer ?
I. Pankratov : C'est exact. En soi, c'est une sorte de petit couloir serpentant du silo souterrain -d'où est généré "l'émission renforcée de radiations" par les tubes à éclats (à savoir le laser)- jusqu'à la surface, le faisceau étant guidé par une multitude de petits miroirs.
Une fois au-dessus de la surface, le faisceau traversera l'atmosphère pour atteindre un satellite. Pas le satellite ennemi, non, puisque celui-ci sera sans aucun doute hors de sa portée en raison de la rondeur de la Terre et des capacités cérébrales des scientifiques occidentaux, évidemment. Mais la cible sera un satellite ami, le notre, qui sera équipé d'un prisme. Réfléchissant la lumière émise par l'arme qui généra le HEL-DEW, le prisme sur satellite le renverra alors vers un autre satellite ami, lui aussi doté d'un miroir et ainsi de suite jusqu'à ce que le faisceau atteigne sa cible terminale, qui peut-être n'importe quoi : satellite, navire de surface, avion, missile, infrastructures militaires ou civiles visibles, êtres humains, etc... Il fait office à la fois d'un bouclier antimissile imparable et d'une arme offensive absolument redoutable. Puissance, vitesse, portée et précision. Toutes ces qualités seront validées.
Pratiquement tout pourra-t-être instantanément détruit n'importe où sur la surface de la Terre, dans l'atmosphère ou dans l'espace proche.
Exception faite aux complexes ultra-protégées(miroirs-réfléchisseurs défensifs par exemple) et bases souterraines, ainsi qu'aux sous-marins.
Ivan Terienkov : D'où les complexes souterrains construits et en construction, abritant nos principales bases stratégiques, stocks de matières précieuses, centres de recherches de haut-niveau et complexes industriels de pointe. -sourire-
Sans parler des efforts colossaux fournis en matière de technologie et de production sous-marines.
I. Pankratov : C'est pour cette raison que j'aime tant ce régime et cette idéologie. Nous sommes perfides, vicieux, machiavéliques, mais du moment que ça fonctionne, peu importe le moyen utilisé pour atteindre notre but.
Bien-évidemment, l'ennemi pourra frapper à n'importe quel point visible sur le territoire rostov donc malheureusement, nous ne seront pas entièrement invulnérables, mais du moment que l'équilibre de la Terreur est assuré, notre Monde sera sauvé.
La méthode que je viens d'expliquer est bien plus pratique et moins coûteuse que l'idée d'un satellite-tueur emportant sur lui un HEL-DEW. Sachant que la vitesse est pratiquement la même dans les deux cas malgré les distances différentes (299 792 km/seconde), le vainqueur tactique sera l’agresseur, celui qui prendra la décision d'appuyer sur le bouton en premier.
Je dis "tactique" car le cas de figure présenté ici est une rivalité entre deux armes qui se menacent mutuellement. Parce que bien-entendu, en plus de ce silo HEL-DEW surprotégé, nous auront des camions, armes HEL-DEW discrètes et mobiles. Le réseau de satellites à prisme mis en orbite se chargera de diriger le rayon s'il le faut, vers une cible située "derrière l'horizon".
Je précise que "miroir" est un terme mal-usité dans ce contexte puisqu'il se distingue du prisme. Mais par extension il est utilisé par moi-même pour désigner le prisme et pas autre chose.
Néanmoins, il est important de noter qu'un laser, à l'heure actuelle, reste extrêmement sensible aux aléas climatiques de la troposphère. Ce qui signifie qu'un tir dans l'espace est en moyenne plus puissant qu'un tir sol-sol, air-sol ou sol-air puisque ils passent tous trop proches du niveau de la mer là où l'atmosphère est plus dense qu'ailleurs. En ce sens, un satellite-tueur directement armé par un HEL-DEW pourra frapper plus facilement un satellite ennemi ou un missile balistique dans sa phase intermédiaire.
Mais d'ici là, nous espérons remédier à ce problème de dispersion énergétique par interférence fâcheuse du climat sur le laser.
Vue d'un artiste : l'arme à faisceau directeur sur plateforme terrestre mobile : ici, en usage dans le cadre de la défense anti-aérienne
Ivan Terienkov : Excellent, vraiment excellent rapport camarade Pankratov. Vos efforts seront récompensés et votre nom sera gravé dans les mémoires pour les siècles à venir.
I. Pankratov : Je ne fais que servir humblement le Rovostran camarade-Exarque.
Ivan Terienkov : Nous nous reverrons bientôt lorsque vous me parlerez de vos prochains travaux sur les armes magnétiques et toutes les facultés du plasma comme le fameux réacteur MHD utilisé par la R-40.
Mais avant, vous pourrez refaire d'autres inter-briefings qui feront office de parenthèses pendant que moi je m'occuperai d'un tout autre sujet, tout aussi important et plus destructeur encore.
Plus la Rostovie aura une forte capacité de destruction, plus elle sera respectée. _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
« le révolutionnaire est un homme perdu d’avance, qui n’a pas d’intérêt particulier, qui n’a pas d’affaires privées, qui n’a pas de sentiments, qui n’a pas d’attaches personnelles, qui n’a pas de propriété et qui n’a même pas de nom. Tout en lui est absorbé par un seul intérêt à l’exclusion de tout autre par une seule pensée, par une passion : la révolution. » Netchaïev.
...Kirov, Rovostran et Tehrium !
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Vladimir Ivanov
Maitre du monde

Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 3376 Localisation: Novgorod, Rostovie
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Posté le: Mer Jan 04, 2012 12:57 am
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Top-Secret
Il y a quelques mois...
Message d'Ivan Terienkov au directeur du Centre de recherche biologique de Iakoutsk-858, Youri Aktiubinov
| Citation: | Zadravtsvouï Tovarichtch Aktiubinov,
Je vous informe par ce communiqué secret d'une mission primordiale.
La situation internationale se dégrade à notre désavantage et cela risque de ne pas s'estomper à l'avenir en vue de l'accroissement de la puissance de l'OTH qui prend beaucoup trop d'avance sur les progrès réalisés par nos actions secrètes à l'étranger.
Par conséquent, il a été décidé de renforcer notre capacité de nuisance directe. L'idée est très simple : les cévékazes devraient s'équiper au plus vite d'une force de frappe redoutable, facile à reproduire, facile à transporter, facile à employer.
Rien de telle qu'une ou deux bonnes vieilles petites fioles des stocks du Iakoutsk-858.
Aussi, je vous informe que la branche extérieure du CNSR, le CVK, souhaite acquérir une arme biologique de destruction massive dont les conséquences au sein de la population-cible seront le plus sûrement possible dignes de ce nom.
Comme vous le savez, de tous les pays du Monde la Rostovie est de très loin celui dont l'état de recherche est le plus avancé en matière d'armes virales et bactériologiques, et nos efforts iront en s'accélérant dans le futur [voir rp futur]. Je vous laisse le choix pour l'agent, mais selon les conditions suivantes : celui-ci doit être un virus de préférence -plutôt qu'une bactérie, dont l'étape pré-symptomatique (durée d'incubation de la maladie) ne doit pas être inférieur à 2 semaines. Nous devons bien-sûr impérativement disposer d'un vaccin connu uniquement de nos laboratoires. La production de ce vaccin doit pouvoir être amorcée le plus rapidement possible en cas de pandémie ou d'infiltration intérieure.
Notez enfin que notre but n'est pas de provoquer une pandémie, mais bien une épidémie. Si la première est déclenchée, il ne s'agira alors dans le reste du Monde que de malheureux dégâts collatéraux... Tous les pays du Pacte seront informés à l'avance avant usage et nos frontières seront surveillées. Bien que nous disposions d'un vaccin, les malades susceptibles de provoquer des dégâts indésirables dans nos rangs seront brûlés vifs sur place par le NKRD. Il en va naturellement d'un impératif de "défense préventive".
Il est grand temps de déposer notre carte-joker sur la table de jeu. Nos ennemis seront aveugles, leurs réactions seront bien trop tardives et ils ne connaîtront jamais le véritable auteur de ce magnifique accomplissement à venir.
Voici le code :
BONNE ANNÉE 2017 !
