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Message Publié : Mar Déc 20, 2016 11:12 pm 
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Message Publié : Lun Déc 26, 2016 9:14 pm 
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Dieu de Réprimandes à Dieu de Miséricordes

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Chapitre 1
«YHWH et le prophète Jonas»

Pendant que le Summum Dei était dorénavant remorqué et dirigé en Nouvel-Arsois, le Souverain Pontife priait paisiblement, chapelet en mains, agenouillé devant un crucifix, murmurant solennellement au Seigneur ses vœux:« Rédempteur, comme vous l'avez jadis accompli avec Abraham, Moïse, le juge Éli et le prophète Samuel, avec également le roi David et Salomon, je vous demande, ô Éternel, de m'inspirer vos vœux, car votre berger ici-bas craint de ne plus savoir ce que vous souhaitez de lui. J'ai l'impression qu'il y a des contradictions dans la quête que vous m'avez confié, et vous seul êtes en mesure de m’insuffler une étincelle. Alors…Dieu, je vous en conjure, allumez en moi la bougie qui vous sied au mieux, et je m'exécuterai. Amen! » Cette prière faite, Aurélien fit religieusement le signe de la croix, se leva, soupira et alla vers son bureau tout près, quand tout à coup, le hublot de la pièce s'ouvrit aussi inopinément que brutalement, laissant souffler avec force une bourrasque océanique, qui renversa une multitude de menus éléments et bouscula le Saint-Père, qui rapidement, se précipita vers la source et la referma. Se retournant, le vieil homme balaya la salle, relâcha un second soupir avant de simplement ramasser les modestes dégâts occasionnés par l'événement. Arrivant à son bureau, sa bible et les signets qu'elle contenait n'avaient pas été épargnés. Rangeant donc sans se plaindre, Aurélien s'arrêta spontanément en remarquant quelles pages le Livre-Saint lui divulguait: Jonas…

Extérieurement, bien plus tard, le navire s'arrima et en ordre discipliné, les clercs s'extirpèrent du vaisseau par la passerelle, le Saint-Père devant, le camerlingue à ses côtés, les cardinaux vers la fin avec les gens de service, tout ceci, entouré par une centaine de gardes pontificaux qui veillaient soucieusement sur ce qui subsistait du Haut-Clergé de l'Église.

Dans une mémorable procession, le Saint-Siège, protégé par les autorités locales, obéit aux indications de sécurité que l'Arsois avait préventivement transmis par l'intermédiaire de Mgr. Jérôme de Gisserot, sans toutefois s'interdire une apparition publique au cours du trajet vers l'hôtel. Pour l'occasion, la Curie, ou du moins ce qui en restait, permis aux autorités locales d'annoncer elles-mêmes les événements et de les commenter comme elles le souhaitaient, dans un pieux comportement. Quant à la Curie, elle ne fit aucune déclaration. En dépit de la procession publique, les religieux ne firent rien d'autre que saluer les gens de passage dans un respectueux silence...témoignant de l'état d'esprit des éminents hommes de Dieu.


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Message Publié : Dim Jan 29, 2017 4:26 pm 
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Un sacre impérial
28 mars 2032 - Saint-Régis

Avant le début de la cérémonie, chacun se place dans la Cathédrale Saint Jean-François Régis de Saint-Régis. Le placement a été soigneusement préparé par les cérémoniaires impériaux. Le premier rang de l'assemblée est composée d'une série de prie-Dieu et de fauteuils en velours rouge individuels aux armes de leurs propriétaires. Ils étaient réservés aux monarques de la Chrétienté, comme Leurs Altesses les Rois d'Osthurie et de Mérial ou la Reine de Thorval. A leurs côtés siégaient également les princes-électeurs laïcs de l'Empire, Leurs Altesses le duc de Beaurozais et le duc de Domvoye ainsi que les Gouverneurs-Généraux du Nouvel-Arsois et du Constantinois. Derrière eux, sur des bans collectifs siégeaient les princes non-électeurs de l'Empire, comme les Consuls des Cités-Libres du Haut-Pradin, le Comte de Véron ainsi que les princes impériaux vassaux d'autres princes (il peut s'agir d'anciens vassaux de l'Empire que les vicissitudes de l'histoire ont fait basculer dans d'autres principautés ou des nobles ayant reçu des titres honorifiques de la part de l'Empereur). Viennent enfin les dirigeants non-chrétiens ainsi que les ambassadeurs des autres pays du monde tel la Grande Duchesse de Caskar, le Roi du Vonlaya ou celui du Skogurjördin .