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Au nom du Rovostran,
Ivan Terienkov, Exarque de la Rovostranaz et GenSek du PCR. | _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
« le révolutionnaire est un homme perdu d’avance, qui n’a pas d’intérêt particulier, qui n’a pas d’affaires privées, qui n’a pas de sentiments, qui n’a pas d’attaches personnelles, qui n’a pas de propriété et qui n’a même pas de nom. Tout en lui est absorbé par un seul intérêt à l’exclusion de tout autre par une seule pensée, par une passion : la révolution. » Netchaïev.
...Kirov, Rovostran et Tehrium !
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Vladimir Ivanov
Maitre du monde

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Posté le: Mar Jan 10, 2012 12:19 am
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Trois jours plus tard...
Réponse de Youri Aktiubinov, directeur du Centre de recherche biologique de Iakoutsk-858
| Citation: | Zadravtsvouï Tovarichtch-Eksark Terienkov,
Le code a été vérifié et authentifié.
Ainsi vous avez décidé de passer aux choses sérieuses.
Je vais vous présenter une de nos inventions les plus merveilleuses : elle ne vous décevra pas.
Tout d'abord un petit descriptif de deux maladies virales bien distinctes et très célèbres.
1- Le virus de la Variole.
Il s'agit tout-simplement d'une varicelle géante. Maladie extrêmement contagieuse détectée pour la première fois à la fin des années 1970, elle a une durée d'incubation de 10 à 15 jours. Elle se manifeste au commencement, par une simple fièvre avec des migraines. S'en suit une éruption cutanée avec l'apparition soudaine de taches rougeâtres se transformant en vésicules, puis en pustules. Des lésions se forment alors progressivement sur tout le corps entrainant la mort chez les cas les plus graves (proportionnels à l'étendu des pustules).
La variole est caractérisée par l'extrême facilité de sa contagion d'homme à homme. Bien qu'elle ne soit effective qu'après l'apparition des premiers symptômes cutanés, la transmission est si aisée qu'un confinement est insuffisant... si bien que le personnel de santé fait également partie de ses proies.
En général, le taux de mortalité ne dépasse pas 1/5ème des contaminés.
2- Le virus Ebola.
Transmise par la chauve-souris, l'apparition de ce filovirus semble également bien récente (années 1970). Après une durée d'incubation très variable mais le plus souvent semblable à celle de la variole, le virus occasionne d'abord des symptômes de type grippaux. C'est lors de cette phase que les virions envahissent les vaisseaux sanguins de la victime avant de former de multiples petits caillots. Puis la maladie prend la forme d'une grave fièvre hémorragique par désagrégation des organes vitaux, à savoir un écoulement de sang généralisé sur toute l'étendue du corps, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'organisme. La mort est quasi-inévitable : elle survient brutalement par choc cardio-respiratoire.
La souche "Ebola-Zaïre" est de loin la plus létale : le taux de mortalité atteint les 90%.
Ces deux virus sont à la fois mortels, super-résistants et très contagieux. Puisqu'il s'agit de virus, les antibiotiques ne sont d'aucune efficacité et il n'existe encore à ce jour aucun traitement pour les deux maladies.
Toutefois, l'un et l'autre ont chacun développés des atouts singuliers différents, mais aussi des points faibles : l'Ebola est si mortelle que son pouvoir de contagion devient trop limité, tandis que la Variole ne contamine qu'après l'apparition des premiers symptomes et ne laisse que trop d'opportunités de survie chez la personne infectée.
Il était par conséquent indispensable de développer un virus capable de réunir tous les atouts de contagion et de létalité.
Après des décennies de recherche intensive (années 1980, 1990 et 2000), nous avons enfin élaborer l'arme virale qu'il nous fallait. La Variole pour la transmission, l'Ebola pour la mortalité, nous sommes parvenus à "fusionner" les deux virus pour n'en faire qu'un seul : le Kherovirus.
Ce super-agent viral a été mis au point au centre secret de Iakoutsk, en 2013, sous la direction du "mangeur-de-cerveau" turriï lui-même... d'où son nom. En tant que scientifique rationnel plus qu'en être humain passionné, je dois bien avouer que le génocide organisé par Kherovitch nous aura donné l'occasion de faire un bon en avant dans la recherche.
D'une durée d'incubation de deux semaines, ce virus à ARN génétiquement modifié, provoque chez la personne infectée une fièvre hémorragique légèrement plus progressive que celle de l'Ebola... lui laissant le temps de contaminer d'autres victimes, mais soyez-sûr qu'elle n'en est pas moins violente lorsque la maladie atteint son apogée. S'ajoute à ces douloureuses libérations sanguines, les symptomes cutanés varioliques. D'une contagion extrême, effective avant l'apparition des premiers symptomes (de types grippaux, pendant près d'une semaine), il tue en général au bout de trois semaines après la contamination. Aucun traitement n'existe et n'existera avant au moins des décennies, et la mortalité dépasse les 90%.
Les vaccins n'existent que dans nos laboratoires, mais ils sont potentiellement dangereux : une personne vaccinée sur 500 risque d'y laisser la vie... Imaginez les dégâts si on vaccine toute la population d'un pays. Quoiqu'il en soit, si une pandémie devait émergée après l'usage d'une telle arme biologique, nous n'aurons pas le choix : mieux vaut 500 000 rostovs morts des suites de la campagne de vaccination, plutôt que 40 fois plus des suites des ravages de la maladie que nous avons nous-même créés.
Enfin, il est important de noter qu'il nécessitera au moins 10 ans après découverte avant que les pelabssiens n'élaborent "leur" vaccin. Autrement dit, seule l'isolation brutale des cas détectés ainsi que l'embargo humain total de la zone contaminée ne seront des préventions efficaces.
Prenez garde : inutile de vous informer sur les conséquences qu'auraient un malheureux accident avec ces flacons ici-présent. Prenez-en soin.
Bonne année, bonne santé !
Youri Aktiubinov, Directeur du centre de recherche biologique de Iakoutsk-858 | _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
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Dernière édition par Vladimir Ivanov le Mar Avr 24, 2012 2:11 pm; édité 1 fois
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Vladimir Ivanov
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Posté le: Sam Jan 14, 2012 8:40 pm
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1er Février
LE KIROVISME : PLUS FORT QUE KIROV
Au Bureau de Travail et Résidence officielle du Chef du NKRD, Joseph Markov, à Novgorod
Ivan Terienkov : Dobriï Vietcher, Tavarisch moï drouk !
Joseph Markov : Dobriï Vietcher, Tavarisch-Eksark !
Ivan Terienkov : Tu as vu les derniers évènements en Valacida ?
Joseph Markov : Oui... ces salopards profitent de l'absence de perversion capitaliste dans ce pays pour y faire passer leurs idéaux... chose totalement impossible en démocratie libérale occidentale.
Tu as du travail Camarade-Exarque.
Ivan Terienkov : Les monarchistes dominent les mers, mais sur terre ils seront écrasés.
Joseph Markov : Et si nous l'abandonnions ? Barka n'est qu'un incompétent et l'impérialisme de la SA menacera une fois de plus et peut-être même une fois de trop l'OTH... sur le continent, le Quantar sera encerclé... si vous voyez où je veux en venir.
Ivan Terienkov : Il ne faut pas prendre à la légère ce conflit. Le Valacida doit à tous prix gagner son combat contre la Sainte-Alliance. Pas seulement parce que son territoire nous offre l'opportunité d'une projection stratégique, pas seulement parce qu'il est socialiste et membre du Pacte. Car notez bien : si le Valacida réussi à se débarrasser de la révolte intérieure pilotée par Annabelle et Friedrich, alors... il se convertira au kirovisme.
Joseph Markov : Autrement dit, vous voulez dire que quel que soit le vainqueur, le nouveau régime sera bien différent de celui de Barka ?
Ivan Terienkov : Le socialisme valacide tel qu'on le connait actuellement est en retard. Il est vieux et bancal, archaïque et dégringolant. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle un tiers de son peuple a rejoint une idéologie cancérigène fondée sur le mensonge. Le christianisme est un piège à naïfs pour le compte des hypocrites manipulateurs. A l'origine, il s'infiltrait partout là où la pauvreté sévissait afin d'endiguer la contestation populaire anti-capitaliste. Aujourd'hui, il tend à être abandonné au profit de la pornographie comme arme du patronat contre ses ennemis : ce qui explique la déchristianisation et les persécutions "douces" contre les pratiquants dans les régimes occidentaux. Mais alors qu'une fois de plus la victime de cette rébellion est le régime socialiste, c'est bien les monarchistes conservateurs chrétiens qui se placent en porte-étendard de cette insurrection. Il faut dire qu'au Valacida les perversions du Capitalisme ne se sont que fort peu propagées, ce qui a ouvert les portes spirituelles de la population pauvre du Nord aux religieux qui ont pu y étendre leur influence. Le Valacida aurait été capitaliste, une rébellion monarchistes aurait été scientifiquement impossible comme vous l'avez dit.
Toutefois, la faute est notre, le problème est de notre côté puisque le peuple valacidien était jusqu'à maintenant sous la direction d'un régime autoritaire. Un régime autoritaire est à la fois liberticide, irrationnel, pesant, inefficace sur long terme et surtout, bien-sûr, très impopulaire. Cette révolte s'explique scientifiquement.
Barka est un vieux dictateur comme un autre qu'il convient de changer. Et lorsque les monarchistes seront vaincus, croyez-moi, le régime qui va lui succéder sera enfin digne d'un véritable totalitarisme. Le Valacida sera encore plus pure qu'avant.
Il vaut mieux une jolie fille intelligente qu'un gorille sans cervelle pour contrôler un groupe de révoltés. Avec un fusil, l'homme fort sera désobéit lorsqu'il tournera le dos à ses "sujets". Sans fusil, une belle femme sera violée et battue par ses mêmes "sujets". Mais une jolie fille avec un fusil, sera d'abord crainte avant d'être respectée, puis admirée et enfin, obéit.
Le régime politique kirovien n'est rien de plus qu'une gentille femme, fragile, magnifique, intelligente et... armée jusqu'aux dents.
Car tel est le redoutable objectif du totalitarisme : transformer le psychisme humain jusqu'à ce qu'il soit persuadé de la bonté de l’État qui le dirige, fusionner la beauté de la propagande et de l'idéal révolutionnaire avec la sur-puissance de l'armée et de la police.
Le principe du totalitarisme consiste à se doter d'un fusil sans jamais l'utiliser. Le totalitarisme c'est l'interrogateur qui vide lentement et progressivement sa valise de tous les instruments de torture qu'elle contient devant les yeux de l'interrogé terrorisé... et jouer au "gentil flic" à la minute qui suit.
Lorsque le régime de Barka s’essoufflera à la suite de cette guerre fratricide contre les monarchistes, un nouveau régime naîtra lentement. Un puissant guerrier valacide en cuirasse blanche tiendra dans ses mains un livre formateur et un marteau destructeur. Une sublime valacide en robe longue aux couleurs rouges-vives attrayantes s'avancera armée d'une faucille terriblement acérée. L'ouvrier et la kolkhozienne, la force, la beauté et l'intelligence, le Pouvoir, la Gloire et le Savoir aux services d'une cause qui les dépasse, seule à disposer de l'Avoir : l’État tout-puissant.
Joseph Markov : Je n'en doute pas, le Valacida se convertira, Camarade-Exarque !
Ivan Terienkov : Le CVK réalisera humblement son devoir dans ce pays. J'ai déjà beaucoup à faire avec la Main Noire au Zanyane, au Barebjal et en Juvna, sans parler du Viek Koing. J'ai donc décidé d'y envoyé mon second, le Commandant et Vicaire du Rovostran Vladimir Saraïev, pour commander les opérations anti-monarchistes.
Quant à toi Camarade-Markov, je me dois de te charger d'une mission de la plus haute importance.
Nous sommes en 2017, un an après la fin de la Terreur, et il est temps d'accomplir ton deuxième devoir : la Purge. Toi et tes agents nettoierez l’État et le Parti de tous les paresseux et profiteurs du système.
Sitôt repérés, sitôt accusés, sitôt condamnés, sitôt éliminés.
En premier lieu, le NKRD surveillera, espionnera et traquera tous les fonctionnaires rostovs, agents de l’État et membres du Parti. Vous avez suffisamment d'informateurs pour faire ce travail. Dans un deuxième temps, le NKRD dénoncera tous ceux qui doivent l'être : le quotas minimal à dépasser est de 500 000, le quotas-maximum est de un million. Dans un troisième temps, vous les livrerez à la Justice. L’Accusateur Public qui se chargera de discréditer les plus importants d'entre-eux sera le Grand-Confesseur Lavrenti Arkhanine : cet homme éliminera sans pitié tous ceux qui jouissent de leur poste au détriment des plus pauvres. Enfin, le dernier temps ne sera autre que la neutralisation pure et simple de tous les condamnés : 450 000 déportations en Juvna et 50 000 condamnations à mort pour les quotas minimum.
Cette nouvelle Grande Purge de 2017 concernera tous les agents de l’État, sans exception. L’État est puissant parce qu'il est impersonnel et inhumain.
Ce qui signifie que le Camarade-Kirov, non-pas son Esprit mais l'être organique qui l'abrite, sera compté dans la liste des personnes susceptibles d'être condamnées.
Comme tu le sais, le Camarade-Généralissime est encore absent : il est dans son laboratoire de travail de Krasnoïarsk-983. J'ai une confiance totale en Kirov, comme vous tous au NKRD j'en suis convaincu. Néanmoins, le totalitarisme rationaliste est universel et tout individu doit se soumettre à ses règles.
Tu sais ce qu'il te reste à faire, mon ami.
Joseph Markov : Je tuerai Kirov pour le Kirovisme !
Ivan Terienkov : Ainsi notre système étatique sera purifié de tous ses parasites profiteurs.
Ne l'oublions jamais et nous ne cesserons jamais de la répéter : en Rostovie, tout le monde se doit de travailler la sueur au front. Nous avons tous le devoir de souffrir pour la Patrie des Travailleurs, pour l’État-Parti Communiste et pour la Révolution scientifique permanente. Une souffrance collective et fraternelle mais bureaucratique et organisée, une souffrance volontaire et universelle mais rationnelle et insensible. Son intensité, parfois à la limite du supportable pour un simple humain, sera compensée par son utilité.
Vive l'U.R.K.R.,
Vive le Kirovisme,
Vive le Rovostran.
-les deux hommes : "HOURRA !"
 _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
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Vladimir Ivanov
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Posté le: Dim Jan 29, 2012 1:09 am
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SECRET
début-2017
Les armes virales et bactériologiques de l'U.R.K.R., ou le "bioterrorisme kirovien" (1)
Août 2016
Blason du Centre Iakoutsk-858
Le GenSek et Exarque Ivan Terienkov, surnommé "l'Archange du Rovostran", est le grand planificateur de la recherche rostovique, et notamment en matière d'armes bactériologiques.
La ZATO de Iakousk-858 est un immense laboratoire souterrain renfermant le gros de l'arsenal d'armes biologiques de l'U.R.K.R..
19 000 biologistes, ingénieurs et techniciens y travaillent.
PS : mis à part une citation wiki et quelques rares paraphrases de documentaires vidéos et sites de médecine/santé, c'est 99% "made in Vlad".
INTRODUCTION
1) Qu'est-ce qu'une cellule ?
Une cellule (du latin cellula qui signifie "petite chambre") est une entité vivante de quelques micromètres (en général de 1 à 100 selon les types) qui compose tous les tissus organiques. Elle est l'unité structurelle et fonctionnelle de tous les organismes vivants et abrite leur matériel génétique (ADN). Grâce aux membranes plasmiques qui entourent le cytoplasme et les délimitent dans l'espace, elles interagissent de manière coordonnée dans l'organisme. Elles ont une durée de vie limitée, se reproduisent et après leur mort, transmettent aux nouvelles cellules le programme génétique de l'être pluricellulaire.
On distingue deux types de cellules :
_ Procaryote : être vivant unicellulaire (cellule sans noyau)
_ Eucaryote : cellule "normale"* avec noyau et mitochondries (organites récupérant l'énergie des autres molécules)
*"eu" signifiant "normal".
2) Qu'est-ce qu'un ADN ?