Dans le chœur de la cathédrale se trouve un grand siège de velours pourpre aux armes du comte de Foulcahier avec son prie-Dieu. Le comte attendait le début de la Messe à genoux en orain, seul au centre du chœur, face au Tabernacle. Les chaires étaient également assignés : celles de la troisième rangée et de la deuxième avaient été accordés aux clercs étrangers invités pour l'occasion comme l'abbesse de Giselbach, princesse d'Empire dont l'abbaye se trouve en Osthurie. Sur la première rangée se trouvait les prélats invités pour la Messe dont notamment, les princes-électeurs ecclésiastiques de l'Empire, le prince-archevêque de Tyspbourg, les évêques de l'Empire et divers prélats.


Procession d'entrée et début de la Messe


Une fois toutes ces personnes installés, la procession d'entrée débuta. Elle fut entamée par un tintement de cloche. Toute l'assemblée se leva alors. La procession était imposante. Elle était entamée par les représentants des corporations et confréries impériales, les plus récentes ouvrant la marche. Ainsi, les portes-bannières de la Corporation Impériale des Télécommunications et celui de la Corporation Impériale de l’Aéronautique étaient les premières de la procession, suivis par les bannières de la Corporation des Chemins de Fer, des Transports Aériens, des autres grandes corporations relevant de l'Empereur, des différentes corporations étudiantes de Saint-Régis, des différents corps d'armées, des confréries de divers grands saints arsois, de l'Ordre Chevaleresque de Saint-Jean et enfin de l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Sébastien.

Arrivent ensuite les représentants des ordres réguliers de l'Arsois et du Nouvel-Arsois. Les premiers étaient encore une fois les plus récents. Les premiers étaient les Maristes, fondés au début du XIXème siècle. Ils étaient suivis par les Chartreux, les Capucins, les Cisterciens, les Franciscains, les Dominicains, les Bénédictins, les Colombaniens et enfin les Augustins.

Derrière eux arrivait la procession du clergé séculier, ouverte par sept cierges, un thuriféraire suivi par le porte-croix et le porte-crosse. Tous étaient des séminaristes issus du Grand Séminaire Diocésain de Saint-Régis ou du Séminaire Sulpicien. Derrière eux venait le reste de la procession. Conformément au Rit Arsois, un nombre important de clerc est mobilisé pour la célébration d'une Messe pontificale (c’est-à-dire dirigée par un évêque) aussi solennelle. D'abord, sept acolytes étaient nécessaires : ils portaient un simple surplis blanc par-dessus leur soutane noire. Ils avaient été choisi parmi les curés de Saint-Régis, dont parmi eux plusieurs Cardinaux-Prêtres ayant reçu des paroisses à Saint-Régis durant l'exil pontifical. Viennent ensuite sept sous-diacres, vêtu du dalmatique doré. Parmi eux, on retrouvait le confesseur du Saint-Empereur mais également divers prêtres important de l'Empire, dont notamment Jorez d'Orental, archichancelier. Les prêtres, qu'ils soient diacres ou sous-diacres, avaient tous sur leur tête la barrette, petit chapeau noir qui les différencies des clercs non-ordonnés que sont les acolytes. Enfin, sept prêtres terminaient achevaient la procession des clercs. Tous étaient évêques et portaient la mitre et la crosse. Parmi eux, les deux archevêques tenant les places d'honneurs étaient Messeigneurs de Montbason et d'Annesson, princes-électeurs. Enfin, derrière eux arrivait le Saint-Père. Il était élevé dans une chaise à porteur, la
sedestia pontificale étant restée dans les États du Pape. Sur son chemin, tous s'inclinèrent. La procession, en entrant dans le chœur, prit soin de contourner Raymond, qui était à sa place, au centre du chœur.