L'Acide désoxyribonucléique (ADN) est une molécule (assemblage chimique d'atomes électriquement neutres) qui contient tous les éléments biologiques nécessaires au fonctionnement de l'organisme dans l'espace et dans le temps. Il est appelé "génome" car son rôle est de stocker l'information génétique des êtres vivants. Il est différent dans chacun d'entre-eux. Transmit lors de la reproduction, il est le garant de l'hérédité. Soumis à la sélection naturelle, l'ADN assure l'évolution biologique des espèces depuis des centaines de millions d'années (il attire ainsi toute l'attention des recherches du Rovostran). Sa structure chimique se compose des quatre célèbres molécules organiques (nucléotide) dits "bases azotées" ou "bases nucléiques" : adénine, cytosine, guanine et thymine (ATGC ou TACG par ordre interactifs entre les deux premières et entre les deux dernières nucléobases).
Dans l'acide ribonucléique (ARN), une molécule apparentée à l'ADN ayant un rôle intermédiaire dans tout organisme vivant, l'uracile remplace la thymine.
3) Qu'est-ce qu'une bactérie ?
La bactérie est un procaryote, à savoir un organisme vivant unicellulaire sans noyau ni mitochondries (organites) et constituée d'une paroi externe rigide, contenant des molécules glucidiques. Leur taille ne dépasse pas 2 micromètres et peuvent passer en dessous des 0,1 micron (micromètre). Elles s'apparentent à de "petits invertébrés" prenant diverses formes, souvent très simples (allongées et cylindriques pour les bacilles ou sphériques pour les coques par exemple). N'ayant qu'un seul chromosome sans membrane et noyé dans le cytoplasme elle est donc une cellule procaryote.
Les bactéries sont réparties en deux grands domaines : les eubactéries (bactéries "normales") et les archées (organismes moins connus apparentés aux bactéries).
Omniprésentes dans n'importe quel biotope, les bactéries se scissionnent (multiplication bactérienne) toutes les trente minutes en milieu favorable, leur reproduction est végétative (asexuée). Elles sont dans l'organisme humain, largement plus nombreuses que les autres cellules (non-bactériennes). La plupart sont essentielles au bon fonctionnement des organismes vivants pluricellulaires, comme l'être humain (c'est le cas par exemple, de la flore intestinale).
| Citation: | "Il y a environ 40 millions de cellules bactériennes dans un gramme de sol et 1 million de cellules bactériennes dans un millilitre d’eau douce. On estime qu'il y aurait (à un instant donné) quatre à six quintillions (4 ×10^30 à 6×10^30), soit entre 4 et 6 mille milliards de milliards de milliards de bactéries dans le monde, représentant une grande partie de la biomasse de la Terre."
Source extérieure |
Les bactéries à endospore sont les plus résistances aux conditions environnementales, et certaines d'entre-elles dites "parasitaires" sont pathogènes (provoquent des maladies).
Pour se défendre, l'organisme humain utilise des globules blancs polynucléaires qui viennent phagocyter les intrus (bactéries-parasites). D'autres globules blancs, les lymphocytes, fabriquent des anticorps antibactériens. En médecine, l'antibiotique est une molécule qui a pour rôle de les éliminer ou de bloquer leur croissance (ils deviennent alors des bactériostatiques). Il existe également d'autres bactéricides comme les virus bactériophages.
4) Qu'est-ce qu'un virus ?
Un virus (terme latin ancien qui signifie "poison") est une particule et un micro-organisme acellulaire, une sorte de petite boule d'acide nucléique entourée de protéines. Il est une forme de vie biologique "incomplète" car il a besoin des cellules d'un organisme d'être vivant (cellules hôtes) pour se reproduire alors qu'il les détruit en cours de processus, lorsque le virus y puise l’énergie et la nourriture dont il a besoin pour se multiplier et ensuite infecter l'ensemble de l'organisme de la victime.
Ils sont en général plus petits que les bactéries : leur taille varie entre quelques dizaines et centaines de nanomètres.
La maladie la plus commune provoquée par le virus est l'épidémie de grippe.
Ils sont insensibles aux antibiotiques et peuvent contaminer toute sorte d'êtres vivants... y compris les bactéries !
_____________________________________________________
Liste et caractéristiques des principales maladies "naturelles" utilisées comme ADM biologiques pour l'ANR et le Rovostran :
à suivre... _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
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Vladimir Ivanov
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Posté le: Dim Jan 29, 2012 9:07 pm
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Liste des principales maladies considérées comme des ADM biologiques :
I- La maladie du Charbon
Bactérie : Bacillus anthracis (bacille du charbon)
A ne pas confondre avec "l'anthrax" (qui n'est son nom qu'en langue anglaise), cette maladie infectieuse peut toucher aussi bien les hommes que les animaux (anthropozoonose).
Moyens de transmission :
Cette maladie n'est pas contagieuse.
La transmission se réalise par exposition aux spores de la bactérie après une égratignure de la peau (charbon cutanée), une ingestion de viande infectée (charbon intestinal) ou une inhalation respiratoire via des particules infectées -aérosol (charbon pulmonaire).
Mécanisme d'action dans l'organisme infecté :
La bactérie, un bacille immobile, est sporulante : elle infecte l'organisme au moyen de spores extrêmement résistants, riches en protéines (acides aminées), en nucléotides et en glucose pour sa composition.
Chronologie des symptômes :
_ Ils sont quasi-immédiats pour le charbon dit "cutané" (le plus fréquent et le plus facilement traitable) : ils apparaissent dans la journée qui suit l'infection de l'organisme. Elles se manifestent par l'apparition sur la peau lésée et infectée d'une bosse provoquant de fortes démangeaisons. S'en suit l'apparition de nombreuses vésicules cutanées au centre asséché devenant rapidement une croûte noire. Mais le malade n'en souffre pratiquement pas et n'a aucun autre symptôme. Des complications (annoncées par une fièvre, des frissons et le gonflement des ganglions lymphatiques autour des plaies -formation d’œdème) peuvent surgir en cas d'absence de traitement. Avec un traitement rapide, 80% des cas sont rapidement guéris. Les autres qui subiront la complication n'auront toutefois qu'entre 5 à 20% de chances de mourir.
_ Pour le charbon gastro-intestinal, ils surviennent en général au bout d'une petite semaine : formation d'un ulcère œsophagien avec douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhée et saignements des voies gastro-intestinales (estomac et intestins), parfois ascite (accumulation de liquides intra-abdominales) et septicémie. La mort survient dans 40% des cas.
_ Quand au charbon pulmonaire, le plus grave, la chronologie des symptomes est très irrégulière selon les personnes : elles peuvent apparaître de 2 jours à plus d'1 mois après l'infection. Premier stade (traitement obligatoire pour la survie) : symptômes grippaux, fièvre, maux de poitrine, fatigue, toux sèche et malaises.
| Citation: | "Les spores infectieuses qui se sont déposées dans les alvéoles pulmonaires sont phagocytées par les macrophages [cellule de défense immunitaire]. Ces derniers finissent par éclater et les spores ainsi libérées sont transportées par le système lymphatique [vaisseaux dans lesquels transitent le sang dépourvu de globules rouges, pauvre en nutriment et riche en déchets], aux ganglions trachéobronchiques. Les spores donnent naissance à des formes végétatives qui se multiplient et qui produisent des toxines jusqu’à 60 jours plus tard."
Source extérieure |
Autrement dit, son système de fonctionnement est simple : les spores inhalées par le malade collent les muqueuses des voies respiratoires et attendent d'être absorbées par les cellules immunitaires. Une fois à l'intérieur de ces cellules, les spores deviennent des bactéries actives et commencent à se multiplier. Elles prennent le dessus sur les cellules hôtes puis s'échappent et infiltrent tout l'organisme. En quelques jours, des milliards de bactéries produisent d'innombrables protéines toxiques qui détruisent les tissus dans tout l'organisme.
Deuxième stade : pneumonie (inflammation des poumons), soit une forte fièvre, des essoufflements ("insuffisance respiratoire" grave), une fréquence cardiaque élevée, une hypotension artérielle (fatigue, vertiges) et des sueurs abondantes. Lorsque ces symptomes apparaissent, le malade a peu de chance de s'en sortir. La phase terminale se manifeste par des douleurs abdominales, une méningite aigüe (inflammation des tissus cérébraux) avec hémorragies, et enfin, une septicémie, dite "charbonneuse".
Des traitements existent pour chacune d'elles et doivent être prescrit le plus rapidement possible. Un délais dépassé de tout au plus 2 semaines sans traitement entraine la mort à coup sûr, surtout pour le charbon pulmonaire, le plus difficile à traiter.
La forme respiratoire de cette maladie (la plus grave et donc la plus intéressante) peut être aisément provoquée par le bio-terrorisme mais par des frappes localisées, très réduites géographiquement. La mort après infection du charbon pulmonaire survient autour de 70% des cas.
Il peut être utilisé par courrier contenant de la poudre infectée afin d'assassiner des personnes clés comme des scientifiques de haut-niveau ou des hommes politiques. _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
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Vladimir Ivanov
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Posté le: Mar Jan 31, 2012 5:24 pm
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II- La Peste
Bactérie : bacille Yersinia pestis
Surtout présente au Moyen-Âge, l'épidémie de peste noire aurait tué à l'époque prêt de 75 millions de personnes. Ici, la représentation d'un médecin de l'époque doté du célèbre masque à bec, devenu le symbole de la maladie.
La peste est une maladie contagieuse d'hommes à hommes et provoquée par une bactérie transmise par la puce du rat. Les rongeurs représentant le réservoir de la maladie.
Mécanisme d'action dans l'organisme infecté et chronologie des symptômes :
Il existe trois formes de contraction.
_ la Peste bubonique : l'incubation après la piqure d'une puce infectée ne dépasse pas 6 jours (entre 3 et 6). Le germe de la maladie bactérienne s'y développe sur place avant d'atteindre le premier ganglion lymphatique (centre de production des anticorps et autres acteurs du système immunitaire), le plus souvent situé dans le canal inguinal (cordon testiculaire chez l'homme et ligament rond de l'utérus chez la femme ; soit la partie la plus fragile de la paroi abdominale). C'est ici que la bactérie s'arrête -temporairement- pour provoquer un gonflement œdémateux et une suppuration du ganglion, avant de former un bubon en cours de fistulisation avec pus, caractéristique principale de la peste bubonique. S'en suit à ce moment là une forte fièvre accompagnée de vertiges et de frissons.
Bien qu'il existe un traitement efficace et que sa contagiosité soit plutôt faible, la mort survient dans 30% des cas en l'absence de traitement par déshydratation ou complication de la maladie par généralisation des symptomes (et notamment septicémie).
_ la Peste septicémique : bien plus mortelle que la première, la forme septicémique de la maladie peut survenir après la forme bubonique dans environ 20% des cas lorsque les bacilles envahissent la circulation sanguine une fois la barrière ganglionnaire franchie, soit après le campement du parasite sur les lieux du bubon fistulé.
Les traitements existent contre la forme septicémique de la peste, mais ils sont moins efficaces, tandis que sa contagiosité augmente considérablement.
_ la Peste pulmonaire (ou pneumonique) : elle se déclenche lorsque le bacille Yersinia pestis infiltre directement l'organisme par voie respiratoire. La maladie est extrêmement contagieuse puisque la transmission est réalisée par expectoration (rejet purulent par la toux riche en bacilles) et la personne contaminée par inhalation des particules contenant le germe contractera une peste directement sous sa forme pulmonaire. Après une période d'incubation de quelques heures, s’installe une infection pulmonaire gravissime (intoxication des alvéoles) à laquelle peut s'ajouter une septicémie.
Un traitement existe mais il est inefficace s'il n'est pas prescrit le plus tôt possible... sachant que la maladie survient brutalement, les chances d'être soignées à temps sont très réduites pour un contaminé non-prévenu du danger. La peste pneumonique est mortelle pour la grande majorité des cas, la victime s’étouffant en quelques jours après un œdème pulmonaire aigu.
La peste pulmonaire est la plus contagieuse et souvent mortelle si elle est suivie d'une septicémie ou d'une insuffisance respiratoire (en cas d'absence de traitement). Elle peut donc aisément être utilisée comme arme bactériologique. _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
« le révolutionnaire est un homme perdu d’avance, qui n’a pas d’intérêt particulier, qui n’a pas d’affaires privées, qui n’a pas de sentiments, qui n’a pas d’attaches personnelles, qui n’a pas de propriété et qui n’a même pas de nom. Tout en lui est absorbé par un seul intérêt à l’exclusion de tout autre par une seule pensée, par une passion : la révolution. » Netchaïev.
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Vladimir Ivanov
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Posté le: Jeu Fév 02, 2012 6:59 pm
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III- La Tularémie
Bactérie : Francisella tularensis (bacille de Francis)
Vieille maladie infectieuse provoquée par une minuscule bactérie, transmise principalement d'animal à animal par les tiques, et qui a la propriété de contaminer directement la peau saine en traversant les voies cutanées non-lésées. Elle représenta sans doute la toute première arme bactériologique utilisée dans l'Histoire humaine (un peu plus d'un millénaire avant J-C).
La maladie est connue pour provoquer dans sa forme la plus courante chez le contaminé, des enflures cutanées ulcéroganglionnaires d'abord indolores puis suintantes et douloureuses après infection aggravée. La phase terminale menant parfois à la mort est caractérisée par une forte fièvre consécutive à ces plaies sur-infectées.
Le bacille de Francis est un agent très résistant au froid et à la congélation.
Moyens de transmission :
Les petits insectes volants, dont les tiques, les moustiques et les taons sont les principaux porteurs et transmetteurs naturels à l'homme. D'autres petits mammifères comme les lièvres et les rats, notamment leur carcasse, peuvent également transmettre la maladie. Mais d'autres animaux, de l'eau ou même des objets infectés peuvent suffire à contaminer l'homme que se soit par voie cutanée, respiratoire, digestive ou conjonctivale. La forme principale de transmission est cutanée : la propriété exceptionnelle de ce petit bacille est justement de contaminer sa victime par simple contact avec la peau, peu importe son état.
Mécanisme d'action dans l'organisme infecté :
La bactérie pénètre dans l'organisme en traversant la peau. Elle est à développement à la fois intra et extracellulaire. Le bacille tularensis a déployé des propriétés de résistance à l'immunité en contournant ses mécanismes. Son échappement du phagosome (organite formé par la cellule anti-microbienne à la suite de la phagocytose) lui permet de pénétrer dans le cytoplasme, à l'abri des mécanismes bactéricides cellulaires. Puis elle se multiplie jusqu'à ce que la mort de la cellule hôte la dissémine vers d'autres cellules. C'est ainsi qu'elle se répand dans tout l'organisme.
Chronologie des symptômes :
La maladie survient brutalement de 3 à 15 jours d'incubation : forte fièvre, fatigue et grande faiblesse, céphalée (maux de tête), frissons, troubles articulaires et musculaires. Les symptomes suivant (de un à deux jours plus tard) varient selon la porte d'entrée de l'agent causal, soit les zones du corps responsables de l'infection de l'organisme : ganglions puis abcès, fistules et ulcères indolores (plaies ouvertes de la peau peu douloureuse, suintant ) pour la forme cutanée (la plus fréquente), conjonctivite aiguë pour la contamination oculaire, toux sèche puis détresse respiratoire pour la contamination pulmonaire, douleurs abdominales et diarrhées pour la contamination digestive. Dans sa forme septicémique enfin, la maladie provoque fièvre, céphalées, malaises, vomissements et même choc septique avec coma.
La mort survient dans plus de 30% des cas sans traitement approprié.
Les traitements antibiotiques existent, mais là encore, il doit absolument être prescrit avant l'abcédation des ganglions ou autres complications venant quelques jours après les premiers symptômes. Un traitement chirurgical peut s'ajouter aux antibiotiques en cas de nécessité face à une fistulisation grave.
En tant qu'arme biologique c'est par aérosol qu'elle serait sans nul doute la plus efficace : en effet, "selon un rapport de l'OMS en 1969, 50 kg de F tularensis dispersés sur une zone urbaine de 5 millions d'habitants pourraient entraîner 250 000 cas, dont 19 000 morts."
Les souches militarisées que nous possédons en laboratoire sont près de cent fois plus virulentes, ont une durée d'incubation de 5 jours tout au plus tandis que le diagnostique de la maladie y est particulièrement difficile. _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
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Vladimir Ivanov
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Posté le: Sam Fév 04, 2012 9:12 pm
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IV- La Variole
Virus (Poxvirus)
La Variole est une maladie virale ultra-contagieuse provoquée par un virus du genre Orthopoxvirus. Son seul réservoir est l'homme.
Au seul XXème siècle, elle aurait tué 300 millions de personnes.