L'immense procession alla s'installer dans le
Presbytère, derrière l'Autel. En effet, comme le veux l'usage arpitan, le célébrant et les clercs qui l'accompagnent s'installent derrière le maître-autel, à l'abri des regards durant la Messe. La célébration débuta alors, avec la liturgie habituelle de la Parole. Les lectures avaient été choisi pour l'occasion : l’Évangile notamment fut lue en latin et était extraite de Saint Marc. Elle rappelait que le pouvoir venait de Dieu. Une fois la lecture achevée, le prédicateur, Dom Foucauld, fit un court sermon sur l'importance d'être chrétien dans la gouvernance de l'Empire et de n'importe quel autre monarchie chrétienne.

Vint alors le moment le plus important de cette Messe, le Sacre Impérial…


Cérémonie du Sacre


Afin de procéder au Sacre, le pape revint du Presbytère, toujours sur sa chaise à porteur. Il était suivit par la vingtaine de clerc qui l'accompagnait dans la célébration de la Messe. Dans le même temps, les six princes-électeurs se placèrent derrière l'Empereur. Les quatre princes laïcs montèrent de l'assemblée tandis que les ecclésiastiques vinrent du Presbytère. Débuta alors un dialogue en latin entre le Pape, les Electeurs et l'Empereur Elu :

« Princes, qui avez-vous choisi pour être le nouveau Saint-Empereur
- Nous avons choisir Raymond, comte de Foulcahier
- Raymond, vous avez été choisi par les Électeurs pour devenir le nouvel Empereur, acceptez-vous cette lourde tâche ?
- Oui, avec la Grâce de Dieu je l'accepte.
- Acceptez-vous de servir la Justice et d’œuvrer pour le Salut des sujets que Dieu met aujourd'hui entre vos mains ?
- Oui, je l'accepte.
- Acceptez-vous de soutenir l'humble, le faible et le pauvre, notre frère en Christ ?
- Oui, je l'accepte.
- Acceptez-vous enfin de toujours défendre l'honneur de la Sainte Église Catholique et de suivre à jamais Ses dogmes et mandements ?
- Oui, je l'accepte.
- Prions. »

Le Souverain Pontife débute alors une longue oraison dans laquelle il demande à Dieu de guider l'Empereur dans ces pas. Pendant celle-ci, celui-ci se couche ventre contre terre devant le Pape. Lorsque l'oraison se conclue, le Pape et les clercs débutent alors une longue litanie invoquant de nombreux saints afin qu'ils prient pour le Saint-Empereur. Durant toute cette litanie, à la manière des prêtres et des évêques le jour de leur ordination, l'Empereur est couché ventre contre terre. Par ce geste hautement symbolique, le Sacre rappelle que l'Empereur est un quasi-prêtre, un monarque par la Grâce de Dieu. Son règne n'est pas simplement une fonction humaine, c'est également une vocation religieuse, une mission donnée par le Tout-Puissant.

Après cela, le Saint-Empereur se relève et se dirige vers le Pape. Il s'agenouille alors à son niveau. Le Saint-Père, recevant le Saint Chrème, baume sacré servant pour les baptêmes et l'ordination des prêtres, des mains des Princes-Archevêques Electeurs d'Annesson et de Montbason oint alors le front de l'Empereur en lui disant :
« Raymond, par la Grâce de Dieu, je te fais Empereur ». Les princes-électeurs donnent à l'Empereur les symboles traditionnels de la monarchie impériale. Le Gouverneur-Général du Nouvel-Arsois et le Patriarche de Jérusalem apportent ensemble la Tunique impériale, sorte de grand dalmatique blanc et fleur-de-lysé. Sur le torse impérial est brodé un Sacré Coeur. Ce vêtement doit à la fois appeler l'Empereur à la simplicité et rappeler la fonction religieuse de la Majesté, le dalmatique étant la tenue liturgique des diacres. Le Duc-Electeur du Beaurozais apporte au Saint-Empereur la Couronne de Boson le Grand, symbole de l'antiquité de la monarchie impériale. Le Duc-Electeur du Domvoye apporte l'Epée Saint Jean, qui représente le pouvoir militaire de l'Empereur, autorité militaire suprême de l'Empire, ainsi que symbole de sa fonction de protecteur des Lieux Saints (l'épée ayant été forgée par Saint Jean lors de son ultime croisade). François-Régis représentant le Comté de Foulcahier en tant que plus proche parent du Comte-Electeur devenu Empereur par l'élection, apporte à son frère les éperons d'or, qui ont également une symbolique militaire. Puis, le Prince-Archevêque d'Annesson apporte la Main de Justice, qui rappelle à l'Empereur sa mission de juge sur l'ensemble de l'Empire. Enfin, le Prince-Archevêque de Montbason donne à l'Empereur le Globe, symbole de la monarchie universelle. Enfin, le Patriarche de Jérusalem convie au Saint-Empereur l'Anneau Impérial, qui rappelle encore une fois l'importance religieuse du ministère impérial en imitant l'anneau des évêques mais également signifiant l'union de l'Empereur et de ses peuples.