Moyens de transmission :
Elle se transmet par la salive et les sécrétions respiratoires (gouttelettes dans l'air), ainsi que les lésions cutanées que le virus provoque.
Les cas sont particulièrement contagieux au cours de la première semaine de la maladie, mais la période de contagiosité s'étend de l'apparition de la fièvre -coïncidant avec l'apparition des premières lésions bucco-pharyngées, soit au carrefour aéro-digestif entre les voies aériennes (de la cavité nasale au larynx) et les voies digestives (de la cavité buccale à l'œsophage), jusqu'à la formation de croûtes sur toutes les lésions cutanées. En effet, les lésions cutanées représentent un facteur extrême de contagiosité via les textiles comme les vêtements ou draps.
Mécanisme d'action dans l'organisme infecté :
La variole a développé des défenses contre toutes les armes du système immunitaire, ce qui en fait l'un des virus les plus virulents.
Le virions se logent dans les cellules corporelles afin que le système immunitaire ne les découvre pas. Ils exploitent la machinerie cellulaire pour mettre sur pieds les armées de nouvelles particules virales. Celles-ci utilisent le mécanisme de transport cellulaire pour préparer leurs attaques. Elles se lancent alors à l'assaut de la paroi de la cellule enveloppée dans un morceau de membrane cellulaire. Le virus ne quitte la cellule que pour en infecter une autre.
Le système immunitaire est alors extrêmement sollicité dans sa lutte contre ces corps étrangers, provoquant ainsi une fièvre très élevée.
Chronologie des symptômes :
Après une incubation de 8 à 15 jours, des symptômes tels que la fièvre, des douleurs du dos et de l'abdomen, voire des vomissements apparaissent. Entre le deuxième et le troisième jour, une éruption de tâches rouges survient brutalement sur le visage, les membres et plus tard sur le reste du tronc alors que la température diminue. Elles deviennent rapidement des vésicules (cloques remplis de pus), puis des pustules, avant de sécher pour former des croutes. Ce processus dure en moyenne plus d'une semaine.
La mort apparaît chez environ un tiers des personnes contaminées, après l'invasion du virus dans tout l'organisme ou la surinfection des lésions cutanée.
Les traitements sont inefficaces, et sont souvent secondaires face à l'isolation totale du contaminé : les médecins et infirmiers sont tout autant susceptibles de contracter la maladie. En plus de sa résistance et de sa contagiosité, le virus tue en moyenne 35% des contaminés, et ce quel que soit le type de personne touché ou son habitat (pays riche/pauvre). Les survivants sont immunisés à vie mais conservent des traces indélébiles laissées par les pustules, caractéristique principale de la maladie.
La maladie a été éradiqué, à l’initiative de la Rostovie communiste dès les années 1980. Officiellement, les dernières souches restantes sont sous hautes surveillance dans deux laboratoires des USP et de l'URKR en vue de faire l'objet d'une recherche. _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
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Vladimir Ivanov
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Posté le: Mer Fév 08, 2012 8:41 pm
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http://www.youtube.com/watch?v=NnZAnB_QDT0
V- La fièvre Ebola
Virus : Ebola (Ebolavirus)
Ebola est un filovirus en forme de filament de 80 nanomètres de diamètre pour plus de 1000 nanomètres de longueur, apparu pour le première fois aux yeux des scientifiques au cœur du Zanyane dans les années 1970. Son réservoir naturel connu semble concerner les singes, mais avant eux, d'autres animaux plus petits des forêts équatoriales makaranes ou zanyanaises pourraient être à l'origine de la première transmission à l'homme. Il provoque, tout comme son cousin le virus de Marburg, une fièvre hémorragique virale d'une extrême gravité.
Pour simplifier, ce virus recèle un code génétique qui intime l'ordre au corps humain de s'autodétruire.
Mécanisme d'action dans l'organisme infecté :
Malgré des décennies de recherche, le fonctionnement exact de ce virus demeure une énigme.
On pense qu'il sape les défenses du corps en envahissant et en tuant les globules blancs. Il déjoue le système humanitaire en se cachant à l'intérieur des macrophages (qui luttent contre les infections bactériennes). Il n'en sortira que pour en contaminer d'autres. Il a pour effet connu de déchirer les capillaires, provoquant alors les hémorragies internes, caractéristique principale de la maladie.
Chronologie des symptômes :
La durée d'incubation est d'environ une semaine chez la plupart des cas.
Une sensation de fatigue (asthénie) précède une brève période de calme avant la tempête. Deux à cinq jours plus tard, apparaissent soudainement des symptomes similaires à celle d'une grippe géante : forte fièvre, céphalée aiguë, nausées et douleurs musculaires généralisées. Les éruptions cutanées, les conjonctivites, les maux de gorge avec hoquets, les dysphagies (difficulté à déglutir), mais aussi les vomissements et diarrhées sanglantes ne sont pas rares durant la première phase de la maladie. Puis survient quelques heures plus tard des hémorragies sur tous les orifices du corps, à la suite du déchirement des capillaires après la formation d'un nombre incalculable de petites lésions à l'intérieur de l'organisme. Le malade est alors comme "foudroyé" et la douleur devient rapidement insupportable : le virus broie littéralement sa victime de l'intérieur en réduisant son corps en un amas de sang et de tissus flasque. A une énorme fièvre grippale et gastro-intestinale succède une véritable "septicémie géante" qui prend la forme d'une hémorragie généralisée (d'abord superficielle puis viscérale), avec leucopénie (baisse du nombre de leucocytes/globules blancs) et atteinte du foie (et vaisseaux hépatiques), de la rate, des reins, du pancréas, voire du cœur et du système nerveux central. Les symptomes tels que l'hypotension artérielle (entrainant fatigue et malaises), la tachypnée (respiration anormalement accélérée par besoin accu d'oxygène), la tachycardie (hausse du rythme cardiaque) et l'anémie (manque de globules rouges) annoncent en général un décès inévitable.
En somme, l'Ebolavirus détruit l'organisme-hôte de l'intérieur par la désagrégation de ses organes vitaux. La mort est le plus souvent provoquée par embolie cérébrale (obstruction brutale d'une artère destinée à l'irrigation sanguine de l'encéphale), du sixième au dixième jour après l'apparition des premiers symptomes.
La maladie est en elle-même extrêmement contagieuse : la transmission est accomplie par les fluides corporels du malade (salive, sueurs, sang, urine, sperme...). Toutefois, non-seulement une cohabitation sans contact physique direct ne présente que peu de risque de contamination, mais sa virulence est telle que la contagiosité s'en trouve au final réduite à l'entourage proche de la première victime.
Il n'existe aucun traitement, ni aucun vaccin. La personne contaminée n'a que très peu de chance de survivre après la maladie et les services sanitaires sont impuissants ; ils n'ont qu'une chose à faire : s'assurer de l'isolement total du patient (de gré ou de force) pendant au moins cinq semaines, si possible avant l’apparition des symptomes.... Et ce, sachant que le virus est extrêmement résistant et peut survivre des semaines dans un organisme en putréfaction.
Les rares survivants sont atteints d'asthénie (et de douleurs musculaires après effort physique) toute leur vie. _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
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Vladimir Ivanov
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Posté le: Jeu Fév 16, 2012 11:15 pm
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Armes biologiques : les souches militaires
L'arme biologique est par excellence, l'ADM du pauvre. Elle fut utilisée pour la première fois en tant qu'arme de guerre il y a plus de trois millénaires... et de simples écoliers peuvent se servir de leur propre état de santé comme acte de violence si leur infection est contagieuse.
Parmi les milliers de maladies naturelles existantes touchant l'être humain, seules cinq d'entre elles furent retenues comme probables et sérieuses armes biologiques. Trois bactéries et deux virus provoquant des maladies gravissimes plus ou moins létales mais suffisantes pour déstabiliser le système social d'un pays ou d'un ensemble de pays : le bacille Anthracis pour la maladie du charbon, le bacille Yersinia pestis pour la peste, le bacille de Francis (ou "Tularensis") pour la tularémie, un poxvirus pour la variole et un filovirus pour l'ebola. On y rajoute parfois la toxine botulique qui prend la forme d'un poison (souvent létal) provoquant une maladie virale aux propriétés paralysantes (la toxine botulique est la plus puissante des toxines naturelles).