Après ce rite, le Saint-Empereur se lève et le maître impérial des cérémonies crie alors depuis l'assemblée : « Domine salvum fac imperatorem » à trois reprise, et à chaque fois l'assemblée répète alors lui.

Après ce rituel, la Messe reprend le cour normal d'une Messe selon le rite Arpitan. Le Saint-Empereur reprend sa place, seul en avant de l'assemblée.


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Message Publié : Lun Jan 30, 2017 1:51 pm 
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Grand Lit de Justice
29 mars 2032 - Saint-Régis

Le lendemain du Sacre Impérial, le lundi de Pâques, le Saint-Empereur exécutait son premier acte politique. Celui-ci consistait en un lit de justice, une cérémonie judiciaire exceptionnelle, une des rares représentations de la justice impériale qui n'est, traditionnellement, utilisée qu'en ultime appel ou pour juger des affaires concernant les Electeurs. L'affaire qui avait forcé la convocation du Grand Lit par le Saint-Empereur était l'attitude ouvertement séditieuse de Messire Louis-Lin de Montespérance, un petit noble robin.

En Arsois, et plus particulièrement en Foulcahier, on redoutait toujours les velléités indépendantistes à l'internationale. En effet, les évènements du Constantinois (1995-2002) avaient profondément marqués l'Empire. La guerre avait fait rage là-bas, l'Empire refusant de laisser l'indépendance à cette province ultramarine mais finalement, l'Empire avait dus renoncer à sa souveraineté et laisser la province prendre son indépendance.

Le Grand Lit de Justice fut convoqué dans la Cathédrale Saint Jean-François Régis. L'Empereur trônait sur une estrade, vêtu d'une grande cape blanche et fleurdelysée. A ses côtés, un cérémoniaire portait la Main de Justice, grand sceptre de presque deux mètres de haut représentant la puissance judiciaire. Le Garde des Sceaux était assis à un bureau en contrebas, entouré de deux secrétaires. A la droite du Saint-Empereur et du Garde des Sceaux se trouve un siège vide, représentant celui de Montespérance, qui ne s'était pas déplacé. A gauche, les représentants du Parlement de Saint-Régis, la principale instance judiciaire de la province.

Le procès s'entama alors. Les parlementaires (c'est-à-dire les plus hauts juges de la province) apportèrent à l'Empereur-juge des pièces prouvant la haute trahison dont fait preuve Montespérance. On présente à l'Empereur que celui-ci a rassemblée autour de lui quelques petits nobles et négociants, dont quelques brittophones, pour réclamer l'indépendance de la Province. Parmi ces preuves, on trouve deux témoignages, l'un venant d'une des bonnes de Monteséprance et un autre d'un paroissien du village. En outre, quelques paroissiens ou nobles ayant fréquentés Montespérance dans sa jeunesse furent convoqués pour témoigner de la fidélité, ou non, de celui-ci envers l'Empire. Après avoir entendu ces différents témoignages, l'Empereur, en qualité de juge suprême, se retira mais ordonna que le procès soit continué et que l'on continue les recherches. Lui-même ne quittera pas le Nouvel-Arsois sans que cette affaire ne soit résolue...


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