En tant qu'ADM du pauvre, toutes ces maladies naturelles sont aisément employables et beaucoup de pays occidentaux craignent qu'un groupuscule terroriste n'en fasse usage. Il n'y a en effet rien de plus facile que de transporter de l'eau ou de la viande contaminée, ou encore de la célèbre et "inoffensive" poudre blanche envoyée par courrier (anthrax).
Cependant, toutes ces souches sont naturelles, elles sont connues des scientifiques et analysées en laboratoire depuis plusieurs années ou décennies. Ce qui signifie que pour plusieurs d'entre elles (maladie du charbon, peste et tularémie), il existe des traitements, efficaces s'ils sont prescrits dès l'apparition des premiers symptomes -ce qui nécessitera alors un diagnostique rapide. Malgré tout, les chances de survit demeurent grandes, même pour la variole, qui ne tue qu'un tiers des personnes contaminées. Seule l'Ebola peut être considérée comme réellement "génocidaire" (susceptible d'anéantir des populations entières). Néanmoins, la variole partage avec cette dernière l'absence de traitement efficace connu. Quand à la peste et au charbon pulmonaire et septicémique, ils ont une mortalité importante, mais il existe des vaccins et/ou des traitements.
Résumé des principaux défauts de chacune des souches naturelles de ces maladies :
inconvénient majeur
inconvénient non-négligeable
inconvénient mineur
atout majeur
atout secondaire
I- Charbon pulmonaire :
_ non-contagieux
_ traitement à l'antibiotique (mais efficace qu'au cours du premier stade de la maladie)
_ les travaux de recherche contre la maladie progressent (très vite)
_ aucun vaccin existant
_ taux de mortalité élevé (60%)
II- Peste pneumonique :
_ maladie trop virulente -diminue la durée de contagiosité
_ traitement à l’antibiotique (mais efficace qu'au cours du premier stade de la maladie)
_ vaccin (mais très temporaire -piqures de rappel nécessaires avec effets secondaires...)
_ les travaux de recherche contre la maladie progressent (lentement)
_ extrêmement contagieuse
_ taux de mortalité élevé (75%)
III- Tularémie
_ traitements (mais complexes et variés, efficaces qu'au cours du premier stade de la maladie)
_ mortalité limitée (30%)
_ très contagieuse, via des animaux (tiques, rongeurs...) ou contact physique direct avec une personne contaminée
_ aucun vaccin existant
IV- Variole
_ vaccin efficace (quoique potentiellement dangereux)
_ mortalité limitée (35%)
_ extrêmement contagieuse
_ aucun traitement existant
V- Ebola
_ maladie trop virulente et durée d'incubation trop courte -peut diminuer la durée et l'aire géographique de contagiosité
_ extrêmement contagieuse
_ aucun vaccin existant
_ aucun traitement existant
_ taux de mortalité très élevée (90%)
En U.R.K.R. et aux USP, sont conservés en laboratoire des souches naturelles, à l'étude depuis plusieurs années. Mais alors que toutes les souches militaires devaient être détruites à la fin de la guerre froide, l'URKR en a conservé, et en développe même de nouvelles depuis quelques années...
"Mais pourquoi tant de haine et de souffrance ?"
Si, dans l'idéal, les objectifs sont variés :
_ tuer une ou plusieurs personnes influentes
_ paralyser la société d'un pays par la terreur sanitaire et l'angoisse populaire (crise sociale)
_ exterminer purement et simplement la population d'un pays
...dans les faits, le premier des objectifs n'est que dissuasif : faire peur, faire savoir à l'ennemi qu'on est capable de paralyser complètement le pays de son choix, de raser des populations entières, voire même d'anéantir l'espèce humaine.
Il s'agit donc bien d'une stratégie défensive car dissuasive.
Un autre problème, secondaire celui-ci, consiste à acheminer la substance sur les lieux géographiques de la cible et les moyens de la contamination.
_ par courriers
_ par intrusion commando en territoire ennemi (opération spéciale de terrorisme)
_ par lancement d'ICBM armés d'ogives "virales" ou "bactériologiques"
Et ce, à l'aide de nombreux vecteurs (ogives de missiles, empoisonnement de l'eau ou de la nourriture, ou transport via des animaux, souvent des insectes -arthropodes invertébrés).
Chercheur-biologiste travaillant sur une souche d'agent biologique pathogène (vue d'un artiste)
La maladie qui a été retenue et travaillée en premier dans nos labos est la Tularémie : une contagiosité et une mortalité suffisantes pour paralyser une société par la terreur, et aucun vaccin existant à l'heure actuelle et dans les dix ou vingt prochaines années. Mais l'existence de traitements efficaces au début de la maladie réduit fortement la portée destructrice de la souche naturelle (8% des contaminés).
C'est pourquoi une fermentation, à savoir la culture des agents biologiques en laboratoire, s'est révélée nécessaire pour la réalisation d'expériences en vue d'une mutation génétique "artificielle" de l'agent de Francis. Ainsi les souches militarisées augmentent considérablement le taux de létalité ou de transmission inter-humaine de l'agent pathogène, il rend plus complexe le diagnostique alors que les traitements appropriés sont plus rares et difficiles à prescrire. Cultivées dans des substances liquides en laboratoire, la fermentation du bacille Tularensis aura été prometteur durant les années 1990. En effet, la tularémie a été l'arme biologique la plus travaillée par les chercheurs rostovs durant toute la guerre froide. Dans nos laboratoires secrets de Iakoutsk-858, l'ANR en détient plusieurs, aux propriétés et spécificités différentes, entre résistance, virulence ou contagiosité.
Cependant, pour une frappe biologique de qualité, le virus sera préféré à la bactérie. Cette dernière est en général bien plus facile à combattre étant donné son caractère autonome (la bactérie est en tant que tel un procaryote bien vivant)... contrairement au virus qui n'est qu'une forme de vie biologique incomplète. Alors qu'il a besoin des cellules de notre organisme pour survivre et se reproduire, le virus les détruit en cours de processus. Les buts inhérents à son ARN (acide ribonucléique, qui remplace l'ADN en tant que génome chez les virus) est la multiplication, la transmission et la mort de son hôte... et surtout, le virus est insensible aux antibiotiques : le contaminé ne peut faire l'objet d'un traitement.
Puis, en tant qu'objet de recherche majeur, c'est la variole qui a succédé à la "traditionnelle" tularémie.
Maladie qui a durement touchée le Camarade Ovskorine durant sa jeunesse, elle marque à vie les survivants, physiquement (cicatrices) et psychologiquement. Tuant 35% de ses victimes, elle est extrêmement contagieuse. Son poxvirus est particulièrement robuste, et ses manifestations symptomatiques génèrent dans l'esprit populaire une image absolument effroyable. Avec la peste et la tularémie, elle fut rapidement considérée après découverte comme une arme idéale en matière de guerre biologique. Sa propriété essentielle en tant que maladie virale est la facilité à laquelle elle peut être transmise : hormis le fait que le malade contamine tous les objets qu'il touche (notamment les draps et vêtements en contact avec les pustules), la transmission par expectoration est redoutablement aisée : un malade dans une chambre fermée d'un hôpital à trois étages est capable d'infecter un médecin du deuxième étage, un patient du premier ou un visiteur du rez de chaussée ! Bref, une petite ouverture suffit largement à répandre la maladie partout dans un espace fort peu délimité.
Elle présente toutefois des inconvénients non-négligeables : la létalité est trop réduite et surtout, il existe un vaccin efficace.
Tout en modifiant son ARN pour muter son génome et rendre le vaccin existant inefficace, les chercheurs rostoviques ont d'abord essayé d'augmenter le taux de mortalité de 35 à 100% en combinant les traits les plus mortelles dans un seul des organismes. Mais les résultats furent peu concluants.
Puis, alors que plusieurs de nos biochimistes chevronnés cherchaient comment pousser les défenses de l'organisme à s'autodétruire, est apparu dans les jungles zanyanaises, l'ebolavirus. Un agent pathogène extrêmement contagieux, très résistant et d'une virulence effroyable (tue 90% des malades), dont le principe d'action consiste justement à ordonner au corps humain de s'autodétruire. A l'état naturel, il va sans dire qu'il se suffirait à lui-même pour exterminer des populations entières, notamment s'il contaminait des personnes en zones géographiques à forte densité. Mais son principal défaut est suffisant pour qu'il nécessite un travail en fermentation : le virus est en somme, beaucoup trop virulent. Seules les personnes les plus exposées seront contaminées et la mort survient si vite que les victimes n'auront à peine le temps de transmettre la maladie, tandis que l’État aura de grandes chances d'intervenir à temps pour enrayer la progression de la maladie en isolant les malheureux condamnés.
Chose beaucoup plus complexe avec la variole, dont l'aire d'infection autour du foyer d'apparition est beaucoup plus étendue. L'objectif consistait donc à allier les facultés mortifères de l'ebola et les facultés infectieuses de la variole.
Un agent aussi létal et virulent que le virus Ebola, aussi contagieux et robuste que le virus de la Variole a été mise au point au centre souterrain de Yakoutsk-858 en 2013. Et c'est cette même année (en pleine guerre civile turriïe) qu'a été testée pour la première fois ce nouveau virus génétiquement modifié : le Kherovirus. Un filovirus ultrarésistant dont l'ARN a été modifié dans le but précis de lui octroyer les pouvoirs nécessaires à la formation d'une véritable endémie : à savoir un foyer de contamination durable, concentré et localisé.
Les chercheurs rostoviques ont ainsi exploité la nouvelle technologie génétique pour combiner des germes et créer des maladies inconnues. Certains virus, dont les génomes ont été modifiés à partir de ces mêmes souches et dans ce même laboratoire, sont devenues plus que de simples ADM : il s'agit bien fondamentalement d'armes apocalyptiques, destinées à exterminer plus de 90% de la population mondiale.
Mais ils n'ont bien-entendu qu'un rôle dissuasif. C'est la logique du fameux "au cas où" qui les a vu naître.
Le Kherovirus, par sa nature extrêmement virulente, a été conçue pour provoquer une endémie (épidémie durable locale), et non une pandémie : les personnes contaminées à des milliers de kilomètres du foyer d'infection via le transport ou les migrations internationales seront facilement identifiables, ainsi la maladie sera rapidement endiguée. Mais le foyer d'infection lui-même, peu importe son lieu, sera abominable à l'intérieur d'une certaine aire géographique.
Stocks tularémiques à Yakoutsk-858
Après la fermentation vient la stabilisation. Et c'est là qu'un problème a été mis en avant : pourquoi les virus et bactéries ne pourraient-ils être employées avec une frappe nucléaire ?
En cas d'apocalypse, des R-40 pourrait abriter aussi bien de bonnes vieilles ogives fission-fusion-fission (bombe H), mais aussi des aérosols infectés par une arme biologique particulièrement résistante. L'objectif était donc de rendre l'agent invulnérable à la radioactivité... ! Et ce, afin que l'URKR puisse faire usage en même temps à la fois d'une frappe nucléaire et d'une frappe biologique.
Dans ce même centre de Yakoutsk-858, l'URKR s'est également équipé en matière de guerre entomologique (type de guerre biologique employant des insectes parasites comme vecteurs transportant des agents pathogènes).
L'insecte, une nouvelle arme de destruction massive en matière de guerre biologique
Aux cultures de microbes s'ajoutent les cultures d'insectes : d'abord des puces infectées par la peste bubonique, ensuite des moustiques infectées par la tularémie, et enfin des tiques infectées par la fièvre aphteuse.
Les premières contiennent des agents particulièrement virulent de peste à bubons, génétiquement modifiés pour rendre inefficace ou obsolète tout traitement et vaccin existant.
Les secondes servent de vecteurs pour l'arme biologique principale de notre arsenal, la tularémie, dont l'ADN des bacilles combinent les traits les plus virulents des génomes naturels.
Les troisièmes enfin, des tiques porteurs de la fièvre aphteuse. Cette maladie virale n'a pas été répertoriée dans la liste principale des maladies employées comme arme biologique, tout simplement parce qu'elle ne s'attaque pas à l'homme... mais au bétail et autres animaux d'élevage. Extrêmement contagieuse mais naturellement non-létale, la virulence de la maladie a été décuplé à la suite des expériences génétiques dont le virus originel fut l'objet dans le centre de Yakoutsk-858.
Stabilisée dans des fioles prêtes à l'emploi, la fièvre aphteuse est donc une arme tournée contre l'agriculture intensive et extensive de l'adversaire. Sa virulence est telle qu'une fiole suffirait pour anéantir tout le cheptel de bovins des États-Unis du Pelabssa.
Mais c'est surtout les insectes qui serviront de vecteur à la propagation de la maladie, qui aura la propriété d'être transmise directement (de ruminants à ruminants) et indirectement (via les vecteurs d'insectes-parasites).
C'est en ce sens que le laboratoire rostov détient tous les moyens nécessaires pour la culture d'insectes agressifs et extrêmement mobiles comme les puces ou les moustiques : nous sommes capable de produire des millions d'insectes infectés en quelques jours.
Équipe militaire spéciale avec équipement NRBC en mission aux îles Blanches. _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
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Posté le: Mer Fév 29, 2012 4:17 am
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SECRET
LES SATELLITES-ESPIONS PELABSSIENS DÉVOILENT L’EXISTENCE D'UN PROTOTYPE DE BOMBARDIER STRATÉGIQUE FURTIF ROSTOV
La photo-satellite suivante, d'excellente qualité*, parvient au bureau du Secrétaire d’État pelabssien Jack Marshall puis du Président Dan Payton. Elle provient de la base aérienne rostovique d'Ivanovgrad :
*(les satellites-espions pelabssiens resteront les meilleurs et pour longtemps)
Hors Rostovie, seules les hautes autorités du Pelabssa connaissent ses informations.
Vulgaire copie du B-2 "Black Sentinel" pelabbssien ? ...ou prototype révolutionnaire de bombardier lourd équipé des technologies plasmas de la R-40 "Kirov" ?
... _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
« le révolutionnaire est un homme perdu d’avance, qui n’a pas d’intérêt particulier, qui n’a pas d’affaires privées, qui n’a pas de sentiments, qui n’a pas d’attaches personnelles, qui n’a pas de propriété et qui n’a même pas de nom. Tout en lui est absorbé par un seul intérêt à l’exclusion de tout autre par une seule pensée, par une passion : la révolution. » Netchaïev.
...Kirov, Rovostran et Tehrium !
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Vladimir Ivanov
Maitre du monde

Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 3376 Localisation: Novgorod, Rostovie
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Posté le: Dim Mar 04, 2012 2:32 am
Sujet du message: |
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SECRET
CHAR DE COMBAT ROSTOV "TR-99"
Croquis extérieur du nouveau char rostov
TR-99
Nom : TR-99
Type : Char d'assaut lourd
Mode de traction : chenilles
Vitesse : 70 km/h max (sur route) et 55 km/h (autres terrains)
Maniabilité : excellente
Autonomie : 700 km
Poids : 45 tonnes
Blindage : lourd => 550 mm (blindage composite à nanotubes de carbone + armure réactive semi-magnétique)
Capacité soldat : 3 équipages
Armes : 1 canon de 125 mm avec 50 munitions, 7 missiles perforants anti-blindage, 1 mitrailleuse lourde (type P-Gigak) de 7,62X54 mm, 1 canon AA de 40 mm
Équipements supplémentaires : système de vision nocturne / contremesure (fumigènes) / système de visée laser / système anti-incendie automatique / caméras thermiques
Particularité : grande capacité de résistance au froid ou à la chaleur, robustesse face à l'eau et aux terrains accidentés boueux ou enneigés, moteurs partiellement silencieux, système de protection contre les mines, système de stabilisation du canon lui autorisant le tir en mouvement et à vitesse normale.
Coût du développement : 9,450 milliards € (9 450 000 000 €)
Durée du développement : 20 ans
Coût de production unitaire : 3,5 millions € (3 500 000 €)
Prix unitaire : 7 millions € (7 000 000 €) _________________ UNITÉ, VÉRITÉ, ÉGALITÉ...
« le révolutionnaire est un homme perdu d’avance, qui n’a pas d’intérêt particulier, qui n’a pas d’affaires privées, qui n’a pas de sentiments, qui n’a pas d’attaches personnelles, qui n’a pas de propriété et qui n’a même pas de nom. Tout en lui est absorbé par un seul intérêt à l’exclusion de tout autre par une seule pensée, par une passion : la révolution. » Netchaïev.
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